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Des libraires mis en demeure

Le ministre du Commerce a effectué une visite inopinée samedi 2 septembre dans une dizaine de librairies pour traquer ceux qui boycottent les prix officiels du livre scolaire et qui vendent des cahiers non conformes. –

Le cortège ministériel fait irruption à la librairie Ecaf, en face de l’immeuble Stamatiades à Akwa. Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, venu contrôler la conformité du prix du livre scolaire et s’assurer du respect de la réglementation dans la capitale économique, se précipite sur la vitre ouverte sur la route. La décision du 25 août 2005 fixant les prix officiels des manuels scolaires y est affichée. “ On est en 2006 ! Cette librairie doit être scellée ”, lance le ministre. Michel Nguendja, le responsable de l’établissement qui est sorti en courant est pris de panique. Un gros téléphone à la main, il ôte son chapeau et se plie en deux pour saluer son invité-surprise. Puis, il se met à bredouiller : “ J’ai pourtant demandé à mes gars d’afficher la décision de 2006. ” Selon la réglementation en effet, les prix officiels doivent non seulement être affichés, mais aussi marqués sur les articles proposés aux clients.
En entrant dans la librairie, la délégation constate que le rectificatif de la décision 2006 portant révision de certains prix à la hausse est cependant placardé. “ Ce type est très entêté. Il fait cela exprès ; nous lui avons déjà remonté les bretelles et il persiste ”, avance un collaborateur du délégué provincial du ministère du Commerce (Mincommerce) pour le Littoral. Mais le ministre calme le jeu en retirant l’annonce de l’apposition des scellés : “ Vous photocopiez le texte, vous l’affichez et vous informez les clients !” Luc M. Mbarga demande ensuite si on peut vérifier le facturier ou alors accéder à la mémoire de la machine pour s’assurer que les prix officiels sont respectés. Le gérant répond en hésitant et en s’éloignant. La facture d’une cliente est saisie et examinée ; elle ne révèle aucune anomalie. Le ministre adresse des félicitations pour le respect des prix du livre. En revanche, l’équipe qui vérifiait les cahiers a noté un défaut de marquage. Une mise en demeure est immédiatement servie pour obliger à respecter les prescriptions du Mincommerce.

Tromperie sur les cahiers importés
Il est environ onze heures quand le cortège arrive à La place du journal à Mekepé, non loin du Parcours vita. La délégation est frappée par la cohabitation entre les livres, les jouets et autres produits alimentaires. Le préfet du département du Wouri, Bernard Atebede, rassure que la réglementation des grandes surfaces, dans son état actuel, tolère cela. Mais ici, les prix officiels des manuels ne sont ni affichés, ni marqués sur certains livres. La dame à la poitrine abondante qui se présente comme la gérante subit un interrogatoire serré avant de recevoir elle aussi une mise en demeure pour défaut de publication des prix. Elle transpire à grosses gouttes au moment où elle serre la main du ministre pour précipiter son départ.
Avant cela, une autre mise en demeure avait déjà été décernée à la librairie Lipacam à Akwa pour, en quelque sorte, tromperie sur la marchandise. Stéphanie Tiani, la gérante principale qui avait jusque-là présenté avec succès son établissement s’est rendue compte que certains cahiers vendus n’avaient pas le nombre de pages correspondant au chiffre marqué en couverture. Elle a effectué le décompte en présence des membres de la délégation et des clients. Le cahier de marque Selecta pris au hasard et sur lequel on a marqué “ 200 ” n’a que 196 pages. Mme le délégué départemental du Mincommerce pour le Wouri a bien voulu en identifier l’origine : pas de nom du fabricant ni d’indication du lieu !

