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Paul Biya dévoile les financiers du Rdpc

ELECTIONS

Le président national du Rassemblement démocratique du Rdpc fait appel aux pouvoirs de l’argent pour gagner les 6 communes lors de l’élection municipale partielle du 26 octobre 2008.

De son «asile» lointain à l’étranger, le président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) garde un œil attentif sur les 6 communes où l’élection des conseillers municipaux est à reprendre le 26 octobre 2008. Trois jours avant le démarrage officiel de la campagne électorale prévue pour le samedi 11 octobre 2008, Paul Biya, a rendu publiques les équipes appelées à porter son parti à la victoire finale. Ainsi, près d’un millier (environ 800) de personnes de couches sociales, politiques et économiques différentes ont été désignées le 8 octobre 2008 par le président national du Rdpc.
Dans sa Note n° 02/Rdpc/Pn, Paul Biya crée la commission centrale de supervision composée de 162 personnes, subdivisée en 5 sous-commissions. Une véritable artillerie lourde au regard des enjeux de la prochaine consultation électorale. Le 26 octobre 2008, certaines localités, notamment Douala 5 (Wouri Est), Bana et Bafang (Haut-Nkam), Mogodé (Mayo-Tsanaga), et Matomb (Nyong et Kellé), en seront à leur 3ème élection en l’espace de 13 mois ou presque. L’on perçoit comme un essoufflement financier chez les candidats. Le Rdpc qui n’entend lésiner sur aucun moyen, a battu le rappel des pouvoirs de l’argent pour venir au secours de ses candidats aux mairies de Douala 5 (département du Wouri), Matomb (département du Nyong et Kellé), Mogodé (département du Mayo-Tsanaga), Petté (département du Diamarré), Bana et Bafang (département du Haut-Nkam).
Tout porte donc à croire que le Rdpc veut tuer la mouche avec le pilon. La sous-commission de l’intendance et de la logistique que préside le trésorier général du Rdpc, est constituée de 40 personnalités parmi lesquelles une trentaine trônent au sommet des sociétés publiques, parapubliques et/ou privées ayant pignon sur rue au Cameroun. Le parti au pouvoir dont les militants et sympathisants ne cotisent plus depuis plus de deux décennies, a créé la sous-commission de l’intendance et de la logistique pour apporter les ressources financières nécessaires aux équipes de campagne et candidats. Au sein du parti des Flammes, on ne cache d’ailleurs pas le rôle et les missions de cette sous-commission. “ Ces personnalités n’ont pas été désignées au hasard. Elles sont chargées de collecter l’impôt révolutionnaire ”, précise un responsable du Rdpc à Wouri Est.

L’Epervier est dans la cour
René Sadi, le secrétaire général du comité central du Rdpc, qui pilote la commission centrale de supervision de ce parti dont dépend la sous-commission de l’intendance, sait que Paul Biya a toujours soif d’une majorité confortable. Certes, la note portant création de la sous-commission de l’intendance est muette sur la provenance ou l’origine ainsi que les mécanismes de captage de l’effort de guerre à apporter au Rdpc. D’où de nombreuses questions sur le choix porté sur les personnalités qui la constituent. Certains observateurs estiment alors qu’en abandonnant le concept de “ personnalités ressources d’accompagnement ” dont le rôle et les missions étaient flous, Paul Biya dévoile finalement les principaux bailleurs de fonds du Rdpc. L’argent qu’ils mettront au service du Rdpc viendra-t-il de leur fortune personnelle ou des caisses des structures qu’ils dirigent ?
L’on a pendant longtemps lié le pillage des sociétés publiques et parapubliques au soutien que leurs dirigeants respectifs apportent au Rdpc. Certains, interpellés, jugés ou condamnés pour détournement de deniers publics ou complicité de détournement dans le cadre de l’opération Epervier, ont indiqué qu’ils finançaient des activités du parti au pouvoir et du couple présidentiel. Malheureusement, leurs arguments ont souvent été battus en brèche. Alors que par le passé, des véhicules de l’ex-Régifercam, Sonel, Snec, et du port de Douala, etc. étaient présents dans les caravanes de campagne du Rdpc. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le risque est grand que d’autres tombent dans les mêmes travers. Surtout que l’Epervier rode dans la cour.

