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Nouvelle attaque armée à Bakassi

Des éléments de l’armée camerounaise ont encore été surpris dans leurs positions.

Les armes ont encore tonné dans la presqu’île de Bakassi. Des sources dignes de foi tant au sein de l’armée camerounaise que parmi les riverains de cette zone de conflit entre le Cameroun et le Nigeria révèlent que, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 juillet, des militaires camerounais en poste à Munya dans le Groupement opérationnel centre (Goc) de la presqu’île, ont été la cible d’une attaque. Les assaillants puissamment armés, dont le nombre et l’identité ne sont pas encore connus, ont attaqué par surprise les militaires camerounais placés sous les ordres du commandant Samanky. “ Ils sont venus du côté de Ekang, le premier village nigérian sur terre ferme. Ils étaient à bord d’embarcations qu’ils ont cachées dans la mangrove des pêcheries, avant d’aller surprendre les militaires camerounais par des coups de feu, vers 4h cette nuit-là ”, révèle un habitant de bakassi.
Face à cette nouvelle agression, les militaires camerounais (une douzaine) auraient, à en croire nos sources, riposté aux coups de feu des assaillants en tirant aussi. Mais, cette réplique n’aurait ni duré, ni porté des fruits. Pendant le bref échange de coups de feu, les militaires camerounais auraient constaté leur infériorité numérique et la témérité des assaillants déterminés à les exterminer. “ A la suite de ces deux constats, ils ont décidé d’abandonner la partie, laissant leurs armes sur place dans leur fuite vers les pêcheries ”, explique un homme de troupe joint au téléphone. “ Il n’y a pas eu de mort mais, l’on dénombre au moins trois blessés parmi les militaires camerounais ”, déclare un élément de l’armée camerounaise.

Armes et provisions emportées
Après leur raid, les assaillants ont, révèlent nos sources, “ emporté toutes les armes, les munitions et provisions des militaires camerounais qui avaient pris la poudre d’escampette quelques minutes seulement après le début de l’échange des coups de feu. ” Pour le moment, nul ne peut savoir s’il y a eu des blessés côté agresseurs. Car, ils sont tous repartis comme ils sont venus. Semant davantage le doute dans l’esprit des éléments de l’armée camerounaise et de quelques habitants des pêcheries de la presqu’île de Bakassi. “ La maigre population des pêcheries n’est pas du tout surprise par cette nouvelle attaque des rebelles. Ces derniers l’avaient annoncé trois jours avant. Ce qui avait amené nombre de pêcheurs et autres civils à fuir la zone de Munya deux jours avant cette attaque, pour aller se réfugier dans d’autres pêcheries de la presqu’île ”, révèle un habitué du trajet maritime Ekondo Titi (Cameroun) – Ekang (Nigéria) en passant par les pêcheries de Bakassi.
Cela peut-il amener à croire que les auteurs de l’attaque perpétrée dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 juillet sont les rebelles du Delta du Niger réunis au sein du Niger Defense and Security Council (Ndsc) qui ont récemment envoyé une correspondance menaçante au gouvernement camerounais ? Dans cette lettre publiée par Le Messager dans son édition n° 2641 du jeudi 26 juin 2008, cette organisation rebelle armée de la République fédérale du Nigeria annonçait d’autres attaques à Bakassi. Après celles du 12 novembre 2007 avec 21 soldats camerounais tués et celle du 9 juin dernier avec six morts dont cinq hommes en tenue et le sous-préfet de Kombo à Bedimo. “ Malgré ces multiples morts, les autorités camerounaises n’ont pas mis en place une véritable politique de sécurisation de la presqu’île de Bakassi, d’où la réussite de l’attaque rebelle de la nuit du 11 au 12 juillet ”, déplorent nombre de militaires.
Au lendemain de cette dernière attaque, plusieurs missions de l’armée camerounaise se sont rendues sur les lieux, pour avoir une idée réelle de ce qui s’est passé. Des troupes, parties du 21ème bataillon de fusiliers marins (Bafumar) d’Ekondo Titi, du 22ème Bafumar de Mudemba et de la base de l’opération Delta à Limbe, se sont aussi rendues sur les lieux. A en croire nos sources, les multiples rapports de ces missions auraient déjà été transmis à l’Etat major des armées à Yaoundé.