Remonter les traces des cahiers…
A la Librairie papeterie bureautique à la Cité des palmiers, la marque France a les mêmes problèmes, à la seule différence qu’au verso il est précisé “ 192 pages ” en des caractères plus petits que le “ 200 ” qui figure en première de couverture. “ En dehors de quelques marques bien connues, les cahiers ont trop de problèmes ”, affirme Auguste Amougou, le délégué provincial du Mincommerce pour le Littoral. “ C’est une situation qui s’est généralisée ; environ 70% des cahiers présents sur le marché sont importés des endroits où on ne peut pas facilement faire un contrôle ”, justifie Apollinaire Ngassa, vice-président national du Syndicat des libraires… du Cameroun. “ Mais nous allons remonter la filière et faire tout pour nous assurer que le prix payé par les consommateurs correspond à ce qui leur est vendu ”, tranche le ministre.
En quelques heures, la délégation ministérielle a ainsi parcouru huit librairies (Lipacam, Ecaf, Papyrus, Presbook, La place du journal, Sodevic, Lipabu, Litener) à travers différents quartiers de Douala : Akwa, Déido, Makepe, Palmiers et New-bell. Certains gérants ont été félicités et d’autres réprimandés. Le ministre du Commerce s’est dit satisfait de cette visite qui a débuté à 9h par le siège de Messapresse à Bassa. Ce distributeur qui contrôle environ 80% du marché camerounais a rassuré que la pénurie aujourd’hui ressentie à cause de la publication tardive de la liste des livres scolaires – près de 12% de manuels nouveaux cette année – et des tracasseries d’importation sera jugulée dès ce matin avec la sortie des conteneurs au port de Douala. 

Par Alexandre T. DJIMELI
Le 04-09-2006
Le Messager

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Ambroise Meyong quitte la scène

L’auteur de “ la première fois ”, l’album qui a fait vibrer de nombreux mélomanes en 1997, n’est plus. Meyong Ambroise s’est éteint en fin de la matinée de jeudi, 15 juin suite à un traumatisme consécutif à un choc brutal dont l’artiste aurait été la victime dans un cabaret de la place quelques jours plus tôt. Il se murmure que Meyong Ambroise avait, au cours d’une soirée dans ledit cabaret, glissé d’une chaise et s’était fracassé le crâne contre le sol. Faute des moyens financiers conséquents pour supporter les frais médicaux, il n’a pas survécu. Agé de 56 ans, Meyong Ambroise quitte définitivement la scène artistique, après 34 ans d’une carrière musicale riche et très dense.
Meyong Ambroise savait chanter l’amour sous toutes ses formes et dans tous ses états. Il avait l’art de se dérober de la grivoiserie, de même qu’il excellait dans l’usage des deux instruments de base du bikutsi des “ beti-be nanga ”: les paraboles et les proverbes. Son rythme, bâti sur la danse “ pirogue ”, était l’expression d’une métaphore qui donnait à voir la gestuelle des pagayeurs, autant qu’elle consacrait une révolution dans la symphonie du Bikutsi. Tout en se démarquant par un élément nouveau dans des rythmes comme : le “ pédale ” et la “ danse des canards ”, l’artiste dont le timbre vocal était irrésistible, avait réussi par une harmonie irréprochable entre les textes et les instruments, à se singulariser sur le marché discographique, par un album d’une rare originalité. Une écoute de chacune de ses chansons, était un régal qui permettait de déguster des mélodies langoureuses, envoûtantes et superbement mixées.
Du haut de sa célébrité légendaire, grâce à son magnifique jeu de guitare, la rime impeccable, une voix fluette et suave, on voyait bien comment Meyong Ambroise se sentait dans la peau d’un vétéran dont la crédibilité et l’expertise attestaient que le vieux briscard avait roulé sa bosse dans tous les grands groupes de bikutsi du pays, avant de créer un rythme musical endiablant dénommé “ la danse pirogue ”. De l’orchestre Les grands esprits avec Elanga Maurice en passant par l’orchestre des Titans de Clément Ndo jusqu’aux Vétérans, l’avenir était bien tracé pour le jeune Ambroise Meyong, qui débutait une carrière mi-figue mi-raisin à Akonolinga. Tromboniste dans des orchestres scolaires au départ, il sera ensuite piqué par le virus de la guitare Bass. La maîtrise de cet instrument, ajoutée aux qualités appréciables de ses cordes vocales le portent à la consécration, qu’il atteint avec le groupe les Vétérans. Excellent parolier et bassiste émérite, Meyong Ambroise plane pendant plus de sept années au sommet de la gloire. Une maladie le clouera au lit pendant cinq ans. Rétabli, en 1993, il entame une autre expérience musicale avec Les Zombis de la capitale.
Très perfectionniste dans son travail, il confiait en 1996, que “ le bikutsi actuel est en train de perdre le centre et le sud. Il est très léger par rapport à ce que nous faisions dans les “ Vétérans ”. Les jeunes ne travaillent plus, on ne voit pas la finesse qui parfumait nos chansons à l’époque. A les écouter chanter, il n’y a pas d’histoire ficelée qui donne matière à réflexion. Voilà pourquoi j’ai décidé de revenir relever le Bikutsi ; en vue de lui redonner sa valeur, son esthétique et ses marques d’autrefois ” affirmait-il, pour justifier son retour sur l’avant scène, au détour d’un fabuleux album en solo enrobé d’un bikutsi revu et corrigé. Sans crier gare, l’artiste s’en est allé, sans donner vie aux nombreux défis qu’il s’imposait.  

