Non classé

Canada : Paul Biya file à l’anglaise



Annoncé à Montréal où l’attendait des ministres camerounais, le chef de l’Etat a quitté Québec lundi pour Genève.
Junior Binyam


Même l’envoyé spécial de la Crtv n’a pas vu la feinte venir. Michel Njock Abanda, chef de la Division des reportages spéciaux à la Cameroon Radio and Television, annonçait encore lundi au cours de l’édition du journal parlé de 13h, la présence à Montréal au Canada de Paul Biya, invité comme Blaise Compaoré du Burkina-Faso et Marc Ravalomanana de Madagascar au mini-sommet économique organisé par le Conseil des relations internationales de Montréal (Corim) où il devait présenter à un parterre d’hommes d’affaires canadiens les opportunités qu’offre le Cameroun. Par ailleurs, une rencontre était prévue dans la ville canadienne entre le chef de l’Etat et ses compatriotes. Le décor à Montréal était déjà planté avec une armada de membres du gouvernement qui y avaient devancé le chef de l’Etat.

Notamment les ministres en charge des questions économiques à l’instar de celui des Finances, Essimi Menye, de l’Economie, Louis Paul Motaze, du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, et de l’Industrie, Badel Ndanga Ndinga. Décontenancés, ces derniers n’ont pas caché leur gêne quant il a fallu expliquer l’absence du président de la République du Cameroun à Montréal où il était annoncé dès dimanche soir. Il en est ainsi de Louis Paul Motaze, cité par le site internet www.camer.be, qui a invoqué "la raison d’État". Toujours selon camer.be, " certains membres de la délégation parlent de fatigue". Une thèse qui est également avancée par www.cameroonvoice.com dont l’envoyé spécial à Québec, Venant Mboua, soutient avoir partagé le même hôtel que le chef de l’Etat qu’accompagnait sa famille au grand complet (Chantal, Franck Emmanuel Olivier, Paul Junior et Brenda Anastasie).

"Le président, visiblement fatigué, ne pouvait supporter 5 heures de route entre la ville de Québec et la région du Saguenay où est basée la compagnie", écrit Venant Mboua pour expliquer le fait que la visite du siège de la société Rio Tinto, actionnaire majoritaire d’Alucam et engagée dans un vaste projet d’investissement au Cameroun, également prévue dans l’agenda de Paul Biya, ne se soit plus déroulée. Entouré du directeur du cabinet civil, Jean-Baptiste Beleoken, du ministre chargé de missions à la présidence, Paul Atanga Nji, et du haut-commissaire du Cameroun au Canada, Solomon Azoh-Mbi, Paul Biya a plutôt reçu lundi à son hôtel, le Concorde Loews de Québec, une délégation de Rio Tinto Alcan conduite par le 1er vice-président du groupe, chargé des opérations mondiales, Sandeep Biswas, et dans laquelle on retrouvait également Jacques Manche et Raphael Titi Manyaka, directeur général d’aluminium du Cameroun (Alucam).
Cette audience a constitué le dernier acte du séjour québécois de Paul Biya qui devait donc rallier Montréal, dernière étape de sa visite au Canada. Mais sans aucune explication officielle, le chef de l’Etat va quitter Québec lundi à 18h, heure locale, 23h au Cameroun, pour mettre le cap sur Genève où il séjourne depuis mardi dernier à l’hôtel Intercontinental où il a ses habitudes. La délégation camerounaise a donc quitté le Canada en rangs dispersés comme elle était arrivée.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Canada : Paul Biya file à l’anglaise



Annoncé à Montréal où l’attendait des ministres camerounais, le chef de l’Etat a quitté Québec lundi pour Genève.
Junior Binyam


Même l’envoyé spécial de la Crtv n’a pas vu la feinte venir. Michel Njock Abanda, chef de la Division des reportages spéciaux à la Cameroon Radio and Television, annonçait encore lundi au cours de l’édition du journal parlé de 13h, la présence à Montréal au Canada de Paul Biya, invité comme Blaise Compaoré du Burkina-Faso et Marc Ravalomanana de Madagascar au mini-sommet économique organisé par le Conseil des relations internationales de Montréal (Corim) où il devait présenter à un parterre d’hommes d’affaires canadiens les opportunités qu’offre le Cameroun. Par ailleurs, une rencontre était prévue dans la ville canadienne entre le chef de l’Etat et ses compatriotes. Le décor à Montréal était déjà planté avec une armada de membres du gouvernement qui y avaient devancé le chef de l’Etat.

Notamment les ministres en charge des questions économiques à l’instar de celui des Finances, Essimi Menye, de l’Economie, Louis Paul Motaze, du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, et de l’Industrie, Badel Ndanga Ndinga. Décontenancés, ces derniers n’ont pas caché leur gêne quant il a fallu expliquer l’absence du président de la République du Cameroun à Montréal où il était annoncé dès dimanche soir. Il en est ainsi de Louis Paul Motaze, cité par le site internet www.camer.be, qui a invoqué "la raison d’État". Toujours selon camer.be, " certains membres de la délégation parlent de fatigue". Une thèse qui est également avancée par www.cameroonvoice.com dont l’envoyé spécial à Québec, Venant Mboua, soutient avoir partagé le même hôtel que le chef de l’Etat qu’accompagnait sa famille au grand complet (Chantal, Franck Emmanuel Olivier, Paul Junior et Brenda Anastasie).

