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La guerre de réseaux tue l’Upc


Le vent d’un nouveau gouvernement qui souffle depuis des mois sur le Cameroun a ravivé de vieilles querelles du parti des Crabes qui sont toutes pinces dehors.

Le temps du déballage

“ Mack-Kit est payé par un parti politique étranger et par conséquent, il n’a rien à dire au sujet de l’avenir de notre pays.” Augustin Frédéric Kodock Bayiha qui le soutient, a les nerfs à fleur de peau. Le secrétaire général de son morceau du parti des Crabes accuse Samuel Mack-Kit et ses camarades d’être des suppôts des Partis communistes français et chinois dont ils tireraient des dividendes. Mais l’ex-pensionnaire de l’Ecole nationale d’administration (Ena) de Paris semble savoir de quoi il parle.
Ses anciens camarades de l’Union des étudiants du Kamerun (Unek) et de l’Union des populations du Cameroun (Upc) à Toulouse, Lyon, Poitiers, Aix-en-Provence, affirment que “ Augustin Frédéric Kodock est du 2ème bureau français (agent des services de renseignement français, Ndlr”. Ils soutiennent que son admission à l’Ena de Paris en 1958-1959 (après l’assassinat de Ruben Um Nyobe), au gouvernement d’Ahmadou Ahidjo en 1961 (à peine sorti de l’Ena et quelques stages dans les services publics français), sa fulgurante ascension dans les sphères du pouvoir et son mandat de “ relégaliser ” l’Upc en 1991, sont la contrepartie des “ bons services rendus aux Français dans l’extermination de l’Upc ”. Il aurait bénéficié du précieux soutien du docteur Neal au Cameroun et du professeur toulousin Ourillac.
Bakang ba Tonje, in Sur le chemin de l’émancipation nationale, le Kamerun, L’indépendance réelle d’abord, Stratégies et actions de l’Upc du 10 avril 1948 au 12 février 1991, Editions Kunde, Douala, 2007, 287 pages, montre l’ “ engagement des étudiants upécistes à l’étranger ”. Il tourne et retourne le cas Augustin Frédéric Kodock qui a été exclu de l’Upc par le président Félix Roland Moumie en 1959 pour avoir refusé d’aller porter le soutien de l’Upc en tant que conseiller économique au gouvernement de Patrice Lumumba au Congo.

L’idéologie et orientation

L’idéologie et l’orientation de l’Upc ont toujours suscité de grands débats, même en interne. Entre la création en 1948 et la répression en 1956, Ruben Um Nyobe avait voulu que l’idéologie dominante de l’Upc soit “ le nationalisme révolutionnaire ”, parce que l’Upc était pour lui un mouvement et non un parti. Pendant la période de la lutte armée (1956-1960) les données avaient changé. Au point que au milieu des années 60, des factions sont nées au sein de l’Upc. Il y avait entre autres des pro communistes soviétiques (Ouandié, Ndongo Diye…), des pro communistes chinois et cubains (Hogbe Nlend, Ossende Afana, Woungly Massaga, Ndoh Michel…), des pro communistes français (Mack-Kit, Moukoko Priso, Alexis Ndema…).
Lors du congrès que la faction de l’Upc dite des fidèles a tenu à Douala du 14 au 17 août 2008, le débat a encore alimenté les coulisses de ces assises. Certains militants avouent que l’Upc des fidèles a résolument basculé au marxisme-léniniste. Sur les 70 membres titulaires du nouveau comité directeur de cette faction, la diaspora communiste s’est taillée la part du lion avec 15 représentants dont certains étaient candidats du Parti communiste français aux dernières élections législatives en France. Ils sont d’ailleurs accusés de n’avoir aucune structure formelle de l’Upc au pays de Nicolas Stéphane Sarkozy. Le marxiste-léniniste avait été adopté au congrès sous maquis baptisé “ Oméga 1) tenu en 1982 à L’Isle-Adam, petit village dans la banlieue nord de Paris au domicile du prince Poniatowski, ministre français de l’Intérieur avant l’accession au pouvoir de François Mitterrand. Mongo Beti, Bakang ba Tonje et Kingue Etouke s’en étaient offusqués. Ruben Um Nyobe dans “ Ce que veut le peuple camerounais ” Collection des documents de l’Upc, avait affirmé que “ l’Union des populations du Cameroun n’est ni procommuniste, ni anti-communiste ”. Certains observateurs estiment d’ailleurs que la balkanisation de l’Upc depuis les années 90 est due aux conflits d’intérêt que se livrent les militants.