Préservation de divers trafics ?
Les attaques survenues le 12 novembre 2007, le 9 juin 2008 et dans la nuit du 11 au 12 juillet 2008 dans la presqu’île de Bakassi ont des similitudes. Premièrement, elles se sont toutes déroulées sur la partie de la presqu’île placée sous la supervision du Groupement opérationnel centre (Goc), dans une zone de grands trafics entre Nigérians et Camerounais. “ C’est le passage obligé de toutes les embarcations entre le Nigeria et le Cameroun. Il y a quelque temps, il y avait un poste de douane. Ce poste supprimé, le business des hommes en tenue est devenu florissant dans la zone ”, révèle un riverain. Deuxième similitude, la surprise des attaques. Troisièmement, les assaillants s’en tirent toujours sans problème, avec aucun blessé ou mort signalé dans leurs rangs.
Au regard de tout cela, nombre de personnes dont des hommes en tenue, se demandent s’il n’y aurait pas des mains camerounaises derrière toutes ces attaques. Si certaines personnes de la hiérarchie camerounaise ne seraient pas fières de cette situation d’insécurité qui favorise qu’on leur octroie des budgets faramineux.
 

Par Honoré FOIMOUKOM

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Des éléments de l’armée camerounaise ont encore été surpris dans leurs positions.

Les armes ont encore tonné dans la presqu’île de Bakassi. Des sources dignes de foi tant au sein de l’armée camerounaise que parmi les riverains de cette zone de conflit entre le Cameroun et le Nigeria révèlent que, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 juillet, des militaires camerounais en poste à Munya dans le Groupement opérationnel centre (Goc) de la presqu’île, ont été la cible d’une attaque. Les assaillants puissamment armés, dont le nombre et l’identité ne sont pas encore connus, ont attaqué par surprise les militaires camerounais placés sous les ordres du commandant Samanky. “ Ils sont venus du côté de Ekang, le premier village nigérian sur terre ferme. Ils étaient à bord d’embarcations qu’ils ont cachées dans la mangrove des pêcheries, avant d’aller surprendre les militaires camerounais par des coups de feu, vers 4h cette nuit-là ”, révèle un habitant de bakassi.
Face à cette nouvelle agression, les militaires camerounais (une douzaine) auraient, à en croire nos sources, riposté aux coups de feu des assaillants en tirant aussi. Mais, cette réplique n’aurait ni duré, ni porté des fruits. Pendant le bref échange de coups de feu, les militaires camerounais auraient constaté leur infériorité numérique et la témérité des assaillants déterminés à les exterminer. “ A la suite de ces deux constats, ils ont décidé d’abandonner la partie, laissant leurs armes sur place dans leur fuite vers les pêcheries ”, explique un homme de troupe joint au téléphone. “ Il n’y a pas eu de mort mais, l’on dénombre au moins trois blessés parmi les militaires camerounais ”, déclare un élément de l’armée camerounaise.

