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Yaoundé : L’immeuble Ane rouge a vécu



Une partie de cet illustre bâtiment a été détruite par la Communauté urbaine hier.
Clarice Binéli et Nazareth Mbiankeu (Stagiaires)


Quelques jours seulement après le Carrefour Warda, c’est au tour du Rond-point dit "de l’intendance" de subir les destructions de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy). Dès la matinée d’hier en effet, les hommes de Gilbert Tsimi Evouna ont investi les lieux aux fins de détruire l’immeuble qui a donné son nom à la montée adjacente et que nombre de Yaoundéens connaissent bien. " Ils ont arrivés vers dix heures et se sont mis à casser le bâtiment. Mais ils étaient déjà là lundi dernier pour signifier aux occupants qu’ils avaient un sursis de 48h pour faire leurs bagages ", assure un témoin qui a ses habitudes dans le coin.
A la Cuy, le directeur des services techniques Arnaud Philippe Ndzana argue de ce qu’il sera construit en ce site "un centre international d’artisanat. Les commerçants qui y sont actuellement doivent être recasés derrière l’Oapi, plus précisément dans la vallée de Djoungolo". Non sans préciser que "le propriétaire de l’immeuble ainsi détruit a été dédommagé financièrement" et que le délai de départ des occupants était arrivé à échéance depuis mai dernier.

Ainsi, le tracteur de la Cuy a entamé les destructions sans autre forme de procès. Au grand dam de quelques occupants qui avaient visiblement du mal à quitter un lieu où ils gagnaient jusque là leur vie et où ils avaient développé réflexes et habitudes. Dans l’espace, certains qui n’avaient pas pris au sérieux l’avertissement du délégué du gouvernement s’affairaient à sauver qui un meuble qui des produits destinés à la vente. Au dehors, une armée de braves débrouillards rivalisaient d’adresse pour extirper des gravats quelque matériau destiné à une vente future. Le tout sous les regards stupéfaits de nombreux passants qui s’étaient entassés sur le pourtour du Rond-point. Dans une atmosphère bien calme malgré les nuages de poussière qui fardaient les visages et les bruits de l’engin qui à certains moments étaient tonitruants. Surtout lorsque vint l’heure pour lui de s’attaquer à la dalle de l’immeuble.
"Cette dalle est vraiment résistante. C’est le signe que ce bâtiment doit être vieux de quelques décades déjà ", analyse un curieux. Non sans espérer " qu’il n’y aura pas d’accidents avec tous ces gamins qui se pavanent ça et là comme s’il n’y avait pas de danger à courir en un lieu de destruction comme celui-ci ".

Finalement et après plus de deux heures de casses, l’engin de la Cuy ne pourra plus continuer, ayant connu une panne. Les travaux s’arrêtent donc momentanément. Mais les débrouillards non. C’est le temps de poursuivre leur quête d’objets à vendre. C’est aussi le temps pour le conducteur d’engin de prendre une pause méritée. Lui qui ne manque pas de jeter un regard sur les gravats qui s’amoncellent à ses pieds. Sur la montée, la fameuse " montée Ane rouge ", le ballet des embouteillages se poursuit comme c’est le cas depuis le début des travaux. Car en plus des destructions, la rue est sujette à des travaux de revêtement des trottoirs par la Cuy depuis quelques semaines. Sans compter que les locataires de l’immeuble ainsi détruit ont investit une partie de la chaussée avec les objets et autres meubles issus des magasins. Dans la fournaise, les agents de la circulation essayent quant à eux de limiter les bouchons.