Sous commission de l’intendance et de la logistique
Tsimi Evouna : Trésorier Rdpc
Mohamadou Abbo Ousmanou : Nosuca
Ndongo Essomba Jean Bernard : Ets Ndongo Essomba
Fotso Victor: Groupe Fotso (Unalor, Fermencam, Sofcasao, Pilcam, Cbc,etc.)
Onobiono James : Sitabac
Yinda Louis : Pdg Sosucam
Fadil Bayero Mohamadou : Ccc, Hôtel Méridien…
Sohaing André : Hôtel Akwa Palace
Kondo Samuel: Socarto
Kadji Defoso Joseph: Ucb, Hôtel Arcade…
Njalla Quan Henry : Pdg Cdc
Sama Juma Ignatus : Dg Autorité aéronautique du Cameroun (Aac)
Beh Mengue Jean Louis : Dg Agence de régulation des télécommunications (Art)
Iya Mohammed : Dg Sodecoton
Monkam Pascal : Hôtels Falaise (2 à Douala, 1 à Bafang)
Juimo Monthe Claude : Hôtel Parfait Garden, Prodicam, Socapalm
Silienou Christophe : Dg Sctm
Nkodo Laurent : Dg des Impôts
Fokou Bernard : Ets Foberd Fokou Sofavin
Djimeli : Niki, Socsuba
Mbayen René : Dg Camship
Atangana Kouma Basile : Dg Camwater
Metouck Charles : Dg Sonara
Etoundi Oyono Emmanuel : Dg Maetur
Nyodog Jean Perrial : Dg Tradex
Ngoa Nkou Boniface : Dg Sic
Etoung Paul Che : Directeur du Trésor
Ousmanou Moussa
Bopda André
Abouna Jean Marie
Mbia Enguene Emmanuel
Aoudi David
Mme Mbajon Marthe Chantal
Epassy Raymond
Garba Bobore
Hon. Djomgoué Paul Eric
Couchinghe Sylvestre
Engamba Engamba Emile
Ongola Jean Simon
 

Par Noé Ndjebet Massoussi

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De son «asile» lointain à l’étranger, le président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) garde un œil attentif sur les 6 communes où l’élection des conseillers municipaux est à reprendre le 26 octobre 2008. Trois jours avant le démarrage officiel de la campagne électorale prévue pour le samedi 11 octobre 2008, Paul Biya, a rendu publiques les équipes appelées à porter son parti à la victoire finale. Ainsi, près d’un millier (environ 800) de personnes de couches sociales, politiques et économiques différentes ont été désignées le 8 octobre 2008 par le président national du Rdpc.
Dans sa Note n° 02/Rdpc/Pn, Paul Biya crée la commission centrale de supervision composée de 162 personnes, subdivisée en 5 sous-commissions. Une véritable artillerie lourde au regard des enjeux de la prochaine consultation électorale. Le 26 octobre 2008, certaines localités, notamment Douala 5 (Wouri Est), Bana et Bafang (Haut-Nkam), Mogodé (Mayo-Tsanaga), et Matomb (Nyong et Kellé), en seront à leur 3ème élection en l’espace de 13 mois ou presque. L’on perçoit comme un essoufflement financier chez les candidats. Le Rdpc qui n’entend lésiner sur aucun moyen, a battu le rappel des pouvoirs de l’argent pour venir au secours de ses candidats aux mairies de Douala 5 (département du Wouri), Matomb (département du Nyong et Kellé), Mogodé (département du Mayo-Tsanaga), Petté (département du Diamarré), Bana et Bafang (département du Haut-Nkam).
Tout porte donc à croire que le Rdpc veut tuer la mouche avec le pilon. La sous-commission de l’intendance et de la logistique que préside le trésorier général du Rdpc, est constituée de 40 personnalités parmi lesquelles une trentaine trônent au sommet des sociétés publiques, parapubliques et/ou privées ayant pignon sur rue au Cameroun. Le parti au pouvoir dont les militants et sympathisants ne cotisent plus depuis plus de deux décennies, a créé la sous-commission de l’intendance et de la logistique pour apporter les ressources financières nécessaires aux équipes de campagne et candidats. Au sein du parti des Flammes, on ne cache d’ailleurs pas le rôle et les missions de cette sous-commission. “ Ces personnalités n’ont pas été désignées au hasard. Elles sont chargées de collecter l’impôt révolutionnaire ”, précise un responsable du Rdpc à Wouri Est.

