{"id":91,"date":"2006-07-31T12:36:22","date_gmt":"2006-07-31T10:36:22","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-07-31T12:36:22","modified_gmt":"2006-07-31T10:36:22","slug":"91","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/91\/","title":{"rendered":"Prince Pagna : Artiste fait de passion et de raison"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Ses apparitions sont pour les pr\u00e8s de 300 visiteurs du festival une occasion de c\u00e9l\u00e9brer la culture Medumba.<br \/>\nFr\u00e9gist Bertrand Tchouta (stagiaire), \u00e0 Bangangt\u00e9 &#8211; Celui qu&rsquo;on retrouve ce matin assis sur une chaise derri&egrave;re l&rsquo;estrade des artistes semble bien diff\u00e9rent de celui qui soulevait les foules la veille. Calme et souriant, il discute avec des confr&egrave;res en jetant de temps en temps un coup d&rsquo;&oelig;il plus qu&rsquo;attentif sur un num\u00e9ro de Jeune Afrique, pos\u00e9 sur se jambes. Seules ses blagues et certaines expressions lanc\u00e9es &ccedil;a et l&agrave; permettent de reconna&icirc;tre la star d&rsquo;hier soir, celui qu&rsquo;on a surnomm\u00e9 &quot;le Joker du festival&quot;. N\u00e9 en 1972 &agrave; Douala, Prince Pagna est un artiste de renom qui n&rsquo;a manqu\u00e9 aucune \u00e9dition du festac. Il fait des \u00e9tudes primaires et secondaires &agrave; Douala, et obtient son master en sciences politiques dans une universit\u00e9 au Nigeria.<\/p>\n<p>De son passage de l&rsquo;\u00e9cole &agrave; la musique, il ne donne aucune information. Cependant, il note que &quot;mes parents, surtout ma m&egrave;re choriste, m&rsquo;avaient familiaris\u00e9 &agrave; la chanson d&egrave;s mon plus jeune &acirc;ge&quot;, et il lui arrivait parfois de l&rsquo;accompagner aux r\u00e9p\u00e9titions, et m&ecirc;me de chanter avec elles, par endroits. Dans les ann\u00e9es 1992, il c&ocirc;toie un groupe de musique, qui fait dans le Raggae. &quot;Mais parce que le Raggae \u00e9tait traditionnellement li\u00e9 &agrave; la drogue et &agrave; la violence, j&rsquo;ai vite abandonn\u00e9&quot;, nous dit-il, Sans pour autant perdre la culture Rasta. Il se reconvertit donc dans les rythmes traditionnels comme le Mangabeu parce que &quot;comme le Raggae, le Mangabeu d\u00e9nonce et critique les m&oelig;urs&quot;. <\/p>\n<p>A son escarcelle, deux albums de dix et huit titres, dans lesquels on retrouve &quot;conf\u00e9rence Nationale&quot; et &quot;Anatole tu vas mourir&quot;, qui sont parmi les plus appr\u00e9ci\u00e9s. Des titres portant pour la plupart sur les sujets tels que la conscientisation des masses africaines sur les probl&egrave;mes de la jeunesse; le Sida et la position de l&rsquo;Afrique face &agrave; l&rsquo;univers. Car pour lui, &quot;alors que les autres continents cherchent de nouveaux mode de vie, de luxe par exemple, en Afrique, nous cherchons encore comment survivre&quot;.<br \/>Des sujets qu&rsquo;il conna&icirc;t parfaitement car en plus d&rsquo;&ecirc;tre artiste, il est aussi expert en Arts martiaux, enseignant au Coll&egrave;ge St Erbert de Souza, tradi praticien et notable &agrave; la chefferie Bahouoc par Bangangt\u00e9. De lui, il dit &ecirc;tre &quot;au carrefour des diff\u00e9rences entre Gandhi, Um Nyobe et Ch\u00e9 Guevara&quot;. Ce qui selon lui, expliquerait l&rsquo;impression que nous avons eu depuis le d\u00e9but, celle d&rsquo;un homme &agrave; la fois calme, tr&egrave;s blagueur et de temps en temps plong\u00e9 dans la lecture.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.quotidienmutations.net\/mutations\/previous.html\" onclick=\"history.back();return false;\"><font size=\"2\"><font color=\"#990000\">Quotidienmutations<\/font> <\/font><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ses apparitions sont pour les pr\u00e8s de 300 visiteurs du festival une occasion de c\u00e9l\u00e9brer la culture Medumba. Fr\u00e9gist Bertrand Tchouta (stagiaire), \u00e0 Bangangt\u00e9 &#8211; Celui qu&rsquo;on retrouve ce matin assis sur une chaise derri&egrave;re l&rsquo;estrade des artistes semble bien diff\u00e9rent de celui qui soulevait les foules la veille. Calme et souriant, il discute avec [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-91","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/91","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=91"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/91\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=91"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=91"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=91"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=91"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}