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Ce qui attend les opérateurs économiques en 2009


Dans la lettre circulaire relative à la préparation du budget, le président de la République insiste sur la mobilisation des ressources non pétrolières, et la réduction des subventions aux entreprises publiques.

Le président de la République, Paul Biya, a signé le 18 septembre 2008 la lettre circulaire relative à la préparation du budget 2009. Il s’agit d’un exercice traditionnel qui permet au chef de l’Etat de donner aux ordonnateurs les grandes orientations en matière de recettes et de dépenses de l’Etat pour l’année à venir. En scrutant les grandes lignes de cette lettre circulaire, l’on peut déjà avoir une idée de la loi des finances 2009. Ainsi, à en croire la directive présidentielle, le projet de budget 2009 table sur des hypothèses suivantes : un taux de croissance du Pib à 4,6%, un taux d’inflation de 3%, un solde budgétaire global de 1,5%, un déficit de compte courant de la balance de paiement de 3%. La croissance économique en 2009 devra être stimulée par la mise en œuvre des grands projets agricoles, industriels et miniers, le développement des infrastructures routières, portuaires et ferroviaires, le développement de l’énergie électrique et des énergies renouvelables etc.…
Où trouver les moyens pour réaliser ces vastes projets ? La lettre circulaire prescrit qu’un accent particulier soit mis sur la mobilisation optimale des recettes budgétaires internes non pétrolières. Ce qui passe sur le plan fiscal par l’élargissement de l’assiette par une meilleure prise en compte du secteur informel, la sécurisation des recettes, ainsi que le renforcement des capacités de l’administration fiscale. Paul Biya prescrit aussi que la simplification des procédures administratives et l’accès aux régimes d’incitations fiscales prévues pour améliorer l’environnement des affaires soient accélérées. Pour ce qui concerne les recettes douanières, il est question de trouver les voies et moyens pour combler les pertes de recettes nées de l’entrée en vigueur des accords de partenariat économique. Pour ce faire, la lettre circulaire insiste sur le renforcement des mécanismes de lutte contre certains fléaux économiques tels que la contrebande, et la contrefaçon.

Réduction des subventions
En matière de dépenses, le budget 2009 sera encore plus austère. “ Un effort particulier allant dans le sens de la rigueur dans la dépense publique devra être effectuée… ”, prescrit Paul Biya. Ainsi, l’accent devra être mis sur la réalisation des économies budgétaires à travers la réduction des transferts et des subventions, ainsi que des dépenses en bien et services. “ Pour tous les établissements publics et les entreprises du secteur public et parapublic, des efforts d’ajustement interne devront se poursuivre, afin de réduire la subvention de l’Etat… ”, souhaite le président.
Le mérite de la lettre circulaire relative au budget 2009 est le fait qu’elle soit arrivée à temps. En 2008, c’est le 17 Octobre, c’est-à-dire à quelques jours seulement du dépôt du projet de loi des finances à l’Assemblée nationale que Paul Biya s’est conformé à ce formalisme de l’élaboration du budget. Cependant, il faut relever que la lettre circulaire du 19 septembre 2008 est bien semblable à celle de 2007. Cette dernière prescrivait que “ Le budget de l’Etat pour l’année 2008 reposera sur les hypothèses ci-après : un taux de croissance du Pib situé autour de 4,5% ; un taux d’inflation projeté autour de 3% ; un solde budgétaire global, base engagement, à environ 1,5% du Pib ; un déficit extérieur courant plafonné à environ 3% du Pib ”. Sans commentaire.

