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Cour internationale de Justice : Le Cameroun en campagne pour Maurice Kamto



Le ministre des Relations extérieures a sollicité mercredi l’appui du doyen Omar Bongo au nom de Paul Biya.
Jean Francis Belibi


C’est finalement à Libreville en terre gabonaise qu’a eu lieu avant-hier la rencontre entre Henri Eyebe Ayissi, le ministre camerounais des Relations extérieures et son homologue gabonais Laure Olga Gondjout, après le rendez vous manqué d’il y a deux semaines à Yaoundé. C’est à la faveur de l’audience accordée par le chef de l’Etat gabonais Omar Bongo Ondimba au ministre camerounais, envoyé spécial de Paul Biya. Mais l’objet de cette descente de Henri Eyebe Ayissi au Gabon n’était pas lié à la préparation de la grande commission mixte entre ces pays phares de la sous région d’Afrique centrale.

D’après un compte rendu d’audience présenté par la " Presse présidentielle " gabonaise, " Dans une correspondance qu’il a fait parvenir à son homologue et frère gabonais, à travers une délégation d’envoyés spéciaux conduite par Henri Eyebe Ayissi, ministre camerounais en charge des Relations extérieures, en présence de l’ambassadeur du Cameroun au Gabon, Samuel Mvondo Ayolo… le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a sollicité l’appui du Doyen Omar Bongo Ondimba sur la candidature de son poulain, Maurice Kamto, au poste de Juge à la Cour Internationale de Justice (CIJ) "
Une audience qui est intervenue selon nos confrères gabonais, alors qu’un " communiqué officiel de la direction générale du Protocole d’Etat, avait annoncé lundi (1er septembre), la suspension des audiences du Chef de l’Etat, jusqu’à nouvel avis ", Omar Bongo Ondimba, en musulman pratiquant, étant en retraite spirituelle pour cause de jeune du mois de ramadan.

Une sollicitation qui intervient selon nos confrères gabonais " Parce que le Cameroun entend… occuper le siège de juge à la Cij via le Pr Maurice Kamto, actuel ministre délégué de la Justice camerounaise et meneur de jeux du récent dénouement de la crise de la presqu’île de Bakassi entre le Nigeria et le pays de Paul Biya ". Le numéro un gabonais, " compte tenu de son charisme sur la scène internationale ", représentant dans cette entreprise " une plate-forme indispensable pour les autorités de Yaoundé dans cette course au siège de la Cour Internationale de Justice ".
On se rappelle que c’est en juillet dernier que le Chargé d’affaires du Cameroun auprès du Royaume des Pays Bas, siège de la Cour internationale de Justice de La Haye avait saisi les autorités camerounaises par lettre officielle pour " souligner la nécessité d’engager sans délai la promotion de la candidature du ministre délégué auprès du Ministre Délégué auprès du Garde des Sceaux, le Pr maurice Kamto à l’élection des Juges à la Cour Internationale de Justice (CIJ), prévue fin octobre, début novembre 2008 ".

Blaise M. Banoum, s’inquiétant du retard pris dans la promotion de cette candidature, avait notamment indiquer qu’un accent devait être mis sur la sollicitation du " soutien des Etats membres des Nations Unies… pour prévenir l’hypothèse désagréable, que les uns ou les autres aient déjà donné à la rentrée en septembre, leur appui à l’un ou à l’autre des deux ou trois candidats africains en lice, faute de n’avoir pas été sollicités à temps par notre pays". Le diplomate camerounais sollicitait notamment que le Pr Maurice Kamto effectue à cette occasion une visite de présentation auprès des juges de la Cij.