A la porte du gouvernement

Les dirigeants de l’Union des populations du Cameroun (Upc) ou ceux qui s’en réclament depuis les années 90 se vouent une haine viscérale. L’opinion nationale et internationale semble d’ailleurs s’accommoder à leurs querelles de chiffonniers. Ni les procès qu’ils se font devant les tribunaux, ni les congrès dits unitaires n’ont jamais réussi à dégager la légalité et la légitimité des dirigeants de ce que les pionniers ont appelé “ l’âme immortelle du peuple camerounais ”. Cependant, les factions rivales se sont tues depuis quelque temps, chacune évoluant en vase clos jusqu’aux dernières élections couplées municipales et législatives du 22 juillet 2007. L’on a même observé dans certaines circonscriptions électorales des rapprochements entre tendances pour présenter des listes consensuelles. Dans d’autres circonscriptions, c’était une espèce d’union sacrée pour faire échec à Augustin Frédéric Kodock que ses détracteurs qualifient de “ potentat du régime néocolonial incarné par le Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais, parti au pouvoir, Ndlr) ”. La mission a été accomplie au regard des résultats engrangés par celui qui se réclame “ propriétaire ” de l’Upc du fait d’avoir déclaré ce parti à l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) à Yaoundé. Résultats des courses : Augustin Frédéric Kodock, secrétaire général d’une des factions de l’Upc, a été chassé du gouvernement le 7 septembre 2007.
Le poste ministériel censé revenir à l’Upc et laissé par Augustin Frédéric Kodock, fait l’objet de moult convoitises de la part des dirigeants ou supposés tel de cette formation politique. L’imminence d’un nouveau gouvernement du Renouveau a ravivé de vieilles querelles du parti des Crabes qui sont toutes pinces dehors. Samuel Mack-Kit et ses camarades de l’Upc dite des fidèles sont soupçonnés d’avoir organisé leur congrès, malgré l’interdiction du sous-préfet de Douala 1er, “ pour se donner une certaine légalité et légitimité qui leur ouvriraient les portes du gouvernement malgré leurs déclarations officielles”. Samuel Mack-Kit et ses camarades voient derrière l’acte de Pascal Mbozo’o interdisant leur congrès, la main lointaine de Augustin Frédéric Kodock et Nguouo Woungly Massaga. Le combattant Kissamba est personna no grata à l’ancienne Urss et au Cuba à cause de l’argent perçu des renseignements français… Samuel Mack-Kit et ses camarades auraient pris peur de ce qui leur serait arrivé en 1996. Certaines indiscrétions relèvent que le président de l’Upc dite des fidèles aurait été contacté pour entrer dans le gouvernement. Mais face à ses hésitations, on lui aurait préféré son frère du village Toko Mangan. Dans les cercles du pouvoir, on voudrait qu’il se “ mouille comme Augustin Frédéric Kodock et Henri Hogbe Nlend pour que l’Upc soit définitivement enterrée ”. Depuis le nouveau combat de titans entre Augustin Frédéric Kodock et Samuel Mack-Kit, Henri Hogbe Nlend n’a pas encore dit son dernier mot. Il est soupçonné d’être du réseau Bolloré où il aurait été introduit par Théodore Mayi ma Matip ma Ndombol vers 1959.

