Non classé

Incendie à Bonadibong

Une dizaine de familles sans abri

La « catastrophe » serait due à une négligence dans les activités ménagères. Sept maisons détruites et une trentaine de personnes à la belle étoile.

Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé, n’est pas seul à faire des sans abris. Le feu aussi lui prête main forte dans les opérations de destruction des logis et des biens de familles apparemment mal lotis. Hier, 04 août 2008 à Douala, un incendie s’est déclaré au quartier Bonadibong, au lieu-dit « ancien troisième ». C’était vers vingt heures, alors que l’essentiel des familles du coin s’était déjà regroupé autour du petit écran pour visionner Paloma, l’une des séries les plus prisées en ce moment sur une chaîne de télévision au Cameroun. Pendant que les membres de chaque cellule familiale rivalisaient d’attention pour mieux percevoir l’intrigue qui se noue depuis quelques semaines, l’alerte est lancée. Des flammes, hautes comme des arbres de forêt équatoriale ayant atteint la « ménopause », lèchent des mûrs et surplombent des toits à une vitesse vertigineuse. Leur développement est facilité à la fois par le contenu des maisons (matelas, lits en bois) et les matériaux de construction (tôle, bois, tissus, …).
Comme un seul homme, tout le quartier est sorti. Chacun cherchait à sauver ce qu’il a d’essentiel. Les hommes soulevaient des lits et autres meubles pour prendre leur trésor (documents importants, argent, …) tandis que les femmes tentaient de préserver leurs vêtements et ustensiles de cuisine. Après un moment d’étourdissement, les habitants ont à commercé à éteindre la marre de feu avec des moyens rudimentaires : des sceaux d’eau surtout. Pour éviter une communication rapide d’une maison à l’autre, ils enlevaient des tôles, coupaient les fils de courant électrique, et détruisaient même certains baraquements en planches. C’est pendant qu’ils se débrouillaient comme des vers de terre tombés dans un bataillon de fourmis magnan que les sapeurs pompiers de Ngodi sont arrivés avec une voiture « anti incendie » pour maîtriser la furie des flammes autour de 20h30. « Nous avons aperçu les flammes à partir de notre base », affirme un sapeur pompier.
Au sujet des causes de l’incendie, les idées ne sont pas encore clairement fixées. Mais dans le feu de l’action, les victimes formulent l’hypothèse d’une négligence de ménagère. « Le feu est parti d’un « appartement » où quelqu’un a mis de l’huile au feu et est allé regarder Paloma chez le voisin. Surchauffée, cette huile a produit le feu qui s’est par la suite développé », témoigne une victime. C’est la troisième fois en cinq mois que ce genre d’incendie se produit dans ce quartier populeux où la promiscuité semble être la chose la mieux partagée. Les plus récentes ont eu lieu entre avril et mai ; elles ont toujours laissé des familles sans abri. Au moment où nous quittions les lieux du drame vers 21h30, les pompiers continuaient d’offrir leurs services. Mais déjà, on pouvait dénombrer sept maisons parties en fumée et une dizaine de famille sans abri. Seules les maisons en planche ont été carrément effacées. Celles en parpaings ont pu résister. 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Incendie à Bonadibong

Une dizaine de familles sans abri

La « catastrophe » serait due à une négligence dans les activités ménagères. Sept maisons détruites et une trentaine de personnes à la belle étoile.

Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé, n’est pas seul à faire des sans abris. Le feu aussi lui prête main forte dans les opérations de destruction des logis et des biens de familles apparemment mal lotis. Hier, 04 août 2008 à Douala, un incendie s’est déclaré au quartier Bonadibong, au lieu-dit « ancien troisième ». C’était vers vingt heures, alors que l’essentiel des familles du coin s’était déjà regroupé autour du petit écran pour visionner Paloma, l’une des séries les plus prisées en ce moment sur une chaîne de télévision au Cameroun. Pendant que les membres de chaque cellule familiale rivalisaient d’attention pour mieux percevoir l’intrigue qui se noue depuis quelques semaines, l’alerte est lancée. Des flammes, hautes comme des arbres de forêt équatoriale ayant atteint la « ménopause », lèchent des mûrs et surplombent des toits à une vitesse vertigineuse. Leur développement est facilité à la fois par le contenu des maisons (matelas, lits en bois) et les matériaux de construction (tôle, bois, tissus, …).
Comme un seul homme, tout le quartier est sorti. Chacun cherchait à sauver ce qu’il a d’essentiel. Les hommes soulevaient des lits et autres meubles pour prendre leur trésor (documents importants, argent, …) tandis que les femmes tentaient de préserver leurs vêtements et ustensiles de cuisine. Après un moment d’étourdissement, les habitants ont à commercé à éteindre la marre de feu avec des moyens rudimentaires : des sceaux d’eau surtout. Pour éviter une communication rapide d’une maison à l’autre, ils enlevaient des tôles, coupaient les fils de courant électrique, et détruisaient même certains baraquements en planches. C’est pendant qu’ils se débrouillaient comme des vers de terre tombés dans un bataillon de fourmis magnan que les sapeurs pompiers de Ngodi sont arrivés avec une voiture « anti incendie » pour maîtriser la furie des flammes autour de 20h30. « Nous avons aperçu les flammes à partir de notre base », affirme un sapeur pompier.
Au sujet des causes de l’incendie, les idées ne sont pas encore clairement fixées. Mais dans le feu de l’action, les victimes formulent l’hypothèse d’une négligence de ménagère. « Le feu est parti d’un « appartement » où quelqu’un a mis de l’huile au feu et est allé regarder Paloma chez le voisin. Surchauffée, cette huile a produit le feu qui s’est par la suite développé », témoigne une victime. C’est la troisième fois en cinq mois que ce genre d’incendie se produit dans ce quartier populeux où la promiscuité semble être la chose la mieux partagée. Les plus récentes ont eu lieu entre avril et mai ; elles ont toujours laissé des familles sans abri. Au moment où nous quittions les lieux du drame vers 21h30, les pompiers continuaient d’offrir leurs services. Mais déjà, on pouvait dénombrer sept maisons parties en fumée et une dizaine de famille sans abri. Seules les maisons en planche ont été carrément effacées. Celles en parpaings ont pu résister. 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Incendie à Bonadibong