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Le ministre des Relations extérieures a sollicité mercredi l’appui du doyen Omar Bongo au nom de Paul Biya.
Jean Francis Belibi


C’est finalement à Libreville en terre gabonaise qu’a eu lieu avant-hier la rencontre entre Henri Eyebe Ayissi, le ministre camerounais des Relations extérieures et son homologue gabonais Laure Olga Gondjout, après le rendez vous manqué d’il y a deux semaines à Yaoundé. C’est à la faveur de l’audience accordée par le chef de l’Etat gabonais Omar Bongo Ondimba au ministre camerounais, envoyé spécial de Paul Biya. Mais l’objet de cette descente de Henri Eyebe Ayissi au Gabon n’était pas lié à la préparation de la grande commission mixte entre ces pays phares de la sous région d’Afrique centrale.

D’après un compte rendu d’audience présenté par la " Presse présidentielle " gabonaise, " Dans une correspondance qu’il a fait parvenir à son homologue et frère gabonais, à travers une délégation d’envoyés spéciaux conduite par Henri Eyebe Ayissi, ministre camerounais en charge des Relations extérieures, en présence de l’ambassadeur du Cameroun au Gabon, Samuel Mvondo Ayolo… le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a sollicité l’appui du Doyen Omar Bongo Ondimba sur la candidature de son poulain, Maurice Kamto, au poste de Juge à la Cour Internationale de Justice (CIJ) "
Une audience qui est intervenue selon nos confrères gabonais, alors qu’un " communiqué officiel de la direction générale du Protocole d’Etat, avait annoncé lundi (1er septembre), la suspension des audiences du Chef de l’Etat, jusqu’à nouvel avis ", Omar Bongo Ondimba, en musulman pratiquant, étant en retraite spirituelle pour cause de jeune du mois de ramadan.

Une sollicitation qui intervient selon nos confrères gabonais " Parce que le Cameroun entend… occuper le siège de juge à la Cij via le Pr Maurice Kamto, actuel ministre délégué de la Justice camerounaise et meneur de jeux du récent dénouement de la crise de la presqu’île de Bakassi entre le Nigeria et le pays de Paul Biya ". Le numéro un gabonais, " compte tenu de son charisme sur la scène internationale ", représentant dans cette entreprise " une plate-forme indispensable pour les autorités de Yaoundé dans cette course au siège de la Cour Internationale de Justice ".
On se rappelle que c’est en juillet dernier que le Chargé d’affaires du Cameroun auprès du Royaume des Pays Bas, siège de la Cour internationale de Justice de La Haye avait saisi les autorités camerounaises par lettre officielle pour " souligner la nécessité d’engager sans délai la promotion de la candidature du ministre délégué auprès du Ministre Délégué auprès du Garde des Sceaux, le Pr maurice Kamto à l’élection des Juges à la Cour Internationale de Justice (CIJ), prévue fin octobre, début novembre 2008 ".

Blaise M. Banoum, s’inquiétant du retard pris dans la promotion de cette candidature, avait notamment indiquer qu’un accent devait être mis sur la sollicitation du " soutien des Etats membres des Nations Unies… pour prévenir l’hypothèse désagréable, que les uns ou les autres aient déjà donné à la rentrée en septembre, leur appui à l’un ou à l’autre des deux ou trois candidats africains en lice, faute de n’avoir pas été sollicités à temps par notre pays". Le diplomate camerounais sollicitait notamment que le Pr Maurice Kamto effectue à cette occasion une visite de présentation auprès des juges de la Cij.

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D’après un compte rendu d’audience présenté par la " Presse présidentielle " gabonaise, " Dans une correspondance qu’il a fait parvenir à son homologue et frère gabonais, à travers une délégation d’envoyés spéciaux conduite par Henri Eyebe Ayissi, ministre camerounais en charge des Relations extérieures, en présence de l’ambassadeur du Cameroun au Gabon, Samuel Mvondo Ayolo… le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a sollicité l’appui du Doyen Omar Bongo Ondimba sur la candidature de son poulain, Maurice Kamto, au poste de Juge à la Cour Internationale de Justice (CIJ) "
Une audience qui est intervenue selon nos confrères gabonais, alors qu’un " communiqué officiel de la direction générale du Protocole d’Etat, avait annoncé lundi (1er septembre), la suspension des audiences du Chef de l’Etat, jusqu’à nouvel avis ", Omar Bongo Ondimba, en musulman pratiquant, étant en retraite spirituelle pour cause de jeune du mois de ramadan.

