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Accueil timide chez les Tenefotcha

Remise de peine : Accueil timide chez les Tenefotcha


L’insatisfaction explique l’attitude de la famille de ce condamné.
Lindovi Ndjio (Stagiaire)


Quartier Ngousso ce 20 mai 2008. Il est 15h. Le soleil très accablant commence à disparaître à l’horizon, mais ses derniers rayons semblent encore offensifs, au point de confiner la famille Tenefotcha dans leur demeure. En tout cas, l’ambiance est ordinaire. Même pas la fête de l’unité qui se célèbre sur toute l’étendue du territoire ne semble avoir d’effet sur le quotidien des uns et des autres. Chacun a profité du "férié" pour rattraper un programme, davantage jouer ou encore se reposer. L’ambiance porte à croire que nul n’est au courant de ce que le président de la république vient de décider de la remise des peines des prisonniers, avec parmi, les jeunes interpellés lors des émeutes de février dernier sur une grande partie du territoire national, jugés et condamnés à des peines diverses. Quand le reporter l’annonce, curieusement, l’on est de marbre. Pourtant, on n’a pas oublié que Marcel Tenefotcha, taximan et membre de la famille, fait partie de ce dernier groupe.

Alexis Fono est certainement l’un des plus concernés par la nouvelle, lui qui vivait avec le condamné jusqu’à son arrestation, reste également indifférent : "je n’étais pas au courant", avoue-t-il avant de demander à en savoir davantage. Marcel Tenefotcha, son frère aîné, a vu sa peine réduite des deux tiers, passant de 18 mois de prison ferme à six mois. En considérant qu’il a déjà passé trois mois à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui, Marcel ne devrait plus y passer que trois mois. Timidement, Alexis Fono se redresse sur son siège, sourit un tout petit peu, respire fort comme pour se mettre à son aise. "Je m’attendais un peu à cela, puisqu’il m’avait dit qu’ils n’attendent que le discours du chef de l’Etat", confie le cadet de Marcel qui se dit "très ému d’apprendre la nouvelle. J’étais trop gêné depuis son arrestation". Un sentiment partagé par M. Soh, proche parent du condamné : "ça ne peut être qu’une bonne nouvelle, surtout que tout s’est passé pendant que j’étais hors du pays. Maintenant, on va faire des calculs pour voir ce qui lui reste comme peine à purger".

Même si le jeune Fono estime que "le chef de l’Etat a beaucoup fait", on peut lire dans l’attitude des membres de sa famille une certaine insatisfaction quand on considère cette condamnation comme un abus. Et surtout le souhait de voir Marcel et les autres purement et simplement libérés. C’est que "trop d’innocents ont été condamnés dans cette affaire", croit savoir Alexis Fono qui affirme que "mon frère a été arrêté un après midi quand il allait acheter du pain à la boulangerie (à Mimboman, Ndlr). C’est à 22h qu’on m’a informé". S’en est suivi une courte et sombre période qui a vu la condamnation expresse de son frère "malgré la défense de l’avocat". Et le cadet du condamné d’engager un monologue sur sa vie depuis lors : "c’est difficile de vivre avec quelqu’un et puis…C’est comme s’il était mort. Au début, j’ai passé des nuits blanches. Il me manque beaucoup", poursuit le jeune garçon qui ne parvient plus à étouffer son émotion, la voix devenant chevrotante. Pour autant, les nouvelles sont importantes pour le jeune élève, "surtout que j’engage le probatoire MA (mécanique auto, Ndlr) dès après demain (le 22 mai, Ndlr)", révèle-t-il, un brin d’espoir.

