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Imane Ayissi : Redécouvrir la femme reine !



La dernière collection du styliste camerounais est une ode aux femmes.
Propos recueillis par Ingrid Ngounou, à Paris


Reine de Sabah, Hatschepsout, Anna Zingha, Nefertiti, Cléôpatre, Abla Pokou, Victoria Cathérine de Médicis, Assomo Ngono Ella, Marie Antoinette… Vous avez décidé de rendre hommage aux femmes…
Elles viennent des cultures différentes, ont marqué le monde différemment et surtout ne sont pas de la même époque. Mais toutes ces femmes, leurs destins, j’ai décidé de les retracer pour transmettre un message clair : le passé peut raconter le présent. Le miroir ancestral qui a reflété les images des femmes du passé tiendra aux femmes du présent le même message. Celui de la magnificence. Les femmes ont toujours été des fortes têtes et ont parfois tenu la dragée haute face à certains hommes dans les combats anciens. J’ai revisité leur destin dans ma nouvelle collection. Elle s’appelle Next Queens : les prochaines reines. Avec comme marraine, Aïssa Maïga.

Pourquoi avoir choisi le chalet de la porte jaune à Vincennes pour présenter cette collection ? Le lieu vous a-t-il semblé symbolique ?
La collection 2008 était sur le thème et le titre Next Queens, les prochaines reines. Pour dire que les prochaines reines sont les femmes de tous les jours. Chaque femme porte une couronne à sa manière, à sa façon et j’ai trouvé que le lieu allait bien avec ma collection

Chaque collection a une inspiration et veut transmettre un message. Qu’en est il de Next Queens ?
L’histoire est peuplée de richesse et c’est à nous de faire le point sur ces grandes choses. Les gens de notre génération ne se soucient pas toujours de notre histoire. On s’accroche à tout ce qui est américain et pourtant on a encore beaucoup à apprendre de notre histoire. J’ai voulu remercier les femmes sui se sont battues, chaque femme dans son domaine. Quelque soit les couleurs et les origines. La première femme pharaon, les reines d’Afrique, c’est notre histoire et c’est à nous de la faire véhiculer. J’ai parlé de Myriam Makeba qui est une figure très importante par rapport à ce qu’elle a fait et ce qu’elle représente. J’ai parlé de Catherine de Médicis en France, la femme de Charles Atangana au Cameroun.

On a connu un Imane Ayissi mannequin et aujourd’hui on a un Imane Ayissi Styliste. Comment s’est opéré le changement ?
Je crois que c’est venu progressivement. Dans mon enfance au Cameroun, je dessinais, je faisais déjà des robes pour mes tantes, mes cousines, ma maman et quand je suis arrivé ici, j’ai fais du mannequinât que je faisais déjà au Cameroun en amateur. Je crois que les deux vont de pair, il suffit juste de faire un peu attention. J’ai été bien entouré. Des gens comme Katoucha, Rebecca Yoko, Déborah m’ont aidé à passer de l’autre coté. Ce changement, je le vois comme une évolution naturelle de ma carrière.

Vous avez aujourd’hui atteint un échelon supérieur et obtenu une reconnaissance. Quels sont vos rapports avec les autres stylistes camerounais ?
Je crois qu’il y’a de la place pour tout le monde et je ne vois pas pourquoi je vais cogner ma tête avec celle des autres. Je n’ai jamais eu de problème d’ego dans ma vie. Je suis ouvert à tout le monde. Il arrive qu’on se croise dans des manifestations, il n’y a aucun problème. S’il m’arrive de devoir aider ou passer un tuyau, je le fais.

Si Imane Ayissi était une couleur, quelle serait -elle ?
Le noir et le blanc parce qu’à partir du noir, on peut tout obtenir. Le blanc c’est le bonheur, c’est la lumière.

Si Imane Ayissi était un tissu lequel ce sera ?
La soie c’est un tissu noble, doux. J’aime aussi le caoutchouc parce qu’il est brut et qu’on peut faire des choses merveilleuses avec.
Si Imane Ayissi était un accessoire?
J’aime les pierres, les belles pierres.

