Excision: Suzanne Bomback attaque les Lamibé
C’était l’axe central de son discours d’inauguration du Centre de la promotion de la fille et de la famille de Mora.
Attendue le 8 octobre 2008 à 13 heures, c’est finalement à la tombée de la nuit à 18 heures que Suzanne Bomback a foulé le sol du département du Mayo Sava. L’on apprendra par la suite que ce retard est lié aux aléas de transport aérien que connaît l’Extrême Nord. A l’esplanade du nouveau centre de promotion des filles et de la famille (Cppf) de Mora entièrement construit par le Parfar (Programme d’amélioration du revenu familial), la présidente du bureau des organisations féminines n’a pas manqué cette ultime occasion pour remercier la tutelle de ce joyau architectural. Un cadre qui devra permettre à toutes les femmes de Mora de pouvoir apprendre des métiers liés à la couture, l’informatique, l’hôtellerie et la restauration, ainsi que l’ingénierie agronome. Mme Aissatou Boubakary a promis mobiliser les femmes à tous les niveaux pour que le maximum d’entre elles puisse avoir un accès facile aux formations et aux micro crédits.
Le nouveau Cppf de Mora est doté d’une dizaine de pièces dont les ateliers et les bureaux, et comporte aussi une grande salle polyvalente et des toilettes. Il sera, en début de semaine prochaine entièrement équipé par le Minproff. Le matériel est déjà en route. Le centre a bénéficié d’un budget de 23 251 800 Fcfa dont 17 777 800 Fcfa issus des ressources Ppte. Lesquels seront mis à la disposition des femmes comme crédits pour le financement de leurs microprojets. Dans la foulée, la ministre a procédé à l’installation officielle de la directrice du centre en la personne de Mme Haoua Hamidou, nommé par arrêté ministériel le 8 octobre 2008.
Excision
En marge des activités en prélude au lancement officiel de la journée mondiale de la femme rurale, la ministre de la Promotion de la femme et de la famille a pris à partie les chefs traditionnels qui tolèrent les pratiques d’excision de jeunes filles. Dans son discours de Mora, digne d’un cours magistral, Suzanne Bomback a longuement disserté sur les pratiques de mutilation génitale chez les jeunes filles. Brûlant la politesse aux chefs traditionnels présents au lieu de la cérémonie, elle leur a simplement dit que "cela constitue une violation des droits humains. On ne doit en aucun cas et pour aucune autre raison exciser les filles et j’en appelle aux chefs traditionnels dépositaires des us et coutumes. Le chef du gouvernement sait que je suis à Mora pour parler de l’excision et je voudrais rentrer d’ici avec la réponse des majestés qui voudraient bien me donner leur avis sur l’excision".
Des phrases qui ont fait tiquer certains chefs traditionnels. On pouvait visiblement voir les sultans de Wandala, de Mémé, de Limani et autres cantons du Mayo Sava vouloir gratter la tête devant une telle franchise. Une détermination affichée lors de la séance de travail qui a suivi l’inauguration. "Je sais que ce n’est pas donné dans cette partie du pays de voir les femmes s’exprimer devant des dignitaires que vous êtes. Souffrez que je vous parle en face. Ce n’est pas un procès encore moins un jugement. J’ai voulu qu’on cause en famille et qu’ensemble nous trouvons une solution à ce problème de mutilations génitales féminines qui est courant dans cette province", a-t-elle confié à l’assistance. La pratique de l’excision survit encore dans certains coins du département à Kolofata, plus précisément dans les localités de Kerawa. Elle se pratique dans une discrétion absolue au point qu’il est difficile de démasquer les exciseurs et les exciseuses.
Par Georges Alain BOYOMO


Alors que les esprits n’arrêtent pas de s’échauffer parmi les membres de la Cameroon music corporation (Cmc) en prélude à l’assemblée générale élective annoncée samedi le 10 mai prochain, le comité électoral de cette société, conduit par François Bingono Bingono, a rendu publiques les résolutions de sa concertation du 03 mai dernier. D’après une note affichée sur le babillard installé à l’entrée de ladite société signée le 02 mai dernier et adressée à MM Sam Mbendé et Roméo Dika, le président dudit comité leur signifie qu’à l’issue de l’examen des dossiers de candidatures au poste de président du conseil d’administration de la Cmc conformément aux dossiers reçus par le comité électoral, ils sont admissibles au poste de président du conseil d’administration.