L’Epervier est dans la cour
René Sadi, le secrétaire général du comité central du Rdpc, qui pilote la commission centrale de supervision de ce parti dont dépend la sous-commission de l’intendance, sait que Paul Biya a toujours soif d’une majorité confortable. Certes, la note portant création de la sous-commission de l’intendance est muette sur la provenance ou l’origine ainsi que les mécanismes de captage de l’effort de guerre à apporter au Rdpc. D’où de nombreuses questions sur le choix porté sur les personnalités qui la constituent. Certains observateurs estiment alors qu’en abandonnant le concept de “ personnalités ressources d’accompagnement ” dont le rôle et les missions étaient flous, Paul Biya dévoile finalement les principaux bailleurs de fonds du Rdpc. L’argent qu’ils mettront au service du Rdpc viendra-t-il de leur fortune personnelle ou des caisses des structures qu’ils dirigent ?
L’on a pendant longtemps lié le pillage des sociétés publiques et parapubliques au soutien que leurs dirigeants respectifs apportent au Rdpc. Certains, interpellés, jugés ou condamnés pour détournement de deniers publics ou complicité de détournement dans le cadre de l’opération Epervier, ont indiqué qu’ils finançaient des activités du parti au pouvoir et du couple présidentiel. Malheureusement, leurs arguments ont souvent été battus en brèche. Alors que par le passé, des véhicules de l’ex-Régifercam, Sonel, Snec, et du port de Douala, etc. étaient présents dans les caravanes de campagne du Rdpc. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le risque est grand que d’autres tombent dans les mêmes travers. Surtout que l’Epervier rode dans la cour.