Quand on a en face de soi un homme dont le métier est d’habiller les femmes, on envie de lui demander de définir ce qu’il entend par belle femme ?
Je me méfie aujourd’hui de la beauté plastique. Pour moi il y’a belle femme et femme belle. Pour moi, la vraie beauté doit être la beauté plastique mais aussi la beauté d’intérieur. On l’a vu avec Katoucha qui est morte il n’y a pas très longtemps. Ce n’était pas la plus belle femme. Elle était mannequin donc, avait certaines mensurations et une élégance particulière, brute naturelle Mais elle avait quelque de l’intérieur et qui rayonnait en elle. Elle était différente des belles femmes qu’on voit tous les jours. Une belle femme est une belle personne et chaque femme peut être belle à sa manière.

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La dernière collection du styliste camerounais est une ode aux femmes.
Propos recueillis par Ingrid Ngounou, à Paris


Reine de Sabah, Hatschepsout, Anna Zingha, Nefertiti, Cléôpatre, Abla Pokou, Victoria Cathérine de Médicis, Assomo Ngono Ella, Marie Antoinette… Vous avez décidé de rendre hommage aux femmes…
Elles viennent des cultures différentes, ont marqué le monde différemment et surtout ne sont pas de la même époque. Mais toutes ces femmes, leurs destins, j’ai décidé de les retracer pour transmettre un message clair : le passé peut raconter le présent. Le miroir ancestral qui a reflété les images des femmes du passé tiendra aux femmes du présent le même message. Celui de la magnificence. Les femmes ont toujours été des fortes têtes et ont parfois tenu la dragée haute face à certains hommes dans les combats anciens. J’ai revisité leur destin dans ma nouvelle collection. Elle s’appelle Next Queens : les prochaines reines. Avec comme marraine, Aïssa Maïga.

Pourquoi avoir choisi le chalet de la porte jaune à Vincennes pour présenter cette collection ? Le lieu vous a-t-il semblé symbolique ?
La collection 2008 était sur le thème et le titre Next Queens, les prochaines reines. Pour dire que les prochaines reines sont les femmes de tous les jours. Chaque femme porte une couronne à sa manière, à sa façon et j’ai trouvé que le lieu allait bien avec ma collection

Chaque collection a une inspiration et veut transmettre un message. Qu’en est il de Next Queens ?
L’histoire est peuplée de richesse et c’est à nous de faire le point sur ces grandes choses. Les gens de notre génération ne se soucient pas toujours de notre histoire. On s’accroche à tout ce qui est américain et pourtant on a encore beaucoup à apprendre de notre histoire. J’ai voulu remercier les femmes sui se sont battues, chaque femme dans son domaine. Quelque soit les couleurs et les origines. La première femme pharaon, les reines d’Afrique, c’est notre histoire et c’est à nous de la faire véhiculer. J’ai parlé de Myriam Makeba qui est une figure très importante par rapport à ce qu’elle a fait et ce qu’elle représente. J’ai parlé de Catherine de Médicis en France, la femme de Charles Atangana au Cameroun.

On a connu un Imane Ayissi mannequin et aujourd’hui on a un Imane Ayissi Styliste. Comment s’est opéré le changement ?
Je crois que c’est venu progressivement. Dans mon enfance au Cameroun, je dessinais, je faisais déjà des robes pour mes tantes, mes cousines, ma maman et quand je suis arrivé ici, j’ai fais du mannequinât que je faisais déjà au Cameroun en amateur. Je crois que les deux vont de pair, il suffit juste de faire un peu attention. J’ai été bien entouré. Des gens comme Katoucha, Rebecca Yoko, Déborah m’ont aidé à passer de l’autre coté. Ce changement, je le vois comme une évolution naturelle de ma carrière.

Vous avez aujourd’hui atteint un échelon supérieur et obtenu une reconnaissance. Quels sont vos rapports avec les autres stylistes camerounais ?
Je crois qu’il y’a de la place pour tout le monde et je ne vois pas pourquoi je vais cogner ma tête avec celle des autres. Je n’ai jamais eu de problème d’ego dans ma vie. Je suis ouvert à tout le monde. Il arrive qu’on se croise dans des manifestations, il n’y a aucun problème. S’il m’arrive de devoir aider ou passer un tuyau, je le fais.

Si Imane Ayissi était une couleur, quelle serait -elle ?
Le noir et le blanc parce qu’à partir du noir, on peut tout obtenir. Le blanc c’est le bonheur, c’est la lumière.

