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Opération épervier : Les conditions de détention des prévenus durcissent



Leurs conseils dénoncent l’interdiction de visite, l’organisation de fouilles à des heures indues et retrait du couvert.
Léger Ntiga


La scène passe pour être banale depuis le premier exercice de ce qui est désormais considéré comme une série pour les locataires de la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. Lundi, 1er septembre 2008 vers 22h en effet, des forces de gendarmerie et de police ont investi le pénitencier pour une fouille inopinée. A en croire des témoins, le régisseur de cet établissement carcéral, Francis Nkemanda a été lui-même tiré de sommeil. "Preuve qu’il n’a pas été prévenu de l’arrivée de la délégation conduite par des directeurs du ministère de la Justice", croit savoir gardien de prison qui a requis l’anonymat.
Sans avoir rien trouvé de bon au cours de cette "perquisition", les équipes en charge, ont retiré aux prévenus Jean-Marie Atangana Mebara, Polycarpe Abah Abah, Urbain Olanguena Awono, André Boto à Ngon, etc., des fourchettes jetables en plastique.

Cette mesure s’ajoute à celles déjà prises depuis l’incarcération de l’ancien secrétaire général de la présidence de la République, Jean-Marie Atangana Mebara. Les restrictions appliquées à ce prévenu et à ses pairs s’articulent notamment autour de l’interdiction de visite y compris de leur famille proche. M. Atangana Mebara par exemple est interdit de recevoir, son épouse, ses enfants ou tout autre parent.
Ces mesures sont "totalement illégales", clame un avocat proche du dossier. "Le nouveau code de procédure pénale prévoit que le prévu a droit aux visites de son médecin, des enfants, de son épouse, etc.", poursuit l’avocat qui ne manque pas de dénoncer "des conditions inhumaines de détention". Les avocats des personnes en détention à la prison de Kondengui auraient à cet effet, adressé des correspondances ans ce sens, au garde des Sceaux et au procureur de la République. Ce regroupement des membres du barreau pourrait d’ailleurs donner une conférence de presse à ce propos, dans les prochains jours.

Témoignages
Approchés, certains d’entre eux ont fait savoir qu’ils fustigent entre autres, "des fouilles inopinées à temps et à contretemps par des forces de sécurité et autorités extrajudiciaires, l’instrumentalisation de l’opinion qu’on prépare chaque jour sur l’éventualité d’une évasion en préparation par les détenus et des humiliations en tout genre comme manger avec des mains. Ceci nous fait peur et pousse à croire qu’à celle allure, on risque de simuler une évasion pour perpétrer une exécution extrajudiciaire à la prison de Kondengui dans les jours à venir", indiquent-ils. Ce d’autant que samedi, 30 août dernier, selon des témoignages concordants, différents points de la capitale camerounaise ont été bouclés par des troupes d’élite au prétexte d’une tentative d’évasion. Ce jour-là aussi, la prison été passée au peigne fin.

A l’origine de cette autre opération spéciale, une rumeur faisant état de ce que Mgr François Xavier Amara avait extrait M. Atangana Mebara de la prison. La prison centrale de Yaoundé vit à ce rythme là, depuis l’arrivée, le 06 août 2008, de l’ancien ministre d’Etat en charge des Relations extérieures dans le pénitencier. C’est ainsi qu’une rafle ayant mis à con tribution plus de 500 gendarmes armés jusqu’aux dents a permis de récupérer plus de douze millions aux détenus, le 11 août 2008. Aux dires des témoins de cette opération mixte orchestrée par la tutelle qu’est le ministère de la Justice et conduite par les éléments de la gendarmerie nationale et les gardiens de prison, sous l’encadrement des secrétaires d’Etat à la Justice et à la Gendarmerie nationale, elle a permis de "sortir" des vins de marque, du champagne, des téléphones et ordinateurs portables.

Selon des sources, les soldats ont également emporté des téléviseurs, dans l’optique de les démonter et vérifier s’ils ne servent pas de cache pour certaines choses prohibées par la prison. Notamment le chanvre indien, les armes blanches (couteaux, machettes, poinçons, etc.), les fortes sommes d’argent, les téléphones portables ou autres matériels multimédias. D’ailleurs, le chanvre indien a aussi été retrouvé après l’opération "coup de force". La descente hier, des gendarmes à la prison centrale de Yaoundé intervient dans un contexte où de nombreux hauts fonctionnaires accusés de malversations financières sont placés sous mandat de dépôt. Des arguments par rapport auxquels, les avocats restent dubitatifs. "La tentative d’évasion est une infraction. De même que la détention des effets interdits. Si des détenus ont été surpris de l’un ou l’autre, qu’on les traduise en justice", lance, indigné un avocat qui soutient que pendant ce temps, déjà à la retraite, Claire Nyangan se trouve en mission en Europe.