Sous commission de l’intendance et de la logistique
Tsimi Evouna : Trésorier Rdpc
Mohamadou Abbo Ousmanou : Nosuca
Ndongo Essomba Jean Bernard : Ets Ndongo Essomba
Fotso Victor: Groupe Fotso (Unalor, Fermencam, Sofcasao, Pilcam, Cbc,etc.)
Onobiono James : Sitabac
Yinda Louis : Pdg Sosucam
Fadil Bayero Mohamadou : Ccc, Hôtel Méridien…
Sohaing André : Hôtel Akwa Palace
Kondo Samuel: Socarto
Kadji Defoso Joseph: Ucb, Hôtel Arcade…
Njalla Quan Henry : Pdg Cdc
Sama Juma Ignatus : Dg Autorité aéronautique du Cameroun (Aac)
Beh Mengue Jean Louis : Dg Agence de régulation des télécommunications (Art)
Iya Mohammed : Dg Sodecoton
Monkam Pascal : Hôtels Falaise (2 à Douala, 1 à Bafang)
Juimo Monthe Claude : Hôtel Parfait Garden, Prodicam, Socapalm
Silienou Christophe : Dg Sctm
Nkodo Laurent : Dg des Impôts
Fokou Bernard : Ets Foberd Fokou Sofavin
Djimeli : Niki, Socsuba
Mbayen René : Dg Camship
Atangana Kouma Basile : Dg Camwater
Metouck Charles : Dg Sonara
Etoundi Oyono Emmanuel : Dg Maetur
Nyodog Jean Perrial : Dg Tradex
Ngoa Nkou Boniface : Dg Sic
Etoung Paul Che : Directeur du Trésor
Ousmanou Moussa
Bopda André
Abouna Jean Marie
Mbia Enguene Emmanuel
Aoudi David
Mme Mbajon Marthe Chantal
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De son «asile» lointain à l’étranger, le président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) garde un œil attentif sur les 6 communes où l’élection des conseillers municipaux est à reprendre le 26 octobre 2008. Trois jours avant le démarrage officiel de la campagne électorale prévue pour le samedi 11 octobre 2008, Paul Biya, a rendu publiques les équipes appelées à porter son parti à la victoire finale. Ainsi, près d’un millier (environ 800) de personnes de couches sociales, politiques et économiques différentes ont été désignées le 8 octobre 2008 par le président national du Rdpc.
Dans sa Note n° 02/Rdpc/Pn, Paul Biya crée la commission centrale de supervision composée de 162 personnes, subdivisée en 5 sous-commissions. Une véritable artillerie lourde au regard des enjeux de la prochaine consultation électorale. Le 26 octobre 2008, certaines localités, notamment Douala 5 (Wouri Est), Bana et Bafang (Haut-Nkam), Mogodé (Mayo-Tsanaga), et Matomb (Nyong et Kellé), en seront à leur 3ème élection en l’espace de 13 mois ou presque. L’on perçoit comme un essoufflement financier chez les candidats. Le Rdpc qui n’entend lésiner sur aucun moyen, a battu le rappel des pouvoirs de l’argent pour venir au secours de ses candidats aux mairies de Douala 5 (département du Wouri), Matomb (département du Nyong et Kellé), Mogodé (département du Mayo-Tsanaga), Petté (département du Diamarré), Bana et Bafang (département du Haut-Nkam).
Tout porte donc à croire que le Rdpc veut tuer la mouche avec le pilon. La sous-commission de l’intendance et de la logistique que préside le trésorier général du Rdpc, est constituée de 40 personnalités parmi lesquelles une trentaine trônent au sommet des sociétés publiques, parapubliques et/ou privées ayant pignon sur rue au Cameroun. Le parti au pouvoir dont les militants et sympathisants ne cotisent plus depuis plus de deux décennies, a créé la sous-commission de l’intendance et de la logistique pour apporter les ressources financières nécessaires aux équipes de campagne et candidats. Au sein du parti des Flammes, on ne cache d’ailleurs pas le rôle et les missions de cette sous-commission. “ Ces personnalités n’ont pas été désignées au hasard. Elles sont chargées de collecter l’impôt révolutionnaire ”, précise un responsable du Rdpc à Wouri Est.

L’Epervier est dans la cour
René Sadi, le secrétaire général du comité central du Rdpc, qui pilote la commission centrale de supervision de ce parti dont dépend la sous-commission de l’intendance, sait que Paul Biya a toujours soif d’une majorité confortable. Certes, la note portant création de la sous-commission de l’intendance est muette sur la provenance ou l’origine ainsi que les mécanismes de captage de l’effort de guerre à apporter au Rdpc. D’où de nombreuses questions sur le choix porté sur les personnalités qui la constituent. Certains observateurs estiment alors qu’en abandonnant le concept de “ personnalités ressources d’accompagnement ” dont le rôle et les missions étaient flous, Paul Biya dévoile finalement les principaux bailleurs de fonds du Rdpc. L’argent qu’ils mettront au service du Rdpc viendra-t-il de leur fortune personnelle ou des caisses des structures qu’ils dirigent ?
L’on a pendant longtemps lié le pillage des sociétés publiques et parapubliques au soutien que leurs dirigeants respectifs apportent au Rdpc. Certains, interpellés, jugés ou condamnés pour détournement de deniers publics ou complicité de détournement dans le cadre de l’opération Epervier, ont indiqué qu’ils finançaient des activités du parti au pouvoir et du couple présidentiel. Malheureusement, leurs arguments ont souvent été battus en brèche. Alors que par le passé, des véhicules de l’ex-Régifercam, Sonel, Snec, et du port de Douala, etc. étaient présents dans les caravanes de campagne du Rdpc. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le risque est grand que d’autres tombent dans les mêmes travers. Surtout que l’Epervier rode dans la cour.

