Non classé

Douala : Les 50 millions de la discorde



La Communauté urbaine et les exécutifs communaux ne s’entendent pas sur la finalité de ce montant.
Hugo Tatchuam (Stagiaire)


C’est par un bras de fer qu’a débuté hier, mardi 7 Octobre 2008, la séance de discussion du 3e sommet de la plate-forme entre la Communauté urbaine de Douala (Cud) et les différentes communes d’arrondissement de la ville. Les travaux se sont déroulés dans la salle de conférence de la mairie de Douala 4e. Le maire de Douala 1er, a directement été indexé par deux conseillers municipaux. Robert Waffo de la mairie de Douala 2e, par exemple, a dénoncé la "discrimination injustifiée" du délégué du gouvernement dans l’exécution des chantiers.

"Le Dr Fritz Ntonè Ntonè a, jusqu’ici, réalisé les grands travaux dans la commune d’arrondissement de Douala 1e, oubliant complètement la mairie de Douala 2e", a-t-il affirmé d’un ton ferme. Hilaire Nzipan, conseiller municipal de Douala 1er, a également gardé le même ton en indiquant que "son" maire, Jean-jacques Lengue Malapa, travaille tout seul et prend des décisions unilatéralement. "C’est ici que nous avons découvert certaines résolutions dans son discours, alors qu’ailleurs ce sont des décisions qui ont été adoptées après travaux en commun" a-t-il regretté.

C’est dans cette tension avec, à chaque fois, des élévations de ton, que se sont poursuivis les travaux. Le délégué du gouvernement n’a pas été épargné par la violente critique des différents maires des communes d’arrondissement. Ces derniers demandent, entre autres revendications, que soit mis à leur disposition la somme de 50 millions de francs Cfa destinée au fonctionnement des différentes communes ; et ceci "dans de brefs délais". Ils veulent aussi avoir des précisions sur l’utilisation d’une somme de 400 millions de francs Cfa qui aurait été accordée à la Cud par le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (Feicom). Une somme prétendument destinée aux communes et qui n’aurait pas encore été reversée aux ayant droits.

Directement indexé, Fritz Ntonè Ntonè s’est plutôt montré serein dans ses explications. "Il s’agit d’une rumeur. Le Feicom n’a accordé aucune somme d’argent jusqu’à présent à la Communauté urbaine. Certains maires demandent au contraire que les 50 millions de francs Cfa qui seront mis à leur dispositions soient revalorisés, parce que, disent ils, la Cud dispose d’un budget de 34 milliards de francs Cfa", a-t-il affirmé. Gardant la même tonalité Fritz Ntonè Ntonè indique qu’il n’est d’ailleurs pas obligé d’attribuer 50 millions fixes aux communes. "Je peux attribuer 30 ou 40 millions Fcfa", a nuancé le délégué du gouvernement. Les six maires présents à ces assises se sont par ailleurs opposés à la décision du préfet du Wouri portant suspension des activités de la police municipale créée par la Cud. Le prochain sommet de la plate-forme va se dérouler dans trois mois, à la mairie de Douala 1er.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Douala : Les 50 millions de la discorde



La Communauté urbaine et les exécutifs communaux ne s’entendent pas sur la finalité de ce montant.
Hugo Tatchuam (Stagiaire)


C’est par un bras de fer qu’a débuté hier, mardi 7 Octobre 2008, la séance de discussion du 3e sommet de la plate-forme entre la Communauté urbaine de Douala (Cud) et les différentes communes d’arrondissement de la ville. Les travaux se sont déroulés dans la salle de conférence de la mairie de Douala 4e. Le maire de Douala 1er, a directement été indexé par deux conseillers municipaux. Robert Waffo de la mairie de Douala 2e, par exemple, a dénoncé la "discrimination injustifiée" du délégué du gouvernement dans l’exécution des chantiers.

"Le Dr Fritz Ntonè Ntonè a, jusqu’ici, réalisé les grands travaux dans la commune d’arrondissement de Douala 1e, oubliant complètement la mairie de Douala 2e", a-t-il affirmé d’un ton ferme. Hilaire Nzipan, conseiller municipal de Douala 1er, a également gardé le même ton en indiquant que "son" maire, Jean-jacques Lengue Malapa, travaille tout seul et prend des décisions unilatéralement. "C’est ici que nous avons découvert certaines résolutions dans son discours, alors qu’ailleurs ce sont des décisions qui ont été adoptées après travaux en commun" a-t-il regretté.

C’est dans cette tension avec, à chaque fois, des élévations de ton, que se sont poursuivis les travaux. Le délégué du gouvernement n’a pas été épargné par la violente critique des différents maires des communes d’arrondissement. Ces derniers demandent, entre autres revendications, que soit mis à leur disposition la somme de 50 millions de francs Cfa destinée au fonctionnement des différentes communes ; et ceci "dans de brefs délais". Ils veulent aussi avoir des précisions sur l’utilisation d’une somme de 400 millions de francs Cfa qui aurait été accordée à la Cud par le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (Feicom). Une somme prétendument destinée aux communes et qui n’aurait pas encore été reversée aux ayant droits.

