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perquisition à la prison de Kondengui

La prison centrale de Yaoundé a été fouillée de fond en comble par les éléments de l’administration pénitentiaire et de la gendarmerie. Les raisons de cette perquisition restent floues.

Branle-bas bas à la prison centrale de Yaoundé. Les détenus de ce pénitencier ont reçu la visite inopinée de cinq éléments de la légion de gendarmerie du Centre. Aidés des gardiens de prison, ils ont passé les cellules de la prison de Kondengui au peigne fin sous la supervision de quelques autorités dont Jean Baptiste Bokam, secrétaire d’Etat à la défense, Emmanuel Ngafesson, secrétaire d’Etat à l’Administration pénitentiaire, Colonel Tchinda, le commandant des groupements de gendarmerie du Mfoundi… et le régisseur de la prison principale de Yaoundé, Endeng Zogo appelé en renfort.
“ C’est une fouille périodique mixte ”, indique un geôlier. Le butin de la fouille en question n’a rien à envier à la caverne d’Ali Baba. Stupéfiants, lames, couteaux, couverts de table transformés en armes blanches, des dizaines de téléphones portables, et des sommes d’argent dont le montant total s’élève à environ 4,582 millions de Fcfa. La législation en vigueur interdit aux détenus de posséder des sommes de plus de 20 milles francs Cfa. Mais deux détenus reconnus dans la prison comme des “ commerçants ” possédaient des sommes de 400 et 500 mille francs chacun, tandis que l’ex-ministre de la Santé publique a été surpris avec près de 68 000 Fcfa. Ses ex-confrères du gouvernement étaient dans les normes selon nos sources. D’autres sources révèlent qu’une balle réelle d’arme à feu a été trouvée dans l’un des quartiers du secteur dit “ Kosovo ”.
Jusqu’à 17h hier, le hall de la prison centrale était encore parsemé d’ordures et autres détritus extraits des cellules. Des gardiens de prison continuaient de fouiller dans le tas. “ C’est aux environs de 10 h que la fouille a commencé ”, affirme une source qui indique en outre que c’est au cours du rassemblement d’hier matin que la majorité de ses collègues et lui ont été informés. “ Moi j’ai été surpris ”, ajoute-t-elle. Mais la raison de la fouille reste taboue. Pour certains geôliers, le lien entre l’opération et la présence de plus en plus importante d’anciens hauts commis de l’Etat est “ évidente ”.
“ Vous savez, on peut tout organiser à partir d’une prison. Si les gens peuvent téléphoner, c’est qu’ils ne sont plus en prison ”, observe un officier supérieur de la gendarmerie. “ C’est un contrôle de routine comme le prévoit le règlement ”, assure un gardien de prison. Selon lui, la fréquence de ces perquisitions n’est pas observée pour des raisons d’insuffisance du personnel ; une centaine de gardiens de prison pour près de 4 600 détenus. Il croit savoir que ce type de contrôle va s’étendre à toutes les prisons du Cameroun dans un futur proche. 

Par Edouard TAMBA

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perquisition à la prison de Kondengui

La prison centrale de Yaoundé a été fouillée de fond en comble par les éléments de l’administration pénitentiaire et de la gendarmerie. Les raisons de cette perquisition restent floues.

Branle-bas bas à la prison centrale de Yaoundé. Les détenus de ce pénitencier ont reçu la visite inopinée de cinq éléments de la légion de gendarmerie du Centre. Aidés des gardiens de prison, ils ont passé les cellules de la prison de Kondengui au peigne fin sous la supervision de quelques autorités dont Jean Baptiste Bokam, secrétaire d’Etat à la défense, Emmanuel Ngafesson, secrétaire d’Etat à l’Administration pénitentiaire, Colonel Tchinda, le commandant des groupements de gendarmerie du Mfoundi… et le régisseur de la prison principale de Yaoundé, Endeng Zogo appelé en renfort.
“ C’est une fouille périodique mixte ”, indique un geôlier. Le butin de la fouille en question n’a rien à envier à la caverne d’Ali Baba. Stupéfiants, lames, couteaux, couverts de table transformés en armes blanches, des dizaines de téléphones portables, et des sommes d’argent dont le montant total s’élève à environ 4,582 millions de Fcfa. La législation en vigueur interdit aux détenus de posséder des sommes de plus de 20 milles francs Cfa. Mais deux détenus reconnus dans la prison comme des “ commerçants ” possédaient des sommes de 400 et 500 mille francs chacun, tandis que l’ex-ministre de la Santé publique a été surpris avec près de 68 000 Fcfa. Ses ex-confrères du gouvernement étaient dans les normes selon nos sources. D’autres sources révèlent qu’une balle réelle d’arme à feu a été trouvée dans l’un des quartiers du secteur dit “ Kosovo ”.
Jusqu’à 17h hier, le hall de la prison centrale était encore parsemé d’ordures et autres détritus extraits des cellules. Des gardiens de prison continuaient de fouiller dans le tas. “ C’est aux environs de 10 h que la fouille a commencé ”, affirme une source qui indique en outre que c’est au cours du rassemblement d’hier matin que la majorité de ses collègues et lui ont été informés. “ Moi j’ai été surpris ”, ajoute-t-elle. Mais la raison de la fouille reste taboue. Pour certains geôliers, le lien entre l’opération et la présence de plus en plus importante d’anciens hauts commis de l’Etat est “ évidente ”.
“ Vous savez, on peut tout organiser à partir d’une prison. Si les gens peuvent téléphoner, c’est qu’ils ne sont plus en prison ”, observe un officier supérieur de la gendarmerie. “ C’est un contrôle de routine comme le prévoit le règlement ”, assure un gardien de prison. Selon lui, la fréquence de ces perquisitions n’est pas observée pour des raisons d’insuffisance du personnel ; une centaine de gardiens de prison pour près de 4 600 détenus. Il croit savoir que ce type de contrôle va s’étendre à toutes les prisons du Cameroun dans un futur proche. 