Sous commission de l’intendance et de la logistique
Tsimi Evouna : Trésorier Rdpc
Mohamadou Abbo Ousmanou : Nosuca
Ndongo Essomba Jean Bernard : Ets Ndongo Essomba
Fotso Victor: Groupe Fotso (Unalor, Fermencam, Sofcasao, Pilcam, Cbc,etc.)
Onobiono James : Sitabac
Yinda Louis : Pdg Sosucam
Fadil Bayero Mohamadou : Ccc, Hôtel Méridien…
Sohaing André : Hôtel Akwa Palace
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Njalla Quan Henry : Pdg Cdc
Sama Juma Ignatus : Dg Autorité aéronautique du Cameroun (Aac)
Beh Mengue Jean Louis : Dg Agence de régulation des télécommunications (Art)
Iya Mohammed : Dg Sodecoton
Monkam Pascal : Hôtels Falaise (2 à Douala, 1 à Bafang)
Juimo Monthe Claude : Hôtel Parfait Garden, Prodicam, Socapalm
Silienou Christophe : Dg Sctm
Nkodo Laurent : Dg des Impôts
Fokou Bernard : Ets Foberd Fokou Sofavin
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Mbayen René : Dg Camship
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Nyodog Jean Perrial : Dg Tradex
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Etoung Paul Che : Directeur du Trésor
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De son «asile» lointain à l’étranger, le président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) garde un œil attentif sur les 6 communes où l’élection des conseillers municipaux est à reprendre le 26 octobre 2008. Trois jours avant le démarrage officiel de la campagne électorale prévue pour le samedi 11 octobre 2008, Paul Biya, a rendu publiques les équipes appelées à porter son parti à la victoire finale. Ainsi, près d’un millier (environ 800) de personnes de couches sociales, politiques et économiques différentes ont été désignées le 8 octobre 2008 par le président national du Rdpc.
Dans sa Note n° 02/Rdpc/Pn, Paul Biya crée la commission centrale de supervision composée de 162 personnes, subdivisée en 5 sous-commissions. Une véritable artillerie lourde au regard des enjeux de la prochaine consultation électorale. Le 26 octobre 2008, certaines localités, notamment Douala 5 (Wouri Est), Bana et Bafang (Haut-Nkam), Mogodé (Mayo-Tsanaga), et Matomb (Nyong et Kellé), en seront à leur 3ème élection en l’espace de 13 mois ou presque. L’on perçoit comme un essoufflement financier chez les candidats. Le Rdpc qui n’entend lésiner sur aucun moyen, a battu le rappel des pouvoirs de l’argent pour venir au secours de ses candidats aux mairies de Douala 5 (département du Wouri), Matomb (département du Nyong et Kellé), Mogodé (département du Mayo-Tsanaga), Petté (département du Diamarré), Bana et Bafang (département du Haut-Nkam).
Tout porte donc à croire que le Rdpc veut tuer la mouche avec le pilon. La sous-commission de l’intendance et de la logistique que préside le trésorier général du Rdpc, est constituée de 40 personnalités parmi lesquelles une trentaine trônent au sommet des sociétés publiques, parapubliques et/ou privées ayant pignon sur rue au Cameroun. Le parti au pouvoir dont les militants et sympathisants ne cotisent plus depuis plus de deux décennies, a créé la sous-commission de l’intendance et de la logistique pour apporter les ressources financières nécessaires aux équipes de campagne et candidats. Au sein du parti des Flammes, on ne cache d’ailleurs pas le rôle et les missions de cette sous-commission. “ Ces personnalités n’ont pas été désignées au hasard. Elles sont chargées de collecter l’impôt révolutionnaire ”, précise un responsable du Rdpc à Wouri Est.