Clivages, légalité et légitimité

La reconduction à la tête de l’Upc dite des fidèles du tandem Mack-Kit et Moukoko Priso grâce à un bétail électoral constitué de faux délégués, apparaît comme un caillou dans la chaussure de Augustin Frédéric Kodock. Il erre depuis lors comme une âme en peine, menaçant les journalistes ayant couvert ce congrès interdit, et faisant des appels de pieds au chef de l’Etat. Selon certaines sources à la faction Kodock, celui-ci se serait réjoui de la mise à l’écart des ténors Bassas de l’équipe dirigeante de la faction rivale. Il se racontait dans les coulisses du congrès de Douala que “ les zones traditionnelles de l’Upc dérangent ”. L’Upc serait alors divisée en “ Upc des Nyong et Kelle ” dirigée par Augustin Frédéric Kodock, “ l’Upc des Babimbi, Bikok et Manga’a ” dirigée par Henri Hogbe Nlend et “ l’Upc de Souza, du Nkam et de la diaspora ” dirigée par Mack-Kit.
Ces clivages ne sont pas pour faciliter la reconstruction et l’unité de l’Upc. Les dirigeants des factions dissidentes se rejettent mutuellement comme des chiens coléreux. Pour les Mack-Kit “ Frédéric Kodock est un agent du Rdpc qui se sert du manteau de l’Upc. Il n’y a pas de dialogue possible avec Kodock, sauf s’il fait publiquement amende honorable. Ce n’est qu’à ce moment que son cas sera soumis à la sanction de la famille Upc pour décider de sa possible réintégration ”. Ils rappellent que Augustin Frédéric Kodock avait été exclu de l’Upc en 1959 pour indiscipline et insubordination, et n’a jamais été réadmis conformément aux textes de l’Upc. L’on évoque aussi que Augustin Frédéric Kodock avait tenu un congrès interdit en 1996 à Makak. Le secrétaire général de la faction gouvernementale de l’Upc a défié la justice. Une décision de la Cour suprême rendue en 1997 lui interdisant l’utilisation et la détention des symboles de l’Upc n’a jamais été exécutée. Par contre, il a réussi le manège de protéger le sigle Upc à l’Organisation africaine pour la propriété intellectuelle (Oapi) à Yaoundé, comme un objet commercial.
Le congrès de l’Upc dite des fidèles a également permis à Nguouo Woungly Massaga de se souvenir de ses vieilles amours. Le commandant Kissamba a saisi le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd) pour qu’il n’autorise la tenue d’aucun congrès de l’Upc qui ne soit organisé par lui. Le “ vétéran de l’Upc et de l’Armée de libération nationale du Kamerun (Alnk, Ndlr) ” se propose d’organiser un “ congrès de la réunification ” qui permettrait de sortir l’Upc de la “ légalité illégitime et imposée ” accordée par le pouvoir à un soi-disant “ secrétaire général à vie ” en faillite totale. Il entend aussi ” mettre fin à la survie artificielle “ des leaders mesquins, profondément malhonnêtes ” qui se servent “ des congrès de Picrocoles ” pour perpétuer le sabotage de l’unité de l’Upc et le sabotage de l’Upc elle-même.
Il annonce enfin la création de l’Alliance pour le changement démocratique en 2011 (Acd 2011) d’une part, et d’autre part, le congrès de Réunification et de redynamisation de l’Upc comme parti d’avant-garde de cette lutte. Il semble renoncer au “ larbinisme ”, à “ toute politique de laquais ”, autant que tout “ gauchisme ” où il a conduit l’Upc depuis 1982. “ L’Upc réunifiée et forte que nous voulons restaurer – et que nous restaurerons – ne sera pas et ne pourra pas être un parti vassal du régime néocolonial. Mais la ligne historique du nationalisme camerounais que nous avons toujours défendue ”, a-t-il confessé. Cependant certains upécistes redoutent la sincérité des propos du combattant Kissamba.  

Par Noé Ndjebet Massoussi et Mathieu Nathanaël Njog

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Le vent d’un nouveau gouvernement qui souffle depuis des mois sur le Cameroun a ravivé de vieilles querelles du parti des Crabes qui sont toutes pinces dehors.

Le temps du déballage

“ Mack-Kit est payé par un parti politique étranger et par conséquent, il n’a rien à dire au sujet de l’avenir de notre pays.” Augustin Frédéric Kodock Bayiha qui le soutient, a les nerfs à fleur de peau. Le secrétaire général de son morceau du parti des Crabes accuse Samuel Mack-Kit et ses camarades d’être des suppôts des Partis communistes français et chinois dont ils tireraient des dividendes. Mais l’ex-pensionnaire de l’Ecole nationale d’administration (Ena) de Paris semble savoir de quoi il parle.
Ses anciens camarades de l’Union des étudiants du Kamerun (Unek) et de l’Union des populations du Cameroun (Upc) à Toulouse, Lyon, Poitiers, Aix-en-Provence, affirment que “ Augustin Frédéric Kodock est du 2ème bureau français (agent des services de renseignement français, Ndlr”. Ils soutiennent que son admission à l’Ena de Paris en 1958-1959 (après l’assassinat de Ruben Um Nyobe), au gouvernement d’Ahmadou Ahidjo en 1961 (à peine sorti de l’Ena et quelques stages dans les services publics français), sa fulgurante ascension dans les sphères du pouvoir et son mandat de “ relégaliser ” l’Upc en 1991, sont la contrepartie des “ bons services rendus aux Français dans l’extermination de l’Upc ”. Il aurait bénéficié du précieux soutien du docteur Neal au Cameroun et du professeur toulousin Ourillac.
Bakang ba Tonje, in Sur le chemin de l’émancipation nationale, le Kamerun, L’indépendance réelle d’abord, Stratégies et actions de l’Upc du 10 avril 1948 au 12 février 1991, Editions Kunde, Douala, 2007, 287 pages, montre l’ “ engagement des étudiants upécistes à l’étranger ”. Il tourne et retourne le cas Augustin Frédéric Kodock qui a été exclu de l’Upc par le président Félix Roland Moumie en 1959 pour avoir refusé d’aller porter le soutien de l’Upc en tant que conseiller économique au gouvernement de Patrice Lumumba au Congo.