Directement indexé, Fritz Ntonè Ntonè s’est plutôt montré serein dans ses explications. "Il s’agit d’une rumeur. Le Feicom n’a accordé aucune somme d’argent jusqu’à présent à la Communauté urbaine. Certains maires demandent au contraire que les 50 millions de francs Cfa qui seront mis à leur dispositions soient revalorisés, parce que, disent ils, la Cud dispose d’un budget de 34 milliards de francs Cfa", a-t-il affirmé. Gardant la même tonalité Fritz Ntonè Ntonè indique qu’il n’est d’ailleurs pas obligé d’attribuer 50 millions fixes aux communes. "Je peux attribuer 30 ou 40 millions Fcfa", a nuancé le délégué du gouvernement. Les six maires présents à ces assises se sont par ailleurs opposés à la décision du préfet du Wouri portant suspension des activités de la police municipale créée par la Cud. Le prochain sommet de la plate-forme va se dérouler dans trois mois, à la mairie de Douala 1er.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Douala : Les 50 millions de la discorde



La Communauté urbaine et les exécutifs communaux ne s’entendent pas sur la finalité de ce montant.
Hugo Tatchuam (Stagiaire)


C’est par un bras de fer qu’a débuté hier, mardi 7 Octobre 2008, la séance de discussion du 3e sommet de la plate-forme entre la Communauté urbaine de Douala (Cud) et les différentes communes d’arrondissement de la ville. Les travaux se sont déroulés dans la salle de conférence de la mairie de Douala 4e. Le maire de Douala 1er, a directement été indexé par deux conseillers municipaux. Robert Waffo de la mairie de Douala 2e, par exemple, a dénoncé la "discrimination injustifiée" du délégué du gouvernement dans l’exécution des chantiers.

"Le Dr Fritz Ntonè Ntonè a, jusqu’ici, réalisé les grands travaux dans la commune d’arrondissement de Douala 1e, oubliant complètement la mairie de Douala 2e", a-t-il affirmé d’un ton ferme. Hilaire Nzipan, conseiller municipal de Douala 1er, a également gardé le même ton en indiquant que "son" maire, Jean-jacques Lengue Malapa, travaille tout seul et prend des décisions unilatéralement. "C’est ici que nous avons découvert certaines résolutions dans son discours, alors qu’ailleurs ce sont des décisions qui ont été adoptées après travaux en commun" a-t-il regretté.

C’est dans cette tension avec, à chaque fois, des élévations de ton, que se sont poursuivis les travaux. Le délégué du gouvernement n’a pas été épargné par la violente critique des différents maires des communes d’arrondissement. Ces derniers demandent, entre autres revendications, que soit mis à leur disposition la somme de 50 millions de francs Cfa destinée au fonctionnement des différentes communes ; et ceci "dans de brefs délais". Ils veulent aussi avoir des précisions sur l’utilisation d’une somme de 400 millions de francs Cfa qui aurait été accordée à la Cud par le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (Feicom). Une somme prétendument destinée aux communes et qui n’aurait pas encore été reversée aux ayant droits.

Directement indexé, Fritz Ntonè Ntonè s’est plutôt montré serein dans ses explications. "Il s’agit d’une rumeur. Le Feicom n’a accordé aucune somme d’argent jusqu’à présent à la Communauté urbaine. Certains maires demandent au contraire que les 50 millions de francs Cfa qui seront mis à leur dispositions soient revalorisés, parce que, disent ils, la Cud dispose d’un budget de 34 milliards de francs Cfa", a-t-il affirmé. Gardant la même tonalité Fritz Ntonè Ntonè indique qu’il n’est d’ailleurs pas obligé d’attribuer 50 millions fixes aux communes. "Je peux attribuer 30 ou 40 millions Fcfa", a nuancé le délégué du gouvernement. Les six maires présents à ces assises se sont par ailleurs opposés à la décision du préfet du Wouri portant suspension des activités de la police municipale créée par la Cud. Le prochain sommet de la plate-forme va se dérouler dans trois mois, à la mairie de Douala 1er.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Douala : Les 50 millions de la discorde



La Communauté urbaine et les exécutifs communaux ne s’entendent pas sur la finalité de ce montant.
Hugo Tatchuam (Stagiaire)


C’est par un bras de fer qu’a débuté hier, mardi 7 Octobre 2008, la séance de discussion du 3e sommet de la plate-forme entre la Communauté urbaine de Douala (Cud) et les différentes communes d’arrondissement de la ville. Les travaux se sont déroulés dans la salle de conférence de la mairie de Douala 4e. Le maire de Douala 1er, a directement été indexé par deux conseillers municipaux. Robert Waffo de la mairie de Douala 2e, par exemple, a dénoncé la "discrimination injustifiée" du délégué du gouvernement dans l’exécution des chantiers.