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Une partie de cet illustre bâtiment a été détruite par la Communauté urbaine hier.
Clarice Binéli et Nazareth Mbiankeu (Stagiaires)


Quelques jours seulement après le Carrefour Warda, c’est au tour du Rond-point dit "de l’intendance" de subir les destructions de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy). Dès la matinée d’hier en effet, les hommes de Gilbert Tsimi Evouna ont investi les lieux aux fins de détruire l’immeuble qui a donné son nom à la montée adjacente et que nombre de Yaoundéens connaissent bien. " Ils ont arrivés vers dix heures et se sont mis à casser le bâtiment. Mais ils étaient déjà là lundi dernier pour signifier aux occupants qu’ils avaient un sursis de 48h pour faire leurs bagages ", assure un témoin qui a ses habitudes dans le coin.
A la Cuy, le directeur des services techniques Arnaud Philippe Ndzana argue de ce qu’il sera construit en ce site "un centre international d’artisanat. Les commerçants qui y sont actuellement doivent être recasés derrière l’Oapi, plus précisément dans la vallée de Djoungolo". Non sans préciser que "le propriétaire de l’immeuble ainsi détruit a été dédommagé financièrement" et que le délai de départ des occupants était arrivé à échéance depuis mai dernier.

Ainsi, le tracteur de la Cuy a entamé les destructions sans autre forme de procès. Au grand dam de quelques occupants qui avaient visiblement du mal à quitter un lieu où ils gagnaient jusque là leur vie et où ils avaient développé réflexes et habitudes. Dans l’espace, certains qui n’avaient pas pris au sérieux l’avertissement du délégué du gouvernement s’affairaient à sauver qui un meuble qui des produits destinés à la vente. Au dehors, une armée de braves débrouillards rivalisaient d’adresse pour extirper des gravats quelque matériau destiné à une vente future. Le tout sous les regards stupéfaits de nombreux passants qui s’étaient entassés sur le pourtour du Rond-point. Dans une atmosphère bien calme malgré les nuages de poussière qui fardaient les visages et les bruits de l’engin qui à certains moments étaient tonitruants. Surtout lorsque vint l’heure pour lui de s’attaquer à la dalle de l’immeuble.
"Cette dalle est vraiment résistante. C’est le signe que ce bâtiment doit être vieux de quelques décades déjà ", analyse un curieux. Non sans espérer " qu’il n’y aura pas d’accidents avec tous ces gamins qui se pavanent ça et là comme s’il n’y avait pas de danger à courir en un lieu de destruction comme celui-ci ".

Finalement et après plus de deux heures de casses, l’engin de la Cuy ne pourra plus continuer, ayant connu une panne. Les travaux s’arrêtent donc momentanément. Mais les débrouillards non. C’est le temps de poursuivre leur quête d’objets à vendre. C’est aussi le temps pour le conducteur d’engin de prendre une pause méritée. Lui qui ne manque pas de jeter un regard sur les gravats qui s’amoncellent à ses pieds. Sur la montée, la fameuse " montée Ane rouge ", le ballet des embouteillages se poursuit comme c’est le cas depuis le début des travaux. Car en plus des destructions, la rue est sujette à des travaux de revêtement des trottoirs par la Cuy depuis quelques semaines. Sans compter que les locataires de l’immeuble ainsi détruit ont investit une partie de la chaussée avec les objets et autres meubles issus des magasins. Dans la fournaise, les agents de la circulation essayent quant à eux de limiter les bouchons.

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A la Cuy, le directeur des services techniques Arnaud Philippe Ndzana argue de ce qu’il sera construit en ce site "un centre international d’artisanat. Les commerçants qui y sont actuellement doivent être recasés derrière l’Oapi, plus précisément dans la vallée de Djoungolo". Non sans préciser que "le propriétaire de l’immeuble ainsi détruit a été dédommagé financièrement" et que le délai de départ des occupants était arrivé à échéance depuis mai dernier.