L’Epervier est dans la cour
René Sadi, le secrétaire général du comité central du Rdpc, qui pilote la commission centrale de supervision de ce parti dont dépend la sous-commission de l’intendance, sait que Paul Biya a toujours soif d’une majorité confortable. Certes, la note portant création de la sous-commission de l’intendance est muette sur la provenance ou l’origine ainsi que les mécanismes de captage de l’effort de guerre à apporter au Rdpc. D’où de nombreuses questions sur le choix porté sur les personnalités qui la constituent. Certains observateurs estiment alors qu’en abandonnant le concept de “ personnalités ressources d’accompagnement ” dont le rôle et les missions étaient flous, Paul Biya dévoile finalement les principaux bailleurs de fonds du Rdpc. L’argent qu’ils mettront au service du Rdpc viendra-t-il de leur fortune personnelle ou des caisses des structures qu’ils dirigent ?
L’on a pendant longtemps lié le pillage des sociétés publiques et parapubliques au soutien que leurs dirigeants respectifs apportent au Rdpc. Certains, interpellés, jugés ou condamnés pour détournement de deniers publics ou complicité de détournement dans le cadre de l’opération Epervier, ont indiqué qu’ils finançaient des activités du parti au pouvoir et du couple présidentiel. Malheureusement, leurs arguments ont souvent été battus en brèche. Alors que par le passé, des véhicules de l’ex-Régifercam, Sonel, Snec, et du port de Douala, etc. étaient présents dans les caravanes de campagne du Rdpc. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le risque est grand que d’autres tombent dans les mêmes travers. Surtout que l’Epervier rode dans la cour.

Sous commission de l’intendance et de la logistique
Tsimi Evouna : Trésorier Rdpc
Mohamadou Abbo Ousmanou : Nosuca
Ndongo Essomba Jean Bernard : Ets Ndongo Essomba
Fotso Victor: Groupe Fotso (Unalor, Fermencam, Sofcasao, Pilcam, Cbc,etc.)
Onobiono James : Sitabac
Yinda Louis : Pdg Sosucam
Fadil Bayero Mohamadou : Ccc, Hôtel Méridien…
Sohaing André : Hôtel Akwa Palace
Kondo Samuel: Socarto
Kadji Defoso Joseph: Ucb, Hôtel Arcade…
Njalla Quan Henry : Pdg Cdc
Sama Juma Ignatus : Dg Autorité aéronautique du Cameroun (Aac)
Beh Mengue Jean Louis : Dg Agence de régulation des télécommunications (Art)
Iya Mohammed : Dg Sodecoton
Monkam Pascal : Hôtels Falaise (2 à Douala, 1 à Bafang)
Juimo Monthe Claude : Hôtel Parfait Garden, Prodicam, Socapalm
Silienou Christophe : Dg Sctm
Nkodo Laurent : Dg des Impôts
Fokou Bernard : Ets Foberd Fokou Sofavin
Djimeli : Niki, Socsuba
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Nyodog Jean Perrial : Dg Tradex
Ngoa Nkou Boniface : Dg Sic
Etoung Paul Che : Directeur du Trésor
Ousmanou Moussa
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Delphine Tang : Il faut cultiver la tolérance

Professeur à l’université de Yaoundé I, elle a étudié le phénomène de l’errance des femmes dans la littérature et le cinéma africain.
Propos recueillis par Dorine Ekwè –




