{"id":8461,"date":"2008-08-22T10:45:23","date_gmt":"2008-08-22T08:45:23","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1353","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1353\/","title":{"rendered":"Makossa : Le grand retour apr\u00e8s dix ans d&rsquo;\u00e9clipse"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong><font color=\"#000000\"><br \/><\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em>Textes forts et belles m&eacute;lodies remettent en selle ce rythme qui fit jadis honneur au Cameroun.<br \/><em><strong> Marion Obam   <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> <img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/Makossa-anciens.gif\" alt=\"\" \/>La nouvelle de l&rsquo;accident de l&rsquo;artiste Eriko, Eric Kouoh dans le civil, survenu vendredi 1er ao&ucirc;t 2008 &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de Yaound&eacute; avait plong&eacute; des millions de Camerounais, fans des titres &agrave; succ&egrave;s &quot;Njomboss &quot; et &quot; Yondo &quot;, dans une grosse d&eacute;solation. Les op&eacute;rateurs de t&eacute;l&eacute;phonies mobiles avouent avoir not&eacute; un pic inhabituel dans les communications ce week-end l&agrave;, semblable &agrave; celui des jours de f&ecirc;tes. Toute cette agitation n&rsquo;avait rien de familial, sauf qu&rsquo;en lui les m&eacute;lomanes camerounais avaient vu, depuis la sortie de son album et sa distinction comme r&eacute;v&eacute;lation musicale au &quot; Canal d&rsquo;or 2007 &quot;, une digne rel&egrave;ve du Makossa. Un rythme n&eacute; peu avant l&rsquo;ind&eacute;pendance du Cameroun avec pour d&eacute;sir de s&rsquo;&eacute;manciper et d&rsquo;aller &agrave; la modernit&eacute;. <\/p>\n<p>Le Makossa a longtemps port&eacute; haut l&rsquo;&eacute;tendard de la musique camerounaise. C&rsquo;est l&rsquo;&eacute;poque de Ebanda Manfred, Eboa Lottin, Francis Bebey, Charles Lembe, Manu Dibango avec son ind&eacute;modable Soul Makossa, encore repris en 2008 par la chanteuse am&eacute;ricaine de Rn&rsquo;b, Rihanna. Puis, il y a eu ceux qui ont perp&eacute;tr&eacute; la tradition en introduisant le Jazz ou la Soul comme Jean Dikoto Mandengue, Vicky Edimo et Ekambi Brillant, avec la descente de la basse et les rifs saxo. Les ann&eacute;es 80 o&ugrave; Paul Biya jure d&rsquo;apporter rigueur et moralisation inspire les Ngall&eacute; Jojo, Moni Bil&eacute;, Dina Bell, Guy Lob&eacute;, Douleur, &quot; l&rsquo;Equipe nationale du Makossa &quot; ainsi que les trois c&eacute;l&egrave;bres choristes de l&rsquo;&eacute;poque : Sissi Dipoko, Gr&acirc;ce Decca et Charlotte Mbango. La rupture &agrave; cette &eacute;poque glorieuse du Makossa intervient vers la fin des ann&eacute;es 80.<\/p>\n<p>C&rsquo;est le d&eacute;but de nouvelles tendances du Makossa qui se veulent moins puristes. Petit Pays et Sam Fam Thomas s&rsquo;illustrent, l&rsquo;un avec des lignes de guitares et orchestration minimalistes pour le premier et l&rsquo;invention du Makassi.pour le second. Sauf que ce nouveau Makossa, assez d&eacute;caf&eacute;in&eacute; n&rsquo;a pas de racines solides. La preuve, ce rythme ne va pas r&eacute;sister &agrave; la d&eacute;ferlante du Ndombolo amen&eacute; par les Weng&eacute; Musica, Bcbg, J.B Mpianna et le Quartier latin de Koffi Olomid&eacute;. Cette musique congolaise va compl&egrave;tement envahir la sc&egrave;ne camerounaise, les espaces d&rsquo;&eacute;coute comme les bars, les cabarets, les discoth&egrave;ques, les f&ecirc;tes, etc. Les radios relaient, les t&eacute;l&eacute;visions meublent les tranches d&rsquo;animation avec les clips o&ugrave; on voit les danseurs marcher comme feu Joseph Kabila. Le Makossa effectue quelques soubresauts qui vont vite dispara&icirc;tre en partie du fait du nombre trop important de clones de Petit Pays. Tout le monde s&rsquo;interroge sur son avenir. Sans rep&egrave;res, parodiant des chansons c&eacute;l&egrave;bres, le Makossa titube avec les nouvelles tendances &quot;Makossa love&quot;, &quot;Mako zouk&quot;, &quot;Makossa zingu&eacute;&quot;, etc.