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La prison centrale de Yaoundé a été fouillée de fond en comble par les éléments de l’administration pénitentiaire et de la gendarmerie. Les raisons de cette perquisition restent floues.

Branle-bas bas à la prison centrale de Yaoundé. Les détenus de ce pénitencier ont reçu la visite inopinée de cinq éléments de la légion de gendarmerie du Centre. Aidés des gardiens de prison, ils ont passé les cellules de la prison de Kondengui au peigne fin sous la supervision de quelques autorités dont Jean Baptiste Bokam, secrétaire d’Etat à la défense, Emmanuel Ngafesson, secrétaire d’Etat à l’Administration pénitentiaire, Colonel Tchinda, le commandant des groupements de gendarmerie du Mfoundi… et le régisseur de la prison principale de Yaoundé, Endeng Zogo appelé en renfort.
“ C’est une fouille périodique mixte ”, indique un geôlier. Le butin de la fouille en question n’a rien à envier à la caverne d’Ali Baba. Stupéfiants, lames, couteaux, couverts de table transformés en armes blanches, des dizaines de téléphones portables, et des sommes d’argent dont le montant total s’élève à environ 4,582 millions de Fcfa. La législation en vigueur interdit aux détenus de posséder des sommes de plus de 20 milles francs Cfa. Mais deux détenus reconnus dans la prison comme des “ commerçants ” possédaient des sommes de 400 et 500 mille francs chacun, tandis que l’ex-ministre de la Santé publique a été surpris avec près de 68 000 Fcfa. Ses ex-confrères du gouvernement étaient dans les normes selon nos sources. D’autres sources révèlent qu’une balle réelle d’arme à feu a été trouvée dans l’un des quartiers du secteur dit “ Kosovo ”.
Jusqu’à 17h hier, le hall de la prison centrale était encore parsemé d’ordures et autres détritus extraits des cellules. Des gardiens de prison continuaient de fouiller dans le tas. “ C’est aux environs de 10 h que la fouille a commencé ”, affirme une source qui indique en outre que c’est au cours du rassemblement d’hier matin que la majorité de ses collègues et lui ont été informés. “ Moi j’ai été surpris ”, ajoute-t-elle. Mais la raison de la fouille reste taboue. Pour certains geôliers, le lien entre l’opération et la présence de plus en plus importante d’anciens hauts commis de l’Etat est “ évidente ”.
“ Vous savez, on peut tout organiser à partir d’une prison. Si les gens peuvent téléphoner, c’est qu’ils ne sont plus en prison ”, observe un officier supérieur de la gendarmerie. “ C’est un contrôle de routine comme le prévoit le règlement ”, assure un gardien de prison. Selon lui, la fréquence de ces perquisitions n’est pas observée pour des raisons d’insuffisance du personnel ; une centaine de gardiens de prison pour près de 4 600 détenus. Il croit savoir que ce type de contrôle va s’étendre à toutes les prisons du Cameroun dans un futur proche. 

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A Yaoundé, ça danse !

Le festival Abok i Ngoma a été lancé ce week-end dans la capitale. –

Le spectacle gratuit a semblé surprendre bon nombre d’habitants de Yaoundé samedi dernier. Partie du ministère de la Culture, une procession, véritable marée humaine aux tons multicolores, a déferlé sur le bitume, retenant l’attention des commerçants, esthéticiennes et autres curieux le long du parcours. Au petit marché voisin de la Chambre de Commerce, les vendeuses se sont même mêlées à l’ambiance carnavalesque. Un pas de danse par-ci, des youyous par là, dans la foulée des grelots, balafons et coups de sifflet rythmant la marche. La foule bariolée descend ensuite la Montée Ane rouge avant de bifurquer vers le carrefour Elig-Essono. Direction, l’espace Oyenga, qui abritera le village du festival, étalé jusqu’au 3 avril prochain.

Pour Elise Mballa Meka, promotrice de l’événement, il s’agit de donner à l’opinion une autre idée de la danse. « Vous avez pour ce défilé quelque six cents danseurs. Ce qui prouve que la danse existe, que c’est un métier dont des gens vivent. Nous recherchons ici l’adhésion du public et des politiques », a-t-elle déclaré à la presse à mi-parcours du défilé. Cette adhésion peut être renforcée par la qualité des spectacles programmés. Des compagnies venues d’une quinzaine de pays (d’Afrique, d’Europe et des Etats-Unis) proposent leur savoir-faire au public depuis samedi, avec l’ouverture qui a eu lieu au centre culturel français de Yaoundé. Autres sites des « hostilités », l’espace Oyenga et le Palais des congrès, qui abrite notamment aujourd’hui des spectacles de danse patrimoniale du Cameroun, du Congo Brazzaville et de la Guinée.

Le menu d’Abok i Ngoma version 2008 prévoit autre chose que la danse et les percussions. Ainsi, ce matin au village du festival une table ronde sur « la reconversion du danseur » est annoncée. Mercredi, le même espace accueillera une conférence sur le droit d’auteur et les droits voisins des artistes interprètes.

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