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Douala : Quinze morts au cours d’une évasion



Des prisonniers de New-Bell qui ont réussi à s’échapper dimanche sont en cavale.
Lazare Kolyang avec Monique Ngo Mayag (stagiaire)


C’est un piège dans lequel sont tombés les nombreux visiteurs de la prison centrale de Douala, hier dimanche 29 juin. On a vu des femmes, presque traumatisées, quitter les lieux autour de 17 heures 30. Quelques instants après le retour au calme, après quelques vérifications de l’administration pénitentiaire. Alors que ces visiteurs étaient allés, comme d’habitude ce jour-là, pour apporter vivres et autres soutiens aux détenus, ils ont assisté, d’après un témoin, à une scène digne des films hollywoodiens. Sur la base de nombreux témoignages concordants, c’est autour de 15 heures que le mouvement se met en branle. Un visiteur rapporte que les tirs ont commencé lorsqu’ils sont en salle de fouille. " Un des gardiens de prison a signalé qu’il y a mouvement dans la prison ", rapporte t-il. " Les gardiens ont commencé par utiliser des balles blanches. Puis, constatant que les évadés sont armés, l’un d’eux a suggéré de faire sortir les visiteurs ", poursuit ce visiteur. Ce qui n’a pas été possible.

"Puis, ce fut un sauve qui peut ", témoigne une visiteuse, tachetée de sang. "Les gens couraient dans tous les sens. Sur les tôles, sur les murs, les coups de fusils crépitaient. J’ai vu un prisonnier avec une grosse ceinture de munitions autour de la taille qui tirait ", poursuit cette femme qui n’est sortie de la prison, comme les autres personnes bloquées, que deux heures après la fusillade. Comment les prisonniers ont-ils été ravitaillés en armes ? Si personne ne peut pour l’instant apporter une réponse précise, on sait, toutefois, que ce n’est pas la première fois que des détenus de New-Bell en font usage au cours d’une évasion massive. " Les visiteurs qui étaient à l’intérieur ont donc été regroupés dans une salle ", explique un autre homme. Ce dernier poursuit que deux visiteurs ont aussi reçu de balles perdues. L’un au niveau du bras et l’autre sur la jambe. Information pas confirmée de sources policières. Mais d’autres témoignages, un peu troublants, ont aussi été enregistrés. C’est le cas des propos d’un gardien de prison retraité venu discuter avec ses anciens collègues qui rapporte que " c’est une femme qui a ouvert la salle de munitions pour approvisionner les gardiens ".

Artillerie
Toutefois, la riposte des gardiens de prison a été vigoureuse. Avant les interventions des autres corps qui ont aussitôt été appelés en renfort. La gendarmerie, la police et le Corps national des sapeurs pompiers ont déployé la grosse artillerie. Les policiers du Gmi n°2 qui étaient par exemple postés au stade Mbappé Leppé pour le match Caïman-Coton Sport ont été obligés de quitter les lieux pour prêter main forte à la prison. Où est descendue une bonne brochette des personnalités du Wouri. La battue autour de la prison s’est poursuivie jusqu’à la tombée de la nuit. Aucun bilan officiel n’a été apporté. Les voitures du Samu ont effectué quelques tours pour déposer les corps à la morgue de l’hôpital Laquintinie.

Selon certains décomptes, une dizaine de corps ont été identifiés à l’entrée de la prison. "Environ huit sont aussi sortis de l’intérieur ", affirme un autre témoin. Mais selon des policiers présents à la prison et à la morgue de l’hôpital Laquintinie pour le constat final en présence du préfet du Wouri, Bernard Atebede, la fusillade aurait fait quinze morts. Officiellement, aucun élément des forces de l’ordre (gardiens de prison et les autres corps venus en renfort), n’a été touché. Et l’on ne sait pas, non plus, combien de prisonniers sont encore en cavale.
Construite en 1933 pour accueillir environ 800 personnes, la prison centrale de Douala reçoit à ce jour près de 3000 détenus. Qui sont logés dans une enceinte de seulement trois mètres de hauteur. Et gardée par une centaine de gardiens de prisons. Les évasions massives y sont fréquentes. La dernière remonte à décembre 2007

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Des prisonniers de New-Bell qui ont réussi à s’échapper dimanche sont en cavale.
Lazare Kolyang avec Monique Ngo Mayag (stagiaire)


C’est un piège dans lequel sont tombés les nombreux visiteurs de la prison centrale de Douala, hier dimanche 29 juin. On a vu des femmes, presque traumatisées, quitter les lieux autour de 17 heures 30. Quelques instants après le retour au calme, après quelques vérifications de l’administration pénitentiaire. Alors que ces visiteurs étaient allés, comme d’habitude ce jour-là, pour apporter vivres et autres soutiens aux détenus, ils ont assisté, d’après un témoin, à une scène digne des films hollywoodiens. Sur la base de nombreux témoignages concordants, c’est autour de 15 heures que le mouvement se met en branle. Un visiteur rapporte que les tirs ont commencé lorsqu’ils sont en salle de fouille. " Un des gardiens de prison a signalé qu’il y a mouvement dans la prison ", rapporte t-il. " Les gardiens ont commencé par utiliser des balles blanches. Puis, constatant que les évadés sont armés, l’un d’eux a suggéré de faire sortir les visiteurs ", poursuit ce visiteur. Ce qui n’a pas été possible.