Quelle pertinence pour cette lettre circulaire !
Le budget 2009 table sur une hypothèse de croissance de 4,6%. Celui de 2008 prévoyait quant à lui une croissance de 4,5%. A la lumière des deux chiffres, l’on peut aisément conclure que l’année 2009 sera plus propice à une croissance économique. Pourtant, si l’émancipation du secteur privé reste l’élément principal d’une croissance forte et durable, l’on peut valablement s’interroger sur les efforts qui sont faits par les pouvoirs publics pour relancer l’investissement privé, moteur de toute relance économique. Les plaintes du secteur privé n’ont guère trouvé de réponses efficientes. L’insécurité juridique des affaires a continué son petit bonhomme de chemin en 2008, la crise énergétique s’est faite toujours présente, la question des infrastructures n’a pas trouvé solution, la pression fiscale, les lenteurs administratives, la corruption…Le classement Doing Business 2008 a clairement montré que le Cameroun demeure encore une mauvaise destination pour les investisseurs. Vu sous cet angle, l’on peut conclure qu’une croissance de 4,6% en 2009 n’est qu’une utopie. Pour ce qui est de l’inflation, l’on prévoit qu’elle sera de 3% en 2009. En 2008, la circulaire présidentielle tablait sur une inflation de 3%. Pourtant, l’année 2008 a battu tous les records pour ce qui est de l’inflation. Les prix ont flambé, favorisé en cela par les fluctuations des matières premières sur le marché international. Et les spécialistes estiment que l’accalmie n’est pas pour demain. Il est donc aussi illusoire de penser que le taux d’inflation ne sera que de 3% en 2009. A la fin, l’on peut s’interroger sur la pertinence même du travail abattu par les rédacteurs de cette circulaire présidentielle. 

Par Léopold CHENDJOU

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Dans la lettre circulaire relative à la préparation du budget, le président de la République insiste sur la mobilisation des ressources non pétrolières, et la réduction des subventions aux entreprises publiques.

Le président de la République, Paul Biya, a signé le 18 septembre 2008 la lettre circulaire relative à la préparation du budget 2009. Il s’agit d’un exercice traditionnel qui permet au chef de l’Etat de donner aux ordonnateurs les grandes orientations en matière de recettes et de dépenses de l’Etat pour l’année à venir. En scrutant les grandes lignes de cette lettre circulaire, l’on peut déjà avoir une idée de la loi des finances 2009. Ainsi, à en croire la directive présidentielle, le projet de budget 2009 table sur des hypothèses suivantes : un taux de croissance du Pib à 4,6%, un taux d’inflation de 3%, un solde budgétaire global de 1,5%, un déficit de compte courant de la balance de paiement de 3%. La croissance économique en 2009 devra être stimulée par la mise en œuvre des grands projets agricoles, industriels et miniers, le développement des infrastructures routières, portuaires et ferroviaires, le développement de l’énergie électrique et des énergies renouvelables etc.…
Où trouver les moyens pour réaliser ces vastes projets ? La lettre circulaire prescrit qu’un accent particulier soit mis sur la mobilisation optimale des recettes budgétaires internes non pétrolières. Ce qui passe sur le plan fiscal par l’élargissement de l’assiette par une meilleure prise en compte du secteur informel, la sécurisation des recettes, ainsi que le renforcement des capacités de l’administration fiscale. Paul Biya prescrit aussi que la simplification des procédures administratives et l’accès aux régimes d’incitations fiscales prévues pour améliorer l’environnement des affaires soient accélérées. Pour ce qui concerne les recettes douanières, il est question de trouver les voies et moyens pour combler les pertes de recettes nées de l’entrée en vigueur des accords de partenariat économique. Pour ce faire, la lettre circulaire insiste sur le renforcement des mécanismes de lutte contre certains fléaux économiques tels que la contrebande, et la contrefaçon.

Réduction des subventions
En matière de dépenses, le budget 2009 sera encore plus austère. “ Un effort particulier allant dans le sens de la rigueur dans la dépense publique devra être effectuée… ”, prescrit Paul Biya. Ainsi, l’accent devra être mis sur la réalisation des économies budgétaires à travers la réduction des transferts et des subventions, ainsi que des dépenses en bien et services. “ Pour tous les établissements publics et les entreprises du secteur public et parapublic, des efforts d’ajustement interne devront se poursuivre, afin de réduire la subvention de l’Etat… ”, souhaite le président.
Le mérite de la lettre circulaire relative au budget 2009 est le fait qu’elle soit arrivée à temps. En 2008, c’est le 17 Octobre, c’est-à-dire à quelques jours seulement du dépôt du projet de loi des finances à l’Assemblée nationale que Paul Biya s’est conformé à ce formalisme de l’élaboration du budget. Cependant, il faut relever que la lettre circulaire du 19 septembre 2008 est bien semblable à celle de 2007. Cette dernière prescrivait que “ Le budget de l’Etat pour l’année 2008 reposera sur les hypothèses ci-après : un taux de croissance du Pib situé autour de 4,5% ; un taux d’inflation projeté autour de 3% ; un solde budgétaire global, base engagement, à environ 1,5% du Pib ; un déficit extérieur courant plafonné à environ 3% du Pib ”. Sans commentaire.