"Le président, visiblement fatigué, ne pouvait supporter 5 heures de route entre la ville de Québec et la région du Saguenay où est basée la compagnie", écrit Venant Mboua pour expliquer le fait que la visite du siège de la société Rio Tinto, actionnaire majoritaire d’Alucam et engagée dans un vaste projet d’investissement au Cameroun, également prévue dans l’agenda de Paul Biya, ne se soit plus déroulée. Entouré du directeur du cabinet civil, Jean-Baptiste Beleoken, du ministre chargé de missions à la présidence, Paul Atanga Nji, et du haut-commissaire du Cameroun au Canada, Solomon Azoh-Mbi, Paul Biya a plutôt reçu lundi à son hôtel, le Concorde Loews de Québec, une délégation de Rio Tinto Alcan conduite par le 1er vice-président du groupe, chargé des opérations mondiales, Sandeep Biswas, et dans laquelle on retrouvait également Jacques Manche et Raphael Titi Manyaka, directeur général d’aluminium du Cameroun (Alucam).
Cette audience a constitué le dernier acte du séjour québécois de Paul Biya qui devait donc rallier Montréal, dernière étape de sa visite au Canada. Mais sans aucune explication officielle, le chef de l’Etat va quitter Québec lundi à 18h, heure locale, 23h au Cameroun, pour mettre le cap sur Genève où il séjourne depuis mardi dernier à l’hôtel Intercontinental où il a ses habitudes. La délégation camerounaise a donc quitté le Canada en rangs dispersés comme elle était arrivée.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Canada : Paul Biya file à l’anglaise



Annoncé à Montréal où l’attendait des ministres camerounais, le chef de l’Etat a quitté Québec lundi pour Genève.
Junior Binyam


Même l’envoyé spécial de la Crtv n’a pas vu la feinte venir. Michel Njock Abanda, chef de la Division des reportages spéciaux à la Cameroon Radio and Television, annonçait encore lundi au cours de l’édition du journal parlé de 13h, la présence à Montréal au Canada de Paul Biya, invité comme Blaise Compaoré du Burkina-Faso et Marc Ravalomanana de Madagascar au mini-sommet économique organisé par le Conseil des relations internationales de Montréal (Corim) où il devait présenter à un parterre d’hommes d’affaires canadiens les opportunités qu’offre le Cameroun. Par ailleurs, une rencontre était prévue dans la ville canadienne entre le chef de l’Etat et ses compatriotes. Le décor à Montréal était déjà planté avec une armada de membres du gouvernement qui y avaient devancé le chef de l’Etat.

Notamment les ministres en charge des questions économiques à l’instar de celui des Finances, Essimi Menye, de l’Economie, Louis Paul Motaze, du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, et de l’Industrie, Badel Ndanga Ndinga. Décontenancés, ces derniers n’ont pas caché leur gêne quant il a fallu expliquer l’absence du président de la République du Cameroun à Montréal où il était annoncé dès dimanche soir. Il en est ainsi de Louis Paul Motaze, cité par le site internet www.camer.be, qui a invoqué "la raison d’État". Toujours selon camer.be, " certains membres de la délégation parlent de fatigue". Une thèse qui est également avancée par www.cameroonvoice.com dont l’envoyé spécial à Québec, Venant Mboua, soutient avoir partagé le même hôtel que le chef de l’Etat qu’accompagnait sa famille au grand complet (Chantal, Franck Emmanuel Olivier, Paul Junior et Brenda Anastasie).

"Le président, visiblement fatigué, ne pouvait supporter 5 heures de route entre la ville de Québec et la région du Saguenay où est basée la compagnie", écrit Venant Mboua pour expliquer le fait que la visite du siège de la société Rio Tinto, actionnaire majoritaire d’Alucam et engagée dans un vaste projet d’investissement au Cameroun, également prévue dans l’agenda de Paul Biya, ne se soit plus déroulée. Entouré du directeur du cabinet civil, Jean-Baptiste Beleoken, du ministre chargé de missions à la présidence, Paul Atanga Nji, et du haut-commissaire du Cameroun au Canada, Solomon Azoh-Mbi, Paul Biya a plutôt reçu lundi à son hôtel, le Concorde Loews de Québec, une délégation de Rio Tinto Alcan conduite par le 1er vice-président du groupe, chargé des opérations mondiales, Sandeep Biswas, et dans laquelle on retrouvait également Jacques Manche et Raphael Titi Manyaka, directeur général d’aluminium du Cameroun (Alucam).
Cette audience a constitué le dernier acte du séjour québécois de Paul Biya qui devait donc rallier Montréal, dernière étape de sa visite au Canada. Mais sans aucune explication officielle, le chef de l’Etat va quitter Québec lundi à 18h, heure locale, 23h au Cameroun, pour mettre le cap sur Genève où il séjourne depuis mardi dernier à l’hôtel Intercontinental où il a ses habitudes. La délégation camerounaise a donc quitté le Canada en rangs dispersés comme elle était arrivée.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Le Cameroun à l’honneur à Dak’Art 2008

