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Yaoundé : Un médecin accusé de négligence criminelle



Alors que le Dr Longi rejette toute responsabilité, la famille de Anicet Akono a décidé de porter plainte.
Patricia Ngo Ngouem


De quoi est mort Anicet Akono Belomo samedi 20 septembre dernier ? D’une hernie comme on le dit à l’hôpital Central de Yaoundé où le défunt a été opéré deux fois, d’une tumeur au côlon comme on l’affirme à la polyclinique du Dr Mbarga où le jeune homme de 22 ans y a également été opéré ou d’un cancer de l’intestin comme le montrent les résultats des examens effectués au Centre Pasteur ? Si la réponse à cette interrogation semble pour le moins ne pas préoccuper les proches du défunt dont la levée de corps est programmée ce vendredi à l’hôpital Jamot, il reste que tous imputent le décès de ce dernier à une négligence des médecins.

Le doigt étant pointé sur le Dr Longi, en service à l’hôpital Central de Yaoundé, présenté comme le premier à avoir effectué ladite opération. "Il aurait dû faire une radio ou des examens avant de l’opérer. Ce qu’il n’a pas fait", argue Daniel Belomo, le frère cadet du défunt avec qui il partageait une chambre au quartier Mvan. Selon lui, ce dernier, qui se plaignait d’une "bosse" au niveau du bas-ventre "a rencontré le Dr Longi qui lui a demandé 50.000 Fcfa pour l’opérer. L’opération s’est faite le lendemain à minuit à l’hôpital".
L’opération échouera car "mon frère est rentré vers 2h, mais il avait toujours mal", explique l’aîné du défunt. D’où que ce dernier passe un coup de fil au Dr Longi qui demande de passer le lendemain. "Il ne nous a pas reçus, disant qu’il est occupé. Il nous a donné quatre autres rendez-vous qu’il n’a pas honorés", affirme Daniel Belomo. Peut-on parler d’une "opération clandestine" doublée "d’escroquerie" tel que le laissent entendre nos confrères de la Rts ?

Négligence
"Comment une opération clandestine peut-elle se passer dans un hôpital public ? De toutes façons, si vous voulez des informations, allez voir le directeur de l’hôpital ou mon ancien chef de service", a déclaré le Dr Longi qui n’a pas souhaité s’exprimer sur ce sujet au téléphone. "Mon frère ne se sentait toujours pas bien. Il est retourné à l’hôpital et il a rencontré le directeur en personne qui l’a confié au Dr Etoundi qui devait l’opérer". Si le Dr Etoundi, chef de service des urgences dudit hôpital dit se rappeler du disparu, il dit que "le défunt est venu me voir. Vu que la première opération a été foireuse, j’ai donné l’ordre qu’on l’opère et qu’on lui donne des médicaments gratuitement, après en avoir parlé au préalable avec le directeur". L’opération, menée par un " jeune chirurgien " aurait été une "réussite".
Pourtant, la situation du défunt s’était aggravée car "il ne faisait plus les selles et avait mal au ventre". Troisième opération effectuée par le Dr Mbarga dans sa clinique à Mvog-Atangana Mballa.

"Il souffrait d’une obstruction au niveau de l’intestin qui faisait que les matières fécales ne passaient plus. Nous l’avons opéré car son cas était grave. S’il était mort cinq jours après l’intervention, on aurait peut-être dit mort des suites de l’opération. Mais il a fait deux semaines chez nous et est reparti en meilleur état", se défend le Dr Mbarga. Mais, le jeune homme mourra quelques jours après, d’un "cancer de l’intestin", après un tour chez "un prêtre et un guérisseur".
Une mort que la famille du défunt impute au Dr Longi puisqu’elle parle de porter plainte contre ce dernier pour "négligence car il n’a pas bien fait son travail", soutient Daniel. En attendant que la responsabilité des uns et des autres soit établie, on ne peut s’empêcher de se demander si Anicet Akono Belomo serait encore en vie aujourd’hui si le "bon" diagnostic avait été fait plus tôt.