Quelle pertinence pour cette lettre circulaire !
Le budget 2009 table sur une hypothèse de croissance de 4,6%. Celui de 2008 prévoyait quant à lui une croissance de 4,5%. A la lumière des deux chiffres, l’on peut aisément conclure que l’année 2009 sera plus propice à une croissance économique. Pourtant, si l’émancipation du secteur privé reste l’élément principal d’une croissance forte et durable, l’on peut valablement s’interroger sur les efforts qui sont faits par les pouvoirs publics pour relancer l’investissement privé, moteur de toute relance économique. Les plaintes du secteur privé n’ont guère trouvé de réponses efficientes. L’insécurité juridique des affaires a continué son petit bonhomme de chemin en 2008, la crise énergétique s’est faite toujours présente, la question des infrastructures n’a pas trouvé solution, la pression fiscale, les lenteurs administratives, la corruption…Le classement Doing Business 2008 a clairement montré que le Cameroun demeure encore une mauvaise destination pour les investisseurs. Vu sous cet angle, l’on peut conclure qu’une croissance de 4,6% en 2009 n’est qu’une utopie. Pour ce qui est de l’inflation, l’on prévoit qu’elle sera de 3% en 2009. En 2008, la circulaire présidentielle tablait sur une inflation de 3%. Pourtant, l’année 2008 a battu tous les records pour ce qui est de l’inflation. Les prix ont flambé, favorisé en cela par les fluctuations des matières premières sur le marché international. Et les spécialistes estiment que l’accalmie n’est pas pour demain. Il est donc aussi illusoire de penser que le taux d’inflation ne sera que de 3% en 2009. A la fin, l’on peut s’interroger sur la pertinence même du travail abattu par les rédacteurs de cette circulaire présidentielle. 

Par Léopold CHENDJOU

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Dans la lettre circulaire relative à la préparation du budget, le président de la République insiste sur la mobilisation des ressources non pétrolières, et la réduction des subventions aux entreprises publiques.

Le président de la République, Paul Biya, a signé le 18 septembre 2008 la lettre circulaire relative à la préparation du budget 2009. Il s’agit d’un exercice traditionnel qui permet au chef de l’Etat de donner aux ordonnateurs les grandes orientations en matière de recettes et de dépenses de l’Etat pour l’année à venir. En scrutant les grandes lignes de cette lettre circulaire, l’on peut déjà avoir une idée de la loi des finances 2009. Ainsi, à en croire la directive présidentielle, le projet de budget 2009 table sur des hypothèses suivantes : un taux de croissance du Pib à 4,6%, un taux d’inflation de 3%, un solde budgétaire global de 1,5%, un déficit de compte courant de la balance de paiement de 3%. La croissance économique en 2009 devra être stimulée par la mise en œuvre des grands projets agricoles, industriels et miniers, le développement des infrastructures routières, portuaires et ferroviaires, le développement de l’énergie électrique et des énergies renouvelables etc.…
Où trouver les moyens pour réaliser ces vastes projets ? La lettre circulaire prescrit qu’un accent particulier soit mis sur la mobilisation optimale des recettes budgétaires internes non pétrolières. Ce qui passe sur le plan fiscal par l’élargissement de l’assiette par une meilleure prise en compte du secteur informel, la sécurisation des recettes, ainsi que le renforcement des capacités de l’administration fiscale. Paul Biya prescrit aussi que la simplification des procédures administratives et l’accès aux régimes d’incitations fiscales prévues pour améliorer l’environnement des affaires soient accélérées. Pour ce qui concerne les recettes douanières, il est question de trouver les voies et moyens pour combler les pertes de recettes nées de l’entrée en vigueur des accords de partenariat économique. Pour ce faire, la lettre circulaire insiste sur le renforcement des mécanismes de lutte contre certains fléaux économiques tels que la contrebande, et la contrefaçon.

