Non classé

Médias : dans les secrets de l’opération Epervier

Le magazine Jeune Afrique Economie fait une incursion dans les dédales de la lutte contre la corruption au Cameroun.

La dernière édition du magazine Jeune Afrique Economie fait couler beaucoup de salive depuis le début de la semaine. C’est que le journal de Blaise Pascal Talla a frappé un grand coup, en réussissant notamment à faire parler le vice-Premier ministre, ministre de la Justice, garde des Sceaux. Amadou Ali fait d’ailleurs la une de ce numéro, sous le titre « Opération Epervier, la lutte de toujours de Paul Biya » Une manière de souligner d’emblée que la lutte contre la corruption est une préoccupation permanente du chef de l’Etat camerounais. Le magazine soutient d’ailleurs dans son dossier Cameroun (une quarantaine de pages), que « n’en déplaise aux observateurs malveillants, une analyse du discours de Paul Biya depuis 25 ans montre combien la lutte anticorruption est chez lui une préoccupation constante et sincère », lit-on en page 18. Des propos illustrés par les instruments de la lutte, que sont le Programme national de gouvernance, la Commission national anticorruption, l’Agence nationale d’investigation financière… Sans oublier le Contrôle supérieur de l’Etat.

Le journal note donc qu’après 25 ans de sensibilisation, un coup d’accélérateur est donné. A côté de la création de toutes ces instances vouées à signer l’arrêt de mort de l’impunité, des actions d’éclats sont venues donner un contenu concret à la nouvelle dynamique. L’heure est venue de rendre compte, de « rendre gorge », pour reprendre une expression chère au président. Pour les illustrations, on est plutôt bien servi. Témoin : ce bilan de la première phase de la fameuse opération Epervier. Feicom, Sic, Port autonome de Douala. Et aussi les nouvelles arrestations (Abah Abah, Olanguena Awono, Forjindam…)

Et pour bien marquer le coup, JAE publie une « liste confidentielle » des personnalités dont les comptes bancaires à l’étranger sont actuellement en examen. Elle accompagne un article intitulé « Paul Biya n’a pas fini de surprendre », qui fait état d’enquêtes qui seraient actuellement menées sur certaines hautes personnalités de la République, dans un entretien accordé par Amadou Ali à Blaise Pascal Talla.

Dans la même livraison, le vice-PM déclare que ce qu’on appelle aujourd’hui Opération Epervier, la lutte contre le détournement des deniers publics a toujours existé. Amadou Ali se veut d’ailleurs serein et rassurant face à l’interviewer curieux de savoir si l’opération va se poursuivre : « Elle existe et continuera d’exister dès lors que le phénomène lui-même n’est malheureusement pas voué à cesser d’exister. » L’entretien évoque également des sujets forts comme la corruption des magistrats, les droits de l’homme, le surpeuplement des prisons camerounaises… ces prisons qui semblent désormais faire le plein de VIP !

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Médias : dans les secrets de l’opération Epervier

Le magazine Jeune Afrique Economie fait une incursion dans les dédales de la lutte contre la corruption au Cameroun.

La dernière édition du magazine Jeune Afrique Economie fait couler beaucoup de salive depuis le début de la semaine. C’est que le journal de Blaise Pascal Talla a frappé un grand coup, en réussissant notamment à faire parler le vice-Premier ministre, ministre de la Justice, garde des Sceaux. Amadou Ali fait d’ailleurs la une de ce numéro, sous le titre « Opération Epervier, la lutte de toujours de Paul Biya » Une manière de souligner d’emblée que la lutte contre la corruption est une préoccupation permanente du chef de l’Etat camerounais. Le magazine soutient d’ailleurs dans son dossier Cameroun (une quarantaine de pages), que « n’en déplaise aux observateurs malveillants, une analyse du discours de Paul Biya depuis 25 ans montre combien la lutte anticorruption est chez lui une préoccupation constante et sincère », lit-on en page 18. Des propos illustrés par les instruments de la lutte, que sont le Programme national de gouvernance, la Commission national anticorruption, l’Agence nationale d’investigation financière… Sans oublier le Contrôle supérieur de l’Etat.