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La scène passe pour être banale depuis le premier exercice de ce qui est désormais considéré comme une série pour les locataires de la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. Lundi, 1er septembre 2008 vers 22h en effet, des forces de gendarmerie et de police ont investi le pénitencier pour une fouille inopinée. A en croire des témoins, le régisseur de cet établissement carcéral, Francis Nkemanda a été lui-même tiré de sommeil. "Preuve qu’il n’a pas été prévenu de l’arrivée de la délégation conduite par des directeurs du ministère de la Justice", croit savoir gardien de prison qui a requis l’anonymat.
Sans avoir rien trouvé de bon au cours de cette "perquisition", les équipes en charge, ont retiré aux prévenus Jean-Marie Atangana Mebara, Polycarpe Abah Abah, Urbain Olanguena Awono, André Boto à Ngon, etc., des fourchettes jetables en plastique.

Cette mesure s’ajoute à celles déjà prises depuis l’incarcération de l’ancien secrétaire général de la présidence de la République, Jean-Marie Atangana Mebara. Les restrictions appliquées à ce prévenu et à ses pairs s’articulent notamment autour de l’interdiction de visite y compris de leur famille proche. M. Atangana Mebara par exemple est interdit de recevoir, son épouse, ses enfants ou tout autre parent.
Ces mesures sont "totalement illégales", clame un avocat proche du dossier. "Le nouveau code de procédure pénale prévoit que le prévu a droit aux visites de son médecin, des enfants, de son épouse, etc.", poursuit l’avocat qui ne manque pas de dénoncer "des conditions inhumaines de détention". Les avocats des personnes en détention à la prison de Kondengui auraient à cet effet, adressé des correspondances ans ce sens, au garde des Sceaux et au procureur de la République. Ce regroupement des membres du barreau pourrait d’ailleurs donner une conférence de presse à ce propos, dans les prochains jours.

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Approchés, certains d’entre eux ont fait savoir qu’ils fustigent entre autres, "des fouilles inopinées à temps et à contretemps par des forces de sécurité et autorités extrajudiciaires, l’instrumentalisation de l’opinion qu’on prépare chaque jour sur l’éventualité d’une évasion en préparation par les détenus et des humiliations en tout genre comme manger avec des mains. Ceci nous fait peur et pousse à croire qu’à celle allure, on risque de simuler une évasion pour perpétrer une exécution extrajudiciaire à la prison de Kondengui dans les jours à venir", indiquent-ils. Ce d’autant que samedi, 30 août dernier, selon des témoignages concordants, différents points de la capitale camerounaise ont été bouclés par des troupes d’élite au prétexte d’une tentative d’évasion. Ce jour-là aussi, la prison été passée au peigne fin.

A l’origine de cette autre opération spéciale, une rumeur faisant état de ce que Mgr François Xavier Amara avait extrait M. Atangana Mebara de la prison. La prison centrale de Yaoundé vit à ce rythme là, depuis l’arrivée, le 06 août 2008, de l’ancien ministre d’Etat en charge des Relations extérieures dans le pénitencier. C’est ainsi qu’une rafle ayant mis à con tribution plus de 500 gendarmes armés jusqu’aux dents a permis de récupérer plus de douze millions aux détenus, le 11 août 2008. Aux dires des témoins de cette opération mixte orchestrée par la tutelle qu’est le ministère de la Justice et conduite par les éléments de la gendarmerie nationale et les gardiens de prison, sous l’encadrement des secrétaires d’Etat à la Justice et à la Gendarmerie nationale, elle a permis de "sortir" des vins de marque, du champagne, des téléphones et ordinateurs portables.

Selon des sources, les soldats ont également emporté des téléviseurs, dans l’optique de les démonter et vérifier s’ils ne servent pas de cache pour certaines choses prohibées par la prison. Notamment le chanvre indien, les armes blanches (couteaux, machettes, poinçons, etc.), les fortes sommes d’argent, les téléphones portables ou autres matériels multimédias. D’ailleurs, le chanvre indien a aussi été retrouvé après l’opération "coup de force". La descente hier, des gendarmes à la prison centrale de Yaoundé intervient dans un contexte où de nombreux hauts fonctionnaires accusés de malversations financières sont placés sous mandat de dépôt. Des arguments par rapport auxquels, les avocats restent dubitatifs. "La tentative d’évasion est une infraction. De même que la détention des effets interdits. Si des détenus ont été surpris de l’un ou l’autre, qu’on les traduise en justice", lance, indigné un avocat qui soutient que pendant ce temps, déjà à la retraite, Claire Nyangan se trouve en mission en Europe.

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Sans avoir rien trouvé de bon au cours de cette "perquisition", les équipes en charge, ont retiré aux prévenus Jean-Marie Atangana Mebara, Polycarpe Abah Abah, Urbain Olanguena Awono, André Boto à Ngon, etc., des fourchettes jetables en plastique.