Réduction des subventions
En matière de dépenses, le budget 2009 sera encore plus austère. “ Un effort particulier allant dans le sens de la rigueur dans la dépense publique devra être effectuée… ”, prescrit Paul Biya. Ainsi, l’accent devra être mis sur la réalisation des économies budgétaires à travers la réduction des transferts et des subventions, ainsi que des dépenses en bien et services. “ Pour tous les établissements publics et les entreprises du secteur public et parapublic, des efforts d’ajustement interne devront se poursuivre, afin de réduire la subvention de l’Etat… ”, souhaite le président.
Le mérite de la lettre circulaire relative au budget 2009 est le fait qu’elle soit arrivée à temps. En 2008, c’est le 17 Octobre, c’est-à-dire à quelques jours seulement du dépôt du projet de loi des finances à l’Assemblée nationale que Paul Biya s’est conformé à ce formalisme de l’élaboration du budget. Cependant, il faut relever que la lettre circulaire du 19 septembre 2008 est bien semblable à celle de 2007. Cette dernière prescrivait que “ Le budget de l’Etat pour l’année 2008 reposera sur les hypothèses ci-après : un taux de croissance du Pib situé autour de 4,5% ; un taux d’inflation projeté autour de 3% ; un solde budgétaire global, base engagement, à environ 1,5% du Pib ; un déficit extérieur courant plafonné à environ 3% du Pib ”. Sans commentaire.

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Le budget 2009 table sur une hypothèse de croissance de 4,6%. Celui de 2008 prévoyait quant à lui une croissance de 4,5%. A la lumière des deux chiffres, l’on peut aisément conclure que l’année 2009 sera plus propice à une croissance économique. Pourtant, si l’émancipation du secteur privé reste l’élément principal d’une croissance forte et durable, l’on peut valablement s’interroger sur les efforts qui sont faits par les pouvoirs publics pour relancer l’investissement privé, moteur de toute relance économique. Les plaintes du secteur privé n’ont guère trouvé de réponses efficientes. L’insécurité juridique des affaires a continué son petit bonhomme de chemin en 2008, la crise énergétique s’est faite toujours présente, la question des infrastructures n’a pas trouvé solution, la pression fiscale, les lenteurs administratives, la corruption…Le classement Doing Business 2008 a clairement montré que le Cameroun demeure encore une mauvaise destination pour les investisseurs. Vu sous cet angle, l’on peut conclure qu’une croissance de 4,6% en 2009 n’est qu’une utopie. Pour ce qui est de l’inflation, l’on prévoit qu’elle sera de 3% en 2009. En 2008, la circulaire présidentielle tablait sur une inflation de 3%. Pourtant, l’année 2008 a battu tous les records pour ce qui est de l’inflation. Les prix ont flambé, favorisé en cela par les fluctuations des matières premières sur le marché international. Et les spécialistes estiment que l’accalmie n’est pas pour demain. Il est donc aussi illusoire de penser que le taux d’inflation ne sera que de 3% en 2009. A la fin, l’on peut s’interroger sur la pertinence même du travail abattu par les rédacteurs de cette circulaire présidentielle. 

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Dans la lettre circulaire relative à la préparation du budget, le président de la République insiste sur la mobilisation des ressources non pétrolières, et la réduction des subventions aux entreprises publiques.

