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Hommage : Un show d’adieu pour Hoïgen Ekwalla



Les musiciens se mobilisent afin que les obsèques prévues demain soient à la hauteur de sa renommée.
Monique Ngo Mayag


 

L’événement promet d’être grandiose si l’on en croit Alain Mboulè, président du comité d’organisation des obsèques d’Hoïgen Ekwalla. "Lors des obsèques d’autres artistes, nous n’avons pas été vraiment assurés. Cette fois, on va mettre les bouchées double pour que le dernier salut à l’artiste soit solennel", déclare-t-il. Pour ce, un travail de fond est déjà entamé depuis plusieurs jours. Au programme, les organisateurs mentionnent des veillées jusqu’à l’aube, un tour de la ville en fanfare avec la dépouille. Et comme bouquet final, un concert géant en guise d’hommage culturel prévu ce vendredi 14 novembre 2008 à partir de 23h au domicile du défunt, sis derrière la pharmacie La Rive à Bonatéki-Deido.

En effet, une semaine après le décès du chanteur de Makossa, les réunions se sont enchaînées au club Nkotti sis au quartier Deido. Des commissions sont créées dans le but de rencontrer les potentiels partenaires et solliciter leur apport financier et matériel. Ainsi, la ministre de la Culture, la Présidente du conseil d’administration (Pca) de la Société civile camerounaise de l’art musical (Socam) ont toutes été approchées. "Selon le compte-rendu que nous feront Charlie Nelle et Henri Njoh ce soir, nous saurons si oui ou non, nous devons compter sur la présence effective d’Ama Tutu Muna", confiait Nkotti François hier. "Je viens de récupérer les bâches et les chaises que la Communauté urbaine de Douala nous a promises", ajoute Alain Mboulè.

Des entreprises se sont également signalé au rayon des préparatifs. Les Brasseries du Cameroun, par exemple, ont offert un car podium.
La mobilisation des artistes est donc effective, bien que quelques brebis galeuses aient été recensées dans leurs rangs. Sur un ton ironique, Nkotti François note ainsi l’absence des "grands artistes", ceux qui font le One Man Show et qu’on voit difficilement lors des évènements malheureux, tels les obsèques d’un artiste. "Certains artistes se croient immortels. Ils ne participent pas aux réunions ni aux contributions. Même celui que nous pleurons actuellement en faisait partie.

Mais c’est l’occasion pour nous de changer les mentalités, de conscientiser les artistes sur le sens de la solidarité et de l’entraide", martèle Alain Mboulè. Toutefois, les artistes de la diaspora ont également manifesté leur intérêt à la réussite de cette "fête" en hommage à Hoïgen Ekwalla. Alors qu’à Yaoundé, des artistes membres de la Socam ont été appelés à se retrouver pour préparer les obsèques de l’artiste, une veillée a été organisée au cabaret la Réserve hier soir. Il en a été de même en France, et aux Etats-Unis, sous l’instigation de ses confrères comme Aladji Touré, Toto Guillaume et Ndedi Eyango. "Ce dernier m’a par ailleurs téléphoné hier [mercredi 12 novembre, Ndlr] pour m’informer qu’ils enverront quelque chose…", révèle Nkotti François. L’auteur de "Chat botté" sera donc célébré avant de rejoindre sa dernière demeure, au cimetière de Deido. L’artiste de 49 ans décédé le 24 octobre dernier sera inhumé demain, 15 novembre 2008.

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Les musiciens se mobilisent afin que les obsèques prévues demain soient à la hauteur de sa renommée.
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L’événement promet d’être grandiose si l’on en croit Alain Mboulè, président du comité d’organisation des obsèques d’Hoïgen Ekwalla. "Lors des obsèques d’autres artistes, nous n’avons pas été vraiment assurés. Cette fois, on va mettre les bouchées double pour que le dernier salut à l’artiste soit solennel", déclare-t-il. Pour ce, un travail de fond est déjà entamé depuis plusieurs jours. Au programme, les organisateurs mentionnent des veillées jusqu’à l’aube, un tour de la ville en fanfare avec la dépouille. Et comme bouquet final, un concert géant en guise d’hommage culturel prévu ce vendredi 14 novembre 2008 à partir de 23h au domicile du défunt, sis derrière la pharmacie La Rive à Bonatéki-Deido.

En effet, une semaine après le décès du chanteur de Makossa, les réunions se sont enchaînées au club Nkotti sis au quartier Deido. Des commissions sont créées dans le but de rencontrer les potentiels partenaires et solliciter leur apport financier et matériel. Ainsi, la ministre de la Culture, la Présidente du conseil d’administration (Pca) de la Société civile camerounaise de l’art musical (Socam) ont toutes été approchées. "Selon le compte-rendu que nous feront Charlie Nelle et Henri Njoh ce soir, nous saurons si oui ou non, nous devons compter sur la présence effective d’Ama Tutu Muna", confiait Nkotti François hier. "Je viens de récupérer les bâches et les chaises que la Communauté urbaine de Douala nous a promises", ajoute Alain Mboulè.