Armes et provisions emportées
Après leur raid, les assaillants ont, révèlent nos sources, “ emporté toutes les armes, les munitions et provisions des militaires camerounais qui avaient pris la poudre d’escampette quelques minutes seulement après le début de l’échange des coups de feu. ” Pour le moment, nul ne peut savoir s’il y a eu des blessés côté agresseurs. Car, ils sont tous repartis comme ils sont venus. Semant davantage le doute dans l’esprit des éléments de l’armée camerounaise et de quelques habitants des pêcheries de la presqu’île de Bakassi. “ La maigre population des pêcheries n’est pas du tout surprise par cette nouvelle attaque des rebelles. Ces derniers l’avaient annoncé trois jours avant. Ce qui avait amené nombre de pêcheurs et autres civils à fuir la zone de Munya deux jours avant cette attaque, pour aller se réfugier dans d’autres pêcheries de la presqu’île ”, révèle un habitué du trajet maritime Ekondo Titi (Cameroun) – Ekang (Nigéria) en passant par les pêcheries de Bakassi.
Cela peut-il amener à croire que les auteurs de l’attaque perpétrée dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 juillet sont les rebelles du Delta du Niger réunis au sein du Niger Defense and Security Council (Ndsc) qui ont récemment envoyé une correspondance menaçante au gouvernement camerounais ? Dans cette lettre publiée par Le Messager dans son édition n° 2641 du jeudi 26 juin 2008, cette organisation rebelle armée de la République fédérale du Nigeria annonçait d’autres attaques à Bakassi. Après celles du 12 novembre 2007 avec 21 soldats camerounais tués et celle du 9 juin dernier avec six morts dont cinq hommes en tenue et le sous-préfet de Kombo à Bedimo. “ Malgré ces multiples morts, les autorités camerounaises n’ont pas mis en place une véritable politique de sécurisation de la presqu’île de Bakassi, d’où la réussite de l’attaque rebelle de la nuit du 11 au 12 juillet ”, déplorent nombre de militaires.
Au lendemain de cette dernière attaque, plusieurs missions de l’armée camerounaise se sont rendues sur les lieux, pour avoir une idée réelle de ce qui s’est passé. Des troupes, parties du 21ème bataillon de fusiliers marins (Bafumar) d’Ekondo Titi, du 22ème Bafumar de Mudemba et de la base de l’opération Delta à Limbe, se sont aussi rendues sur les lieux. A en croire nos sources, les multiples rapports de ces missions auraient déjà été transmis à l’Etat major des armées à Yaoundé.

Préservation de divers trafics ?
Les attaques survenues le 12 novembre 2007, le 9 juin 2008 et dans la nuit du 11 au 12 juillet 2008 dans la presqu’île de Bakassi ont des similitudes. Premièrement, elles se sont toutes déroulées sur la partie de la presqu’île placée sous la supervision du Groupement opérationnel centre (Goc), dans une zone de grands trafics entre Nigérians et Camerounais. “ C’est le passage obligé de toutes les embarcations entre le Nigeria et le Cameroun. Il y a quelque temps, il y avait un poste de douane. Ce poste supprimé, le business des hommes en tenue est devenu florissant dans la zone ”, révèle un riverain. Deuxième similitude, la surprise des attaques. Troisièmement, les assaillants s’en tirent toujours sans problème, avec aucun blessé ou mort signalé dans leurs rangs.
Au regard de tout cela, nombre de personnes dont des hommes en tenue, se demandent s’il n’y aurait pas des mains camerounaises derrière toutes ces attaques. Si certaines personnes de la hiérarchie camerounaise ne seraient pas fières de cette situation d’insécurité qui favorise qu’on leur octroie des budgets faramineux.
 

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Les armes ont encore tonné dans la presqu’île de Bakassi. Des sources dignes de foi tant au sein de l’armée camerounaise que parmi les riverains de cette zone de conflit entre le Cameroun et le Nigeria révèlent que, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 juillet, des militaires camerounais en poste à Munya dans le Groupement opérationnel centre (Goc) de la presqu’île, ont été la cible d’une attaque. Les assaillants puissamment armés, dont le nombre et l’identité ne sont pas encore connus, ont attaqué par surprise les militaires camerounais placés sous les ordres du commandant Samanky. “ Ils sont venus du côté de Ekang, le premier village nigérian sur terre ferme. Ils étaient à bord d’embarcations qu’ils ont cachées dans la mangrove des pêcheries, avant d’aller surprendre les militaires camerounais par des coups de feu, vers 4h cette nuit-là ”, révèle un habitant de bakassi.
Face à cette nouvelle agression, les militaires camerounais (une douzaine) auraient, à en croire nos sources, riposté aux coups de feu des assaillants en tirant aussi. Mais, cette réplique n’aurait ni duré, ni porté des fruits. Pendant le bref échange de coups de feu, les militaires camerounais auraient constaté leur infériorité numérique et la témérité des assaillants déterminés à les exterminer. “ A la suite de ces deux constats, ils ont décidé d’abandonner la partie, laissant leurs armes sur place dans leur fuite vers les pêcheries ”, explique un homme de troupe joint au téléphone. “ Il n’y a pas eu de mort mais, l’on dénombre au moins trois blessés parmi les militaires camerounais ”, déclare un élément de l’armée camerounaise.