"Puis, ce fut un sauve qui peut ", témoigne une visiteuse, tachetée de sang. "Les gens couraient dans tous les sens. Sur les tôles, sur les murs, les coups de fusils crépitaient. J’ai vu un prisonnier avec une grosse ceinture de munitions autour de la taille qui tirait ", poursuit cette femme qui n’est sortie de la prison, comme les autres personnes bloquées, que deux heures après la fusillade. Comment les prisonniers ont-ils été ravitaillés en armes ? Si personne ne peut pour l’instant apporter une réponse précise, on sait, toutefois, que ce n’est pas la première fois que des détenus de New-Bell en font usage au cours d’une évasion massive. " Les visiteurs qui étaient à l’intérieur ont donc été regroupés dans une salle ", explique un autre homme. Ce dernier poursuit que deux visiteurs ont aussi reçu de balles perdues. L’un au niveau du bras et l’autre sur la jambe. Information pas confirmée de sources policières. Mais d’autres témoignages, un peu troublants, ont aussi été enregistrés. C’est le cas des propos d’un gardien de prison retraité venu discuter avec ses anciens collègues qui rapporte que " c’est une femme qui a ouvert la salle de munitions pour approvisionner les gardiens ".

Artillerie
Toutefois, la riposte des gardiens de prison a été vigoureuse. Avant les interventions des autres corps qui ont aussitôt été appelés en renfort. La gendarmerie, la police et le Corps national des sapeurs pompiers ont déployé la grosse artillerie. Les policiers du Gmi n°2 qui étaient par exemple postés au stade Mbappé Leppé pour le match Caïman-Coton Sport ont été obligés de quitter les lieux pour prêter main forte à la prison. Où est descendue une bonne brochette des personnalités du Wouri. La battue autour de la prison s’est poursuivie jusqu’à la tombée de la nuit. Aucun bilan officiel n’a été apporté. Les voitures du Samu ont effectué quelques tours pour déposer les corps à la morgue de l’hôpital Laquintinie.

Selon certains décomptes, une dizaine de corps ont été identifiés à l’entrée de la prison. "Environ huit sont aussi sortis de l’intérieur ", affirme un autre témoin. Mais selon des policiers présents à la prison et à la morgue de l’hôpital Laquintinie pour le constat final en présence du préfet du Wouri, Bernard Atebede, la fusillade aurait fait quinze morts. Officiellement, aucun élément des forces de l’ordre (gardiens de prison et les autres corps venus en renfort), n’a été touché. Et l’on ne sait pas, non plus, combien de prisonniers sont encore en cavale.
Construite en 1933 pour accueillir environ 800 personnes, la prison centrale de Douala reçoit à ce jour près de 3000 détenus. Qui sont logés dans une enceinte de seulement trois mètres de hauteur. Et gardée par une centaine de gardiens de prisons. Les évasions massives y sont fréquentes. La dernière remonte à décembre 2007

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Des prisonniers de New-Bell qui ont réussi à s’échapper dimanche sont en cavale.
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C’est un piège dans lequel sont tombés les nombreux visiteurs de la prison centrale de Douala, hier dimanche 29 juin. On a vu des femmes, presque traumatisées, quitter les lieux autour de 17 heures 30. Quelques instants après le retour au calme, après quelques vérifications de l’administration pénitentiaire. Alors que ces visiteurs étaient allés, comme d’habitude ce jour-là, pour apporter vivres et autres soutiens aux détenus, ils ont assisté, d’après un témoin, à une scène digne des films hollywoodiens. Sur la base de nombreux témoignages concordants, c’est autour de 15 heures que le mouvement se met en branle. Un visiteur rapporte que les tirs ont commencé lorsqu’ils sont en salle de fouille. " Un des gardiens de prison a signalé qu’il y a mouvement dans la prison ", rapporte t-il. " Les gardiens ont commencé par utiliser des balles blanches. Puis, constatant que les évadés sont armés, l’un d’eux a suggéré de faire sortir les visiteurs ", poursuit ce visiteur. Ce qui n’a pas été possible.