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L’insatisfaction explique l’attitude de la famille de ce condamné.
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Quartier Ngousso ce 20 mai 2008. Il est 15h. Le soleil très accablant commence à disparaître à l’horizon, mais ses derniers rayons semblent encore offensifs, au point de confiner la famille Tenefotcha dans leur demeure. En tout cas, l’ambiance est ordinaire. Même pas la fête de l’unité qui se célèbre sur toute l’étendue du territoire ne semble avoir d’effet sur le quotidien des uns et des autres. Chacun a profité du "férié" pour rattraper un programme, davantage jouer ou encore se reposer. L’ambiance porte à croire que nul n’est au courant de ce que le président de la république vient de décider de la remise des peines des prisonniers, avec parmi, les jeunes interpellés lors des émeutes de février dernier sur une grande partie du territoire national, jugés et condamnés à des peines diverses. Quand le reporter l’annonce, curieusement, l’on est de marbre. Pourtant, on n’a pas oublié que Marcel Tenefotcha, taximan et membre de la famille, fait partie de ce dernier groupe.

Alexis Fono est certainement l’un des plus concernés par la nouvelle, lui qui vivait avec le condamné jusqu’à son arrestation, reste également indifférent : "je n’étais pas au courant", avoue-t-il avant de demander à en savoir davantage. Marcel Tenefotcha, son frère aîné, a vu sa peine réduite des deux tiers, passant de 18 mois de prison ferme à six mois. En considérant qu’il a déjà passé trois mois à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui, Marcel ne devrait plus y passer que trois mois. Timidement, Alexis Fono se redresse sur son siège, sourit un tout petit peu, respire fort comme pour se mettre à son aise. "Je m’attendais un peu à cela, puisqu’il m’avait dit qu’ils n’attendent que le discours du chef de l’Etat", confie le cadet de Marcel qui se dit "très ému d’apprendre la nouvelle. J’étais trop gêné depuis son arrestation". Un sentiment partagé par M. Soh, proche parent du condamné : "ça ne peut être qu’une bonne nouvelle, surtout que tout s’est passé pendant que j’étais hors du pays. Maintenant, on va faire des calculs pour voir ce qui lui reste comme peine à purger".

Même si le jeune Fono estime que "le chef de l’Etat a beaucoup fait", on peut lire dans l’attitude des membres de sa famille une certaine insatisfaction quand on considère cette condamnation comme un abus. Et surtout le souhait de voir Marcel et les autres purement et simplement libérés. C’est que "trop d’innocents ont été condamnés dans cette affaire", croit savoir Alexis Fono qui affirme que "mon frère a été arrêté un après midi quand il allait acheter du pain à la boulangerie (à Mimboman, Ndlr). C’est à 22h qu’on m’a informé". S’en est suivi une courte et sombre période qui a vu la condamnation expresse de son frère "malgré la défense de l’avocat". Et le cadet du condamné d’engager un monologue sur sa vie depuis lors : "c’est difficile de vivre avec quelqu’un et puis…C’est comme s’il était mort. Au début, j’ai passé des nuits blanches. Il me manque beaucoup", poursuit le jeune garçon qui ne parvient plus à étouffer son émotion, la voix devenant chevrotante. Pour autant, les nouvelles sont importantes pour le jeune élève, "surtout que j’engage le probatoire MA (mécanique auto, Ndlr) dès après demain (le 22 mai, Ndlr)", révèle-t-il, un brin d’espoir.

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Alexis Fono est certainement l’un des plus concernés par la nouvelle, lui qui vivait avec le condamné jusqu’à son arrestation, reste également indifférent : "je n’étais pas au courant", avoue-t-il avant de demander à en savoir davantage. Marcel Tenefotcha, son frère aîné, a vu sa peine réduite des deux tiers, passant de 18 mois de prison ferme à six mois. En considérant qu’il a déjà passé trois mois à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui, Marcel ne devrait plus y passer que trois mois. Timidement, Alexis Fono se redresse sur son siège, sourit un tout petit peu, respire fort comme pour se mettre à son aise. "Je m’attendais un peu à cela, puisqu’il m’avait dit qu’ils n’attendent que le discours du chef de l’Etat", confie le cadet de Marcel qui se dit "très ému d’apprendre la nouvelle. J’étais trop gêné depuis son arrestation". Un sentiment partagé par M. Soh, proche parent du condamné : "ça ne peut être qu’une bonne nouvelle, surtout que tout s’est passé pendant que j’étais hors du pays. Maintenant, on va faire des calculs pour voir ce qui lui reste comme peine à purger".