Le président de la République, Paul Biya, a signé le 18 septembre 2008 la lettre circulaire relative à la préparation du budget 2009. Il s’agit d’un exercice traditionnel qui permet au chef de l’Etat de donner aux ordonnateurs les grandes orientations en matière de recettes et de dépenses de l’Etat pour l’année à venir. En scrutant les grandes lignes de cette lettre circulaire, l’on peut déjà avoir une idée de la loi des finances 2009. Ainsi, à en croire la directive présidentielle, le projet de budget 2009 table sur des hypothèses suivantes : un taux de croissance du Pib à 4,6%, un taux d’inflation de 3%, un solde budgétaire global de 1,5%, un déficit de compte courant de la balance de paiement de 3%. La croissance économique en 2009 devra être stimulée par la mise en œuvre des grands projets agricoles, industriels et miniers, le développement des infrastructures routières, portuaires et ferroviaires, le développement de l’énergie électrique et des énergies renouvelables etc.…
Où trouver les moyens pour réaliser ces vastes projets ? La lettre circulaire prescrit qu’un accent particulier soit mis sur la mobilisation optimale des recettes budgétaires internes non pétrolières. Ce qui passe sur le plan fiscal par l’élargissement de l’assiette par une meilleure prise en compte du secteur informel, la sécurisation des recettes, ainsi que le renforcement des capacités de l’administration fiscale. Paul Biya prescrit aussi que la simplification des procédures administratives et l’accès aux régimes d’incitations fiscales prévues pour améliorer l’environnement des affaires soient accélérées. Pour ce qui concerne les recettes douanières, il est question de trouver les voies et moyens pour combler les pertes de recettes nées de l’entrée en vigueur des accords de partenariat économique. Pour ce faire, la lettre circulaire insiste sur le renforcement des mécanismes de lutte contre certains fléaux économiques tels que la contrebande, et la contrefaçon.

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En matière de dépenses, le budget 2009 sera encore plus austère. “ Un effort particulier allant dans le sens de la rigueur dans la dépense publique devra être effectuée… ”, prescrit Paul Biya. Ainsi, l’accent devra être mis sur la réalisation des économies budgétaires à travers la réduction des transferts et des subventions, ainsi que des dépenses en bien et services. “ Pour tous les établissements publics et les entreprises du secteur public et parapublic, des efforts d’ajustement interne devront se poursuivre, afin de réduire la subvention de l’Etat… ”, souhaite le président.
Le mérite de la lettre circulaire relative au budget 2009 est le fait qu’elle soit arrivée à temps. En 2008, c’est le 17 Octobre, c’est-à-dire à quelques jours seulement du dépôt du projet de loi des finances à l’Assemblée nationale que Paul Biya s’est conformé à ce formalisme de l’élaboration du budget. Cependant, il faut relever que la lettre circulaire du 19 septembre 2008 est bien semblable à celle de 2007. Cette dernière prescrivait que “ Le budget de l’Etat pour l’année 2008 reposera sur les hypothèses ci-après : un taux de croissance du Pib situé autour de 4,5% ; un taux d’inflation projeté autour de 3% ; un solde budgétaire global, base engagement, à environ 1,5% du Pib ; un déficit extérieur courant plafonné à environ 3% du Pib ”. Sans commentaire.

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Le budget 2009 table sur une hypothèse de croissance de 4,6%. Celui de 2008 prévoyait quant à lui une croissance de 4,5%. A la lumière des deux chiffres, l’on peut aisément conclure que l’année 2009 sera plus propice à une croissance économique. Pourtant, si l’émancipation du secteur privé reste l’élément principal d’une croissance forte et durable, l’on peut valablement s’interroger sur les efforts qui sont faits par les pouvoirs publics pour relancer l’investissement privé, moteur de toute relance économique. Les plaintes du secteur privé n’ont guère trouvé de réponses efficientes. L’insécurité juridique des affaires a continué son petit bonhomme de chemin en 2008, la crise énergétique s’est faite toujours présente, la question des infrastructures n’a pas trouvé solution, la pression fiscale, les lenteurs administratives, la corruption…Le classement Doing Business 2008 a clairement montré que le Cameroun demeure encore une mauvaise destination pour les investisseurs. Vu sous cet angle, l’on peut conclure qu’une croissance de 4,6% en 2009 n’est qu’une utopie. Pour ce qui est de l’inflation, l’on prévoit qu’elle sera de 3% en 2009. En 2008, la circulaire présidentielle tablait sur une inflation de 3%. Pourtant, l’année 2008 a battu tous les records pour ce qui est de l’inflation. Les prix ont flambé, favorisé en cela par les fluctuations des matières premières sur le marché international. Et les spécialistes estiment que l’accalmie n’est pas pour demain. Il est donc aussi illusoire de penser que le taux d’inflation ne sera que de 3% en 2009. A la fin, l’on peut s’interroger sur la pertinence même du travail abattu par les rédacteurs de cette circulaire présidentielle. 

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