L’idéologie et orientation

L’idéologie et l’orientation de l’Upc ont toujours suscité de grands débats, même en interne. Entre la création en 1948 et la répression en 1956, Ruben Um Nyobe avait voulu que l’idéologie dominante de l’Upc soit “ le nationalisme révolutionnaire ”, parce que l’Upc était pour lui un mouvement et non un parti. Pendant la période de la lutte armée (1956-1960) les données avaient changé. Au point que au milieu des années 60, des factions sont nées au sein de l’Upc. Il y avait entre autres des pro communistes soviétiques (Ouandié, Ndongo Diye…), des pro communistes chinois et cubains (Hogbe Nlend, Ossende Afana, Woungly Massaga, Ndoh Michel…), des pro communistes français (Mack-Kit, Moukoko Priso, Alexis Ndema…).
Lors du congrès que la faction de l’Upc dite des fidèles a tenu à Douala du 14 au 17 août 2008, le débat a encore alimenté les coulisses de ces assises. Certains militants avouent que l’Upc des fidèles a résolument basculé au marxisme-léniniste. Sur les 70 membres titulaires du nouveau comité directeur de cette faction, la diaspora communiste s’est taillée la part du lion avec 15 représentants dont certains étaient candidats du Parti communiste français aux dernières élections législatives en France. Ils sont d’ailleurs accusés de n’avoir aucune structure formelle de l’Upc au pays de Nicolas Stéphane Sarkozy. Le marxiste-léniniste avait été adopté au congrès sous maquis baptisé “ Oméga 1) tenu en 1982 à L’Isle-Adam, petit village dans la banlieue nord de Paris au domicile du prince Poniatowski, ministre français de l’Intérieur avant l’accession au pouvoir de François Mitterrand. Mongo Beti, Bakang ba Tonje et Kingue Etouke s’en étaient offusqués. Ruben Um Nyobe dans “ Ce que veut le peuple camerounais ” Collection des documents de l’Upc, avait affirmé que “ l’Union des populations du Cameroun n’est ni procommuniste, ni anti-communiste ”. Certains observateurs estiment d’ailleurs que la balkanisation de l’Upc depuis les années 90 est due aux conflits d’intérêt que se livrent les militants.

A la porte du gouvernement

Les dirigeants de l’Union des populations du Cameroun (Upc) ou ceux qui s’en réclament depuis les années 90 se vouent une haine viscérale. L’opinion nationale et internationale semble d’ailleurs s’accommoder à leurs querelles de chiffonniers. Ni les procès qu’ils se font devant les tribunaux, ni les congrès dits unitaires n’ont jamais réussi à dégager la légalité et la légitimité des dirigeants de ce que les pionniers ont appelé “ l’âme immortelle du peuple camerounais ”. Cependant, les factions rivales se sont tues depuis quelque temps, chacune évoluant en vase clos jusqu’aux dernières élections couplées municipales et législatives du 22 juillet 2007. L’on a même observé dans certaines circonscriptions électorales des rapprochements entre tendances pour présenter des listes consensuelles. Dans d’autres circonscriptions, c’était une espèce d’union sacrée pour faire échec à Augustin Frédéric Kodock que ses détracteurs qualifient de “ potentat du régime néocolonial incarné par le Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais, parti au pouvoir, Ndlr) ”. La mission a été accomplie au regard des résultats engrangés par celui qui se réclame “ propriétaire ” de l’Upc du fait d’avoir déclaré ce parti à l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) à Yaoundé. Résultats des courses : Augustin Frédéric Kodock, secrétaire général d’une des factions de l’Upc, a été chassé du gouvernement le 7 septembre 2007.
Le poste ministériel censé revenir à l’Upc et laissé par Augustin Frédéric Kodock, fait l’objet de moult convoitises de la part des dirigeants ou supposés tel de cette formation politique. L’imminence d’un nouveau gouvernement du Renouveau a ravivé de vieilles querelles du parti des Crabes qui sont toutes pinces dehors. Samuel Mack-Kit et ses camarades de l’Upc dite des fidèles sont soupçonnés d’avoir organisé leur congrès, malgré l’interdiction du sous-préfet de Douala 1er, “ pour se donner une certaine légalité et légitimité qui leur ouvriraient les portes du gouvernement malgré leurs déclarations officielles”. Samuel Mack-Kit et ses camarades voient derrière l’acte de Pascal Mbozo’o interdisant leur congrès, la main lointaine de Augustin Frédéric Kodock et Nguouo Woungly Massaga. Le combattant Kissamba est personna no grata à l’ancienne Urss et au Cuba à cause de l’argent perçu des renseignements français… Samuel Mack-Kit et ses camarades auraient pris peur de ce qui leur serait arrivé en 1996. Certaines indiscrétions relèvent que le président de l’Upc dite des fidèles aurait été contacté pour entrer dans le gouvernement. Mais face à ses hésitations, on lui aurait préféré son frère du village Toko Mangan. Dans les cercles du pouvoir, on voudrait qu’il se “ mouille comme Augustin Frédéric Kodock et Henri Hogbe Nlend pour que l’Upc soit définitivement enterrée ”. Depuis le nouveau combat de titans entre Augustin Frédéric Kodock et Samuel Mack-Kit, Henri Hogbe Nlend n’a pas encore dit son dernier mot. Il est soupçonné d’être du réseau Bolloré où il aurait été introduit par Théodore Mayi ma Matip ma Ndombol vers 1959.