Même si le jeune Fono estime que "le chef de l’Etat a beaucoup fait", on peut lire dans l’attitude des membres de sa famille une certaine insatisfaction quand on considère cette condamnation comme un abus. Et surtout le souhait de voir Marcel et les autres purement et simplement libérés. C’est que "trop d’innocents ont été condamnés dans cette affaire", croit savoir Alexis Fono qui affirme que "mon frère a été arrêté un après midi quand il allait acheter du pain à la boulangerie (à Mimboman, Ndlr). C’est à 22h qu’on m’a informé". S’en est suivi une courte et sombre période qui a vu la condamnation expresse de son frère "malgré la défense de l’avocat". Et le cadet du condamné d’engager un monologue sur sa vie depuis lors : "c’est difficile de vivre avec quelqu’un et puis…C’est comme s’il était mort. Au début, j’ai passé des nuits blanches. Il me manque beaucoup", poursuit le jeune garçon qui ne parvient plus à étouffer son émotion, la voix devenant chevrotante. Pour autant, les nouvelles sont importantes pour le jeune élève, "surtout que j’engage le probatoire MA (mécanique auto, Ndlr) dès après demain (le 22 mai, Ndlr)", révèle-t-il, un brin d’espoir.

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Alexis Fono est certainement l’un des plus concernés par la nouvelle, lui qui vivait avec le condamné jusqu’à son arrestation, reste également indifférent : "je n’étais pas au courant", avoue-t-il avant de demander à en savoir davantage. Marcel Tenefotcha, son frère aîné, a vu sa peine réduite des deux tiers, passant de 18 mois de prison ferme à six mois. En considérant qu’il a déjà passé trois mois à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui, Marcel ne devrait plus y passer que trois mois. Timidement, Alexis Fono se redresse sur son siège, sourit un tout petit peu, respire fort comme pour se mettre à son aise. "Je m’attendais un peu à cela, puisqu’il m’avait dit qu’ils n’attendent que le discours du chef de l’Etat", confie le cadet de Marcel qui se dit "très ému d’apprendre la nouvelle. J’étais trop gêné depuis son arrestation". Un sentiment partagé par M. Soh, proche parent du condamné : "ça ne peut être qu’une bonne nouvelle, surtout que tout s’est passé pendant que j’étais hors du pays. Maintenant, on va faire des calculs pour voir ce qui lui reste comme peine à purger".

Même si le jeune Fono estime que "le chef de l’Etat a beaucoup fait", on peut lire dans l’attitude des membres de sa famille une certaine insatisfaction quand on considère cette condamnation comme un abus. Et surtout le souhait de voir Marcel et les autres purement et simplement libérés. C’est que "trop d’innocents ont été condamnés dans cette affaire", croit savoir Alexis Fono qui affirme que "mon frère a été arrêté un après midi quand il allait acheter du pain à la boulangerie (à Mimboman, Ndlr). C’est à 22h qu’on m’a informé". S’en est suivi une courte et sombre période qui a vu la condamnation expresse de son frère "malgré la défense de l’avocat". Et le cadet du condamné d’engager un monologue sur sa vie depuis lors : "c’est difficile de vivre avec quelqu’un et puis…C’est comme s’il était mort. Au début, j’ai passé des nuits blanches. Il me manque beaucoup", poursuit le jeune garçon qui ne parvient plus à étouffer son émotion, la voix devenant chevrotante. Pour autant, les nouvelles sont importantes pour le jeune élève, "surtout que j’engage le probatoire MA (mécanique auto, Ndlr) dès après demain (le 22 mai, Ndlr)", révèle-t-il, un brin d’espoir.

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