Une sollicitation qui intervient selon nos confrères gabonais " Parce que le Cameroun entend… occuper le siège de juge à la Cij via le Pr Maurice Kamto, actuel ministre délégué de la Justice camerounaise et meneur de jeux du récent dénouement de la crise de la presqu’île de Bakassi entre le Nigeria et le pays de Paul Biya ". Le numéro un gabonais, " compte tenu de son charisme sur la scène internationale ", représentant dans cette entreprise " une plate-forme indispensable pour les autorités de Yaoundé dans cette course au siège de la Cour Internationale de Justice ".
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Blaise M. Banoum, s’inquiétant du retard pris dans la promotion de cette candidature, avait notamment indiquer qu’un accent devait être mis sur la sollicitation du " soutien des Etats membres des Nations Unies… pour prévenir l’hypothèse désagréable, que les uns ou les autres aient déjà donné à la rentrée en septembre, leur appui à l’un ou à l’autre des deux ou trois candidats africains en lice, faute de n’avoir pas été sollicités à temps par notre pays". Le diplomate camerounais sollicitait notamment que le Pr Maurice Kamto effectue à cette occasion une visite de présentation auprès des juges de la Cij.

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Une audience qui est intervenue selon nos confrères gabonais, alors qu’un " communiqué officiel de la direction générale du Protocole d’Etat, avait annoncé lundi (1er septembre), la suspension des audiences du Chef de l’Etat, jusqu’à nouvel avis ", Omar Bongo Ondimba, en musulman pratiquant, étant en retraite spirituelle pour cause de jeune du mois de ramadan.

Une sollicitation qui intervient selon nos confrères gabonais " Parce que le Cameroun entend… occuper le siège de juge à la Cij via le Pr Maurice Kamto, actuel ministre délégué de la Justice camerounaise et meneur de jeux du récent dénouement de la crise de la presqu’île de Bakassi entre le Nigeria et le pays de Paul Biya ". Le numéro un gabonais, " compte tenu de son charisme sur la scène internationale ", représentant dans cette entreprise " une plate-forme indispensable pour les autorités de Yaoundé dans cette course au siège de la Cour Internationale de Justice ".
On se rappelle que c’est en juillet dernier que le Chargé d’affaires du Cameroun auprès du Royaume des Pays Bas, siège de la Cour internationale de Justice de La Haye avait saisi les autorités camerounaises par lettre officielle pour " souligner la nécessité d’engager sans délai la promotion de la candidature du ministre délégué auprès du Ministre Délégué auprès du Garde des Sceaux, le Pr maurice Kamto à l’élection des Juges à la Cour Internationale de Justice (CIJ), prévue fin octobre, début novembre 2008 ".

Blaise M. Banoum, s’inquiétant du retard pris dans la promotion de cette candidature, avait notamment indiquer qu’un accent devait être mis sur la sollicitation du " soutien des Etats membres des Nations Unies… pour prévenir l’hypothèse désagréable, que les uns ou les autres aient déjà donné à la rentrée en septembre, leur appui à l’un ou à l’autre des deux ou trois candidats africains en lice, faute de n’avoir pas été sollicités à temps par notre pays". Le diplomate camerounais sollicitait notamment que le Pr Maurice Kamto effectue à cette occasion une visite de présentation auprès des juges de la Cij.