Si Imane Ayissi était un tissu lequel ce sera ?
La soie c’est un tissu noble, doux. J’aime aussi le caoutchouc parce qu’il est brut et qu’on peut faire des choses merveilleuses avec.
Si Imane Ayissi était un accessoire?
J’aime les pierres, les belles pierres.

Quand on a en face de soi un homme dont le métier est d’habiller les femmes, on envie de lui demander de définir ce qu’il entend par belle femme ?
Je me méfie aujourd’hui de la beauté plastique. Pour moi il y’a belle femme et femme belle. Pour moi, la vraie beauté doit être la beauté plastique mais aussi la beauté d’intérieur. On l’a vu avec Katoucha qui est morte il n’y a pas très longtemps. Ce n’était pas la plus belle femme. Elle était mannequin donc, avait certaines mensurations et une élégance particulière, brute naturelle Mais elle avait quelque de l’intérieur et qui rayonnait en elle. Elle était différente des belles femmes qu’on voit tous les jours. Une belle femme est une belle personne et chaque femme peut être belle à sa manière.

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La dernière collection du styliste camerounais est une ode aux femmes.
Propos recueillis par Ingrid Ngounou, à Paris


Reine de Sabah, Hatschepsout, Anna Zingha, Nefertiti, Cléôpatre, Abla Pokou, Victoria Cathérine de Médicis, Assomo Ngono Ella, Marie Antoinette… Vous avez décidé de rendre hommage aux femmes…
Elles viennent des cultures différentes, ont marqué le monde différemment et surtout ne sont pas de la même époque. Mais toutes ces femmes, leurs destins, j’ai décidé de les retracer pour transmettre un message clair : le passé peut raconter le présent. Le miroir ancestral qui a reflété les images des femmes du passé tiendra aux femmes du présent le même message. Celui de la magnificence. Les femmes ont toujours été des fortes têtes et ont parfois tenu la dragée haute face à certains hommes dans les combats anciens. J’ai revisité leur destin dans ma nouvelle collection. Elle s’appelle Next Queens : les prochaines reines. Avec comme marraine, Aïssa Maïga.

Pourquoi avoir choisi le chalet de la porte jaune à Vincennes pour présenter cette collection ? Le lieu vous a-t-il semblé symbolique ?
La collection 2008 était sur le thème et le titre Next Queens, les prochaines reines. Pour dire que les prochaines reines sont les femmes de tous les jours. Chaque femme porte une couronne à sa manière, à sa façon et j’ai trouvé que le lieu allait bien avec ma collection

Chaque collection a une inspiration et veut transmettre un message. Qu’en est il de Next Queens ?
L’histoire est peuplée de richesse et c’est à nous de faire le point sur ces grandes choses. Les gens de notre génération ne se soucient pas toujours de notre histoire. On s’accroche à tout ce qui est américain et pourtant on a encore beaucoup à apprendre de notre histoire. J’ai voulu remercier les femmes sui se sont battues, chaque femme dans son domaine. Quelque soit les couleurs et les origines. La première femme pharaon, les reines d’Afrique, c’est notre histoire et c’est à nous de la faire véhiculer. J’ai parlé de Myriam Makeba qui est une figure très importante par rapport à ce qu’elle a fait et ce qu’elle représente. J’ai parlé de Catherine de Médicis en France, la femme de Charles Atangana au Cameroun.

On a connu un Imane Ayissi mannequin et aujourd’hui on a un Imane Ayissi Styliste. Comment s’est opéré le changement ?
Je crois que c’est venu progressivement. Dans mon enfance au Cameroun, je dessinais, je faisais déjà des robes pour mes tantes, mes cousines, ma maman et quand je suis arrivé ici, j’ai fais du mannequinât que je faisais déjà au Cameroun en amateur. Je crois que les deux vont de pair, il suffit juste de faire un peu attention. J’ai été bien entouré. Des gens comme Katoucha, Rebecca Yoko, Déborah m’ont aidé à passer de l’autre coté. Ce changement, je le vois comme une évolution naturelle de ma carrière.

Vous avez aujourd’hui atteint un échelon supérieur et obtenu une reconnaissance. Quels sont vos rapports avec les autres stylistes camerounais ?
Je crois qu’il y’a de la place pour tout le monde et je ne vois pas pourquoi je vais cogner ma tête avec celle des autres. Je n’ai jamais eu de problème d’ego dans ma vie. Je suis ouvert à tout le monde. Il arrive qu’on se croise dans des manifestations, il n’y a aucun problème. S’il m’arrive de devoir aider ou passer un tuyau, je le fais.

