{"id":8448,"date":"2008-08-15T13:10:07","date_gmt":"2008-08-15T11:10:07","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1339","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1339\/","title":{"rendered":"Calabar : les Camerounais sevr\u00e9s de leur f\u00eate"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p class=\"surtitre\"><span style=\"font-weight: bold;\"> R&eacute;trocession de Bakassi<\/span> <\/p>\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> La majorit&eacute; des Camerounais priv&eacute;e des fastes de la c&eacute;r&eacute;monie du transfert d&rsquo;autorit&eacute;. Les autorit&eacute;s nig&eacute;rianes ont voulu &eacute;viter le choc avec des forces hostiles au droit. Le Cameroun doit s&rsquo;arranger &agrave; s&eacute;curiser lui-m&ecirc;me Bakassi. <\/em><\/span><\/p>\n<p> Transfert d&eacute;finitif d&rsquo;autorit&eacute; de Bakassi au Cameroun. C&rsquo;est aujourd&rsquo;hui, 14 ao&ucirc;t 2008, le grand jour. Il y a deux ans, la c&eacute;r&eacute;monie marquant la premi&egrave;re &eacute;tape de la r&eacute;trocession de la presqu&rsquo;&icirc;le s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;roul&eacute;e &agrave; Akwa, &agrave; Bakassi, en toute solennit&eacute;. On avait alors vu le drapeau tricolore se fixer, s&rsquo;&eacute;lever, puis flotter sur la p&eacute;ninsule. C&rsquo;est fut un symbole fort de restauration de l&rsquo;autorit&eacute; du Cameroun sur cette partie du territoire o&ugrave; sa souverainet&eacute; &eacute;tait contest&eacute;e avant l&rsquo;arr&ecirc;t de la Cour internationale de Justice de La Haye du 10 octobre 2002. <br \/> Pour cette seconde &eacute;tape de la r&eacute;trocession, les Camerounais s&rsquo;attendaient presque au m&ecirc;me c&eacute;r&eacute;monial : retrouvailles &agrave; Djabane, la derni&egrave;re localit&eacute; de Bakassi de laquelle le Nigeria doit se retirer, descente du vert-blanc nig&eacute;rian, mont&eacute;e du vert-rouge-jaune camerounais, procession militaire et administrative camerounaise pour marquer le retour effectif de son autorit&eacute; sur le lieu. H&eacute;las, les quelque 17 millions de Camerounais qui ont souffert &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de savoir qu&rsquo;une partie de leur territoire &eacute;tait occup&eacute;e de force et qu&rsquo;elle leur est revenue par la force du droit, ne verront pas ces images. Tout va se jouer &agrave; Calabar, au Nigeria. <\/p>\n<p> Une c&eacute;r&eacute;monie nig&eacute;riane<br \/> Pour le gouvernement camerounais, le changement du lieu de la c&eacute;r&eacute;monie (de Djabane pour Calabar) n&rsquo;aurait pas un impact sur l&rsquo;objectif vis&eacute; (le retour de l&rsquo;autorit&eacute; du Cameroun sur cette partie du territoire). Mais au sein de l&rsquo;opinion, cela sonne comme une fausse note. Parce que l&rsquo;information est parvenue au Cameroun tard (lundi en mi-journ&eacute;e), les nombreux citoyens qui comptaient se rendre &agrave; Bakassi pour assister &agrave; l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement ne pourront plus faire le d&eacute;placement pour trois raisons au moins : d&rsquo;abord le d&eacute;ficit des moyens de transport maritime et a&eacute;rien, ensuite le co&ucirc;t &eacute;lev&eacute; du d&eacute;placement, et enfin les conditions de s&eacute;curit&eacute; par voie terrestre.<br \/> Le bateau commercial qui fait la ligne Douala &ndash; Calabar a accost&eacute; hier dans la capitale &eacute;conomique ; il ne repartira que lundi prochain. Sur la voie a&eacute;rienne, il n&rsquo;y a pas de liaison directe Douala &ndash; Calabar. Il faut d&rsquo;abord passer par Lagos ou Abuja. Ce qui fait un co&ucirc;t global d&rsquo;environ 600.000 Fcfa (aller et retour) pour celui qui tient &agrave; arriver &agrave; Calabar pour cette c&eacute;r&eacute;monie ! La voie routi&egrave;re aurait &eacute;t&eacute; l&rsquo;id&eacute;al pour les petites bourses, l&rsquo;essentiel &eacute;tant d&rsquo;arriver &agrave; Ikang, premi&egrave;re grande