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De quoi est mort Anicet Akono Belomo samedi 20 septembre dernier ? D’une hernie comme on le dit à l’hôpital Central de Yaoundé où le défunt a été opéré deux fois, d’une tumeur au côlon comme on l’affirme à la polyclinique du Dr Mbarga où le jeune homme de 22 ans y a également été opéré ou d’un cancer de l’intestin comme le montrent les résultats des examens effectués au Centre Pasteur ? Si la réponse à cette interrogation semble pour le moins ne pas préoccuper les proches du défunt dont la levée de corps est programmée ce vendredi à l’hôpital Jamot, il reste que tous imputent le décès de ce dernier à une négligence des médecins.

Le doigt étant pointé sur le Dr Longi, en service à l’hôpital Central de Yaoundé, présenté comme le premier à avoir effectué ladite opération. "Il aurait dû faire une radio ou des examens avant de l’opérer. Ce qu’il n’a pas fait", argue Daniel Belomo, le frère cadet du défunt avec qui il partageait une chambre au quartier Mvan. Selon lui, ce dernier, qui se plaignait d’une "bosse" au niveau du bas-ventre "a rencontré le Dr Longi qui lui a demandé 50.000 Fcfa pour l’opérer. L’opération s’est faite le lendemain à minuit à l’hôpital".
L’opération échouera car "mon frère est rentré vers 2h, mais il avait toujours mal", explique l’aîné du défunt. D’où que ce dernier passe un coup de fil au Dr Longi qui demande de passer le lendemain. "Il ne nous a pas reçus, disant qu’il est occupé. Il nous a donné quatre autres rendez-vous qu’il n’a pas honorés", affirme Daniel Belomo. Peut-on parler d’une "opération clandestine" doublée "d’escroquerie" tel que le laissent entendre nos confrères de la Rts ?

Négligence
"Comment une opération clandestine peut-elle se passer dans un hôpital public ? De toutes façons, si vous voulez des informations, allez voir le directeur de l’hôpital ou mon ancien chef de service", a déclaré le Dr Longi qui n’a pas souhaité s’exprimer sur ce sujet au téléphone. "Mon frère ne se sentait toujours pas bien. Il est retourné à l’hôpital et il a rencontré le directeur en personne qui l’a confié au Dr Etoundi qui devait l’opérer". Si le Dr Etoundi, chef de service des urgences dudit hôpital dit se rappeler du disparu, il dit que "le défunt est venu me voir. Vu que la première opération a été foireuse, j’ai donné l’ordre qu’on l’opère et qu’on lui donne des médicaments gratuitement, après en avoir parlé au préalable avec le directeur". L’opération, menée par un " jeune chirurgien " aurait été une "réussite".
Pourtant, la situation du défunt s’était aggravée car "il ne faisait plus les selles et avait mal au ventre". Troisième opération effectuée par le Dr Mbarga dans sa clinique à Mvog-Atangana Mballa.

"Il souffrait d’une obstruction au niveau de l’intestin qui faisait que les matières fécales ne passaient plus. Nous l’avons opéré car son cas était grave. S’il était mort cinq jours après l’intervention, on aurait peut-être dit mort des suites de l’opération. Mais il a fait deux semaines chez nous et est reparti en meilleur état", se défend le Dr Mbarga. Mais, le jeune homme mourra quelques jours après, d’un "cancer de l’intestin", après un tour chez "un prêtre et un guérisseur".
Une mort que la famille du défunt impute au Dr Longi puisqu’elle parle de porter plainte contre ce dernier pour "négligence car il n’a pas bien fait son travail", soutient Daniel. En attendant que la responsabilité des uns et des autres soit établie, on ne peut s’empêcher de se demander si Anicet Akono Belomo serait encore en vie aujourd’hui si le "bon" diagnostic avait été fait plus tôt.