Si Imane Ayissi était une couleur, quelle serait -elle ?
Le noir et le blanc parce qu’à partir du noir, on peut tout obtenir. Le blanc c’est le bonheur, c’est la lumière.

Si Imane Ayissi était un tissu lequel ce sera ?
La soie c’est un tissu noble, doux. J’aime aussi le caoutchouc parce qu’il est brut et qu’on peut faire des choses merveilleuses avec.
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J’aime les pierres, les belles pierres.

Quand on a en face de soi un homme dont le métier est d’habiller les femmes, on envie de lui demander de définir ce qu’il entend par belle femme ?
Je me méfie aujourd’hui de la beauté plastique. Pour moi il y’a belle femme et femme belle. Pour moi, la vraie beauté doit être la beauté plastique mais aussi la beauté d’intérieur. On l’a vu avec Katoucha qui est morte il n’y a pas très longtemps. Ce n’était pas la plus belle femme. Elle était mannequin donc, avait certaines mensurations et une élégance particulière, brute naturelle Mais elle avait quelque de l’intérieur et qui rayonnait en elle. Elle était différente des belles femmes qu’on voit tous les jours. Une belle femme est une belle personne et chaque femme peut être belle à sa manière.

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La dernière collection du styliste camerounais est une ode aux femmes.
Propos recueillis par Ingrid Ngounou, à Paris


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Elles viennent des cultures différentes, ont marqué le monde différemment et surtout ne sont pas de la même époque. Mais toutes ces femmes, leurs destins, j’ai décidé de les retracer pour transmettre un message clair : le passé peut raconter le présent. Le miroir ancestral qui a reflété les images des femmes du passé tiendra aux femmes du présent le même message. Celui de la magnificence. Les femmes ont toujours été des fortes têtes et ont parfois tenu la dragée haute face à certains hommes dans les combats anciens. J’ai revisité leur destin dans ma nouvelle collection. Elle s’appelle Next Queens : les prochaines reines. Avec comme marraine, Aïssa Maïga.

Pourquoi avoir choisi le chalet de la porte jaune à Vincennes pour présenter cette collection ? Le lieu vous a-t-il semblé symbolique ?
La collection 2008 était sur le thème et le titre Next Queens, les prochaines reines. Pour dire que les prochaines reines sont les femmes de tous les jours. Chaque femme porte une couronne à sa manière, à sa façon et j’ai trouvé que le lieu allait bien avec ma collection

Chaque collection a une inspiration et veut transmettre un message. Qu’en est il de Next Queens ?
L’histoire est peuplée de richesse et c’est à nous de faire le point sur ces grandes choses. Les gens de notre génération ne se soucient pas toujours de notre histoire. On s’accroche à tout ce qui est américain et pourtant on a encore beaucoup à apprendre de notre histoire. J’ai voulu remercier les femmes sui se sont battues, chaque femme dans son domaine. Quelque soit les couleurs et les origines. La première femme pharaon, les reines d’Afrique, c’est notre histoire et c’est à nous de la faire véhiculer. J’ai parlé de Myriam Makeba qui est une figure très importante par rapport à ce qu’elle a fait et ce qu’elle représente. J’ai parlé de Catherine de Médicis en France, la femme de Charles Atangana au Cameroun.

On a connu un Imane Ayissi mannequin et aujourd’hui on a un Imane Ayissi Styliste. Comment s’est opéré le changement ?
Je crois que c’est venu progressivement. Dans mon enfance au Cameroun, je dessinais, je faisais déjà des robes pour mes tantes, mes cousines, ma maman et quand je suis arrivé ici, j’ai fais du mannequinât que je faisais déjà au Cameroun en amateur. Je crois que les deux vont de pair, il suffit juste de faire un peu attention. J’ai été bien entouré. Des gens comme Katoucha, Rebecca Yoko, Déborah m’ont aidé à passer de l’autre coté. Ce changement, je le vois comme une évolution naturelle de ma carrière.

Vous avez aujourd’hui atteint un échelon supérieur et obtenu une reconnaissance. Quels sont vos rapports avec les autres stylistes camerounais ?
Je crois qu’il y’a de la place pour tout le monde et je ne vois pas pourquoi je vais cogner ma tête avec celle des autres. Je n’ai jamais eu de problème d’ego dans ma vie. Je suis ouvert à tout le monde. Il arrive qu’on se croise dans des manifestations, il n’y a aucun problème. S’il m’arrive de devoir aider ou passer un tuyau, je le fais.

