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Yaoundé : Des commerces détruits et brûlés

Yaoundé : Des commerces détruits et brûlés à la Poste centrale


Les vendeurs de chaussures et de vêtements ont été surpris hier matin de ne plus retrouver leurs comptoirs.
Corinne Kadji (Stagiaire)


La communauté urbaine de Yaoundé a cassé tous les comptoirs qui se trouvaient tout autour de la boulangerie Acropole avant hier, mardi le 22 juillet 2008 aux environs de 21h30. Plus tard, un grand feu a été mis aux débris. Tout s’est passé très vite l’autre nuit. En effet, les vendeurs de chaussures et de vêtements ont emballé leurs marchandises comme à l’accoutumée à 18h30min pour retourner à leurs domiciles, ne sachant pas ce qui se produirait après leur départ. Mais certains ont préféré prendre un pot dans le coin avant d’arriver chez eux et ont assisté à toute la scène. "J’étais encore au bar lorsque les démolisseurs sont arrivés, je les ai vu porter à l’aide de leurs engins nos comptoirs et y mettre du feu, cela m’a beaucoup fait mal mais je n’y pouvais rien ", affirme Abdoul Massir Hamadou, vendeur de vêtements. Plusieurs se sont rendus à leurs poste de travail et ont découvert avec amertume ce qui s’est passé à la veille.

De la cendre par ci, des traces sur le sol qu’ont laissé de gros engins qui déplaçaient les différents comptoirs par là. C’est ce qu’on observe lorsqu’on se rend sur ces lieux. Mais ceci ne décourage pas pour autant les différents commerçants. Ne sachant pas où aller pour le moment et n’ayant plus de comptoirs, d’aucuns ont nettoyé certains endroits et y ont installé leurs marchandises, et ce sur des toiles en plastique, en espérant ne pas être dérangés. " Si on nous chasse d’ici pour toujours, j’irai au quartier en attendant de trouver un autre endroit où m’installer. Pour le moment je n’ai nulle part où aller ", avoue une fois de plus Abdoul Massir. Sur le grand mur blanc qui se trouve derrière les vendeurs, il y a des pantalons et des tee-shirts accrochés à l’aide de cintres.

Ultimatum
Selon diverses sources, des agents de la communauté urbaine de Yaoundé sont passés il y a une semaine pour demander à tous les vendeurs de déguerpir les lieux, car à la place de cette ancienne gare routière de Mbalmayo, sera construit un grand parking. Dans la journée de lundi, les agents communaux ont rappelé l’ultimatum. Mais les vendeurs n’ont pas voulu y croire, " on pensait que la Communauté n’allait pas réagir de si tôt. J’ai été très surpris ce matin de trouver tout en cendre et ça m’a fait énormément souffrir intérieurement ", dit " Luis Figo ", vendeur de vêtements. Les travaux ont déjà été lancés où on vendait des livres auparavant, et pour cette raison, certains bouquinistes sont allés s’installer avec ceux des vêtements et chaussures.

Toutefois, des commerçants se sont réunis pour réfléchir sur leur sort et ont fini par trouver une solution qui leur convient à tous : s’installer juste en face de l’ancienne gare routière, près de l’ " immeuble de la mort ", sur les rails, pour continuer leur commerce. " Nous sommes en train de défricher juste en face d’ici pour nous installer de nouveau, et j’espère que " Jack Bauer " [le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine Gilbert Tsimi] ne viendra pas nous demander de quitter, parce que si c’est le cas, je ne saurai plus quoi faire ", affirme encore Luis Figo. " Je vis de tout ceci. S’ils viennent et nous demandent de partir, alors, j’irai me chercher ailleurs. J’ai une famille à nourrir et je n’ai aucunement l’intention de baisser les bras ", appuie Kamaya, vendeur de chaussures.

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Les vendeurs de chaussures et de vêtements ont été surpris hier matin de ne plus retrouver leurs comptoirs.
Corinne Kadji (Stagiaire)


La communauté urbaine de Yaoundé a cassé tous les comptoirs qui se trouvaient tout autour de la boulangerie Acropole avant hier, mardi le 22 juillet 2008 aux environs de 21h30. Plus tard, un grand feu a été mis aux débris. Tout s’est passé très vite l’autre nuit. En effet, les vendeurs de chaussures et de vêtements ont emballé leurs marchandises comme à l’accoutumée à 18h30min pour retourner à leurs domiciles, ne sachant pas ce qui se produirait après leur départ. Mais certains ont préféré prendre un pot dans le coin avant d’arriver chez eux et ont assisté à toute la scène. "J’étais encore au bar lorsque les démolisseurs sont arrivés, je les ai vu porter à l’aide de leurs engins nos comptoirs et y mettre du feu, cela m’a beaucoup fait mal mais je n’y pouvais rien ", affirme Abdoul Massir Hamadou, vendeur de vêtements. Plusieurs se sont rendus à leurs poste de travail et ont découvert avec amertume ce qui s’est passé à la veille.