Une dizaine de familles sans abri

La « catastrophe » serait due à une négligence dans les activités ménagères. Sept maisons détruites et une trentaine de personnes à la belle étoile.

Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé, n’est pas seul à faire des sans abris. Le feu aussi lui prête main forte dans les opérations de destruction des logis et des biens de familles apparemment mal lotis. Hier, 04 août 2008 à Douala, un incendie s’est déclaré au quartier Bonadibong, au lieu-dit « ancien troisième ». C’était vers vingt heures, alors que l’essentiel des familles du coin s’était déjà regroupé autour du petit écran pour visionner Paloma, l’une des séries les plus prisées en ce moment sur une chaîne de télévision au Cameroun. Pendant que les membres de chaque cellule familiale rivalisaient d’attention pour mieux percevoir l’intrigue qui se noue depuis quelques semaines, l’alerte est lancée. Des flammes, hautes comme des arbres de forêt équatoriale ayant atteint la « ménopause », lèchent des mûrs et surplombent des toits à une vitesse vertigineuse. Leur développement est facilité à la fois par le contenu des maisons (matelas, lits en bois) et les matériaux de construction (tôle, bois, tissus, …).
Comme un seul homme, tout le quartier est sorti. Chacun cherchait à sauver ce qu’il a d’essentiel. Les hommes soulevaient des lits et autres meubles pour prendre leur trésor (documents importants, argent, …) tandis que les femmes tentaient de préserver leurs vêtements et ustensiles de cuisine. Après un moment d’étourdissement, les habitants ont à commercé à éteindre la marre de feu avec des moyens rudimentaires : des sceaux d’eau surtout. Pour éviter une communication rapide d’une maison à l’autre, ils enlevaient des tôles, coupaient les fils de courant électrique, et détruisaient même certains baraquements en planches. C’est pendant qu’ils se débrouillaient comme des vers de terre tombés dans un bataillon de fourmis magnan que les sapeurs pompiers de Ngodi sont arrivés avec une voiture « anti incendie » pour maîtriser la furie des flammes autour de 20h30. « Nous avons aperçu les flammes à partir de notre base », affirme un sapeur pompier.
Au sujet des causes de l’incendie, les idées ne sont pas encore clairement fixées. Mais dans le feu de l’action, les victimes formulent l’hypothèse d’une négligence de ménagère. « Le feu est parti d’un « appartement » où quelqu’un a mis de l’huile au feu et est allé regarder Paloma chez le voisin. Surchauffée, cette huile a produit le feu qui s’est par la suite développé », témoigne une victime. C’est la troisième fois en cinq mois que ce genre d’incendie se produit dans ce quartier populeux où la promiscuité semble être la chose la mieux partagée. Les plus récentes ont eu lieu entre avril et mai ; elles ont toujours laissé des familles sans abri. Au moment où nous quittions les lieux du drame vers 21h30, les pompiers continuaient d’offrir leurs services. Mais déjà, on pouvait dénombrer sept maisons parties en fumée et une dizaine de famille sans abri. Seules les maisons en planche ont été carrément effacées. Celles en parpaings ont pu résister. 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Tendances théâtrales : Les metteurs en scène accusés de vouloir tout faire

Adaptations des romans réduites au silence, dramaturges de moins en moins sollicités.
Justin Blaise Akono –




D’une problématique inspirée d’un profane: les metteurs en scène camerounais adaptent beaucoup les romans, principalement ceux des Occidentaux. Est-ce à dire que les Camerounais n’écrivent pas de roman? Est-ce qu’il n’existe pas de pièce spécialement écrites pour le théâtre? Etc. Un flot de questions qui aboutissent à un constat: "La flamme de la créativité dramaturgique est toujours restée allumée. Le problème se pose en terme de créativité", selon François Bingono Bingono, comédien et metteur en scène de troupe Alabado Théâtre. Ce journaliste à la Cameroon radio television (Crtv) qui a déjà traversé plusieurs générations de comédiens souligne que depuis 1980, la tendance était orientée de moins en moins vers un théâtre classique occidental pour une promotion d’une dramaturgie ancestrale, basée sur les traditions.

