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L’ éditorial de Haman Mana : Supplément d’âme

4Le chef de l’Etat vient de prendre ses vacances, alors que les vacances s’achèvent pour les jeunes Camerounais qui reprennent le chemin de l’école lundi prochain. D’autres millions de petits  Camerounais qui se lancent à la quête d’un savoir qui, au Cameroun, n’est plus, hélas ! la garantie de jours meilleurs. Principal ascenseur social dans notre pays au lendemain des indépendances et sur les deux décennies  d’après, l’école aujourd’hui a mal à tous ses compartiments.
La motivation de l’effort à l’école ayant toujours été l’espoir d’une vie meilleure par l’accès à un emploi, on se demande, devant la catastrophe du chômage généralisé des jeunes diplômés, ce qui peut servir d’aiguillon à la jeunesse scolaire d’aujourd’hui. Qui croit encore au système d’éducation et de formation en place dans notre pays ? A vrai dire, très peu de gens, même pas les personnes qui sont chargées de le concevoir et de le diriger. D’où cet étonnement mâtiné de commisération lorsque vous annoncerez à quelqu’un qu’un de vos enfants ou proches entame ses études supérieures au Cameroun.
Au fond, qu’est-ce qui manquerait donc tant à notre école ? Il nous semble qu’en plus des problèmes de tables bancs et de salles de classe, problèmes infrastructurels de base, il manque à notre école aujourd’hui, un supplément d’âme. C’est une âme qui a été perdue dans l’effritement du crédit accordé à ceux qui savent et qui enseignent, dans notre société. C’est une âme qui s’est dissipée au moment de la dévalorisation et de la dévaluation générale des métiers du savoir dans notre pays.
L’immense paradoxe de cette situation, c’est le fait que notre pays reste un immense territoire en friches, qui aurait besoin des bras et des cerveaux de tous ses fils, pour se (re)construire. La solution de l’extérieur, telle qu’envisagée par tous, sauf ceux qui n’en n’ont pas les moyens, reste à ce jour un leurre. Parce que, malgré la mondialisation triomphante, chaque pays conçoit d’abord son école pour ses enfants, sa société et ses besoins.
Il est sans doute temps qu’on pense à faire simple, là où on cherche à faire compliqué : installer chez nous, ce dont nous rêvons pour nos enfants ailleurs.

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L’ éditorial de Haman Mana : Supplément d’âme

4Le chef de l’Etat vient de prendre ses vacances, alors que les vacances s’achèvent pour les jeunes Camerounais qui reprennent le chemin de l’école lundi prochain. D’autres millions de petits  Camerounais qui se lancent à la quête d’un savoir qui, au Cameroun, n’est plus, hélas ! la garantie de jours meilleurs. Principal ascenseur social dans notre pays au lendemain des indépendances et sur les deux décennies  d’après, l’école aujourd’hui a mal à tous ses compartiments.
La motivation de l’effort à l’école ayant toujours été l’espoir d’une vie meilleure par l’accès à un emploi, on se demande, devant la catastrophe du chômage généralisé des jeunes diplômés, ce qui peut servir d’aiguillon à la jeunesse scolaire d’aujourd’hui. Qui croit encore au système d’éducation et de formation en place dans notre pays ? A vrai dire, très peu de gens, même pas les personnes qui sont chargées de le concevoir et de le diriger. D’où cet étonnement mâtiné de commisération lorsque vous annoncerez à quelqu’un qu’un de vos enfants ou proches entame ses études supérieures au Cameroun.
Au fond, qu’est-ce qui manquerait donc tant à notre école ? Il nous semble qu’en plus des problèmes de tables bancs et de salles de classe, problèmes infrastructurels de base, il manque à notre école aujourd’hui, un supplément d’âme. C’est une âme qui a été perdue dans l’effritement du crédit accordé à ceux qui savent et qui enseignent, dans notre société. C’est une âme qui s’est dissipée au moment de la dévalorisation et de la dévaluation générale des métiers du savoir dans notre pays.
L’immense paradoxe de cette situation, c’est le fait que notre pays reste un immense territoire en friches, qui aurait besoin des bras et des cerveaux de tous ses fils, pour se (re)construire. La solution de l’extérieur, telle qu’envisagée par tous, sauf ceux qui n’en n’ont pas les moyens, reste à ce jour un leurre. Parce que, malgré la mondialisation triomphante, chaque pays conçoit d’abord son école pour ses enfants, sa société et ses besoins.
Il est sans doute temps qu’on pense à faire simple, là où on cherche à faire compliqué : installer chez nous, ce dont nous rêvons pour nos enfants ailleurs.

