{"id":8724,"date":"2008-11-03T21:56:23","date_gmt":"2008-11-03T20:56:23","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1616","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1616\/","title":{"rendered":"Voici les otages de Bakassi"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> Six Fran&ccedil;ais, deux Camerounais, un S&eacute;n&eacute;galais et un Tunisien ont &eacute;t&eacute; enlev&eacute;s dans la nuit de jeudi 30 au vendredi 31 octobre dernier dans les eaux maritimes du Littoral camerounais. Leurs ravisseurs ne sont pas pr&ecirc;ts &agrave; les l&acirc;cher. <\/em><\/span><\/p>\n<p> Statu quo ante. Telle est la situation des marins enlev&eacute;s dans la nuit de jeudi &agrave; vendredi dernier au large du littoral camerounais. Leurs ravisseurs qui avaient d&eacute;cid&eacute; de les tuer un &agrave; un &agrave; partir de ce lundi si le gouvernement camerounais ne les rencontrait pas pour n&eacute;gocier la lib&eacute;ration des otages sont revenus sur leur position. &ldquo; Apr&egrave;s notre r&eacute;union d&rsquo;avant-hier [vendredi 31 octobre 2008, ndlr], nous sommes revenus sur notre position. Mais nous les garderons autant que possible, tant que le gouvernement camerounais refusera de nous rencontrer pour un dialogue direct &rdquo;, affirme au t&eacute;l&eacute;phone celui qui se pr&eacute;sente comme le commandant Ebi Dari, directeur des op&eacute;rations du Bakassi freedom fighters. Et d&rsquo;ajouter : &ldquo; La situation n&rsquo;a pas chang&eacute;, nous n&rsquo;avons aucun signal de votre gouvernement ; nous attendons toujours&hellip; &rdquo; Au sujet de l&rsquo;&eacute;tat de sant&eacute; des otages, le commandant Ebi tente de rassurer : &ldquo; Ils sont tr&egrave;s bien trait&eacute;s &rdquo;. <br \/> Selon nos sources, &agrave; leur arriv&eacute;e au lieu de d&eacute;tention, certains se lamentaient. &ldquo; Il y a surtout un jeune Tunisien, tr&egrave;s beau gar&ccedil;on, qui nous a demand&eacute; si nous allions les tuer. Nous lui avons dit non. Et maintenant tous se sont calm&eacute;s ; la peur est presque termin&eacute;e &rdquo;, indique M. Ebi Dari. Ils passent des jours sombres, mais organisent leur temps comme ils peuvent. A en croire notre source, ils ont eux-m&ecirc;mes &eacute;crit sur un bout de papier ce qu&rsquo;ils voulaient manger. C&rsquo;est ainsi que les ravisseurs sont all&eacute;s en ville leur acheter, entre autres des pommes de terre, de la banane, des oranges, du poisson, du riz, &hellip; &ldquo; Nous leur avons m&ecirc;me achet&eacute; de l&rsquo;eau parce qu&rsquo;ils ne peuvent pas consommer l&rsquo;eau que nous buvons l&agrave;-bas dans la for&ecirc;t &rdquo;, affirme le commandant Ebi Dari.<br \/> Joint au t&eacute;l&eacute;phone, une source gouvernementale ayant requis l&rsquo;anonymat affirme que le Cameroun est pr&eacute;occup&eacute; au plus haut niveau par cette affaire. Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Paul Biya, a fermement condamn&eacute; cet acte depuis son &ldquo; exil &rdquo; helv&eacute;tique. Revenu au Cameroun samedi dernier &agrave; 17h, il a pris deux mesures d&rsquo;urgence : le limogeage du commandant de la base navale de Limbe (cit&eacute; baln&eacute;aire situ&eacute;e non loin de l&agrave; o&ugrave; le kidnapping a eu lieu) ainsi que le commandant de la compagnie de gendarmerie. Une mani&egrave;re de prendre ses responsabilit&eacute;s, mais bien critiqu&eacute;e par de nombreux observateurs qui pensent qu&rsquo;il a abandonn&eacute; la proie pour l&rsquo;ombre. En tout cas, le gouvernement camerounais &eacute;tudie, de concert avec ses partenaires dont la France et le Nigeria, la meilleure mani&egrave;re de riposter &agrave; ces attaques r&eacute;p&eacute;t&eacute;es. <\/p>\n<p> <strong>Revendication<\/strong><br \/> Les ravisseurs n&rsquo;ont pas clairement indiqu&eacute; ce qu&rsquo;ils souhaitent avoir du gouvernement camerounais. Mais l&rsquo;on sait que c&rsquo;est le m&ecirc;me groupe qui a revendiqu&eacute; plusieurs attaques des positions de l&rsquo;arm&eacute;e camerounaise cette ann&eacute;e et l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re. Il ne conteste pas la