Chômage, le casse-tête du délégué
Délégation provinciale du Littoral
Depuis 2005, année de sa création, ce démembrement du ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle (Minefop) s’échine à insérer des jeunes dans le tissu économique.
C’est dans un duplex reluisant situé à quelques encablures de la station régionale de la Cameroon radio télévision (Crtv) Littoral que se loge la délégation provinciale de l’Emploi et de la formation professionnelle (Dp Minefop). Peinture fraîche sur la façade principale, persiennes respirant un air de propreté, sol carrelé astiqué…voilà le décor dans lequel Adamou, le maître des céans, vogue depuis son installation, il y a trois ans à la tête de cette administration dans la capitale économique. En effet, c’est à la suite d’un décret du président de la République du 15 avril 2005 créant le Minefop que des missions ont été assignées à la délégation provinciale du Littoral. Entre autres, celle-ci est chargée d’après Adamou “du suivi de l’évolution de l’emploi et du marché de l’emploi, de la coordination et de l’animation des activités de formation professionnelle et d’apprentissage, de l’enregistrement et le placement de la main d’œuvre… ”
Normal que ces derniers jours, le délégué et ses collaborateurs aient fait le tour de nombre des centres de formation professionnelle de Douala, à l’effet de s’assurer de l’effectivité de la reprise des cours dans ces structures. Avant cette sortie, au quotidien, “l’orientation professionnelle des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur vers les entreprises, l’accueil des demandeurs d’emploi, leur enregistrement et éventuellement leur placement sont entre autres services offerts par la Dp Minefop”. Dans cette perspective, les offices privés de placement, les cabinets spécialisés, le Fonds national de l’emploi (Fne) qui s’occupent de la promotion de l’emploi sont placés sous la tutelle de la Dp Minefop.
Selon Adamou, “le taux de chômage des jeunes dans le Littoral en 2007 est chiffré à 22% dans la ville de Douala contre 30% à Yaoundé.” Autant dire que depuis lors, le délégué a perdu le sommeil et s’active à redorer le blason des centres de formation professionnelle dont le nombre est passé de 30 il y a 3 ans à 150 à ce jour. Une évolution qui n’occulte pas les difficultés qui plombent la bonne marche de la Dp Minefop. “Les centres clandestins de formation professionnelle sont parfois logés dans les domiciles, ce qui complexifie la tache. En marge de ces écueils, nous avons maille à partir avec l’insuffisance des ressources financières et humaines”. En attendant que des moyens conséquents soient dégagés, le chômage fait son bonhomme de chemin.
Par Alain Njipou (Stagiaire)