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4Le chef de l’Etat vient de prendre ses vacances, alors que les vacances s’achèvent pour les jeunes Camerounais qui reprennent le chemin de l’école lundi prochain. D’autres millions de petits  Camerounais qui se lancent à la quête d’un savoir qui, au Cameroun, n’est plus, hélas ! la garantie de jours meilleurs. Principal ascenseur social dans notre pays au lendemain des indépendances et sur les deux décennies  d’après, l’école aujourd’hui a mal à tous ses compartiments.
La motivation de l’effort à l’école ayant toujours été l’espoir d’une vie meilleure par l’accès à un emploi, on se demande, devant la catastrophe du chômage généralisé des jeunes diplômés, ce qui peut servir d’aiguillon à la jeunesse scolaire d’aujourd’hui. Qui croit encore au système d’éducation et de formation en place dans notre pays ? A vrai dire, très peu de gens, même pas les personnes qui sont chargées de le concevoir et de le diriger. D’où cet étonnement mâtiné de commisération lorsque vous annoncerez à quelqu’un qu’un de vos enfants ou proches entame ses études supérieures au Cameroun.
Au fond, qu’est-ce qui manquerait donc tant à notre école ? Il nous semble qu’en plus des problèmes de tables bancs et de salles de classe, problèmes infrastructurels de base, il manque à notre école aujourd’hui, un supplément d’âme. C’est une âme qui a été perdue dans l’effritement du crédit accordé à ceux qui savent et qui enseignent, dans notre société. C’est une âme qui s’est dissipée au moment de la dévalorisation et de la dévaluation générale des métiers du savoir dans notre pays.
L’immense paradoxe de cette situation, c’est le fait que notre pays reste un immense territoire en friches, qui aurait besoin des bras et des cerveaux de tous ses fils, pour se (re)construire. La solution de l’extérieur, telle qu’envisagée par tous, sauf ceux qui n’en n’ont pas les moyens, reste à ce jour un leurre. Parce que, malgré la mondialisation triomphante, chaque pays conçoit d’abord son école pour ses enfants, sa société et ses besoins.
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La polygamie fait débat

Une élue du peuple propose l’instauration d’une taxe en vue de limiter cette pratique qui porterait atteinte aux droits de la femme.
Jean Francis Belibi – Assemblée nationale :




L’ambiance semblait moins conflictuelle hier après midi entre les différents membres des groupes représentés à l’Assemblée nationale au cours de la reprise de la séance plénière des questions orales aux membres du Gouvernement qui n’a pas pu avoir lieu la semaine dernière, bien que l’on pouvait toujours noter le lourd dispositif de sécurité déployé au palais de Verre et dans ses environs. Une présence massive des forces de l’ordre dont il aura été question cette fois sur nos axes routiers, ce qui provoque des contrôles routiers interminables qui n’épargnent personne comme l’a fait remarquer Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya, élue Udc dans son adresse au Premier ministre chef du Gouvernement. Une préoccupation restée malheureusement sans réponse, à l’issue de l’intervention des différents représentants de Ephraïm Inoni hier après midi.
Un autre membre du Gouvernement qui a été interpellé sur des questions de sécurité, c’est Rémy Ze Meka. Le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense (Mindef) devait répondre à une préoccupation du député Sadjo Daouda sur l’action des coupeurs de route dans la partie septentrionale du Cameroun.

Un phénomène qui selon lui a connu une évolution, les malfaiteurs ayant retenu l’option des prises d’otages et des demandes de rançon. Les victimes étant selon Sadjo Daouda, " les éleveurs de gros bétail qui préfèrent de plus en plus se réfugier au Tchad et Nigeria voisins ". Il se plaint en outre de ce que les armes utilisées par ces brigands proviendraient des réserves de la gendarmerie. Faux, a répondu Rémy Ze Meka qui soutient que l’insécurité qui prévaut chez nos voisins est la principale cause de la circulation de ces armes. Il y ajoute également la fabrication des armes artisanales, avant de dénoncer la réticence des éleveurs de gros bétail qui selon lui, au lieu de s’adresser aux forces de maintien de l’ordre, préfèrent payer les rançons exigées par les ravisseurs. Pour lutter efficacement contre ce phénomène des coupeurs de route, le Mindef est revenu sur la création de la Brigade d’intervention rapide (Bir) dont l’action est désormais complétée par celle du Groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie nationale (Gpign). Pour son déploiement à travers les principales zones de grande insécurité, Rémy Ze Meka a annoncé " le recrutement de 1 000 commandos d’élite pour le renforcement des effectifs du Bir ". Pour le Mindef, les résultats enregistrés par cette unité d’élite sont positifs. D’autres recrutements ont été annoncés par Ze Meka au cours de cette année 2008. Ils concernent la gendarmerie nationale.

Polygamie
Il a encore été question de sécurité, mais cette fois au niveau de la famille. Le chef du Gouvernement a été interpellé sur l’absence dans notre pays d’un Code des personnes et de la Famille, toute chose qui crée parfois des situations " d’insécurité " au sein des familles, notamment pour les femmes. Répondant en ses lieux et place, Suzanne Mbomback, le ministre de la Promotion de la femme et de la famille a indiqué que " les travaux de finalisation du Code des personnes et de la famille sont à leurs termes ", précisant qu’il était question pour les pouvoirs publics de prendre en compte toutes les composantes de la société.

Au député Ndam Njoya qui a demandé l’instauration d’une taxe pour tous ceux qui veulent s’engager dans des mariages polygamiques, après avoir rappelé les spécificités de nos sociétés, de nos nombreuses chefferies, les nombreuses difficultés que connaissent les femmes et notamment les veuves dans certaines familles, elle a renvoyé la question de savoir " Que faisons-nous de la polygamie ? ". " On la garde " a lâché du haut de son perchoir, un Cavaye Yeguié Djibril qui se sentait visiblement concerné. Une proposition qui a fait du brouhaha au sein de l’hémicycle. Le député Udc s’inquiétait en effet du sort des femmes vivant dans des foyers ayant choisi ce régime matrimonial.

L’autre volet de cette séance plénière était consacré à la discussion en plénière des projets de lois sur la ratification de l’Accord international 2006 sur les bois tropicaux et celui régissant les dépôts et consignations. Au moment où l’on s’achemine vers la fin de la présente session dont l’épilogue sera l’examen en plénière du projet de loi portant révision de la Constitution.

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