Clivages, légalité et légitimité

La reconduction à la tête de l’Upc dite des fidèles du tandem Mack-Kit et Moukoko Priso grâce à un bétail électoral constitué de faux délégués, apparaît comme un caillou dans la chaussure de Augustin Frédéric Kodock. Il erre depuis lors comme une âme en peine, menaçant les journalistes ayant couvert ce congrès interdit, et faisant des appels de pieds au chef de l’Etat. Selon certaines sources à la faction Kodock, celui-ci se serait réjoui de la mise à l’écart des ténors Bassas de l’équipe dirigeante de la faction rivale. Il se racontait dans les coulisses du congrès de Douala que “ les zones traditionnelles de l’Upc dérangent ”. L’Upc serait alors divisée en “ Upc des Nyong et Kelle ” dirigée par Augustin Frédéric Kodock, “ l’Upc des Babimbi, Bikok et Manga’a ” dirigée par Henri Hogbe Nlend et “ l’Upc de Souza, du Nkam et de la diaspora ” dirigée par Mack-Kit.
Ces clivages ne sont pas pour faciliter la reconstruction et l’unité de l’Upc. Les dirigeants des factions dissidentes se rejettent mutuellement comme des chiens coléreux. Pour les Mack-Kit “ Frédéric Kodock est un agent du Rdpc qui se sert du manteau de l’Upc. Il n’y a pas de dialogue possible avec Kodock, sauf s’il fait publiquement amende honorable. Ce n’est qu’à ce moment que son cas sera soumis à la sanction de la famille Upc pour décider de sa possible réintégration ”. Ils rappellent que Augustin Frédéric Kodock avait été exclu de l’Upc en 1959 pour indiscipline et insubordination, et n’a jamais été réadmis conformément aux textes de l’Upc. L’on évoque aussi que Augustin Frédéric Kodock avait tenu un congrès interdit en 1996 à Makak. Le secrétaire général de la faction gouvernementale de l’Upc a défié la justice. Une décision de la Cour suprême rendue en 1997 lui interdisant l’utilisation et la détention des symboles de l’Upc n’a jamais été exécutée. Par contre, il a réussi le manège de protéger le sigle Upc à l’Organisation africaine pour la propriété intellectuelle (Oapi) à Yaoundé, comme un objet commercial.
Le congrès de l’Upc dite des fidèles a également permis à Nguouo Woungly Massaga de se souvenir de ses vieilles amours. Le commandant Kissamba a saisi le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd) pour qu’il n’autorise la tenue d’aucun congrès de l’Upc qui ne soit organisé par lui. Le “ vétéran de l’Upc et de l’Armée de libération nationale du Kamerun (Alnk, Ndlr) ” se propose d’organiser un “ congrès de la réunification ” qui permettrait de sortir l’Upc de la “ légalité illégitime et imposée ” accordée par le pouvoir à un soi-disant “ secrétaire général à vie ” en faillite totale. Il entend aussi ” mettre fin à la survie artificielle “ des leaders mesquins, profondément malhonnêtes ” qui se servent “ des congrès de Picrocoles ” pour perpétuer le sabotage de l’unité de l’Upc et le sabotage de l’Upc elle-même.
Il annonce enfin la création de l’Alliance pour le changement démocratique en 2011 (Acd 2011) d’une part, et d’autre part, le congrès de Réunification et de redynamisation de l’Upc comme parti d’avant-garde de cette lutte. Il semble renoncer au “ larbinisme ”, à “ toute politique de laquais ”, autant que tout “ gauchisme ” où il a conduit l’Upc depuis 1982. “ L’Upc réunifiée et forte que nous voulons restaurer – et que nous restaurerons – ne sera pas et ne pourra pas être un parti vassal du régime néocolonial. Mais la ligne historique du nationalisme camerounais que nous avons toujours défendue ”, a-t-il confessé. Cependant certains upécistes redoutent la sincérité des propos du combattant Kissamba.  

Par Noé Ndjebet Massoussi et Mathieu Nathanaël Njog

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La guerre de réseaux tue l’Upc


Le vent d’un nouveau gouvernement qui souffle depuis des mois sur le Cameroun a ravivé de vieilles querelles du parti des Crabes qui sont toutes pinces dehors.

