{"id":8702,"date":"2008-10-28T12:47:25","date_gmt":"2008-10-28T11:47:25","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1594","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1594\/","title":{"rendered":"\u201c Couvre-feu \u201d \u00e0 Kribi"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> Les rues sont d&eacute;sormais contr&ocirc;l&eacute;es par la gendarmerie et l&rsquo;arm&eacute;e. La police &eacute;cart&eacute;e des patrouilles mixtes. Certaines personnalit&eacute;s accus&eacute;es de sabotage. <\/em><\/span><\/p>\n<p> Vendredi 24 octobre 2008 &agrave; Kribi. Aux environs de 24h, des militaires et des gendarmes investissent le c&eacute;l&egrave;bre carrefour Kingu&eacute;. Ils ferment tous les bars et interpellent tout individu suspect. Les bidasses agissent ainsi sur ordre du pr&eacute;fet de l&rsquo;Oc&eacute;an. Une mani&egrave;re, pour lui, de combattre et de pr&eacute;venir les nombreux coups de vol perp&eacute;tr&eacute;s dans la cit&eacute; baln&eacute;aire ces derniers temps. Jamais le carrefour Kingu&eacute; n&rsquo;avait connu ce calme cimeti&eacute;reux. Jamais les populations riveraines de ce lieu de f&ecirc;te n&rsquo;avaient appr&eacute;ci&eacute; &agrave; juste titre l&rsquo;expression &ldquo; dormir d&rsquo;un sommeil de juste &rdquo;. Pas un chat ne circulait. M&ecirc;me les belles de nuit se sont r&eacute;sign&eacute;es &agrave; aller se coucher, bredouilles. Les plus t&eacute;m&eacute;raires guettaient aux portes des auberges les quelques rares m&acirc;les qui pourraient passer. <br \/> Cette mesure n&rsquo;est pas appr&eacute;ci&eacute;e par les commer&ccedil;ants. Au lendemain, les g&eacute;rants de bars disent avoir un important manque &agrave; gagner. Les braiseuses de poisson ne savent que faire du reste de poissons. Les &ldquo;benskineurs&rdquo; ne peuvent pas donner la recette au patron. Contrairement aux commer&ccedil;ants, les populations saluent l&rsquo;initiative du pr&eacute;fet. &ldquo; Nous sommes fiers de ces patrouilles et ces fermetures de d&eacute;bits de boissons. C&rsquo;est dans ces lieux que les malfrats pr&eacute;parent leurs coups et prennent tout genre d&rsquo;excitants pour se donner le courage. Cela devait &ecirc;tre fait depuis. Mais il n&rsquo;est pas tard aujourd&rsquo;hui &rdquo;, confie un riverain du carrefour Kingu&eacute;. Botia Remy qui semble confirmer que c&rsquo;est en ces lieux que se pr&eacute;parent les coups tordus, d&eacute;clare : &ldquo; Il &eacute;tait important que cette mesure soit prise, surtout la fermeture des bars au sein desquels tout est permis : drogue, sexe, viol, p&eacute;dophilie et homosexualit&eacute; &rdquo;. Dans la journ&eacute;e de samedi, une patrouille mixte compos&eacute;e de gendarmes et de policiers a commenc&eacute; &agrave; sillonner la ville. Elle ordonnait l&rsquo;arr&ecirc;t de la musique dans certains bars. Mais d&rsquo;autres en &eacute;taient exempts parce qu&rsquo;ils appartiennent &agrave; &ldquo; des grands &rdquo; de la ville. <\/p>\n<p> <strong> Sabotage ?<\/strong><br \/> Si les nombreux coups de vol justifient cette op&eacute;ration de la gendarmerie et de l&rsquo;arm&eacute;e, il faut dire que la goutte d&rsquo;eau qui a fait d&eacute;border le vase c&rsquo;est bien le braquage manqu&eacute; de la Banque internationale pour le cr&eacute;dit et l&rsquo;&eacute;pargne du Cameroun (Bicec). Dans la ville, cette affaire continue de faire couler beaucoup d&rsquo;encre et de salive. Certains policiers et personnalit&eacute;s de la ville sont accus&eacute;s de sabotage. Impossible d&rsquo;acc&eacute;der aux pr&eacute;sum&eacute;s braqueurs arr&ecirc;t&eacute;s par les policiers. Ces derniers refusent m&ecirc;me qu&rsquo;ils soient interrog&eacute;s par les autres &eacute;l&eacute;ments des forces de l&rsquo;ordre. Une certaine opinion distille l&rsquo;id&eacute;e selon laquelle la police aurait mal fait son travail, &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;avoir entretenu une certaine complicit&eacute;. Faux, r&eacute;torque-t-on &agrave; la police. Mais l&rsquo;on constate l&rsquo;absence des &eacute;l&eacute;ments de cette police dans les patrouilles mixtes. Des rafles sont faites par des gendarmes et les militaires de la base marine de Kribi qui aurait eu des renforts des &eacute;l&eacute;ments de la base de Limb&eacute;. Des t&acirc;ches qui incombent pourtant &agrave; la police qui dispose d&rsquo;assez d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments pour les accomplir. Certaines personnalit&eacute;s de l&rsquo;Oc&eacute;an et d&rsquo;ailleurs sont &eacute;galement mises &agrave; l&rsquo;index dans cette affaire. &ldquo; Elles seraient impliqu&eacute;es dans cette op&eacute;ration qui consiste &agrave; saboter l&rsquo;image de la ville de Kribi aupr&egrave;s des bailleurs de fonds afin de retarder le d&eacute;but des projets ici au profit d&rsquo;autres villes. Et rien de plus qu&rsquo;une petite ville en ins&eacute;curit&eacute; pour r&eacute;ussir ce coup. C&rsquo;est une guerre d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts qui fait cro&icirc;tre l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; &agrave; Kribi &rdquo;, croit savoir une source digne de foi. Mais les populations ne demandent qu&rsquo;&agrave; vivre en paix, loin des intrigues politico-&eacute;conomiques.<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par  S&eacute;v&egrave;re KAMEN<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les rues sont d&eacute;sormais contr&ocirc;l&eacute;es par la gendarmerie et l&rsquo;arm&eacute;e. 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