De la cendre par ci, des traces sur le sol qu’ont laissé de gros engins qui déplaçaient les différents comptoirs par là. C’est ce qu’on observe lorsqu’on se rend sur ces lieux. Mais ceci ne décourage pas pour autant les différents commerçants. Ne sachant pas où aller pour le moment et n’ayant plus de comptoirs, d’aucuns ont nettoyé certains endroits et y ont installé leurs marchandises, et ce sur des toiles en plastique, en espérant ne pas être dérangés. " Si on nous chasse d’ici pour toujours, j’irai au quartier en attendant de trouver un autre endroit où m’installer. Pour le moment je n’ai nulle part où aller ", avoue une fois de plus Abdoul Massir. Sur le grand mur blanc qui se trouve derrière les vendeurs, il y a des pantalons et des tee-shirts accrochés à l’aide de cintres.

Ultimatum
Selon diverses sources, des agents de la communauté urbaine de Yaoundé sont passés il y a une semaine pour demander à tous les vendeurs de déguerpir les lieux, car à la place de cette ancienne gare routière de Mbalmayo, sera construit un grand parking. Dans la journée de lundi, les agents communaux ont rappelé l’ultimatum. Mais les vendeurs n’ont pas voulu y croire, " on pensait que la Communauté n’allait pas réagir de si tôt. J’ai été très surpris ce matin de trouver tout en cendre et ça m’a fait énormément souffrir intérieurement ", dit " Luis Figo ", vendeur de vêtements. Les travaux ont déjà été lancés où on vendait des livres auparavant, et pour cette raison, certains bouquinistes sont allés s’installer avec ceux des vêtements et chaussures.

Toutefois, des commerçants se sont réunis pour réfléchir sur leur sort et ont fini par trouver une solution qui leur convient à tous : s’installer juste en face de l’ancienne gare routière, près de l’ " immeuble de la mort ", sur les rails, pour continuer leur commerce. " Nous sommes en train de défricher juste en face d’ici pour nous installer de nouveau, et j’espère que " Jack Bauer " [le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine Gilbert Tsimi] ne viendra pas nous demander de quitter, parce que si c’est le cas, je ne saurai plus quoi faire ", affirme encore Luis Figo. " Je vis de tout ceci. S’ils viennent et nous demandent de partir, alors, j’irai me chercher ailleurs. J’ai une famille à nourrir et je n’ai aucunement l’intention de baisser les bras ", appuie Kamaya, vendeur de chaussures.

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Les vendeurs de chaussures et de vêtements ont été surpris hier matin de ne plus retrouver leurs comptoirs.
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De la cendre par ci, des traces sur le sol qu’ont laissé de gros engins qui déplaçaient les différents comptoirs par là. C’est ce qu’on observe lorsqu’on se rend sur ces lieux. Mais ceci ne décourage pas pour autant les différents commerçants. Ne sachant pas où aller pour le moment et n’ayant plus de comptoirs, d’aucuns ont nettoyé certains endroits et y ont installé leurs marchandises, et ce sur des toiles en plastique, en espérant ne pas être dérangés. " Si on nous chasse d’ici pour toujours, j’irai au quartier en attendant de trouver un autre endroit où m’installer. Pour le moment je n’ai nulle part où aller ", avoue une fois de plus Abdoul Massir. Sur le grand mur blanc qui se trouve derrière les vendeurs, il y a des pantalons et des tee-shirts accrochés à l’aide de cintres.

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Selon diverses sources, des agents de la communauté urbaine de Yaoundé sont passés il y a une semaine pour demander à tous les vendeurs de déguerpir les lieux, car à la place de cette ancienne gare routière de Mbalmayo, sera construit un grand parking. Dans la journée de lundi, les agents communaux ont rappelé l’ultimatum. Mais les vendeurs n’ont pas voulu y croire, " on pensait que la Communauté n’allait pas réagir de si tôt. J’ai été très surpris ce matin de trouver tout en cendre et ça m’a fait énormément souffrir intérieurement ", dit " Luis Figo ", vendeur de vêtements. Les travaux ont déjà été lancés où on vendait des livres auparavant, et pour cette raison, certains bouquinistes sont allés s’installer avec ceux des vêtements et chaussures.

Toutefois, des commerçants se sont réunis pour réfléchir sur leur sort et ont fini par trouver une solution qui leur convient à tous : s’installer juste en face de l’ancienne gare routière, près de l’ " immeuble de la mort ", sur les rails, pour continuer leur commerce. " Nous sommes en train de défricher juste en face d’ici pour nous installer de nouveau, et j’espère que " Jack Bauer " [le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine Gilbert Tsimi] ne viendra pas nous demander de quitter, parce que si c’est le cas, je ne saurai plus quoi faire ", affirme encore Luis Figo. " Je vis de tout ceci. S’ils viennent et nous demandent de partir, alors, j’irai me chercher ailleurs. J’ai une famille à nourrir et je n’ai aucunement l’intention de baisser les bras ", appuie Kamaya, vendeur de chaussures.