"Puis, ce fut un sauve qui peut ", témoigne une visiteuse, tachetée de sang. "Les gens couraient dans tous les sens. Sur les tôles, sur les murs, les coups de fusils crépitaient. J’ai vu un prisonnier avec une grosse ceinture de munitions autour de la taille qui tirait ", poursuit cette femme qui n’est sortie de la prison, comme les autres personnes bloquées, que deux heures après la fusillade. Comment les prisonniers ont-ils été ravitaillés en armes ? Si personne ne peut pour l’instant apporter une réponse précise, on sait, toutefois, que ce n’est pas la première fois que des détenus de New-Bell en font usage au cours d’une évasion massive. " Les visiteurs qui étaient à l’intérieur ont donc été regroupés dans une salle ", explique un autre homme. Ce dernier poursuit que deux visiteurs ont aussi reçu de balles perdues. L’un au niveau du bras et l’autre sur la jambe. Information pas confirmée de sources policières. Mais d’autres témoignages, un peu troublants, ont aussi été enregistrés. C’est le cas des propos d’un gardien de prison retraité venu discuter avec ses anciens collègues qui rapporte que " c’est une femme qui a ouvert la salle de munitions pour approvisionner les gardiens ".

Artillerie
Toutefois, la riposte des gardiens de prison a été vigoureuse. Avant les interventions des autres corps qui ont aussitôt été appelés en renfort. La gendarmerie, la police et le Corps national des sapeurs pompiers ont déployé la grosse artillerie. Les policiers du Gmi n°2 qui étaient par exemple postés au stade Mbappé Leppé pour le match Caïman-Coton Sport ont été obligés de quitter les lieux pour prêter main forte à la prison. Où est descendue une bonne brochette des personnalités du Wouri. La battue autour de la prison s’est poursuivie jusqu’à la tombée de la nuit. Aucun bilan officiel n’a été apporté. Les voitures du Samu ont effectué quelques tours pour déposer les corps à la morgue de l’hôpital Laquintinie.

Selon certains décomptes, une dizaine de corps ont été identifiés à l’entrée de la prison. "Environ huit sont aussi sortis de l’intérieur ", affirme un autre témoin. Mais selon des policiers présents à la prison et à la morgue de l’hôpital Laquintinie pour le constat final en présence du préfet du Wouri, Bernard Atebede, la fusillade aurait fait quinze morts. Officiellement, aucun élément des forces de l’ordre (gardiens de prison et les autres corps venus en renfort), n’a été touché. Et l’on ne sait pas, non plus, combien de prisonniers sont encore en cavale.
Construite en 1933 pour accueillir environ 800 personnes, la prison centrale de Douala reçoit à ce jour près de 3000 détenus. Qui sont logés dans une enceinte de seulement trois mètres de hauteur. Et gardée par une centaine de gardiens de prisons. Les évasions massives y sont fréquentes. La dernière remonte à décembre 2007

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Des prisonniers de New-Bell qui ont réussi à s’échapper dimanche sont en cavale.
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C’est un piège dans lequel sont tombés les nombreux visiteurs de la prison centrale de Douala, hier dimanche 29 juin. On a vu des femmes, presque traumatisées, quitter les lieux autour de 17 heures 30. Quelques instants après le retour au calme, après quelques vérifications de l’administration pénitentiaire. Alors que ces visiteurs étaient allés, comme d’habitude ce jour-là, pour apporter vivres et autres soutiens aux détenus, ils ont assisté, d’après un témoin, à une scène digne des films hollywoodiens. Sur la base de nombreux témoignages concordants, c’est autour de 15 heures que le mouvement se met en branle. Un visiteur rapporte que les tirs ont commencé lorsqu’ils sont en salle de fouille. " Un des gardiens de prison a signalé qu’il y a mouvement dans la prison ", rapporte t-il. " Les gardiens ont commencé par utiliser des balles blanches. Puis, constatant que les évadés sont armés, l’un d’eux a suggéré de faire sortir les visiteurs ", poursuit ce visiteur. Ce qui n’a pas été possible.

"Puis, ce fut un sauve qui peut ", témoigne une visiteuse, tachetée de sang. "Les gens couraient dans tous les sens. Sur les tôles, sur les murs, les coups de fusils crépitaient. J’ai vu un prisonnier avec une grosse ceinture de munitions autour de la taille qui tirait ", poursuit cette femme qui n’est sortie de la prison, comme les autres personnes bloquées, que deux heures après la fusillade. Comment les prisonniers ont-ils été ravitaillés en armes ? Si personne ne peut pour l’instant apporter une réponse précise, on sait, toutefois, que ce n’est pas la première fois que des détenus de New-Bell en font usage au cours d’une évasion massive. " Les visiteurs qui étaient à l’intérieur ont donc été regroupés dans une salle ", explique un autre homme. Ce dernier poursuit que deux visiteurs ont aussi reçu de balles perdues. L’un au niveau du bras et l’autre sur la jambe. Information pas confirmée de sources policières. Mais d’autres témoignages, un peu troublants, ont aussi été enregistrés. C’est le cas des propos d’un gardien de prison retraité venu discuter avec ses anciens collègues qui rapporte que " c’est une femme qui a ouvert la salle de munitions pour approvisionner les gardiens ".