Des entreprises se sont également signalé au rayon des préparatifs. Les Brasseries du Cameroun, par exemple, ont offert un car podium.
La mobilisation des artistes est donc effective, bien que quelques brebis galeuses aient été recensées dans leurs rangs. Sur un ton ironique, Nkotti François note ainsi l’absence des "grands artistes", ceux qui font le One Man Show et qu’on voit difficilement lors des évènements malheureux, tels les obsèques d’un artiste. "Certains artistes se croient immortels. Ils ne participent pas aux réunions ni aux contributions. Même celui que nous pleurons actuellement en faisait partie.

Mais c’est l’occasion pour nous de changer les mentalités, de conscientiser les artistes sur le sens de la solidarité et de l’entraide", martèle Alain Mboulè. Toutefois, les artistes de la diaspora ont également manifesté leur intérêt à la réussite de cette "fête" en hommage à Hoïgen Ekwalla. Alors qu’à Yaoundé, des artistes membres de la Socam ont été appelés à se retrouver pour préparer les obsèques de l’artiste, une veillée a été organisée au cabaret la Réserve hier soir. Il en a été de même en France, et aux Etats-Unis, sous l’instigation de ses confrères comme Aladji Touré, Toto Guillaume et Ndedi Eyango. "Ce dernier m’a par ailleurs téléphoné hier [mercredi 12 novembre, Ndlr] pour m’informer qu’ils enverront quelque chose…", révèle Nkotti François. L’auteur de "Chat botté" sera donc célébré avant de rejoindre sa dernière demeure, au cimetière de Deido. L’artiste de 49 ans décédé le 24 octobre dernier sera inhumé demain, 15 novembre 2008.

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En effet, une semaine après le décès du chanteur de Makossa, les réunions se sont enchaînées au club Nkotti sis au quartier Deido. Des commissions sont créées dans le but de rencontrer les potentiels partenaires et solliciter leur apport financier et matériel. Ainsi, la ministre de la Culture, la Présidente du conseil d’administration (Pca) de la Société civile camerounaise de l’art musical (Socam) ont toutes été approchées. "Selon le compte-rendu que nous feront Charlie Nelle et Henri Njoh ce soir, nous saurons si oui ou non, nous devons compter sur la présence effective d’Ama Tutu Muna", confiait Nkotti François hier. "Je viens de récupérer les bâches et les chaises que la Communauté urbaine de Douala nous a promises", ajoute Alain Mboulè.

Des entreprises se sont également signalé au rayon des préparatifs. Les Brasseries du Cameroun, par exemple, ont offert un car podium.
La mobilisation des artistes est donc effective, bien que quelques brebis galeuses aient été recensées dans leurs rangs. Sur un ton ironique, Nkotti François note ainsi l’absence des "grands artistes", ceux qui font le One Man Show et qu’on voit difficilement lors des évènements malheureux, tels les obsèques d’un artiste. "Certains artistes se croient immortels. Ils ne participent pas aux réunions ni aux contributions. Même celui que nous pleurons actuellement en faisait partie.

Mais c’est l’occasion pour nous de changer les mentalités, de conscientiser les artistes sur le sens de la solidarité et de l’entraide", martèle Alain Mboulè. Toutefois, les artistes de la diaspora ont également manifesté leur intérêt à la réussite de cette "fête" en hommage à Hoïgen Ekwalla. Alors qu’à Yaoundé, des artistes membres de la Socam ont été appelés à se retrouver pour préparer les obsèques de l’artiste, une veillée a été organisée au cabaret la Réserve hier soir. Il en a été de même en France, et aux Etats-Unis, sous l’instigation de ses confrères comme Aladji Touré, Toto Guillaume et Ndedi Eyango. "Ce dernier m’a par ailleurs téléphoné hier [mercredi 12 novembre, Ndlr] pour m’informer qu’ils enverront quelque chose…", révèle Nkotti François. L’auteur de "Chat botté" sera donc célébré avant de rejoindre sa dernière demeure, au cimetière de Deido. L’artiste de 49 ans décédé le 24 octobre dernier sera inhumé demain, 15 novembre 2008.

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En effet, une semaine après le décès du chanteur de Makossa, les réunions se sont enchaînées au club Nkotti sis au quartier Deido. Des commissions sont créées dans le but de rencontrer les potentiels partenaires et solliciter leur apport financier et matériel. Ainsi, la ministre de la Culture, la Présidente du conseil d’administration (Pca) de la Société civile camerounaise de l’art musical (Socam) ont toutes été approchées. "Selon le compte-rendu que nous feront Charlie Nelle et Henri Njoh ce soir, nous saurons si oui ou non, nous devons compter sur la présence effective d’Ama Tutu Muna", confiait Nkotti François hier. "Je viens de récupérer les bâches et les chaises que la Communauté urbaine de Douala nous a promises", ajoute Alain Mboulè.