Ainsi, le tracteur de la Cuy a entamé les destructions sans autre forme de procès. Au grand dam de quelques occupants qui avaient visiblement du mal à quitter un lieu où ils gagnaient jusque là leur vie et où ils avaient développé réflexes et habitudes. Dans l’espace, certains qui n’avaient pas pris au sérieux l’avertissement du délégué du gouvernement s’affairaient à sauver qui un meuble qui des produits destinés à la vente. Au dehors, une armée de braves débrouillards rivalisaient d’adresse pour extirper des gravats quelque matériau destiné à une vente future. Le tout sous les regards stupéfaits de nombreux passants qui s’étaient entassés sur le pourtour du Rond-point. Dans une atmosphère bien calme malgré les nuages de poussière qui fardaient les visages et les bruits de l’engin qui à certains moments étaient tonitruants. Surtout lorsque vint l’heure pour lui de s’attaquer à la dalle de l’immeuble.
"Cette dalle est vraiment résistante. C’est le signe que ce bâtiment doit être vieux de quelques décades déjà ", analyse un curieux. Non sans espérer " qu’il n’y aura pas d’accidents avec tous ces gamins qui se pavanent ça et là comme s’il n’y avait pas de danger à courir en un lieu de destruction comme celui-ci ".

Finalement et après plus de deux heures de casses, l’engin de la Cuy ne pourra plus continuer, ayant connu une panne. Les travaux s’arrêtent donc momentanément. Mais les débrouillards non. C’est le temps de poursuivre leur quête d’objets à vendre. C’est aussi le temps pour le conducteur d’engin de prendre une pause méritée. Lui qui ne manque pas de jeter un regard sur les gravats qui s’amoncellent à ses pieds. Sur la montée, la fameuse " montée Ane rouge ", le ballet des embouteillages se poursuit comme c’est le cas depuis le début des travaux. Car en plus des destructions, la rue est sujette à des travaux de revêtement des trottoirs par la Cuy depuis quelques semaines. Sans compter que les locataires de l’immeuble ainsi détruit ont investit une partie de la chaussée avec les objets et autres meubles issus des magasins. Dans la fournaise, les agents de la circulation essayent quant à eux de limiter les bouchons.

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A la Cuy, le directeur des services techniques Arnaud Philippe Ndzana argue de ce qu’il sera construit en ce site "un centre international d’artisanat. Les commerçants qui y sont actuellement doivent être recasés derrière l’Oapi, plus précisément dans la vallée de Djoungolo". Non sans préciser que "le propriétaire de l’immeuble ainsi détruit a été dédommagé financièrement" et que le délai de départ des occupants était arrivé à échéance depuis mai dernier.

Ainsi, le tracteur de la Cuy a entamé les destructions sans autre forme de procès. Au grand dam de quelques occupants qui avaient visiblement du mal à quitter un lieu où ils gagnaient jusque là leur vie et où ils avaient développé réflexes et habitudes. Dans l’espace, certains qui n’avaient pas pris au sérieux l’avertissement du délégué du gouvernement s’affairaient à sauver qui un meuble qui des produits destinés à la vente. Au dehors, une armée de braves débrouillards rivalisaient d’adresse pour extirper des gravats quelque matériau destiné à une vente future. Le tout sous les regards stupéfaits de nombreux passants qui s’étaient entassés sur le pourtour du Rond-point. Dans une atmosphère bien calme malgré les nuages de poussière qui fardaient les visages et les bruits de l’engin qui à certains moments étaient tonitruants. Surtout lorsque vint l’heure pour lui de s’attaquer à la dalle de l’immeuble.
"Cette dalle est vraiment résistante. C’est le signe que ce bâtiment doit être vieux de quelques décades déjà ", analyse un curieux. Non sans espérer " qu’il n’y aura pas d’accidents avec tous ces gamins qui se pavanent ça et là comme s’il n’y avait pas de danger à courir en un lieu de destruction comme celui-ci ".

Finalement et après plus de deux heures de casses, l’engin de la Cuy ne pourra plus continuer, ayant connu une panne. Les travaux s’arrêtent donc momentanément. Mais les débrouillards non. C’est le temps de poursuivre leur quête d’objets à vendre. C’est aussi le temps pour le conducteur d’engin de prendre une pause méritée. Lui qui ne manque pas de jeter un regard sur les gravats qui s’amoncellent à ses pieds. Sur la montée, la fameuse " montée Ane rouge ", le ballet des embouteillages se poursuit comme c’est le cas depuis le début des travaux. Car en plus des destructions, la rue est sujette à des travaux de revêtement des trottoirs par la Cuy depuis quelques semaines. Sans compter que les locataires de l’immeuble ainsi détruit ont investit une partie de la chaussée avec les objets et autres meubles issus des magasins. Dans la fournaise, les agents de la circulation essayent quant à eux de limiter les bouchons.