Par Souley ONOHIOLO

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Ambroise Meyong quitte la scène

L’auteur de “ la première fois ”, l’album qui a fait vibrer de nombreux mélomanes en 1997, n’est plus. Meyong Ambroise s’est éteint en fin de la matinée de jeudi, 15 juin suite à un traumatisme consécutif à un choc brutal dont l’artiste aurait été la victime dans un cabaret de la place quelques jours plus tôt. Il se murmure que Meyong Ambroise avait, au cours d’une soirée dans ledit cabaret, glissé d’une chaise et s’était fracassé le crâne contre le sol. Faute des moyens financiers conséquents pour supporter les frais médicaux, il n’a pas survécu. Agé de 56 ans, Meyong Ambroise quitte définitivement la scène artistique, après 34 ans d’une carrière musicale riche et très dense.
Meyong Ambroise savait chanter l’amour sous toutes ses formes et dans tous ses états. Il avait l’art de se dérober de la grivoiserie, de même qu’il excellait dans l’usage des deux instruments de base du bikutsi des “ beti-be nanga ”: les paraboles et les proverbes. Son rythme, bâti sur la danse “ pirogue ”, était l’expression d’une métaphore qui donnait à voir la gestuelle des pagayeurs, autant qu’elle consacrait une révolution dans la symphonie du Bikutsi. Tout en se démarquant par un élément nouveau dans des rythmes comme : le “ pédale ” et la “ danse des canards ”, l’artiste dont le timbre vocal était irrésistible, avait réussi par une harmonie irréprochable entre les textes et les instruments, à se singulariser sur le marché discographique, par un album d’une rare originalité. Une écoute de chacune de ses chansons, était un régal qui permettait de déguster des mélodies langoureuses, envoûtantes et superbement mixées.
Du haut de sa célébrité légendaire, grâce à son magnifique jeu de guitare, la rime impeccable, une voix fluette et suave, on voyait bien comment Meyong Ambroise se sentait dans la peau d’un vétéran dont la crédibilité et l’expertise attestaient que le vieux briscard avait roulé sa bosse dans tous les grands groupes de bikutsi du pays, avant de créer un rythme musical endiablant dénommé “ la danse pirogue ”. De l’orchestre Les grands esprits avec Elanga Maurice en passant par l’orchestre des Titans de Clément Ndo jusqu’aux Vétérans, l’avenir était bien tracé pour le jeune Ambroise Meyong, qui débutait une carrière mi-figue mi-raisin à Akonolinga. Tromboniste dans des orchestres scolaires au départ, il sera ensuite piqué par le virus de la guitare Bass. La maîtrise de cet instrument, ajoutée aux qualités appréciables de ses cordes vocales le portent à la consécration, qu’il atteint avec le groupe les Vétérans. Excellent parolier et bassiste émérite, Meyong Ambroise plane pendant plus de sept années au sommet de la gloire. Une maladie le clouera au lit pendant cinq ans. Rétabli, en 1993, il entame une autre expérience musicale avec Les Zombis de la capitale.
Très perfectionniste dans son travail, il confiait en 1996, que “ le bikutsi actuel est en train de perdre le centre et le sud. Il est très léger par rapport à ce que nous faisions dans les “ Vétérans ”. Les jeunes ne travaillent plus, on ne voit pas la finesse qui parfumait nos chansons à l’époque. A les écouter chanter, il n’y a pas d’histoire ficelée qui donne matière à réflexion. Voilà pourquoi j’ai décidé de revenir relever le Bikutsi ; en vue de lui redonner sa valeur, son esthétique et ses marques d’autrefois ” affirmait-il, pour justifier son retour sur l’avant scène, au détour d’un fabuleux album en solo enrobé d’un bikutsi revu et corrigé. Sans crier gare, l’artiste s’en est allé, sans donner vie aux nombreux défis qu’il s’imposait.  