Pour Marcellin Vounda Etoa, le directeur des Editions Clé, les adaptations des romans sont une influence du cinéma. "C’est au cinéma où la pénurie des bons scénarii a été constatée. Cette pratique est très récente dans le théâtre", constate-t-il. Il indique que, par tradition, le théâtre a produit de très grands textes. Des auteurs classiques tels que l’Anglais Shakespeare, les Français Molière et Corneille aux auteurs africains, en passant par les francophones qu’on évoque régulièrement, tels que Guillaume Oyono Mbia, Léopold Ferdinand Oyono. Ambroise Mbia se rappelle que des romans tels que "le Vieux nègre et la médaille" de Léopold Ferdinand Oyono ont été adaptés. "Il n’y avait pas beaucoup d’adaptation à l’époque. On écrivait même en langue locale", révèle-t-il.

L’Ivoirien Koffi Kwahulé, auteur de la pièce Jaz que Yaya Mbilé a mise en scène pour le festival de théâtre Scènes du théâtre francophone l’a avoué sur ces mêmes colonnes le 17 mars dernier: "Je pensais que le théâtre africain était d’abord camerounais". Comme le dit François Bingono Bingono, les pièces de théâtre ne manquent pas pour que les romans soient adaptés. D’ailleurs, les Editions Clé comptent dans leur catalogue 2008, 28 pièces de théâtre. Le festival les Scènes du théâtre francophone qui viennent de se tenir à Yaoundé ont démontré que la plupart des pièces programmées étaient, soit des créations des metteurs en scène, soit de ”mise” en scène des pièces de théâtre.

Conservation
L’objectif de ce festival étant de monter des pièces d’auteurs camerounais et à retenir les meilleurs. Quant aux auteurs, même si tous sont des dramaturges, ils ne venaient pas toujours du Cameroun. A l’instar de l’Ivoirien Koffi Kwahulé. "Les pièces sélectionnées au rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic) n’ont aucune nationalité. Nous privilégions le professionnalisme. Car, nous n’avons pas le droit d’avoir la moindre excuse pour le public", se défend Ambroise Mbia, le président des Retic, qui exige "qu’on écrive pour le théâtre. Il y a une écriture pour le théâtre", martèle Ambroise Mbia pour qui, tout le monde veut tout faire.

Il est soutenu dans cette position par Marcellin Vounda Etoa pour qui les metteurs en scène font déjà office d’auteurs. "Avant, ils prenaient les textes de grands dramaturges qu’ils montaient", se souvient-il. Même s’il comprend le fait que, aujourd’hui, les metteurs en scènes choisissent les textes qui tournent autour de deux ou trois personnes. Ceci réduisant les possibilités de circulation des grands textes. Avant, la création était prolixe. "Les auteurs de notre époque s’inspiraient de la tradition, de la vie quotidienne", se souvient aussi Ambroise Mbia qui est comédien depuis le début des années 60. Dans une inspiration commune Ambroise Mbia et Marcellin Vounda Etoa cite les noms des dramaturges camerounais tels Adamou Ndam Njoya, Rabiatou Njoya, le prince René Duala Belle, Alexandre Kouma Ndumbe, Hubert Mono Ndjana, Jean-Pierre Ngonda Nounga.

Comme une réplique, François Bingono Bingono estime que les metteurs en scène ne trouvent pas toujours des textes à leur convenance. Raison pour laquelle il y a souvent une espèce de guéguerre entre metteurs en scènes et auteurs. "Nous, metteurs en scènes, prenons les textes des les auteurs, qui souhaitent souvent que nous interprétions intégralement lesdits textes. Or, on prend souvent 60% du texte qu’on jette à la poubelle pour combler par le jeu car, la mise en scène est une recréation de l’œuvre écrite. Que les auteurs continuent à créer. Mais, qu’ils ne nous jettent pas la pierre" conseille-t-il.
L’Ivoirien Koffi Kwahulé, dramaturge, apporte du sien dans ce débat en avouant qu’il n’a jamais influencé un metteur en scène. "Je ne me suis jamais rendu aux répétitions de la pièce de théâtre faite à partir de ses textes. Sauf si je suis invité", confie-t-il. Tentant de jouer les arbitres dans ses oripeaux d’organisateur de festival, Ambroise Mbia utilise une métaphore en indiquant que, "au théâtre, l’auteur est le géniteur et le metteur en scène l’accoucheur". Cet accoucheur qui bénéficie, depuis quelques temps, des résidences d’écriture et des formations spécialisées à l’écriture pour pouvoir écrire ses propres textes. Mais, "nous souhaitons que les textes d’auteurs les inspirent afin qu’ils écrivent leurs textes, les éditent avant de les mettre, plus tard en scène. Tel est le canevas", tranche un éditeur, Marcellin Vounda Etoa

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.