Angèle Etoundi Essama et Guy Bertrand Wouete Lotchouang ont réussi à séduire le jury de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar. –

Dans la sélection officielle de cette 8e édition de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Sénégal), il y a au total six Camerounais dont les œuvres ont été retenues par le comité de sélection international. Il s’agit de Blaise Mbang, Angèle Etoundi Essama, Guy Bertrand Wouete Lotchouang, Samuel Nja kwa, Komguem Kamsu dit Achilleka, et Christian Djomagni. Leurs noms sont inscrits dans le catalogue officiel du Dak’Art 2008. Ces artistes qui sont arrivés à cette manifestation sans le moindre soutien du ministère de la Culture de leur pays ont réussi à défendre les couleurs du Cameroun dans cette manifestation culturelle.
Parmi eux, deux ont réussi à séduire le très rigoureux jury du Dak’Art 2008 que préside la zimbabwéenne Sithabile Mlotshwa. Ils ont ainsi remporté deux prestigieux prix. Il s’agit de la photographe Angèle Etoundi Essama, lauréat du prix de la Fondation Thamgidi, et du vidéaste Guy Bertrand Wouete Lotchouang, lauréat du prix Culture France au Dak’Art 2008. Des distinctions qui honorent en tout cas suffisamment le pays de Paul Biya. Même si ici au pays de la Terranga, l’ambassadeur du Cameroun a choisi de rester indifférent.
Angèle Etoundi Essama, née en il y a 46 ans à Douala, est entre autre diplômée de l’Ecole de photographie Acep de Paris. L’œuvre qu’elle a présenté s’intitule « Burka ». Il s’agit d’un paquet de cinq œuvres photographiques dont la qualité esthétique communique une puissante émotion et des valeurs spirituelles captivantes. D’une photographie à l’autre, l’artiste nous renvoie à l’image de la Femme où le contraste des couleurs et la prouesse technique offrent une multiplicité de regards. Ses images mettent en exergue le corps de la femme africaine, expression de la tradition religieuse, mais aussi de l’élégance, de l’émotion, de l’énergie…
L’œuvre de Guy Bertrand Wouete Lotchouang est un travail de vidéo. « Je pose le problème de la jeunesse africaine qui est aujourd’hui à mi – chemin entre le passé et le futur. Je crois qu’un nouveau monde est possible. Un nouveau monde où la jeunesse ne devrait plus être victime des turpitudes des politiciens », explique l’artiste. En fait, le travail de Guy Bertrand Wouete est une poésie de l’existence. Elle traduit en image les émotions et les sensations de l’être humain. La réalité au quotidien est sa source d’inspiration. L’artiste y déroule ainsi une liste de valeurs et principes qui semblent en voie de disparition : solidarité, paix, sécurité, désarment, respect de la nature, liberté…D’où le titre donné à l’œuvre : « La liste est longue ».

Oeuvres significatives
A côté de ces deux artistes qui ont été primés, il y a tout aussi des travaux significatifs produits par les compatriotes de Othéo. « Précarité » est l’œuvre de Achilleka. Le peintre et vidéaste a réalisé une installation de vidéo de peinture et de sculpture. Il pose ainsi le problème de l’inconstance de vie en Afrique en général, et au Cameroun en particulier. L’artiste a filmé la circulation urbaine au carrefour Ndokoti à Douala avec tout ce qu’il y a comme désordre et indiscipline. Dans un amas de journaux, il taille un tunnel qui représente une esquisse de solution. Et le tableau de peinture qui fait patrie de l’installation symbolise l’esprit ouvert à la critique.
Blaise Mbang quant à lui, a réussi une parfaite maîtrise de couleur dans son œuvre « ADN » qui traite l’immigration. Djomagni Christian, le designer qui va désormais vivre à Dakar, présente au Dak’Art 2008 « Lampe halogène, sogo, kanté ». A la fois ethnique et esthétique, ce travail exprime les valeurs spirituelles africaines.
Et il y a enfin Samuel Nja Kwa. C’est certainement l’artiste camerounais qui a présenté l’œuvre la plus engagée sur le plan du changement des mentalités en Afrique et du respect des droits de l’homme. S’inspirant du poème Alagemo (le porteur du masque) du dramaturge nigérian Wolé Soyinka, Samuel Nja Kwa utilise la symbolique du miroir pour passer du visage humain au masque, et du masque à l’expression corporelle. Pour traduire la quintessence de son engagement, il s’est servi des poèmes de Célestin Monga, Natalie Etoke et Coco Mbassi. Afin de donner ce qu’il appelle une esthétique de révolte. Quand on ajoute à cela la prestation de Salifou Lindou dans la partie non officielle du Dak’Art 2008, avec son œuvre « Emotions partagées », on peut dire que les artistes camerounais ont bien tiré leur épingle du jeu.  

Par Jean François CHANNON A Dakar

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.