<\/p>\n<p><strong>Sursaut d&rsquo;orgueil<\/strong><br \/>Il cherche des envol&eacute;es, mais n&rsquo;arrive plus &agrave; f&eacute;d&eacute;rer. Le Makossa va d&eacute;finitivement s&rsquo;essouffler avec l&rsquo;arriv&eacute;e du Coup&eacute; d&eacute;cal&eacute; ivoirien. Le peuple, comme les artistes camerounais, est assujetti aux musiques venues d&rsquo;ailleurs. La riposte s&rsquo;organise au sein d&rsquo;une certaine classe de chanteurs. Ceux-ci optent pour un Makossa o&ugrave; l&rsquo;orchestration se complexifie, la batterie entre avec la grosse caisse dans la danse et la basse commence &agrave; devenir un instrument de r&eacute;f&eacute;rence. Longu&eacute; Longu&eacute; dans &quot;Ayo Africa&quot; va marquer les esprits avec son engagement mais aussi avec le retour au Makossa. Narcisse Pryze va s&rsquo;illustrer en &quot;nettoyeur du coup&eacute; d&eacute;cal&eacute; &quot; avec son album &quot;Itu&eacute;da Muna&quot;. Il va d&rsquo;ailleurs avouer &quot;que c&rsquo;est un sentiment de r&eacute;volte face &agrave; cette overdose des musiques venues d&rsquo;ailleurs qui m&rsquo;a guid&eacute; dans la composition et l&rsquo;orchestration des rythmes qui ont fait le succ&egrave;s de mon album&quot;. On reprend du plaisir &agrave; danser non pas sur des airs de Ndombolo, mais de Makossa. Pour Aim&eacute; Sadou, consultant culturel, &quot;malgr&eacute; le spectre de la piraterie, quelques artistes ont compris que pour renverser la tendance il fallait travailler sur trois aspects : les textes, les m&eacute;lodies et le rythme de sorte &agrave; proposer quelque chose de correct aux Camerounais. Car pour acheter un album, il faut que plus d&rsquo;un titre soit bon&quot;.<\/p>\n<p> Sur l&rsquo;aspect de l&rsquo;orchestration, il poursuit en pr&eacute;cisant que &quot; ce rythme noble enregistr&eacute; comme l&rsquo;une des valeurs du patrimoine musical camerounais avait &eacute;galement perdu de son &eacute;clat du fait de la r&eacute;volution technologique qui a permis de se passer d&rsquo;orchestre en studio et de programmer des basses, batteries, riffs saxo, etc. Ce qui produisait des &oelig;uvres de pi&egrave;tre qualit&eacute;.&quot; Sergeo Polo, Nono Flavie, Eriko, Joly Priso, Jumeaux de Masso, Njohreur, Conti Bilong, m&ecirc;me s&rsquo;ils font recours &agrave; un son m&eacute;tallique, privil&eacute;gient la musique o&ugrave; le texte est fort et la ligne m&eacute;lodique pr&eacute;sente. Ils se sont &eacute;galement investis dans le marketing promotionnel &agrave; la sortie de leurs albums, avec soir&eacute;e d&eacute;dicace, spectacles dans les discoth&egrave;ques et les cabarets. &quot; Nous avons aussi pris en compte l&rsquo;aspect co&ucirc;t d&rsquo;achat des Camerounais avec la vie ch&egrave;re. C&rsquo;est pour cela que les Cd de ces artistes de Makossa co&ucirc;tent entre 2.500 et 3.000 Fcfa &quot;, explique le manager de Njohreur. Cette nouvelle g&eacute;n&eacute;ration d&rsquo;artistes a permis, gr&acirc;ce &agrave; des productions r&eacute;guli&egrave;res qui s&rsquo;&eacute;loignent de l&rsquo;obsc&egrave;ne, des copies et appels (citer les noms dans les chansons), un r&eacute;veil du Makossa.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Textes forts et belles m&eacute;lodies remettent en selle ce rythme qui fit jadis honneur au Cameroun. Marion Obam La nouvelle de l&rsquo;accident de l&rsquo;artiste Eriko, Eric Kouoh dans le civil, survenu vendredi 1er ao&ucirc;t 2008 &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de Yaound&eacute; avait plong&eacute; des millions de Camerounais, fans des titres &agrave; succ&egrave;s &quot;Njomboss &quot; et &quot; Yondo [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-8461","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8461","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8461"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8461\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8461"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8461"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8461"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=8461"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}