"Le Dr Fritz Ntonè Ntonè a, jusqu’ici, réalisé les grands travaux dans la commune d’arrondissement de Douala 1e, oubliant complètement la mairie de Douala 2e", a-t-il affirmé d’un ton ferme. Hilaire Nzipan, conseiller municipal de Douala 1er, a également gardé le même ton en indiquant que "son" maire, Jean-jacques Lengue Malapa, travaille tout seul et prend des décisions unilatéralement. "C’est ici que nous avons découvert certaines résolutions dans son discours, alors qu’ailleurs ce sont des décisions qui ont été adoptées après travaux en commun" a-t-il regretté.

C’est dans cette tension avec, à chaque fois, des élévations de ton, que se sont poursuivis les travaux. Le délégué du gouvernement n’a pas été épargné par la violente critique des différents maires des communes d’arrondissement. Ces derniers demandent, entre autres revendications, que soit mis à leur disposition la somme de 50 millions de francs Cfa destinée au fonctionnement des différentes communes ; et ceci "dans de brefs délais". Ils veulent aussi avoir des précisions sur l’utilisation d’une somme de 400 millions de francs Cfa qui aurait été accordée à la Cud par le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (Feicom). Une somme prétendument destinée aux communes et qui n’aurait pas encore été reversée aux ayant droits.

Directement indexé, Fritz Ntonè Ntonè s’est plutôt montré serein dans ses explications. "Il s’agit d’une rumeur. Le Feicom n’a accordé aucune somme d’argent jusqu’à présent à la Communauté urbaine. Certains maires demandent au contraire que les 50 millions de francs Cfa qui seront mis à leur dispositions soient revalorisés, parce que, disent ils, la Cud dispose d’un budget de 34 milliards de francs Cfa", a-t-il affirmé. Gardant la même tonalité Fritz Ntonè Ntonè indique qu’il n’est d’ailleurs pas obligé d’attribuer 50 millions fixes aux communes. "Je peux attribuer 30 ou 40 millions Fcfa", a nuancé le délégué du gouvernement. Les six maires présents à ces assises se sont par ailleurs opposés à la décision du préfet du Wouri portant suspension des activités de la police municipale créée par la Cud. Le prochain sommet de la plate-forme va se dérouler dans trois mois, à la mairie de Douala 1er.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Entretien : N’nolo Marie Suzanne

Révoltée par le niveau d’enclavement de ce canton, la député explique pourquoi, elle veut donner un coup de pied dans la « fourmilière ». –

Entretien : N’nolo Marie Suzanne

« Mes ambitions sont portées vers le développement »

Quelles sont les motivations d’une rencontre avec l’élite Lemandé?
Dans un premier temps il est question qu’on se voit, qu’on se parle. Ce sont mes frères et sœurs. Une fois élu, le député se met au dessus des clivages et des bords politiques. Nous ne parlons plus Rdpc, Upc, Undp ou Sdf, nous discutons des questions de développement. Je considère que ce sont ces populations qui m’ont envoyée à l’Assemblée nationale. Il est normal que des cadres d’échanges et de travail comme ceux-ci se multiplient, pour nous permettre de regarder ensemble vers la même direction. Nous savons tous dans l’arrondissement de Bokito, que le Canton Lemandé est le plus enclavé. Les sirènes du développement n’ont pas encore retenti ici. Le canton a été oublié en terme d’infrastructures routières, hospitalières, scolaires… L’accès dans les différents villages est un véritable parcours de combattant. Les besoins en salles de classe, en enseignants, en centres de santé et en médicaments (même les plus urgents) sont très nombreux et pressants. Il est urgent et nécessaire que les forces vives et les compétences assez nombreuses de ce canton travaillent en synergie avec moi. En nous donnant la main et en prenant conscience des problèmes de développement et de désenclavement du canton, nous allons effectivement mettre en musique nos efforts et potentialités.
Comment appréciez-vous les différents profils et les compétences ?
Le canton Lemandé regorge d’énormes compétences et de bons profils dans tous les domaines. C’est pour cela que je pense que c’est un véritable gâchis que de ne pas voir ces forces vives travailler en synergie autour des projets communs de développement économique, infrastructurel, éducatif et sanitaire. De tous les cinq cantons de l’arrondissement de Bokito, le canton Lemandé est le seul où aucun village n’a ni poteau électrique, ni bonne école encore moins un centre de santé. C’est inadmissible. J’ai une vision pour le canton Lemandé. Pour cela, nous avons besoin de tous les enfants du canton. Mes ambitions sont portées vers le développement.
Parlant des projets que vous avez évoqués, quels sont ceux qui vous portent en cœur ?
En premier lieu, il y a l’éducation de base. C’est une grande priorité. Il faut des bonnes écoles, des salles de classe et des enseignants dans ce canton. En 2ème lieu, il faut créer des adductions d’eau. « L’eau c’est la vie » pour reprendre le slogan. Il ne faut pas qu’il en manque énormément comme c’est le cas dans les villages du canton Lemandé. Une fois que ces priorités seront effectuées, nous allons poursuivre avec les problèmes de santé, d’électrification rurale et d’infrastructures routières. Nous avons bon espoir que toutes ces doléances seront actées.  

Par Réalisé par S.O à Bokito

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.