{"id":8717,"date":"2008-10-30T09:38:15","date_gmt":"2008-10-30T08:38:15","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1609","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1609\/","title":{"rendered":"Mbouda :  La mis\u00e8re des enfants des folles"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em>  Les fils des d&eacute;mentes survivent gr&acirc;ce aux restes d&rsquo;aliments des poubelles et &agrave; la mendicit&eacute; <\/em><\/span><\/p>\n<p> Marie est une folle bien connue du public au centre ville de Mbouda dans le d&eacute;partement des Bamboutos. Au quotidien, en compagnie de son fils qu&rsquo;elle porte sur la hanche, elle bat le pav&eacute;. L&rsquo;enfant dont l&rsquo;&acirc;ge oscille entre 7 et 8 mois, est nu malgr&eacute; le froid qui s&eacute;vit en cette p&eacute;riode de saison des pluies. Elle-m&ecirc;me le torse nu, la malade mentale arbore toutefois une &eacute;toffe nou&eacute;e autour des reins. Souvent, on peut apercevoir l&rsquo;enfant agripp&eacute; sur l&rsquo;un de ses seins flasques en train de t&eacute;ter. Pour le reste, les autres repas du nourrisson sont constitu&eacute;s des restes d&rsquo;aliments que la maman pr&eacute;l&egrave;ve dans les poubelles devant des restaurants. Parfois, le bambin b&eacute;n&eacute;ficie de la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; de quelques passants qui lui tendent alors souvent des bouts de pain et autres comestibles dont se gave aussi sa m&egrave;re pour survivre.<br \/> Ce genre de sc&egrave;nes est l&eacute;gion &agrave; Mbouda. Illustration. Gare routi&egrave;re, ce 20 ao&ucirc;t 2008. Sur la terrasse d&rsquo;un bar dancing, une autre malade mentale, assise &agrave; m&ecirc;me le sol, les jambes allong&eacute;es, soliloque. Indiff&eacute;rents &agrave; cette sc&egrave;ne de d&eacute;tresse, des passants vont et viennent. Tout &agrave; c&ocirc;t&eacute;, l&rsquo;enfant de la folle en guenilles, environ 4 &agrave; 5 ans, ex&eacute;cute un num&eacute;ro plusieurs fois r&eacute;p&eacute;t&eacute;. Les yeux larmoyants, il demande inlassablement l&rsquo;aum&ocirc;ne aux passants qu&rsquo;il h&egrave;le. Singulier pour un &eacute;tranger, le spectacle est une routine. Les plus compatissants font le geste, pas toujours contents. Comme ce monsieur qui, apr&egrave;s un regard entendu vers la maman, finit par fouiller ses poches d&rsquo;o&ugrave; il sort une pi&egrave;ce d&rsquo;argent qu&rsquo;il jette dans la petite main tendue. <br \/> L&rsquo;enfant la contemple, affiche un sourire furtif et se dirige vers sa g&eacute;nitrice &agrave; qui il remet le produit de sa mendicit&eacute;. Avant de recommencer son man&egrave;ge. Quiconque passe par-l&agrave; est aussit&ocirc;t entra&icirc;n&eacute; dans un concert de suppliques. Le r&eacute;sultat des courses de l&rsquo;enfant est &agrave; la mesure de la peine : pi&egrave;ces d&rsquo;argent, b&acirc;tons de manioc, bouts de pain, beignets, doigts de banane, etc. Ces pi&egrave;ces et ces vivres assurent l&rsquo;essentiel de la pitance journali&egrave;re des deux infortun&eacute;s. Ainsi, au quotidien, &agrave; longueur de journ&eacute;e, l&rsquo;enfant mendie pour assurer leur survie. La nuit tomb&eacute;e, ils recherchent un abri de fortune pour dormir.<br \/> Mais avec qui ces femmes tourment&eacute;es font-elles ces enfants ? Et pourquoi leurs p&egrave;res ne s&rsquo;en occupent-ils pas ? Certaines indiscr&eacute;tions, les enfants des folles sont le fruit des relations furtives des m&egrave;res avec des racoleurs nocturnes, certains adeptes de pratiques occultes sans foi ni loi, des gens ayant leur propre famille et qui parall&egrave;lement entretiennent des relations suivies avec ces femmes malades. A la d&eacute;l&eacute;gation d&eacute;partementale des Affaires sociales, le N&deg;1 des lieux, Joseph Mboutchouang d&eacute;clare que la prise en charge des enfants des folles doit &ecirc;tre assur&eacute;e par les familles respectives de leurs g&eacute;niteurs. &ldquo; Pour l&rsquo;heure, je suis en train de les rep&eacute;rer, afin de leur confier ces enfants &rdquo;, dit-il.<br \/> Toutefois, il faut relever que, selon une source cr&eacute;dible qui a requis l&rsquo;anonymat, &ldquo; avant de rep&eacute;rer les familles des g&eacute;niteurs de ces enfants en d&eacute;tresse, gr&acirc;ce aux aides octroy&eacute;es par l&rsquo;Etat aux responsables des d&eacute;l&eacute;gations des Affaires sociales, ceux-ci doivent prot&eacute;ger ces enfants &agrave; travers des &oelig;uvres sociales (orphelinats) qui re&ccedil;oivent souvent, en fonction de leur capacit&eacute; d&rsquo;accueil des subsides. &rdquo;<br \/> <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par  Azap Ndongo<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les fils des d&eacute;mentes survivent gr&acirc;ce aux restes d&rsquo;aliments des poubelles et &agrave; la mendicit&eacute; Marie est une folle bien connue du public au centre ville de Mbouda dans le d&eacute;partement des Bamboutos. 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