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Le Cameroun vu par quinze écrivains

L’ouvrage “ Cameroun mon pays ” a été dédicacé mardi 18 mars 2008 à Yaoundé. –

Livre – Dédicace

“ Si on avait publié cet ouvrage en 2005, nous aurions été traités de visionnaires car tout ce qui est dit dans ce livre se trouve exprimé par la rue ces derniers temps ”, jubile presque Angeline Solange Bonono, la seule femme qui a contribué à l’ouvrage collectif. Les auteurs de “ Cameroun mon pays ”, paru cette année 2008 aux éditions Ifrikiya, se sont retrouvés en partie mardi dernier à la librairie des Peuples Noirs à Tsinga à (Yaoundé) pour la cérémonie de dédicace. Patrice Nganang, auteur et enseignant de littérature à Vassar College aux Etats-Unis, était l’invité. Huit des quinze auteurs étaient présents : Patrice Nganang, Joseph Fumtim, le directeur de la Collection Interlignes, Jean Claude Awono de la Ronde des poètes, Angeline Solange Bonono, Kouam Tawa, Alexie Tcheuyab, Armand Leka Essomba, Valentin Zinga, co-auteur et modérateur.
Joseph Fumtim fait l’historique de “ Cameroun mon pays ” du 28 janvier 1997 quand un groupe d’intellectuels dont feu Mongo Beti lance un appel pour la rédaction d’un livre blanc sur le Cameroun. Essais et articles du défunt homme des lettres constituent la matière première de l’ouvrage. “ C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’ouvrage lui est dédié ”, situe le directeur de la Collection Interlignes. De huit contributions au départ, le nombre passe à quinze dont Achille Mbembe, Célestin Monga, le préfacier, et les autres. “ L’ouvrage ne naît donc pas des derniers mouvements ”, réplique à mi-mots l’orateur à ceux qui croiraient que l’ouvrage s’inspirerait des émeutes d’il y a trois semaines.
Chacun des auteurs présents expose en quelques mots son thème. Angeline Solange Bonono décrit dans “ Une fiction bien camerounaise ” le quotidien des Camerounais fait de faim. Alors que le Cameroun regorge de ressources. “ C’est un peuple de zombies qui se battent pour rester debout”, voit-elle. Kouam Tawa avoue sa colère extériorisée dans “ Terre mienne ” à la pensée du Cameroun étendu à l’Afrique. Jean Claude Awono revisite le parcours du Cameroun sous Ahidjo. Il se souvient de la joie de vivre malgré les “ pieds nus, culottes éclatées aux fesses ”. Armand Leka Essomba dénonce la place disproportionnée que la date du 20 mai 1972 occupe dans l’histoire du Cameroun et suggère de “reconsidérer la fête de l’indépendance ”. Alexie Tcheuyap explore le vocabulaire dans le discours politique avec des termes tels que : “ Mangeoire, ventrocratie, budgétivore, ethnocratie ”. Patrice Nganang fait un témoignage sur son voyage de Douala à Yaoundé avec cette forte présence de militaires armes au poing. Dans une espèce de diatribe, Patrice Nganang se demande où sont les intellectuels camerounais “ quand des jeunes sont condamnés de manière si expéditive, quand la loi fondamentale est violée ? Que faisons-nous de notre pays ? A qui appartient-il ?”.
“ Cameroun mon pays ” jette le doute dans les esprits de ceux qui pouvaient encore croire à l’avenir au point d’inspirer l’exil. N’eût été cet espoir entretenu par Alexie Tcheuyap : “ Enfin, il fait bon vivre au Cameroun depuis deux semaines ”, pour corroborer les propos d’une enseignante d’histoire qui rassure qu’au “ vendredi saint, le chrétien peut être sûr qu’il y aura Pâques ”.  

Par Célestin OBAMA (Stagiaire)

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