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“ Mack-Kit est payé par un parti politique étranger et par conséquent, il n’a rien à dire au sujet de l’avenir de notre pays.” Augustin Frédéric Kodock Bayiha qui le soutient, a les nerfs à fleur de peau. Le secrétaire général de son morceau du parti des Crabes accuse Samuel Mack-Kit et ses camarades d’être des suppôts des Partis communistes français et chinois dont ils tireraient des dividendes. Mais l’ex-pensionnaire de l’Ecole nationale d’administration (Ena) de Paris semble savoir de quoi il parle.
Ses anciens camarades de l’Union des étudiants du Kamerun (Unek) et de l’Union des populations du Cameroun (Upc) à Toulouse, Lyon, Poitiers, Aix-en-Provence, affirment que “ Augustin Frédéric Kodock est du 2ème bureau français (agent des services de renseignement français, Ndlr”. Ils soutiennent que son admission à l’Ena de Paris en 1958-1959 (après l’assassinat de Ruben Um Nyobe), au gouvernement d’Ahmadou Ahidjo en 1961 (à peine sorti de l’Ena et quelques stages dans les services publics français), sa fulgurante ascension dans les sphères du pouvoir et son mandat de “ relégaliser ” l’Upc en 1991, sont la contrepartie des “ bons services rendus aux Français dans l’extermination de l’Upc ”. Il aurait bénéficié du précieux soutien du docteur Neal au Cameroun et du professeur toulousin Ourillac.
Bakang ba Tonje, in Sur le chemin de l’émancipation nationale, le Kamerun, L’indépendance réelle d’abord, Stratégies et actions de l’Upc du 10 avril 1948 au 12 février 1991, Editions Kunde, Douala, 2007, 287 pages, montre l’ “ engagement des étudiants upécistes à l’étranger ”. Il tourne et retourne le cas Augustin Frédéric Kodock qui a été exclu de l’Upc par le président Félix Roland Moumie en 1959 pour avoir refusé d’aller porter le soutien de l’Upc en tant que conseiller économique au gouvernement de Patrice Lumumba au Congo.

L’idéologie et orientation

L’idéologie et l’orientation de l’Upc ont toujours suscité de grands débats, même en interne. Entre la création en 1948 et la répression en 1956, Ruben Um Nyobe avait voulu que l’idéologie dominante de l’Upc soit “ le nationalisme révolutionnaire ”, parce que l’Upc était pour lui un mouvement et non un parti. Pendant la période de la lutte armée (1956-1960) les données avaient changé. Au point que au milieu des années 60, des factions sont nées au sein de l’Upc. Il y avait entre autres des pro communistes soviétiques (Ouandié, Ndongo Diye…), des pro communistes chinois et cubains (Hogbe Nlend, Ossende Afana, Woungly Massaga, Ndoh Michel…), des pro communistes français (Mack-Kit, Moukoko Priso, Alexis Ndema…).
Lors du congrès que la faction de l’Upc dite des fidèles a tenu à Douala du 14 au 17 août 2008, le débat a encore alimenté les coulisses de ces assises. Certains militants avouent que l’Upc des fidèles a résolument basculé au marxisme-léniniste. Sur les 70 membres titulaires du nouveau comité directeur de cette faction, la diaspora communiste s’est taillée la part du lion avec 15 représentants dont certains étaient candidats du Parti communiste français aux dernières élections législatives en France. Ils sont d’ailleurs accusés de n’avoir aucune structure formelle de l’Upc au pays de Nicolas Stéphane Sarkozy. Le marxiste-léniniste avait été adopté au congrès sous maquis baptisé “ Oméga 1) tenu en 1982 à L’Isle-Adam, petit village dans la banlieue nord de Paris au domicile du prince Poniatowski, ministre français de l’Intérieur avant l’accession au pouvoir de François Mitterrand. Mongo Beti, Bakang ba Tonje et Kingue Etouke s’en étaient offusqués. Ruben Um Nyobe dans “ Ce que veut le peuple camerounais ” Collection des documents de l’Upc, avait affirmé que “ l’Union des populations du Cameroun n’est ni procommuniste, ni anti-communiste ”. Certains observateurs estiment d’ailleurs que la balkanisation de l’Upc depuis les années 90 est due aux conflits d’intérêt que se livrent les militants.