En marge du festival de cinéma Vues d’Afrique qui s’est tenu au Canada du 10 au 20 avril dernier, vous avez fait une contribution sur l’errance de la femme africaine en vous basant sur les œuvres de Joséphine Ndagnou avec "Paris à tout prix" et "le ventre cde l’atlantique " de Fatou Diome…
J’ai toujours axé mes recherches sur l’écriture féminine, la condition de la femme et ses rapports avec les hommes dans le cadre de la littérature. En marge de ce festival de cinéma que vous avez évoqué et dans le cadre de ce colloque sur les "Images et mirages des migrations dans les littératures et les cinémas africains francophones", je devais analyser les problématiques de l’immigration, ce phénomène dont on n’arrête pas de parler. Pour ce faire, j’ai pensé à parler de l’errance de la femme. J’ai choisi de fixer ma réflexion sur "Paris à tout prix" de Joséphine Ndagnou parce que son film est basé sur ce problème qu’est l’immigration clandestine et l’errance. C’est la même démarche qui m’a conduite vers " Le ventre de l’atlantique " de Fatou Diome. En parler à travers ces œuvres cinématographiques et littéraires a été facilité par le fait qu’avec ma spécialisation en littérature comparée j’avais la possibilité de mieux appréhender le phénomène dans les différents genres.

Au terme de vos recherches basées sur ces œuvres cinématographique et littéraire qu’est-ce qui, selon vous est à l’origine de cette errance ?
On a souvent l’impression que l’errance de la femme immigrée ne concerne que l’ailleurs c’est-à-dire la patrie qui les accueille après leur départ de leur pays. Ce qu’il faut savoir, l’errance est d’abord mentale car les femmes vivent souvent des situations qui les emmènent à vouloir rejeter le milieu dans lequel elles vivent pour aller ailleurs. Déjà, sur le plan mental, l’errance commence. Dans le roman de Fatou Diome on se rend compte que dans la tradition sénégalaise la femme est victime de beaucoup de marginalisation. Dans ce livre, on se rend compte que le personnage principal est un enfant naturel que le grand-père maternel voulait tuer parce que disait-il, c’est un enfant de la honte. Heureusement, sa grand-mère veillait et a empêché que le grand-père ne mette ses plans funestes à exécution.

Sa mère et elles ont ensuite été mises à la porte par son beau père…
Malheureusement quand sa mère s’est mariée avec un homme autre que son père, ce dernier l’a répudiée quand il s’est rendu compte qu’elle était mère d’un enfant naturel. Elle s’est mise à errer avec son enfant dans la rue. A travers ce film de Ndagnou et cette œuvre littéraire de Fatou Diome, j’ai voulu démontrer que les femmes sont poussées à l’exil par la société. Malheureusement, à leur arrivée dans le pays d’accueil où elles souhaitent se réfugier, elles sont comme les autres immigrés dépaysées et désaxées et cette errance est plus renforcée puis elles retournent dans leur pays natal. Elles s’installent ainsi dans un mouvement cyclique qui va de leur pays natal vers le pays d’accueil puis le retour. On dirait que le destin de la femme africaine est un destin de l’errance.

A votre avis, quelles sont les conditions à réunir pour éviter cette errance aux femmes africaines?
Mon idée est qu’on doit commencer par le pays natal afin d’améliorer les conditions des jeunes filles et des femmes. A cause des traditions, on leur met beaucoup de pression. Je pense qu’il faut être tolérant, montrer aux femmes qu’elles ont de la place chez elles et cela les rassurera. Il faut également que cette intégration passe par l’éducation et leur montrer que la souffrance est partout. En lisant le roman de Fatou Diome, on se rend compte qu’au bout du compte, le problème est toujours le même. Il y a toujours ces problèmes de pauvreté et de misère. C’est tout le mérite de cette écrivaine sénégalaise qui, à travers son livre, démystifie l’ailleurs.

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