Par Souley ONOHIOLO

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L’auteur de “ la première fois ”, l’album qui a fait vibrer de nombreux mélomanes en 1997, n’est plus. Meyong Ambroise s’est éteint en fin de la matinée de jeudi, 15 juin suite à un traumatisme consécutif à un choc brutal dont l’artiste aurait été la victime dans un cabaret de la place quelques jours plus tôt. Il se murmure que Meyong Ambroise avait, au cours d’une soirée dans ledit cabaret, glissé d’une chaise et s’était fracassé le crâne contre le sol. Faute des moyens financiers conséquents pour supporter les frais médicaux, il n’a pas survécu. Agé de 56 ans, Meyong Ambroise quitte définitivement la scène artistique, après 34 ans d’une carrière musicale riche et très dense.
Meyong Ambroise savait chanter l’amour sous toutes ses formes et dans tous ses états. Il avait l’art de se dérober de la grivoiserie, de même qu’il excellait dans l’usage des deux instruments de base du bikutsi des “ beti-be nanga ”: les paraboles et les proverbes. Son rythme, bâti sur la danse “ pirogue ”, était l’expression d’une métaphore qui donnait à voir la gestuelle des pagayeurs, autant qu’elle consacrait une révolution dans la symphonie du Bikutsi. Tout en se démarquant par un élément nouveau dans des rythmes comme : le “ pédale ” et la “ danse des canards ”, l’artiste dont le timbre vocal était irrésistible, avait réussi par une harmonie irréprochable entre les textes et les instruments, à se singulariser sur le marché discographique, par un album d’une rare originalité. Une écoute de chacune de ses chansons, était un régal qui permettait de déguster des mélodies langoureuses, envoûtantes et superbement mixées.
Du haut de sa célébrité légendaire, grâce à son magnifique jeu de guitare, la rime impeccable, une voix fluette et suave, on voyait bien comment Meyong Ambroise se sentait dans la peau d’un vétéran dont la crédibilité et l’expertise attestaient que le vieux briscard avait roulé sa bosse dans tous les grands groupes de bikutsi du pays, avant de créer un rythme musical endiablant dénommé “ la danse pirogue ”. De l’orchestre Les grands esprits avec Elanga Maurice en passant par l’orchestre des Titans de Clément Ndo jusqu’aux Vétérans, l’avenir était bien tracé pour le jeune Ambroise Meyong, qui débutait une carrière mi-figue mi-raisin à Akonolinga. Tromboniste dans des orchestres scolaires au départ, il sera ensuite piqué par le virus de la guitare Bass. La maîtrise de cet instrument, ajoutée aux qualités appréciables de ses cordes vocales le portent à la consécration, qu’il atteint avec le groupe les Vétérans. Excellent parolier et bassiste émérite, Meyong Ambroise plane pendant plus de sept années au sommet de la gloire. Une maladie le clouera au lit pendant cinq ans. Rétabli, en 1993, il entame une autre expérience musicale avec Les Zombis de la capitale.
Très perfectionniste dans son travail, il confiait en 1996, que “ le bikutsi actuel est en train de perdre le centre et le sud. Il est très léger par rapport à ce que nous faisions dans les “ Vétérans ”. Les jeunes ne travaillent plus, on ne voit pas la finesse qui parfumait nos chansons à l’époque. A les écouter chanter, il n’y a pas d’histoire ficelée qui donne matière à réflexion. Voilà pourquoi j’ai décidé de revenir relever le Bikutsi ; en vue de lui redonner sa valeur, son esthétique et ses marques d’autrefois ” affirmait-il, pour justifier son retour sur l’avant scène, au détour d’un fabuleux album en solo enrobé d’un bikutsi revu et corrigé. Sans crier gare, l’artiste s’en est allé, sans donner vie aux nombreux défis qu’il s’imposait.  