A la porte du gouvernement

Les dirigeants de l’Union des populations du Cameroun (Upc) ou ceux qui s’en réclament depuis les années 90 se vouent une haine viscérale. L’opinion nationale et internationale semble d’ailleurs s’accommoder à leurs querelles de chiffonniers. Ni les procès qu’ils se font devant les tribunaux, ni les congrès dits unitaires n’ont jamais réussi à dégager la légalité et la légitimité des dirigeants de ce que les pionniers ont appelé “ l’âme immortelle du peuple camerounais ”. Cependant, les factions rivales se sont tues depuis quelque temps, chacune évoluant en vase clos jusqu’aux dernières élections couplées municipales et législatives du 22 juillet 2007. L’on a même observé dans certaines circonscriptions électorales des rapprochements entre tendances pour présenter des listes consensuelles. Dans d’autres circonscriptions, c’était une espèce d’union sacrée pour faire échec à Augustin Frédéric Kodock que ses détracteurs qualifient de “ potentat du régime néocolonial incarné par le Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais, parti au pouvoir, Ndlr) ”. La mission a été accomplie au regard des résultats engrangés par celui qui se réclame “ propriétaire ” de l’Upc du fait d’avoir déclaré ce parti à l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) à Yaoundé. Résultats des courses : Augustin Frédéric Kodock, secrétaire général d’une des factions de l’Upc, a été chassé du gouvernement le 7 septembre 2007.
Le poste ministériel censé revenir à l’Upc et laissé par Augustin Frédéric Kodock, fait l’objet de moult convoitises de la part des dirigeants ou supposés tel de cette formation politique. L’imminence d’un nouveau gouvernement du Renouveau a ravivé de vieilles querelles du parti des Crabes qui sont toutes pinces dehors. Samuel Mack-Kit et ses camarades de l’Upc dite des fidèles sont soupçonnés d’avoir organisé leur congrès, malgré l’interdiction du sous-préfet de Douala 1er, “ pour se donner une certaine légalité et légitimité qui leur ouvriraient les portes du gouvernement malgré leurs déclarations officielles”. Samuel Mack-Kit et ses camarades voient derrière l’acte de Pascal Mbozo’o interdisant leur congrès, la main lointaine de Augustin Frédéric Kodock et Nguouo Woungly Massaga. Le combattant Kissamba est personna no grata à l’ancienne Urss et au Cuba à cause de l’argent perçu des renseignements français… Samuel Mack-Kit et ses camarades auraient pris peur de ce qui leur serait arrivé en 1996. Certaines indiscrétions relèvent que le président de l’Upc dite des fidèles aurait été contacté pour entrer dans le gouvernement. Mais face à ses hésitations, on lui aurait préféré son frère du village Toko Mangan. Dans les cercles du pouvoir, on voudrait qu’il se “ mouille comme Augustin Frédéric Kodock et Henri Hogbe Nlend pour que l’Upc soit définitivement enterrée ”. Depuis le nouveau combat de titans entre Augustin Frédéric Kodock et Samuel Mack-Kit, Henri Hogbe Nlend n’a pas encore dit son dernier mot. Il est soupçonné d’être du réseau Bolloré où il aurait été introduit par Théodore Mayi ma Matip ma Ndombol vers 1959.