Armes et provisions emportées
Après leur raid, les assaillants ont, révèlent nos sources, “ emporté toutes les armes, les munitions et provisions des militaires camerounais qui avaient pris la poudre d’escampette quelques minutes seulement après le début de l’échange des coups de feu. ” Pour le moment, nul ne peut savoir s’il y a eu des blessés côté agresseurs. Car, ils sont tous repartis comme ils sont venus. Semant davantage le doute dans l’esprit des éléments de l’armée camerounaise et de quelques habitants des pêcheries de la presqu’île de Bakassi. “ La maigre population des pêcheries n’est pas du tout surprise par cette nouvelle attaque des rebelles. Ces derniers l’avaient annoncé trois jours avant. Ce qui avait amené nombre de pêcheurs et autres civils à fuir la zone de Munya deux jours avant cette attaque, pour aller se réfugier dans d’autres pêcheries de la presqu’île ”, révèle un habitué du trajet maritime Ekondo Titi (Cameroun) – Ekang (Nigéria) en passant par les pêcheries de Bakassi.
Cela peut-il amener à croire que les auteurs de l’attaque perpétrée dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 juillet sont les rebelles du Delta du Niger réunis au sein du Niger Defense and Security Council (Ndsc) qui ont récemment envoyé une correspondance menaçante au gouvernement camerounais ? Dans cette lettre publiée par Le Messager dans son édition n° 2641 du jeudi 26 juin 2008, cette organisation rebelle armée de la République fédérale du Nigeria annonçait d’autres attaques à Bakassi. Après celles du 12 novembre 2007 avec 21 soldats camerounais tués et celle du 9 juin dernier avec six morts dont cinq hommes en tenue et le sous-préfet de Kombo à Bedimo. “ Malgré ces multiples morts, les autorités camerounaises n’ont pas mis en place une véritable politique de sécurisation de la presqu’île de Bakassi, d’où la réussite de l’attaque rebelle de la nuit du 11 au 12 juillet ”, déplorent nombre de militaires.
Au lendemain de cette dernière attaque, plusieurs missions de l’armée camerounaise se sont rendues sur les lieux, pour avoir une idée réelle de ce qui s’est passé. Des troupes, parties du 21ème bataillon de fusiliers marins (Bafumar) d’Ekondo Titi, du 22ème Bafumar de Mudemba et de la base de l’opération Delta à Limbe, se sont aussi rendues sur les lieux. A en croire nos sources, les multiples rapports de ces missions auraient déjà été transmis à l’Etat major des armées à Yaoundé.

Préservation de divers trafics ?
Les attaques survenues le 12 novembre 2007, le 9 juin 2008 et dans la nuit du 11 au 12 juillet 2008 dans la presqu’île de Bakassi ont des similitudes. Premièrement, elles se sont toutes déroulées sur la partie de la presqu’île placée sous la supervision du Groupement opérationnel centre (Goc), dans une zone de grands trafics entre Nigérians et Camerounais. “ C’est le passage obligé de toutes les embarcations entre le Nigeria et le Cameroun. Il y a quelque temps, il y avait un poste de douane. Ce poste supprimé, le business des hommes en tenue est devenu florissant dans la zone ”, révèle un riverain. Deuxième similitude, la surprise des attaques. Troisièmement, les assaillants s’en tirent toujours sans problème, avec aucun blessé ou mort signalé dans leurs rangs.
Au regard de tout cela, nombre de personnes dont des hommes en tenue, se demandent s’il n’y aurait pas des mains camerounaises derrière toutes ces attaques. Si certaines personnes de la hiérarchie camerounaise ne seraient pas fières de cette situation d’insécurité qui favorise qu’on leur octroie des budgets faramineux.
 