localit&eacute; nig&eacute;riane apr&egrave;s Bakassi, qui est &agrave; une trentaine de minutes de route de Calabar. Mais les poches d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; sont nombreuses sur ce trajet, les rebelles du delta du Niger et autres assaillant qui ont souvent attaqu&eacute; l&rsquo;arm&eacute;e camerounaise s&rsquo;&eacute;tant implant&eacute;s dans la zone. On risque donc d&rsquo;avoir une c&eacute;r&eacute;monie nig&eacute;riane au Nigeria, avec une &laquo; faible colonie &raquo; camerounaise. Or en Afrique, la force et le faste d&rsquo;une c&eacute;r&eacute;monie, c&rsquo;est aussi son caract&egrave;re populaire. <\/p>\n<p> <strong> Eviter l&rsquo;impasse s&eacute;curitaire<\/strong><br \/> Au-del&agrave; de la participation, de nombreux Camerounais s&rsquo;interrogent d&eacute;j&agrave; sur le choix et les enjeux d&rsquo;une c&eacute;r&eacute;monie aussi symbolique &agrave; Calabar au Nigeria. L&rsquo;une des raisons &eacute;voqu&eacute;e par le gouvernement camerounais lundi dernier, c&rsquo;est que le gouvernement f&eacute;d&eacute;ral nig&eacute;rian qui devait assurer la s&eacute;curit&eacute; n&rsquo;&eacute;tait pas s&ucirc;r d&rsquo;en ma&icirc;triser tous les param&egrave;tres. A la v&eacute;rit&eacute;, les rebelles, pirates et autres bandits qui s&eacute;vissent dans cette zone donnent souvent des sueurs froides au gouvernement f&eacute;d&eacute;ral. Il y a quelques jours, le groupe des assaillants battus par l&rsquo;arm&eacute;e camerounaise lors de la derni&egrave;re attaque &agrave; Kombo &agrave; Jan&eacute;a avait assur&eacute; qu&rsquo;un assaut serait lanc&eacute; si la c&eacute;r&eacute;monie se d&eacute;roulait sur place &agrave; Bakassi. Ainsi, le changement de lieu se comprend comme une peur du gouvernement nig&eacute;rian de ne pouvoir ma&icirc;triser ces assaillants. Cette attitude, si elle n&rsquo;est pas une sorte de caution, leur ferait probablement pousser des ailes. Le gouvernement camerounais continue &agrave; s&rsquo;appuyer sur la pr&eacute;somption de bonne foi du gouvernement nig&eacute;rian. Mais l&rsquo;attitude du g&eacute;ant voisin pourrait se comprendre autrement : &laquo; Vous avez tant d&eacute;sir&eacute; que l&rsquo;on vous retourne Bakassi, voil&agrave; c&rsquo;est fait, d&eacute;brouillez-vous &agrave; y assurer la s&eacute;curit&eacute; vous-m&ecirc;mes &raquo;. Une mani&egrave;re bien diplomatique de refiler la patate chaude &agrave; Yaound&eacute; ! <br \/> Que va-t-il maintenant se passer au plan s&eacute;curitaire &agrave; Bakassi apr&egrave;s la c&eacute;r&eacute;monie de Calabar ? Nul ne peut v&eacute;ritablement le pr&eacute;dire. Ce que l&rsquo;on sait c&rsquo;est que les assaillants avaient affirm&eacute; qu&rsquo;ils ne laisseront jamais la presqu&rsquo;&icirc;le en paix tant que le gouvernement camerounais ne discute pas avec eux. Mais la confiance semble revenir au sein de l&rsquo;opinion, qui est au courant de la mat&eacute;rialisation de l&rsquo;autorit&eacute; camerounaise &agrave; Bakassi par la cr&eacute;ation des unit&eacute;s de police et de postes de commandement civils. Cela suffit-il ? Probablement non. Il est plus qu&rsquo;urgent de renforcer les &eacute;quipes de la marine nationale pour riposter encore plus efficacement aux attaques &eacute;ventuelles. <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par Marlyse SIBATCHEU  <br \/> Le 14-08-2008<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R&eacute;trocession de Bakassi La majorit&eacute; des Camerounais priv&eacute;e des fastes de la c&eacute;r&eacute;monie du transfert d&rsquo;autorit&eacute;. Les autorit&eacute;s nig&eacute;rianes ont voulu &eacute;viter le choc avec des forces hostiles au droit. Le Cameroun doit s&rsquo;arranger &agrave; s&eacute;curiser lui-m&ecirc;me Bakassi. Transfert d&eacute;finitif d&rsquo;autorit&eacute; de Bakassi au Cameroun. C&rsquo;est aujourd&rsquo;hui, 14 ao&ucirc;t 2008, le grand jour. 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