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Meyong Ambroise savait chanter l’amour sous toutes ses formes et dans tous ses états. Il avait l’art de se dérober de la grivoiserie, de même qu’il excellait dans l’usage des deux instruments de base du bikutsi des “ beti-be nanga ”: les paraboles et les proverbes. Son rythme, bâti sur la danse “ pirogue ”, était l’expression d’une métaphore qui donnait à voir la gestuelle des pagayeurs, autant qu’elle consacrait une révolution dans la symphonie du Bikutsi. Tout en se démarquant par un élément nouveau dans des rythmes comme : le “ pédale ” et la “ danse des canards ”, l’artiste dont le timbre vocal était irrésistible, avait réussi par une harmonie irréprochable entre les textes et les instruments, à se singulariser sur le marché discographique, par un album d’une rare originalité. Une écoute de chacune de ses chansons, était un régal qui permettait de déguster des mélodies langoureuses, envoûtantes et superbement mixées.
Du haut de sa célébrité légendaire, grâce à son magnifique jeu de guitare, la rime impeccable, une voix fluette et suave, on voyait bien comment Meyong Ambroise se sentait dans la peau d’un vétéran dont la crédibilité et l’expertise attestaient que le vieux briscard avait roulé sa bosse dans tous les grands groupes de bikutsi du pays, avant de créer un rythme musical endiablant dénommé “ la danse pirogue ”. De l’orchestre Les grands esprits avec Elanga Maurice en passant par l’orchestre des Titans de Clément Ndo jusqu’aux Vétérans, l’avenir était bien tracé pour le jeune Ambroise Meyong, qui débutait une carrière mi-figue mi-raisin à Akonolinga. Tromboniste dans des orchestres scolaires au départ, il sera ensuite piqué par le virus de la guitare Bass. La maîtrise de cet instrument, ajoutée aux qualités appréciables de ses cordes vocales le portent à la consécration, qu’il atteint avec le groupe les Vétérans. Excellent parolier et bassiste émérite, Meyong Ambroise plane pendant plus de sept années au sommet de la gloire. Une maladie le clouera au lit pendant cinq ans. Rétabli, en 1993, il entame une autre expérience musicale avec Les Zombis de la capitale.
Très perfectionniste dans son travail, il confiait en 1996, que “ le bikutsi actuel est en train de perdre le centre et le sud. Il est très léger par rapport à ce que nous faisions dans les “ Vétérans ”. Les jeunes ne travaillent plus, on ne voit pas la finesse qui parfumait nos chansons à l’époque. A les écouter chanter, il n’y a pas d’histoire ficelée qui donne matière à réflexion. Voilà pourquoi j’ai décidé de revenir relever le Bikutsi ; en vue de lui redonner sa valeur, son esthétique et ses marques d’autrefois ” affirmait-il, pour justifier son retour sur l’avant scène, au détour d’un fabuleux album en solo enrobé d’un bikutsi revu et corrigé. Sans crier gare, l’artiste s’en est allé, sans donner vie aux nombreux défis qu’il s’imposait.  

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