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Les armes ont encore tonné dans la presqu’île de Bakassi. Des sources dignes de foi tant au sein de l’armée camerounaise que parmi les riverains de cette zone de conflit entre le Cameroun et le Nigeria révèlent que, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 juillet, des militaires camerounais en poste à Munya dans le Groupement opérationnel centre (Goc) de la presqu’île, ont été la cible d’une attaque. Les assaillants puissamment armés, dont le nombre et l’identité ne sont pas encore connus, ont attaqué par surprise les militaires camerounais placés sous les ordres du commandant Samanky. “ Ils sont venus du côté de Ekang, le premier village nigérian sur terre ferme. Ils étaient à bord d’embarcations qu’ils ont cachées dans la mangrove des pêcheries, avant d’aller surprendre les militaires camerounais par des coups de feu, vers 4h cette nuit-là ”, révèle un habitant de bakassi.
Face à cette nouvelle agression, les militaires camerounais (une douzaine) auraient, à en croire nos sources, riposté aux coups de feu des assaillants en tirant aussi. Mais, cette réplique n’aurait ni duré, ni porté des fruits. Pendant le bref échange de coups de feu, les militaires camerounais auraient constaté leur infériorité numérique et la témérité des assaillants déterminés à les exterminer. “ A la suite de ces deux constats, ils ont décidé d’abandonner la partie, laissant leurs armes sur place dans leur fuite vers les pêcheries ”, explique un homme de troupe joint au téléphone. “ Il n’y a pas eu de mort mais, l’on dénombre au moins trois blessés parmi les militaires camerounais ”, déclare un élément de l’armée camerounaise.

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Après leur raid, les assaillants ont, révèlent nos sources, “ emporté toutes les armes, les munitions et provisions des militaires camerounais qui avaient pris la poudre d’escampette quelques minutes seulement après le début de l’échange des coups de feu. ” Pour le moment, nul ne peut savoir s’il y a eu des blessés côté agresseurs. Car, ils sont tous repartis comme ils sont venus. Semant davantage le doute dans l’esprit des éléments de l’armée camerounaise et de quelques habitants des pêcheries de la presqu’île de Bakassi. “ La maigre population des pêcheries n’est pas du tout surprise par cette nouvelle attaque des rebelles. Ces derniers l’avaient annoncé trois jours avant. Ce qui avait amené nombre de pêcheurs et autres civils à fuir la zone de Munya deux jours avant cette attaque, pour aller se réfugier dans d’autres pêcheries de la presqu’île ”, révèle un habitué du trajet maritime Ekondo Titi (Cameroun) – Ekang (Nigéria) en passant par les pêcheries de Bakassi.
Cela peut-il amener à croire que les auteurs de l’attaque perpétrée dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 juillet sont les rebelles du Delta du Niger réunis au sein du Niger Defense and Security Council (Ndsc) qui ont récemment envoyé une correspondance menaçante au gouvernement camerounais ? Dans cette lettre publiée par Le Messager dans son édition n° 2641 du jeudi 26 juin 2008, cette organisation rebelle armée de la République fédérale du Nigeria annonçait d’autres attaques à Bakassi. Après celles du 12 novembre 2007 avec 21 soldats camerounais tués et celle du 9 juin dernier avec six morts dont cinq hommes en tenue et le sous-préfet de Kombo à Bedimo. “ Malgré ces multiples morts, les autorités camerounaises n’ont pas mis en place une véritable politique de sécurisation de la presqu’île de Bakassi, d’où la réussite de l’attaque rebelle de la nuit du 11 au 12 juillet ”, déplorent nombre de militaires.
Au lendemain de cette dernière attaque, plusieurs missions de l’armée camerounaise se sont rendues sur les lieux, pour avoir une idée réelle de ce qui s’est passé. Des troupes, parties du 21ème bataillon de fusiliers marins (Bafumar) d’Ekondo Titi, du 22ème Bafumar de Mudemba et de la base de l’opération Delta à Limbe, se sont aussi rendues sur les lieux. A en croire nos sources, les multiples rapports de ces missions auraient déjà été transmis à l’Etat major des armées à Yaoundé.