souverainet&eacute; du Cameroun sur la presqu&rsquo;&icirc;le de Bakassi mais estiment que les populations de cette partie du pays souffrent &eacute;norm&eacute;ment. Ils affirment se battre afin que le gouvernement camerounais vienne les rencontrer pour discuter avec eux des conditions d&rsquo;am&eacute;lioration de la vie de ces habitants d&rsquo;une partie du territoire bien riche en minerais et en produits halieutiques. Une cause dont la l&eacute;gitimit&eacute; est remise en question par les attaques r&eacute;centes des banques &agrave; Limbe et de p&ecirc;cheurs sur les eaux tranquilles de la presqu&rsquo;&icirc;le. Mais on se souvient que le commandant Ebi Dari avait affirm&eacute;, juste avant le transfert d&eacute;finitif d&rsquo;autorit&eacute; sur Bakassi au Cameroun le 14 ao&ucirc;t dernier, que le Cameroun ne conna&icirc;tra plus jamais la paix tant que les autorit&eacute;s ne les auront pas rencontr&eacute; pour discuter avec eux. Pour le commandant Ebi Dari, la prise d&rsquo;otages fait partie de leurs m&eacute;thodes de pression sur le gouvernement camerounais. <br \/> Les ravisseurs ont, au cours de leurs multiples rencontres, exig&eacute; entre autres, comme condition de lib&eacute;ration des otages, la mise en libert&eacute; de deux de leurs membres. Des miliciens captur&eacute;s depuis le mois d&rsquo;ao&ucirc;t lorsque l&rsquo;arm&eacute;e camerounaise avait mis en d&eacute;route l&rsquo;une des derni&egrave;res attaques des factions rebelles. Dix-sept factions rebelles constituent les Bakassi Freedom Fighters (Bff), le bras arm&eacute; qui r&eacute;clame cette prise d&rsquo;otage. <br \/> En attendant une nouvelle &eacute;volution, Le Messager a appris que dans la matin&eacute;e de samedi 1er novembre 2008, le navire du Bourbon Sagitta &agrave; bord duquel les otages ont &eacute;t&eacute; pris a accost&eacute; en haute mer aux environs de Youpwe, au large de Douala. Selon des sources proches de Total, le navire avait &agrave; son bord les cinq membres d&rsquo;&eacute;quipage qui n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; enlev&eacute;s. Attaqu&eacute; par des pirates vers minuit alors qu&rsquo;il &eacute;tait &ldquo;en support d&rsquo;une op&eacute;ration de chargement de brut sur un terminal p&eacute;trolier offshore &agrave; 180 kilom&egrave;tres au large de Douala&rdquo;, selon un communiqu&eacute; du groupe Bourbon, la prise d&rsquo;otage a en effet &eacute;t&eacute; effectu&eacute;e par des individus arm&eacute;s &agrave; bord de trois &ldquo;fly boat&rdquo; ; ils ont tenu en respect les occupants et sont repartis avec 10 des 15 membres de l&rsquo;&eacute;quipage. Ce sont donc ces rescap&eacute;s qui ont &eacute;t&eacute; accueillis par des psychologues d&eacute;p&ecirc;ch&eacute;s par le groupe p&eacute;trolier Total et l&rsquo;armateur Bourbon. Toutes les pr&eacute;cautions ont &eacute;t&eacute; prises pour maintenir cet accueil discret et les rescap&eacute;s loin de la pression des m&eacute;dias. <\/p>\n<p> <strong> Liste des marins faits otages<\/strong><br \/> 1\/- Fabien Tallec, capitaine, Fran&ccedil;ais<br \/> 2\/- Julien Meheust, capitaine assistant, Fran&ccedil;ais<br \/> 3\/- Pascal Costoec, chef m&eacute;canicien, Fran&ccedil;ais<br \/> 4\/- Antony Choalay, lieutenant, Fran&ccedil;ais<br \/> 5\/- Florentin Coulas, m&eacute;canicien, Fran&ccedil;ais<br \/> 6\/- Thomas Paos, &eacute;l&egrave;ve-m&eacute;canicien, Fran&ccedil;ais<br \/> 7\/- Sarr Ngagne, m&eacute;canicien, S&eacute;n&eacute;galais<br \/> 8- Yasin Tarcroum, &eacute;l&egrave;ve., Tunisien<br \/> 9\/- Faustin Boyomo, matelot, Camerounais<br \/> 10\/- Z&eacute;phirin B. Boloko, cuisinier, Camerounais<br \/> <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par Marlyse SIBATCHEU<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Six Fran&ccedil;ais, deux Camerounais, un S&eacute;n&eacute;galais et un Tunisien ont &eacute;t&eacute; enlev&eacute;s dans la nuit de jeudi 30 au vendredi 31 octobre dernier dans les eaux maritimes du Littoral camerounais. Leurs ravisseurs ne sont pas pr&ecirc;ts &agrave; les l&acirc;cher. Statu quo ante. 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