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De la cendre par ci, des traces sur le sol qu’ont laissé de gros engins qui déplaçaient les différents comptoirs par là. C’est ce qu’on observe lorsqu’on se rend sur ces lieux. Mais ceci ne décourage pas pour autant les différents commerçants. Ne sachant pas où aller pour le moment et n’ayant plus de comptoirs, d’aucuns ont nettoyé certains endroits et y ont installé leurs marchandises, et ce sur des toiles en plastique, en espérant ne pas être dérangés. " Si on nous chasse d’ici pour toujours, j’irai au quartier en attendant de trouver un autre endroit où m’installer. Pour le moment je n’ai nulle part où aller ", avoue une fois de plus Abdoul Massir. Sur le grand mur blanc qui se trouve derrière les vendeurs, il y a des pantalons et des tee-shirts accrochés à l’aide de cintres.

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Selon diverses sources, des agents de la communauté urbaine de Yaoundé sont passés il y a une semaine pour demander à tous les vendeurs de déguerpir les lieux, car à la place de cette ancienne gare routière de Mbalmayo, sera construit un grand parking. Dans la journée de lundi, les agents communaux ont rappelé l’ultimatum. Mais les vendeurs n’ont pas voulu y croire, " on pensait que la Communauté n’allait pas réagir de si tôt. J’ai été très surpris ce matin de trouver tout en cendre et ça m’a fait énormément souffrir intérieurement ", dit " Luis Figo ", vendeur de vêtements. Les travaux ont déjà été lancés où on vendait des livres auparavant, et pour cette raison, certains bouquinistes sont allés s’installer avec ceux des vêtements et chaussures.

Toutefois, des commerçants se sont réunis pour réfléchir sur leur sort et ont fini par trouver une solution qui leur convient à tous : s’installer juste en face de l’ancienne gare routière, près de l’ " immeuble de la mort ", sur les rails, pour continuer leur commerce. " Nous sommes en train de défricher juste en face d’ici pour nous installer de nouveau, et j’espère que " Jack Bauer " [le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine Gilbert Tsimi] ne viendra pas nous demander de quitter, parce que si c’est le cas, je ne saurai plus quoi faire ", affirme encore Luis Figo. " Je vis de tout ceci. S’ils viennent et nous demandent de partir, alors, j’irai me chercher ailleurs. J’ai une famille à nourrir et je n’ai aucunement l’intention de baisser les bras ", appuie Kamaya, vendeur de chaussures.

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Les artistes cogitent

Les premières assises camerounaises des entreprises et industries culturelles de l’espace francophone se tiennent à l’Iric depuis lundi.

Alain TCHAKOUNTE –

«Je vais concilier l’art, le marché et la diffusion. S’il n’y a pas de cachet, je ne joue pas. » Les positions de Marlyse Beté, jeune artiste semblent excessives. Mais elles traduisent le dilemme des créateurs aujourd’hui : faire de l’art pour l’art, ou alors transformer leurs structures artistiques en PME culturelles économiquement viables. C’est là l’un des débats qui se sont tenus lundi à l’Institut des relations internationales du Cameroun, dans le cadre des assises camerounaises des entreprises et industries culturelles de l’espace francophone. « L’une des préoccupations récurrentes de ces entreprises est la nécessité de se structurer en interne, explique Michel Archange Tonye, délégué provincial de la Culture pour le Centre. La faiblesse de ces structures est réelle, le manque de moyen de ses membres criard. Et chaque fois, ils sont obligés de se tourner vers les institutions comme le Mincult ». Le ministère, selon lui, doit jouer le rôle d’interface entre associations et structures de financement.

Pour Gabriel Fomogne, artiste, le problème c’est qu’en Afrique, une seule personne veut tout faire. « On est créateur, acteur, réalisateur, promoteur et diffuseur. Le métier n’est pas structuré. Il faut savoir qui fait quoi. Quand il y a un film qui est terminé, il faut savoir à qui s’adresser. Mais aussi, en ce qui concerne le cinéma, il faut penser à une écriture et à des moyens qui soient universellement accessibles. Qu’un film, quand il est fait, soit visible sans problèmes, à Ouagadougou, Yaoundé ou Paris », soutient-il. Des suggestions existent, venant essentiellement du ministère des PME, de l’Economie sociale et de l’Artisanat, qui pense que l’élaboration d’un code sectoriel des entreprises culturelles est nécessaire (le Mincult interpellé), comme cela se fait déjà au niveau des PME. De même que les regroupements entre entreprises culturelles, pour avoir accès aux crédits bancaires, sont encouragés.

Ouvertes lundi par le Mincult Ama Tutu Muna, ces assises se tiennent en marge des Scènes du théâtre francophone. Plusieurs experts donnent dans des ateliers et conférences une meilleure visibilité aux entreprises culturelles. Mais aussi, les cogitations de haut niveau permettraient, selon les organisateurs, de susciter la mobilisation des institutions publiques camerounaises ou des opérateurs privés. Afin de leur permettre d’élaborer des projets de développement et de lutte contre la pauvreté. Un mémorandum de propositions allant dans ce sens est attendu à la fin des travaux, prévue aujourd’hui.

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