Non classé

Théâtre : Frantz Fanon revisité

Une co-production de Scène d’Ebène du Cameroun et du Théâtre Kocou du Benin annoncé à Yaoundé.
Jules Romuald Nkonlak
Mardi dernier, à partir de 17h au Centre culturel français de Yaoundé, a eu lieu une représentation de la pièce de théâtre "Le procès de l’oreille rouge". Pas une représentation ouverte au grand public, mais plutôt une séance pour la presse, pour montrer à quel niveau le travail était rendu. De l’avis de Tony Mefe, produsteur exécutif de la pièce, il faut encore quelques jours pour que le projet soit entièrement bouclé.

En fait, depuis un mois, depuis le 7 août plus précisément, les différents intervenants dans le projet sont enj résidence à Yaoundé, sous la conduite du jeune metteur en scène béninois Arsène Kocou. Cette pièce, en fait, est une co-production de la compagnie Kocou du Benin et de l’association Scène d’Ebène du Cameroun. Le projet est né de façon fortuite, au hasrad d’une rencontre lors d’un festival de théâtre à Kinshasa en République démocratique du Congo.

Arsène Kocou et Tony Mefe décident de faire quelque chose ensemble. Ils travailleront ensemble sur leur projet. Tony Mefe, administrateur culturel s’activant à la recherche des financements, tandis que le metteur en scène, Arsène Kocou, s’occupait de tout le côté artistique.
Dans le dernier cas, il s’est surtout agi de l’adaptation de deux pièces, à savoir "L’Afrique a parlé" de Baye Gana Kebe, et "Peau noire masque blanc" de Frantz Fanon. Deux oeuvres issues d’univers différents, tout comme les intervenants dans la production quiviennent du Benin, du Cameroun, de la République du Congo et de la République démocratique du Congo.

La pièce essaie de répondreà un certain nombre de questions : Avons-nous, nous Noirs, le droit ou le devoir d’exiger réparation pour nos ancêtres domestiqués ? Avons nous le droit de crier notre haine au Blanc ou de lui murmurer notre reconnaissance ? Le Nègre est-il plus que le Blanc ? Les deux doivent-ils s’écarter ou non des voies inhumaines qui furent celles de leurs ancêtres respectifs pour que naisse une authentique communion?
Des questions qui visent tout simplement à relancer le débat sur les rapports que l’Afrique doit aujourd’hui entretenir avec son passé de colonisée.

Un débat entre la vision qui voudrait que le continent noir se contente de l’aide internationale pour oublier les drames de l’esclavage et de la colonisation, et une autre selon laquelle tout cela doit être oublié et l’Afrique doit juste se reconstruire. En attendant, c’est grâce à un financement de l’association belge Africalia et du Centre culturel français de Yaoundé, tout comme du ministère de la Culture du Cameroun, entre autres, que le public de Yaoundé, d’abord, aura l’occasion de vivre ce spectacle. Deux représentations sont prévues dans les prochains jours au Ccf de Yaoundé, et deux autres au Centre culturel Ibrahima’s Afrikolor. La suite dépendra desmoyens financiers disponibles. Les initiateurs du projet pensent déjà à une tournée en Afrique centrale, suivi d’un passage en France eten Belgique, et plus tard d’une tournée en Afrique de l’Ouest.

Quotidienmutations

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.