Cette mesure s’ajoute à celles déjà prises depuis l’incarcération de l’ancien secrétaire général de la présidence de la République, Jean-Marie Atangana Mebara. Les restrictions appliquées à ce prévenu et à ses pairs s’articulent notamment autour de l’interdiction de visite y compris de leur famille proche. M. Atangana Mebara par exemple est interdit de recevoir, son épouse, ses enfants ou tout autre parent.
Ces mesures sont "totalement illégales", clame un avocat proche du dossier. "Le nouveau code de procédure pénale prévoit que le prévu a droit aux visites de son médecin, des enfants, de son épouse, etc.", poursuit l’avocat qui ne manque pas de dénoncer "des conditions inhumaines de détention". Les avocats des personnes en détention à la prison de Kondengui auraient à cet effet, adressé des correspondances ans ce sens, au garde des Sceaux et au procureur de la République. Ce regroupement des membres du barreau pourrait d’ailleurs donner une conférence de presse à ce propos, dans les prochains jours.

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Approchés, certains d’entre eux ont fait savoir qu’ils fustigent entre autres, "des fouilles inopinées à temps et à contretemps par des forces de sécurité et autorités extrajudiciaires, l’instrumentalisation de l’opinion qu’on prépare chaque jour sur l’éventualité d’une évasion en préparation par les détenus et des humiliations en tout genre comme manger avec des mains. Ceci nous fait peur et pousse à croire qu’à celle allure, on risque de simuler une évasion pour perpétrer une exécution extrajudiciaire à la prison de Kondengui dans les jours à venir", indiquent-ils. Ce d’autant que samedi, 30 août dernier, selon des témoignages concordants, différents points de la capitale camerounaise ont été bouclés par des troupes d’élite au prétexte d’une tentative d’évasion. Ce jour-là aussi, la prison été passée au peigne fin.

A l’origine de cette autre opération spéciale, une rumeur faisant état de ce que Mgr François Xavier Amara avait extrait M. Atangana Mebara de la prison. La prison centrale de Yaoundé vit à ce rythme là, depuis l’arrivée, le 06 août 2008, de l’ancien ministre d’Etat en charge des Relations extérieures dans le pénitencier. C’est ainsi qu’une rafle ayant mis à con tribution plus de 500 gendarmes armés jusqu’aux dents a permis de récupérer plus de douze millions aux détenus, le 11 août 2008. Aux dires des témoins de cette opération mixte orchestrée par la tutelle qu’est le ministère de la Justice et conduite par les éléments de la gendarmerie nationale et les gardiens de prison, sous l’encadrement des secrétaires d’Etat à la Justice et à la Gendarmerie nationale, elle a permis de "sortir" des vins de marque, du champagne, des téléphones et ordinateurs portables.

Selon des sources, les soldats ont également emporté des téléviseurs, dans l’optique de les démonter et vérifier s’ils ne servent pas de cache pour certaines choses prohibées par la prison. Notamment le chanvre indien, les armes blanches (couteaux, machettes, poinçons, etc.), les fortes sommes d’argent, les téléphones portables ou autres matériels multimédias. D’ailleurs, le chanvre indien a aussi été retrouvé après l’opération "coup de force". La descente hier, des gendarmes à la prison centrale de Yaoundé intervient dans un contexte où de nombreux hauts fonctionnaires accusés de malversations financières sont placés sous mandat de dépôt. Des arguments par rapport auxquels, les avocats restent dubitatifs. "La tentative d’évasion est une infraction. De même que la détention des effets interdits. Si des détenus ont été surpris de l’un ou l’autre, qu’on les traduise en justice", lance, indigné un avocat qui soutient que pendant ce temps, déjà à la retraite, Claire Nyangan se trouve en mission en Europe.

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Disparition de Makhourédia Guèye, une grande figure de la comédie sénégalaise

Le comédien sénégalais Mamadou Guèye, plus connu sous le nom de Makhourédia Guèye, figure emblématique du théâtre populaire sénégalais, a été inhumé dimanche dans l’après-midi à Touba (centre nord), le jour même de son décès. –

APA-Dakar(Sénégal)

Makhourédia Guèye est décédé à l’âge de 84 ans des suites d’une longue maladie, rapporte la plupart des quotidiens sénégalais dans leur édition de ce lundi 7 avril.

Celui qui a fait rire des générations de Sénégalais, avait une cinquantaine d’années de carrière derrière lui.

Il s’est surtout fait remarquer dans ses rôles avec la troupe théâtrale « Daraay Kocc » dont les pièces étaient très attendues par les téléspectateurs sénégalais tous les mardis soirs sur la télévision nationale.

Ce comédien de talent était aussi un éminent acteur qui a joué sous la direction des grands cinéastes sénégalais tels que Sembène Ousmane ou Djibril Diop Mambéty, notamment dans les films « Manda bi » (Le Mandat) en 1968 et Ceddo (1976) avec Sembène et « Hyènes » (1992) de Djibril Diop Mambety.

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