Le journal note donc qu’après 25 ans de sensibilisation, un coup d’accélérateur est donné. A côté de la création de toutes ces instances vouées à signer l’arrêt de mort de l’impunité, des actions d’éclats sont venues donner un contenu concret à la nouvelle dynamique. L’heure est venue de rendre compte, de « rendre gorge », pour reprendre une expression chère au président. Pour les illustrations, on est plutôt bien servi. Témoin : ce bilan de la première phase de la fameuse opération Epervier. Feicom, Sic, Port autonome de Douala. Et aussi les nouvelles arrestations (Abah Abah, Olanguena Awono, Forjindam…)

Et pour bien marquer le coup, JAE publie une « liste confidentielle » des personnalités dont les comptes bancaires à l’étranger sont actuellement en examen. Elle accompagne un article intitulé « Paul Biya n’a pas fini de surprendre », qui fait état d’enquêtes qui seraient actuellement menées sur certaines hautes personnalités de la République, dans un entretien accordé par Amadou Ali à Blaise Pascal Talla.

Dans la même livraison, le vice-PM déclare que ce qu’on appelle aujourd’hui Opération Epervier, la lutte contre le détournement des deniers publics a toujours existé. Amadou Ali se veut d’ailleurs serein et rassurant face à l’interviewer curieux de savoir si l’opération va se poursuivre : « Elle existe et continuera d’exister dès lors que le phénomène lui-même n’est malheureusement pas voué à cesser d’exister. » L’entretien évoque également des sujets forts comme la corruption des magistrats, les droits de l’homme, le surpeuplement des prisons camerounaises… ces prisons qui semblent désormais faire le plein de VIP !

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Médias : dans les secrets de l’opération Epervier

Le magazine Jeune Afrique Economie fait une incursion dans les dédales de la lutte contre la corruption au Cameroun.

La dernière édition du magazine Jeune Afrique Economie fait couler beaucoup de salive depuis le début de la semaine. C’est que le journal de Blaise Pascal Talla a frappé un grand coup, en réussissant notamment à faire parler le vice-Premier ministre, ministre de la Justice, garde des Sceaux. Amadou Ali fait d’ailleurs la une de ce numéro, sous le titre « Opération Epervier, la lutte de toujours de Paul Biya » Une manière de souligner d’emblée que la lutte contre la corruption est une préoccupation permanente du chef de l’Etat camerounais. Le magazine soutient d’ailleurs dans son dossier Cameroun (une quarantaine de pages), que « n’en déplaise aux observateurs malveillants, une analyse du discours de Paul Biya depuis 25 ans montre combien la lutte anticorruption est chez lui une préoccupation constante et sincère », lit-on en page 18. Des propos illustrés par les instruments de la lutte, que sont le Programme national de gouvernance, la Commission national anticorruption, l’Agence nationale d’investigation financière… Sans oublier le Contrôle supérieur de l’Etat.

Le journal note donc qu’après 25 ans de sensibilisation, un coup d’accélérateur est donné. A côté de la création de toutes ces instances vouées à signer l’arrêt de mort de l’impunité, des actions d’éclats sont venues donner un contenu concret à la nouvelle dynamique. L’heure est venue de rendre compte, de « rendre gorge », pour reprendre une expression chère au président. Pour les illustrations, on est plutôt bien servi. Témoin : ce bilan de la première phase de la fameuse opération Epervier. Feicom, Sic, Port autonome de Douala. Et aussi les nouvelles arrestations (Abah Abah, Olanguena Awono, Forjindam…)

Et pour bien marquer le coup, JAE publie une « liste confidentielle » des personnalités dont les comptes bancaires à l’étranger sont actuellement en examen. Elle accompagne un article intitulé « Paul Biya n’a pas fini de surprendre », qui fait état d’enquêtes qui seraient actuellement menées sur certaines hautes personnalités de la République, dans un entretien accordé par Amadou Ali à Blaise Pascal Talla.