Si Imane Ayissi était une couleur, quelle serait -elle ?
Le noir et le blanc parce qu’à partir du noir, on peut tout obtenir. Le blanc c’est le bonheur, c’est la lumière.

Si Imane Ayissi était un tissu lequel ce sera ?
La soie c’est un tissu noble, doux. J’aime aussi le caoutchouc parce qu’il est brut et qu’on peut faire des choses merveilleuses avec.
Si Imane Ayissi était un accessoire?
J’aime les pierres, les belles pierres.

Quand on a en face de soi un homme dont le métier est d’habiller les femmes, on envie de lui demander de définir ce qu’il entend par belle femme ?
Je me méfie aujourd’hui de la beauté plastique. Pour moi il y’a belle femme et femme belle. Pour moi, la vraie beauté doit être la beauté plastique mais aussi la beauté d’intérieur. On l’a vu avec Katoucha qui est morte il n’y a pas très longtemps. Ce n’était pas la plus belle femme. Elle était mannequin donc, avait certaines mensurations et une élégance particulière, brute naturelle Mais elle avait quelque de l’intérieur et qui rayonnait en elle. Elle était différente des belles femmes qu’on voit tous les jours. Une belle femme est une belle personne et chaque femme peut être belle à sa manière.

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Peinture : Francis Mbella plaide pour la construction des musées

Le débat public organisé mercredi dernier a planché sur la valeur et les problèmes de l’art au Cameroun.
Véronique Chetmi (Stagiaire) – " La peinture au Cameroun est mystifiée et reste un domaine inconnu de la grande majorité des Camerounais. Nous avons besoin de vulgariser cet art pour le rendre accessible à tout le monde et pour cela, la construction des musées est la base. Les musées sont les espaces culturels qui doivent soutenir les artistes aux quotidien" a déclaré d’entrée de jeu Francis Mbella, artiste peintre camerounais. La conférence qui s’est tenue le mercredi 17 janvier 2008 avait pour but de discuter avec le public présent au Cercle municipal de Bonanjo de l’importance de l’art camerounais. Basé sur le thème "l’intérêt de l’art dans la société ? L’art, source de développement ? " Le débat a porté sur trois questions: qu’est ce que l’art ? Comment cet art peut-il contribuer à l’essor économique du Cameroun? Que pouvons-nous faire pour revaloriser l’art camerounais?

L’art, a défini Jacques Logmo, dessinateur infographe, l’un des intervenants lors de cette conférence, " est un moyen d’expression. Il permet aux gens de communiquer et peut aider à retracer chronologiquement l’histoire d’un pays ". " L’œuvre d’art est utile " a continué Madeleine Mitlassou, une autre intervenante, journaliste et directeur adjoint du Centre de production audiovisuelle de la Crtv à Ekounou. "Il contribue à l’embellissement de l’environnement des êtres ; il permet à tout un chacun de reconnaître ce qui est beau de manière individuelle et participe à l’amélioration de la nature humaine ", affirme t-elle.

Au-delà de cette contribution à la vie de tout un chacun, l’œuvre d’art peut aussi participer au développement économique d’une nation. " En France, l’industrie culturelle est la deuxième industrie la plus rentable ", a affirmé Francis Mbella. Pour certains participants à cette conférence, l’œuvre d’art camerounais peut servir à la promotion du tourisme. Les solutions proposées pour redorer son blason sont nombreuses et lors de cette conférence, des propositions ont fusé aussi bien du côté des intervenants que des participants. Selon Martip Sandjock, un des participants, " il faut créer des zones d’échanges culturels dans les zones reculées pour permettre une émulation des masses ".
Pour d’autres observateurs, il faudrait mettre sur pied un véritable site d’échange entre les artistes de la diaspora et ceux qui vivent au Cameroun pour permettre à l’artiste vivant au Cameroun de se professionnaliser. Francis Mbella a conclu en disant que " la création des structures culturelles résoudra tous ces problèmes : l’artiste camerounais aura un endroit où se perfectionner, le public du Cameroun pourra apprendre à lire l’art et sa commercialisation pourra être accentuée ".

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