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Le doigt étant pointé sur le Dr Longi, en service à l’hôpital Central de Yaoundé, présenté comme le premier à avoir effectué ladite opération. "Il aurait dû faire une radio ou des examens avant de l’opérer. Ce qu’il n’a pas fait", argue Daniel Belomo, le frère cadet du défunt avec qui il partageait une chambre au quartier Mvan. Selon lui, ce dernier, qui se plaignait d’une "bosse" au niveau du bas-ventre "a rencontré le Dr Longi qui lui a demandé 50.000 Fcfa pour l’opérer. L’opération s’est faite le lendemain à minuit à l’hôpital".
L’opération échouera car "mon frère est rentré vers 2h, mais il avait toujours mal", explique l’aîné du défunt. D’où que ce dernier passe un coup de fil au Dr Longi qui demande de passer le lendemain. "Il ne nous a pas reçus, disant qu’il est occupé. Il nous a donné quatre autres rendez-vous qu’il n’a pas honorés", affirme Daniel Belomo. Peut-on parler d’une "opération clandestine" doublée "d’escroquerie" tel que le laissent entendre nos confrères de la Rts ?

Négligence
"Comment une opération clandestine peut-elle se passer dans un hôpital public ? De toutes façons, si vous voulez des informations, allez voir le directeur de l’hôpital ou mon ancien chef de service", a déclaré le Dr Longi qui n’a pas souhaité s’exprimer sur ce sujet au téléphone. "Mon frère ne se sentait toujours pas bien. Il est retourné à l’hôpital et il a rencontré le directeur en personne qui l’a confié au Dr Etoundi qui devait l’opérer". Si le Dr Etoundi, chef de service des urgences dudit hôpital dit se rappeler du disparu, il dit que "le défunt est venu me voir. Vu que la première opération a été foireuse, j’ai donné l’ordre qu’on l’opère et qu’on lui donne des médicaments gratuitement, après en avoir parlé au préalable avec le directeur". L’opération, menée par un " jeune chirurgien " aurait été une "réussite".
Pourtant, la situation du défunt s’était aggravée car "il ne faisait plus les selles et avait mal au ventre". Troisième opération effectuée par le Dr Mbarga dans sa clinique à Mvog-Atangana Mballa.

"Il souffrait d’une obstruction au niveau de l’intestin qui faisait que les matières fécales ne passaient plus. Nous l’avons opéré car son cas était grave. S’il était mort cinq jours après l’intervention, on aurait peut-être dit mort des suites de l’opération. Mais il a fait deux semaines chez nous et est reparti en meilleur état", se défend le Dr Mbarga. Mais, le jeune homme mourra quelques jours après, d’un "cancer de l’intestin", après un tour chez "un prêtre et un guérisseur".
Une mort que la famille du défunt impute au Dr Longi puisqu’elle parle de porter plainte contre ce dernier pour "négligence car il n’a pas bien fait son travail", soutient Daniel. En attendant que la responsabilité des uns et des autres soit établie, on ne peut s’empêcher de se demander si Anicet Akono Belomo serait encore en vie aujourd’hui si le "bon" diagnostic avait été fait plus tôt.

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Alors que le Dr Longi rejette toute responsabilité, la famille de Anicet Akono a décidé de porter plainte.
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Le doigt étant pointé sur le Dr Longi, en service à l’hôpital Central de Yaoundé, présenté comme le premier à avoir effectué ladite opération. "Il aurait dû faire une radio ou des examens avant de l’opérer. Ce qu’il n’a pas fait", argue Daniel Belomo, le frère cadet du défunt avec qui il partageait une chambre au quartier Mvan. Selon lui, ce dernier, qui se plaignait d’une "bosse" au niveau du bas-ventre "a rencontré le Dr Longi qui lui a demandé 50.000 Fcfa pour l’opérer. L’opération s’est faite le lendemain à minuit à l’hôpital".
L’opération échouera car "mon frère est rentré vers 2h, mais il avait toujours mal", explique l’aîné du défunt. D’où que ce dernier passe un coup de fil au Dr Longi qui demande de passer le lendemain. "Il ne nous a pas reçus, disant qu’il est occupé. Il nous a donné quatre autres rendez-vous qu’il n’a pas honorés", affirme Daniel Belomo. Peut-on parler d’une "opération clandestine" doublée "d’escroquerie" tel que le laissent entendre nos confrères de la Rts ?