Des entreprises se sont également signalé au rayon des préparatifs. Les Brasseries du Cameroun, par exemple, ont offert un car podium.
La mobilisation des artistes est donc effective, bien que quelques brebis galeuses aient été recensées dans leurs rangs. Sur un ton ironique, Nkotti François note ainsi l’absence des "grands artistes", ceux qui font le One Man Show et qu’on voit difficilement lors des évènements malheureux, tels les obsèques d’un artiste. "Certains artistes se croient immortels. Ils ne participent pas aux réunions ni aux contributions. Même celui que nous pleurons actuellement en faisait partie.

Mais c’est l’occasion pour nous de changer les mentalités, de conscientiser les artistes sur le sens de la solidarité et de l’entraide", martèle Alain Mboulè. Toutefois, les artistes de la diaspora ont également manifesté leur intérêt à la réussite de cette "fête" en hommage à Hoïgen Ekwalla. Alors qu’à Yaoundé, des artistes membres de la Socam ont été appelés à se retrouver pour préparer les obsèques de l’artiste, une veillée a été organisée au cabaret la Réserve hier soir. Il en a été de même en France, et aux Etats-Unis, sous l’instigation de ses confrères comme Aladji Touré, Toto Guillaume et Ndedi Eyango. "Ce dernier m’a par ailleurs téléphoné hier [mercredi 12 novembre, Ndlr] pour m’informer qu’ils enverront quelque chose…", révèle Nkotti François. L’auteur de "Chat botté" sera donc célébré avant de rejoindre sa dernière demeure, au cimetière de Deido. L’artiste de 49 ans décédé le 24 octobre dernier sera inhumé demain, 15 novembre 2008.

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Albert Egbe : Un cinéaste polyvalent

En plus de la réalisation, le président du jury de long métrage écrit, produit et joue à la perfection.
Parfait Tabapsi –




Le moins que l’on puisse dire c’est que cette 12è édition n’a pas fait dans la dentelle à l’heure de désigner le président du jury de long métrage. En effet, celui qui va passer dans l’histoire de ce festival comme le tout premier président de son jury est loin d’être un inconnu des milieux cinématographiques africains.
Né à Warri dans l’Etat du Delta au Nigéria, l’homme a fait ses classes. De l’Université d’Ibadan qu’il quitte en 1965 nanti d’un diplôme de latin et de civilisations classiques jusqu’à la London School of acountancy où il sort en 1980, il a tracé un chemin bien enviable par nombre de cinéastes en Afrique. Mais l’histoire retient qu’il a entamé son parcours professionnel par la fonction publique avant de rejoindre des compagnies multinationales où il met à profit son expertise de comptable.

Il sera par la suite rapidement happé par le virus du septième art, à tel point qu’aujourd’hui, les critiques indiquent que "l’expérience artistique et créative de Albert Egbe le placent en première ligne de la scène artistique du Nigéria". Des rôles qu’il a incarnés dans des œuvres comme "Hamlet", "Ghosts", "Taming of the Shrew" ou encore "Village Headmaster" et qui ont fini de le consacrer. Mais celui qui emporte l’adhésion de tous est celui qu’il joua dans "Basi and compagny", une des comédies télévisées à succès du paysage audiovisuel nigérian. A côté du comédien, il y a aussi le producteur qui a connu du succès avec des productions comme "Mamy Water’s Weeding" ou "Water and Sanitation", le documentaire réalisé pour l’Unicef.
L’autre face, la moins connue sans doute, est celle de l’écrivain qu’est devenu Egbe au fil des années.

L’on cite volontiers à ce niveau des adaptations comme "Our Husband has Gone Mad", "Jagua Nana’s Daughter", " wins of the Rain Forest" et bien d’autres encore. Au final, il n’est peut-être pas exagéré de dire que la flexibilité artistique du président du jury long métrage de cette année, couplée à son immense talent aussi bien dans le jeu comique, l’écriture, la production et la réalisation font de lui l’une des plus versatiles et figures d’envergures de l’art dans son pays et même au-delà. Toutes choses qui n’ont pas compté pour peu dans sa désignation au poste de trésorier de l’association des cinéastes indépendants d’Afrique Fepaci. Son actualité fait état de ce qu’il travaille actuellement à une co-production avec des techniciens Sud-africains, Congolais, Béninois et Nigérians sur un documentaire sur le Nepad. Lui qui a désormais ses quartiers à Johannesburg

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