Dans la même livraison, le vice-PM déclare que ce qu’on appelle aujourd’hui Opération Epervier, la lutte contre le détournement des deniers publics a toujours existé. Amadou Ali se veut d’ailleurs serein et rassurant face à l’interviewer curieux de savoir si l’opération va se poursuivre : « Elle existe et continuera d’exister dès lors que le phénomène lui-même n’est malheureusement pas voué à cesser d’exister. » L’entretien évoque également des sujets forts comme la corruption des magistrats, les droits de l’homme, le surpeuplement des prisons camerounaises… ces prisons qui semblent désormais faire le plein de VIP !

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

L’éclairage de Tony Mefe:« On a posé les bases à cette édition»

L’éclairage de Tony Mefe, directeur des Scènes du théâtre francophone.
Propos recueillis par AT –

Des scènes nationales on est passé aux scènes francophones. Quel regard portez-vous sur le changement de cap opéré par votre festival ?

Après quatre ans, on fait une petite analyse simple. Si on continue de rester festival national, on ne va pas satisfaire à l’autre objectif du projet qui est de permettre à la jeune scène théâtrale camerounaise d’émerger et d’aller à l’international. Parce que simplement, faire venir des professionnels du circuit international, ça suppose leur proposer une offre beaucoup plus large. Malheureusement, nous n’avions pas la garantie du financement nous permettant d’inviter les gens. Simplement en ouvrant le festival à l’international, mais en continuant de garder le concours comme l’événement majeur et consacré à la jeune création théâtrale camerounaise, on a de cette ouverture, la possibilité de faire venir des professionnels, et des directeurs et les responsables des lieux de diffusion d’ailleurs. Ceux-ci auront un choix beaucoup plus large, en mettant l’accent sur le théâtre camerounais et de la sous-région.

Reste quand même qu’il faudra que ces compagnies camerounaises s’affrontent à d’autres. Ce qui n’a pas été le cas…

On n’a pas vu de compagnies internationales parce que c’est une perspective. On pose les bases à cette édition, en disant voici ce qui se fait au Cameroun, mais on aspire à ça. A partir de la prochaine édition, on va intégrer. Je peux dire aujourd’hui que je sais exactement quel sera le projet et quelle sera la programmation 2009. C’est l’année prochaine que la rencontre entre le public et les compagnies francophones va se faire.

Il y a cependant eu beaucoup de ratées pendant cette édition…

J’avoue honnêtement qu’on s’était fixé des objectifs de public, on ne les a pas atteints. Parce que nous travaillons davantage à la création des publics. Mon implication dans l’organisation des assises des entreprises et des industries culturelles de l’espace francophone, organisés par l’ambassade de France, le Minrex et le Mincult, ont un peu eu une incidence sur l’organisation générale du festival, parce qu’il est parfois difficile de se départager. Et surtout que mon principal collaborateur n’était pas là. Il fallait que je m’appuie sur de jeunes stagiaires. C’est un semi-échec, mais cela permet d’avoir une vraie réflexion sur l’organisation des Scènes du théâtre francophone. Le projet doit-il rester un programme de Scènes d’ébène, ou devenir une structure autonome. Je crois que c’est par là que nous sommes en train d’aller. J’en faisais la proposition à Kayou, le président de l’association. L’idée serait de former une quinzaine de jeunes, et on en sélectionnerait cinq, qui porteraient le projet des Scènes du théâtre francophone. Je crois que cela est possible.

N’est-ce pas aussi lié à ce changement de cap, que le public n’a pas toujours compris ?

L’analyse que je fais, je pense que le festival a été trop long. On a proposé trois semaines de théâtre. A un moment, j’ai senti de la lassitude, même du côté de la presse qui généralement est très présente sur les Scènes. Et cette lassitude, je l’ai aussi perçue auprès du public. Toutes ces réflexions vont nous permettre de faire un projet beaucoup plus fort pour 2009.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.