Négligence
"Comment une opération clandestine peut-elle se passer dans un hôpital public ? De toutes façons, si vous voulez des informations, allez voir le directeur de l’hôpital ou mon ancien chef de service", a déclaré le Dr Longi qui n’a pas souhaité s’exprimer sur ce sujet au téléphone. "Mon frère ne se sentait toujours pas bien. Il est retourné à l’hôpital et il a rencontré le directeur en personne qui l’a confié au Dr Etoundi qui devait l’opérer". Si le Dr Etoundi, chef de service des urgences dudit hôpital dit se rappeler du disparu, il dit que "le défunt est venu me voir. Vu que la première opération a été foireuse, j’ai donné l’ordre qu’on l’opère et qu’on lui donne des médicaments gratuitement, après en avoir parlé au préalable avec le directeur". L’opération, menée par un " jeune chirurgien " aurait été une "réussite".
Pourtant, la situation du défunt s’était aggravée car "il ne faisait plus les selles et avait mal au ventre". Troisième opération effectuée par le Dr Mbarga dans sa clinique à Mvog-Atangana Mballa.

"Il souffrait d’une obstruction au niveau de l’intestin qui faisait que les matières fécales ne passaient plus. Nous l’avons opéré car son cas était grave. S’il était mort cinq jours après l’intervention, on aurait peut-être dit mort des suites de l’opération. Mais il a fait deux semaines chez nous et est reparti en meilleur état", se défend le Dr Mbarga. Mais, le jeune homme mourra quelques jours après, d’un "cancer de l’intestin", après un tour chez "un prêtre et un guérisseur".
Une mort que la famille du défunt impute au Dr Longi puisqu’elle parle de porter plainte contre ce dernier pour "négligence car il n’a pas bien fait son travail", soutient Daniel. En attendant que la responsabilité des uns et des autres soit établie, on ne peut s’empêcher de se demander si Anicet Akono Belomo serait encore en vie aujourd’hui si le "bon" diagnostic avait été fait plus tôt.

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Adelf/AC : la suite est attendue

L’antenne Afrique centrale de l’association des écrivains est définitivement sur les rails. –

C’est en principe vendredi dernier que le président du conseil d’administration de l’Association des écrivains de langue française (Adelf), antenne Afrique centrale, Pabé Mongo, a raccompagné ses illustres hôtes à l’aéroport. Au terme d’une semaine bien remplie, au cours de laquelle le Pr. Jacques Chevrier, président mondial de l’Adelf, aura installé, lundi à Yaoundé, le bureau Afrique centrale de l’institution. Après ce moment que les principaux concernés n’oublieront pas de sitôt, il a fallu se mettre au travail. Le lendemain, mardi, la première session du conseil d’administration s’est tenue à la Centrale de lecture publique de Yaoundé, en présence notamment de Jacques Chevrier et de Jacques Fame Ndongo, président d’honneur du conseil d’administration.

A l’issue des travaux, Jacques Chevrier a remis à Pabé Mongo les principaux outils de travail de l’Adelf, à savoir les formulaires d’adhésion et de candidature aux prix, le règlement intérieur de l’Adelf et de nombreux exemplaires du bulletin de liaison de l’association. Lors de la rencontre toujours, Jacques Fame Ndongo a relevé que la construction de l’Adelf de la sous-région pouvait se faire progressivement, la notion d’Afrique centrale étant une réalité à tiroirs, indiquant soit la Cemac (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale), soit la Ceeac (Communauté économique d’Afrique centrale).

D’autres propositions ont souligné la nécessité : d’avoir un local-siège et des équipements de fonctionnement ; de sensibiliser les écrivains d’Afrique centrale quant à l’adhésion à l’institution ; de créer des concours et prix littéraires ; d’avoir des soutiens financiers, etc. C’est dire si la feuille de route est longue. Aux écrivains, qui savent parfois écrire long, de remplir au mieux les divers engagements.

AN

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