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Peinture : Le sultan des Bamoun revit au Musée national

Une exposition collective présente depuis mardi dernier les tableaux d’Ibrahim Njoya.
Justin Blaise Akono –




Trois salles du Musée national de Yaoundé ont été choisies pour accueillir les tableaux représentant la peinture Bamoun. L’occasion était toute trouvée pour mériter le déplacement de la ministre de la Culture mardi dernier, lors du vernissage de cette exposition collective intitulée "Ornementation et abstraction dans la peinture Bamoun", à laquelle participent une soixantaine d’artistes camerounais, des plus célèbres tels Louis Epée, Hervé Yamguen, Emile Youmbi, Boujeka Kamto, Joël Mpah Ndoh, aux plus jeunes. Les contraintes imposées à ces artistes ont été l’utilisation des motifs de la peinture Bamoun empruntés à la calligraphie orientale, au répertoire des motifs royaux ou à la géométrie. D’ailleurs, à la question de savoir comment peut-on réaliser des œuvres Bamoun sans faire partie de cette tribu, Emile Youmbi reconnaît qu’il a "utilisé les signes Bamoun sans les comprendre". Le prince Idryssou Njoya estime même qu’"on n`a pas besoin d’un permis pour nous rendre compte que les artistes ont beaucoup de choses à dire".

113 tableaux constitués d’œuvres originales du roi des Bamoun, reproduites sur des panneaux, après l’exposition du Musée d’arts africains, océaniens, amérindiens de Marseille de 1998 et des tableaux réalisés sont présentés au visiteur. "L’exposition entend montrer l’intérêt pour les artistes de s’appuyer sur la tradition pour créer, et le renouvellement du regard sur le passé que produit la création contemporaine", a expliqué Jean-Michel Kasbarian, conseiller culturel près des services de coopération et d’action culturel de l’ambassade de France au Cameroun, commissaire de cette exposition présentée comme le fruit de la "complicité entre le ministère camerounais de la Culture et la France", pour reprendre George Serre, l’ambassadeur de France, qui a révélé que certaines œuvres ont disparu après l’exposition de Marseille.

"Si le dessin Bamoun est une source d’inspiration pour les artistes aujourd’hui, les œuvres de commande présentées à côté de leur modèle dans le parcours de l’exposition offrent en retour une nouvelle lecture du passé artistique", a indiqué le prince Aboubakar Njiasse Njoya, représentant du sultan Ibrahim Mbombo Njoya. Il a été soutenu dans cette position par la Mincult : "Ne pas se contenter de relater le dessin d’Ibrahim Njoya, mais, continuer à modeler ce qui devrait être", a dit Ama Tutu Muna.
Quant à la scénographie de l’exposition, "les œuvres auraient pu davantage être mises en valeur s’il y avait un peu plus d’espace", a relevé Hervé Yamguen, qui a travaillé sur des paysages à partir des signes. Il a travaillé sur la toile et du bois sculpté. Si certains tableaux ne sont pas titrés, d’autres représentent le "royaume Bamoun" d’Hervé Hermann Momo), le "Shü Mum" de Louis Epée, les "3 cases" (Urbis, Trio et Elément éclaté d’Emile Youmbi), la "Carte d’identité" de Jean Yves Mvondo Bitom, etc. Après l’exposition sur la sculpture Bamoun il y a quelques mois, c’est le dessin Bamoun qui occupe l’espace du Musée national dans le cadre de l’ "Ormentation et abstraction dans la peinture Bamoun: un siècle de peinture", jusqu’au 2 mars prochain.

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