Artillerie
Toutefois, la riposte des gardiens de prison a été vigoureuse. Avant les interventions des autres corps qui ont aussitôt été appelés en renfort. La gendarmerie, la police et le Corps national des sapeurs pompiers ont déployé la grosse artillerie. Les policiers du Gmi n°2 qui étaient par exemple postés au stade Mbappé Leppé pour le match Caïman-Coton Sport ont été obligés de quitter les lieux pour prêter main forte à la prison. Où est descendue une bonne brochette des personnalités du Wouri. La battue autour de la prison s’est poursuivie jusqu’à la tombée de la nuit. Aucun bilan officiel n’a été apporté. Les voitures du Samu ont effectué quelques tours pour déposer les corps à la morgue de l’hôpital Laquintinie.

Selon certains décomptes, une dizaine de corps ont été identifiés à l’entrée de la prison. "Environ huit sont aussi sortis de l’intérieur ", affirme un autre témoin. Mais selon des policiers présents à la prison et à la morgue de l’hôpital Laquintinie pour le constat final en présence du préfet du Wouri, Bernard Atebede, la fusillade aurait fait quinze morts. Officiellement, aucun élément des forces de l’ordre (gardiens de prison et les autres corps venus en renfort), n’a été touché. Et l’on ne sait pas, non plus, combien de prisonniers sont encore en cavale.
Construite en 1933 pour accueillir environ 800 personnes, la prison centrale de Douala reçoit à ce jour près de 3000 détenus. Qui sont logés dans une enceinte de seulement trois mètres de hauteur. Et gardée par une centaine de gardiens de prisons. Les évasions massives y sont fréquentes. La dernière remonte à décembre 2007

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La culture camerounaise en chute libre

Depuis plus d’une décennie, la culture camerounaise est en perte de vitesse et subit une forte influence des cultures venant de l’extérieur. –

La preuve, les camerounais s’intéressent plus à ce qui vient de l’extérieur: les danses Ndombolo (danse congolaise), le Mapouka (danse ivoirienne), le "coupé décaler" (danse ivoirienne), le string, les greffes et les perruques (pour les cheveux), les courtes jupes,etc.

Construire en terre battue ou couvrir sa maison de pailles est devenu dévalorisant aux yeux de bons nombres de camerounais, tandis que danser au rythme des balafons (xylophone) ou bien du tam-tam (idiophone) est en voie de disparition.

Les conteurs ont presque disparu au Cameroun  ceux-là même qui contaient l’histoire du pays aux générations futures.

Au sein des differents ménages au Cameroun, les enfants apprennent d’abord la langue de Molière (français) avant celle de leurs parents.

La Kola qui servait de communion, a été reléguée au second plan pour servir d’aphrosidiaque.

Le Makossa (rythme musicale camerounaise bien connu), est devenu un melting pot du "couper décaler" et du Soukous (rythme congolaise).

En un mot, au Cameroun on apprécie mieux ce qui vient de l’extérieur ou d’ailleurs.

Et pourtant, le Cameroun fort de ses 475 442 kilomètres carrés, a brite une population d’environ 17 800 000 habitants, regorge d’un impressionnant patrimoine culturel.

Pays considéré comme l’Afrique en miniature, on y recense au Cameroun de nos jours, plus de 279 ethnies differentes, avec chacune sa langue, plus ou moins distincte des autres selon leur proximité géographique.

Chaque tribu est tributaire d’une vaste culture.

On peut ainsi recenser pêle-mêle, la fête du cop chez les Toupouri de l’extrême Nord du pays, le Ngondo chez les Douala ( Littoral), l’Essani ou danse funéraire chez les Bétis du Centre, l’Est et le Sud du pays; les masques Bamoun (l’Ouest du pays), la coiffure chez les Bororo du Nord, le Mvet ( guitare traditionnelle dans le Centre, Sud), etc.

La diversité culturelle camerounaise s’affirme également tant sur le plan vestimentaire que culinaire et architecturale (Nord et l’Ouest du Cameroun).

Le Bikutsi, le Makossa, le Ben skin, sont des rythmes musicales camerounaises qui perdent chaque jour leur pureté.

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