Clivages, légalité et légitimité

La reconduction à la tête de l’Upc dite des fidèles du tandem Mack-Kit et Moukoko Priso grâce à un bétail électoral constitué de faux délégués, apparaît comme un caillou dans la chaussure de Augustin Frédéric Kodock. Il erre depuis lors comme une âme en peine, menaçant les journalistes ayant couvert ce congrès interdit, et faisant des appels de pieds au chef de l’Etat. Selon certaines sources à la faction Kodock, celui-ci se serait réjoui de la mise à l’écart des ténors Bassas de l’équipe dirigeante de la faction rivale. Il se racontait dans les coulisses du congrès de Douala que “ les zones traditionnelles de l’Upc dérangent ”. L’Upc serait alors divisée en “ Upc des Nyong et Kelle ” dirigée par Augustin Frédéric Kodock, “ l’Upc des Babimbi, Bikok et Manga’a ” dirigée par Henri Hogbe Nlend et “ l’Upc de Souza, du Nkam et de la diaspora ” dirigée par Mack-Kit.
Ces clivages ne sont pas pour faciliter la reconstruction et l’unité de l’Upc. Les dirigeants des factions dissidentes se rejettent mutuellement comme des chiens coléreux. Pour les Mack-Kit “ Frédéric Kodock est un agent du Rdpc qui se sert du manteau de l’Upc. Il n’y a pas de dialogue possible avec Kodock, sauf s’il fait publiquement amende honorable. Ce n’est qu’à ce moment que son cas sera soumis à la sanction de la famille Upc pour décider de sa possible réintégration ”. Ils rappellent que Augustin Frédéric Kodock avait été exclu de l’Upc en 1959 pour indiscipline et insubordination, et n’a jamais été réadmis conformément aux textes de l’Upc. L’on évoque aussi que Augustin Frédéric Kodock avait tenu un congrès interdit en 1996 à Makak. Le secrétaire général de la faction gouvernementale de l’Upc a défié la justice. Une décision de la Cour suprême rendue en 1997 lui interdisant l’utilisation et la détention des symboles de l’Upc n’a jamais été exécutée. Par contre, il a réussi le manège de protéger le sigle Upc à l’Organisation africaine pour la propriété intellectuelle (Oapi) à Yaoundé, comme un objet commercial.
Le congrès de l’Upc dite des fidèles a également permis à Nguouo Woungly Massaga de se souvenir de ses vieilles amours. Le commandant Kissamba a saisi le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd) pour qu’il n’autorise la tenue d’aucun congrès de l’Upc qui ne soit organisé par lui. Le “ vétéran de l’Upc et de l’Armée de libération nationale du Kamerun (Alnk, Ndlr) ” se propose d’organiser un “ congrès de la réunification ” qui permettrait de sortir l’Upc de la “ légalité illégitime et imposée ” accordée par le pouvoir à un soi-disant “ secrétaire général à vie ” en faillite totale. Il entend aussi ” mettre fin à la survie artificielle “ des leaders mesquins, profondément malhonnêtes ” qui se servent “ des congrès de Picrocoles ” pour perpétuer le sabotage de l’unité de l’Upc et le sabotage de l’Upc elle-même.
Il annonce enfin la création de l’Alliance pour le changement démocratique en 2011 (Acd 2011) d’une part, et d’autre part, le congrès de Réunification et de redynamisation de l’Upc comme parti d’avant-garde de cette lutte. Il semble renoncer au “ larbinisme ”, à “ toute politique de laquais ”, autant que tout “ gauchisme ” où il a conduit l’Upc depuis 1982. “ L’Upc réunifiée et forte que nous voulons restaurer – et que nous restaurerons – ne sera pas et ne pourra pas être un parti vassal du régime néocolonial. Mais la ligne historique du nationalisme camerounais que nous avons toujours défendue ”, a-t-il confessé. Cependant certains upécistes redoutent la sincérité des propos du combattant Kissamba.  

Par Noé Ndjebet Massoussi et Mathieu Nathanaël Njog

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Youssou Ndour berce ses fans jusqu’au bout de la nuit à Paris

Plusieurs milliers de personnes, essentiellement des Sénégalais de la diaspora, ont assisté samedi soir au concert organisé par Youssou Ndou et son groupe, le Super Etoile de Dakar, au Palais omnisports de Paris-Bercy. –

APA-Paris(France)

A l’occasion, la salle de Bercy d’une capacité de 18 000 places, s’est révélée trop petite pour accueillir ce beau monde constitué de fans, mais aussi d’amoureux de musique sénégalaise et africaine venus communier au rythme des sonorités offertes par le « Roi du Mbalax » et son orchestre.

Ils étaient en effet pour la plupart venus de Paris et sa banlieue, des villes de province, mais aussi et surtout de certains pays européens, notamment l’Espagne, l’Italie, la Suède, le Portugal, l’Allemagne, la Belgique, ou encore la Suisse.

« Je fais en sorte d’être toujours là à Bercy. Et à chaque fois, je m’organise pour acheter mon billet à temps par l’intermédiaire de mes amis qui sont à Paris », déclare Abdou, fan de Youssou N’Dour, venu spécialement de Barcelone pour « Grand Bal ».

Il ne regrette pas d’avoir effectué le déplacement d’autant plus que le spectacle a été à la hauteur de ses attentes avec en outre la prestation de son idole, la présence de stars tels que Thione Seck, autre ténor de la musique sénégalaise, et les habitués de Bercy, à savoir Viviane Chidid, Pape Diouf, Salam Diallo entre autres.

Il y avait également le chanteur frano-malien, Mokobé du Groupe 113, Diam’s, ou encore l’humoriste Jamel Debbouzze qui n’a pas manqué, sous le ton de l’humour, d’envoyer une dédicace particulière à …Nicolas Sarkozy ou de réclamer des contrôles d’identité à la fin du concert.

Pendant près de quatre heures d’horloge, le Super Etoile a bercé son public au rythme de ses sonorités faisant les aller-retour entre reprises d’anciens tubes et nouvelles productions, le tout sur fond de déhanchements de danseuses choisies parmi les meilleures.

Pour la première fois, le « Grand Bal » s’est prolongé jusque tard dans la soirée, au grand bonheur des fans qui, à l’occasion, ont même oublié les difficultés de transport qui les attendaient avec la fin du service des transports en commun – trains et métros-.

« On va se débrouiller comme on peut pour rentrer à la maison. On est là d’abord pour faire la fête, après on pensera au retour. Vous voyez la salle, personne ne veut partir avant la fin du concert », dit ce fan, pour qui « c’est le meilleur Bercy auquel on assiste ce soir ».

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