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La surenchère des députés Rdpc

Marchandages :


Le parti au pouvoir met la pression sur ses élus dans l’optique de l’examen du projet de loi qui commence ce jour.


Les réunions se succèdent dans la perspective des travaux qui commencent aujourd’hui à Ngoa Ekellé. La dernière a eu lieu hier après midi au siège du Rdpc au palais des Congrès de Yaoundé. Autour de René Emmanuel Sadi, le secrétaire général du Comité central, des membres du Gouvernement dont le ministre d’Etat Marafa Hamidou Yaya et bien d’autres, les députés du parti au pouvoir. Enjeu, la révision constitutionnelle dont l’examen commence ce jour au niveau de la Commission des lois constitutionnelles de l’Assemblée nationale. Un conclave du parti au pouvoir qui intervient après tous ceux de la semaine au cours desquels les députés ont été regroupés par province. Une stratégie qui a permis de constater vendredi soir la mise en quarantaine d’Ayah Paul Abine. Le député Rdpc de la Manyu, par ailleurs président de la Commission des lois constitutionnelles au sein de l’institution, dont les prises de position sur cette question de la révision constitutionnelle ne vont pas dans le sens de ce qui est attendu par le parti n’a pas pu accéder à la salle où était réunis les députés de la province du Sud Ouest au 4ème étage du palais de Verre de Ngoa Ekellé.

Au sujet du conclave d’hier qui a duré plus de trois heures et d’après une source apris part aux travaux, il nous revient que les députés ont formulé un certain nombre d’exigences dont le retour à un mandat présidentiel de cinq (5) ans renouvelable. Les députés voudraient en outre voir la durée des sessions parlementaires passer de trois à six mois par an. De même qu’ils ont émis le vœu de voir le Cameroun se doter d’un code électoral pour toutes les élections en lieu et place des lois électorales disparates qui organisent les élections dans notre pays. Une exigence à laquelle le secrétaire général du Comité central a promis qu’elle trouvera sans doute un aboutissement avec la mise en place effective d’Elections Cameroon (Elecam) en juin prochain.
Les autres exigences des parlementaires ont consisté en la création à Bamenda, le chef lieu de la province du Nord Ouest d’une université d’Etat. Une exigence des neuf élus Rdpc de cette province. Au rang des exigences financières qui étaient avant ce conclave une exigence des élus du " Grand Nord ", si elle n’a pas été officiellement été abordée, elle est devenue l’affaire du groupe tout entier.

" Il est question de disposer de ressources à la fin des travaux pour aller expliquer aux populations les raisons de la modification de la constitution " précise notre source. Dans notre édition du 19 février 2008, nous signalions déjà un ensemble de mesures prises par le bureau de l’Assemblée nationale avec l’aval de la présidence de la République, dans la perspective de ce qu’un haut responsable de la Chambre annonçait comme " une session importante ". Des mesures qui visaient à octroyer des avantages en espèces sonnantes et trébuchantes aux élus du peuple. Il s’agissait entre autres d’une indemnité de session d’un million de francs par tête, de la gratuité des frais pour achat de voiture pour les députés non membres du bureau de l’Assemblée nationale. Des avantages que les intéressés ont déjà pu percevoir au moment où les travaux de la Commission des lois constitutionnelles s’ouvrent pour l’examen des cinq articles concernés par la révision de la loi fondamentale.

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Au sujet du conclave d’hier qui a duré plus de trois heures et d’après une source apris part aux travaux, il nous revient que les députés ont formulé un certain nombre d’exigences dont le retour à un mandat présidentiel de cinq (5) ans renouvelable. Les députés voudraient en outre voir la durée des sessions parlementaires passer de trois à six mois par an. De même qu’ils ont émis le vœu de voir le Cameroun se doter d’un code électoral pour toutes les élections en lieu et place des lois électorales disparates qui organisent les élections dans notre pays. Une exigence à laquelle le secrétaire général du Comité central a promis qu’elle trouvera sans doute un aboutissement avec la mise en place effective d’Elections Cameroon (Elecam) en juin prochain.
Les autres exigences des parlementaires ont consisté en la création à Bamenda, le chef lieu de la province du Nord Ouest d’une université d’Etat. Une exigence des neuf élus Rdpc de cette province. Au rang des exigences financières qui étaient avant ce conclave une exigence des élus du " Grand Nord ", si elle n’a pas été officiellement été abordée, elle est devenue l’affaire du groupe tout entier.

" Il est question de disposer de ressources à la fin des travaux pour aller expliquer aux populations les raisons de la modification de la constitution " précise notre source. Dans notre édition du 19 février 2008, nous signalions déjà un ensemble de mesures prises par le bureau de l’Assemblée nationale avec l’aval de la présidence de la République, dans la perspective de ce qu’un haut responsable de la Chambre annonçait comme " une session importante ". Des mesures qui visaient à octroyer des avantages en espèces sonnantes et trébuchantes aux élus du peuple. Il s’agissait entre autres d’une indemnité de session d’un million de francs par tête, de la gratuité des frais pour achat de voiture pour les députés non membres du bureau de l’Assemblée nationale. Des avantages que les intéressés ont déjà pu percevoir au moment où les travaux de la Commission des lois constitutionnelles s’ouvrent pour l’examen des cinq articles concernés par la révision de la loi fondamentale.

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Au sujet du conclave d’hier qui a duré plus de trois heures et d’après une source apris part aux travaux, il nous revient que les députés ont formulé un certain nombre d’exigences dont le retour à un mandat présidentiel de cinq (5) ans renouvelable. Les députés voudraient en outre voir la durée des sessions parlementaires passer de trois à six mois par an. De même qu’ils ont émis le vœu de voir le Cameroun se doter d’un code électoral pour toutes les élections en lieu et place des lois électorales disparates qui organisent les élections dans notre pays. Une exigence à laquelle le secrétaire général du Comité central a promis qu’elle trouvera sans doute un aboutissement avec la mise en place effective d’Elections Cameroon (Elecam) en juin prochain.
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Au sujet du conclave d’hier qui a duré plus de trois heures et d’après une source apris part aux travaux, il nous revient que les députés ont formulé un certain nombre d’exigences dont le retour à un mandat présidentiel de cinq (5) ans renouvelable. Les députés voudraient en outre voir la durée des sessions parlementaires passer de trois à six mois par an. De même qu’ils ont émis le vœu de voir le Cameroun se doter d’un code électoral pour toutes les élections en lieu et place des lois électorales disparates qui organisent les élections dans notre pays. Une exigence à laquelle le secrétaire général du Comité central a promis qu’elle trouvera sans doute un aboutissement avec la mise en place effective d’Elections Cameroon (Elecam) en juin prochain.
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