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Jean Aimé Essama : En quête de ses… Repères

Connu sous le pseudonyme Jaimes, le caricaturiste veut fonder une école de dessin au Cameroun.
Lindovi Ndjio (Stagiaire) –




Jaimes est des rares hommes qui ont fidèlement répondu à l’appel de leur destin. De son vrai nom Jean Aime Essama, le caricaturiste ne se souvient pas exactement à quand remontent ses premiers amours pour la caricature, si ce n’est à ces premières heures de l’éveil de sa conscience. " J’avais des prédispositions à devenir caricaturiste ", croit-il. Car en classe comme à la maison, " je ne cessais de faire des dessins, même inconsciemment", se souvient-il. Une attitude que ses géniteurs ont longtemps combattu en un rejeton dont le parcours scolaire n’avait jamais souffert d’échec. " Fils aîné de ma famille, mes parents auraient voulu d’un bureaucrate qui un jour pourra soutenir toute la famille". Dans un ton de défiance et d’orgueil, Jaimes dit être déjà ce soutien incontesté, grâce à la caricature.

Il aura fallu quitter l’école en classe de première pour une formation en marketing. "C’est une formation que je voulais mettre à profit pour vendre mon art", confie-t-il. Lucien Hervé Ehini, un frère et fidèle compagnon de Jaimes à l’école comme dans la vie tout court, n’a pas lui-même en son temps compris "comment un garçon si brave pouvait choisir de laisser l’école pour le dessin". Il lui aurait opportunément répondu qu’"on ne résiste pas a son destin ". L’homme avait juste besoin d’un support pour s’exprimer. Et c’est l’alors bihebdomadaire Mutations qui lui en donne l’occasion en 1999. Pendant huit ans, il y fera valoir son talent, avant de rejoindre en 2007 l’hebdomadaire Repères, où il officie davantage comme infographe, mais surtout parce qu’il voulait être plus libre de créer.

En modèle, il a Louis Marie Lemana, l’ancien caricaturiste de Cameroon Tribune. "Je vouais faire comme lui, mais ce n’était pas toujours évident ; il avait un talent insaisissable". L’expérience acquise lui permet aujourd’hui d’avoir sa propre conception de la caricature : un art qui consiste à "étonner le lecteur à partir d’un sujet délicat, puis l’informer, et enfin laisser libre cours à l’imagination plutôt que de prendre position". Pour Jaimes, dessiner des hommes publics nus n’est pas de la caricature professionnelle. Il y a en Jaimes un certain sens de la philosophie. Critique et rêveur, il se laisse toujours aller dans des réflexions parfois sur des choses abstraites sur lesquelles il ne manque pas de voir de l’absurde.

Nicolas Sarkozy
Partisan de la pensée de Nicolas Sarkozy, Jaimes pense que " l’Afrique n’évolue pas à cause de l’immobilisme". Avec dégoût, il s’étonne que pour l’Afrique, "tout part de l’Europe, même notre manière de réfléchir". Alors que nombre d’intellectuels africains condamnent le discours de Sarkozy à Dakar en 2007, dans lequel le président français trouvait que l’Africain est un homme abruti par la nature, parce qu’il "vit au rythme des saisons ", Jaimes voit en lui un observateur averti : " il est inadmissible que nous continuions à vouloir faire comme nos aïeux, qui n’étaient pas à l’école", ajoute-t-il. "Si on l’avais comme président, il serait mon personnage de référence". Il a pris soin de juxtaposer une caric de son personnage et sa photo personnelle sur un de ses documents importants.

Même s’il ne publie plus régulièrement de caricatures, Jaimes n’en finit pas de relever, avec détails tous les sujets qui lui passent par la tête au cours de ses intenses réflexions. Il veut inscrire son nom en lettres d’or dans les anales de l’histoire de l’art : "Je ferai un dessin qui puisse faire le tour des médias du monde", rêve-t-il. Seulement, il faudra d’abord finaliser les multiples projets éditoriaux sur lesquels il travaille actuellement, dans le cadre de son organisation dénommée 1-zéro. Mais à ses yeux, la caricature est devenue un cachot pour de nombreux aventuriers ; et puis au moment où Plantu, le caricaturiste de Le monde est adulé en France, le caricaturiste camerounais n’est pas assez respecté dans nos rédactions. Pour contribuer à redonner à son art ses lettres de noblesses il veut bientôt créer une école de dessin. A cet effet, il a déjà inscrit deux jeunes gens à l’école des beaux arts de Mbalmayo.

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