Préservation de divers trafics ?
Les attaques survenues le 12 novembre 2007, le 9 juin 2008 et dans la nuit du 11 au 12 juillet 2008 dans la presqu’île de Bakassi ont des similitudes. Premièrement, elles se sont toutes déroulées sur la partie de la presqu’île placée sous la supervision du Groupement opérationnel centre (Goc), dans une zone de grands trafics entre Nigérians et Camerounais. “ C’est le passage obligé de toutes les embarcations entre le Nigeria et le Cameroun. Il y a quelque temps, il y avait un poste de douane. Ce poste supprimé, le business des hommes en tenue est devenu florissant dans la zone ”, révèle un riverain. Deuxième similitude, la surprise des attaques. Troisièmement, les assaillants s’en tirent toujours sans problème, avec aucun blessé ou mort signalé dans leurs rangs.
Au regard de tout cela, nombre de personnes dont des hommes en tenue, se demandent s’il n’y aurait pas des mains camerounaises derrière toutes ces attaques. Si certaines personnes de la hiérarchie camerounaise ne seraient pas fières de cette situation d’insécurité qui favorise qu’on leur octroie des budgets faramineux.
 

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La vie de Douala Manga Bell intéresse une Allemande

Nathalie Ritzer voudrait retracer l’histoire de ce nationaliste pour revaloriser le Cameroun aux yeux des Allemands qui ont oublié qu’ils ont colonisé ce pays. –


 Sur les six invités annoncés à une conférence dans les locaux des Editions Clé à Yaoundé, seul trois ont honoré le rendez-vous du mercredi 6 février 2008. Ce sont : Evelyne Pèlerin Ngo Maa, conteuse, poétesse, chanteuse et comédienne d’origine camerounaise, Benjamin Bodi, comédien, danseur et metteur en scène français et Nathalie Ritzer, écrivain allemande. Ils répondaient à une invitation de Jean Claude Awono, président de la Ronde des poètes. Dans son propos liminaire, il précise l’objectif de la rencontre.
“ Notre présence au Cameroun coïncide avec le décès de la mère de notre amie Anne Giselle Ngo Mang que nous sommes venus soutenir, mais nous avions envisagé depuis longtemps de découvrir l’Afrique”, révèle Benjamin Bodi. Nathalie Ritzer ajoute qu’elle est venue aussi pour effectuer des recherches documentaires sur la vie de Douala Manga Bell. Il s’agit de “ retracer son histoire et par là, revaloriser le Cameroun aux yeux des Allemands qui ont oublié qu’ils ont colonisé le Cameroun.”, commente t-elle. En Allemagne soutient-elle, presque aucun manuel ne fait allusion au pays de Paul Biya.
La suite des échanges est passionnante. Les questions fusent de toute part dans la salle, remplie de producteurs, éditeurs, scénaristes, poètes, musiciens, conteurs… Les préoccupations portent entre autres sur l’expérience des invités et leurs contributions au développement du Cameroun. Evelyne Ngo Maa, principale oratrice, prône l’initiative. “ Il faut savoir monter vos projets avec vos propres moyens sans l’aide d’autrui. Car, il manque toujours quelque chose à quelqu’un pour créer ”, affirme t-elle. Contre l’impérialisme chinois, la conteuse martèle : “ Nous devons nous approprier nos idées et notre culture ”. Elle conclut en annonçant l’organisation d’un festival de contes et de poésie à Mongar dans le Nyong et Kéllé, en février 2009.
Vieille d’une dizaine d’années, la Ronde des poètes travaille à promouvoir la poésie et à soutenir les jeunes poètes camerounais. Cette rencontre rentre dans le cadre de l’espace d’échanges créé en 2007 par l’association pour rassembler des acteurs culturels d’origine et de spécialité diverses. Afin de “ construire notre pays, nous avons besoin de tout le monde ”, précise Jean Claude Awono.
 

Par Hugues Marcel TCHOUA (stagiaire)

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