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Danielle Bamkoui : Femme de cœur ou femme fatale ?



Inconnue jusque-là, l’épouse du chef d’escadron qui a assassiné l’inspecteur Hervé Mapouro défraie la chronique.
Eugène Dipanda


Que s’est-il donc réellement passé dans la nuit du 13 au 14 novembre dernier au domicile du chef d’escadron Joël Emile Bamkoui ? Depuis l’annonce du décès d’Hervé Michel Mapouro Njifon, un seul fait reste constant : l’inspecteur de police de 33 ans a été abattu par plusieurs balles par le commandant du groupement territorial de gendarmerie de Douala. Pour ce qui concerne les circonstances, c’est toujours le flou total. En attendant les conclusions des enquêtes en cours, plusieurs thèses s’affrontent. Les mystifications les plus grossières apparaissent comme des exactitudes. On tente, ici et là, de faire avaler des couleuvres à l’opinion. A Douala, comme ailleurs où cette affaire alimente les commentaires les plus passionnés, on semble cependant s’accorder sur une chose. En l’absence du troisième acteur principal de ce film macabre, seul le couple Bamkoui, et particulièrement l’épouse du chef d’escadron, peuvent véritablement éclairer les lanternes sur l’assassinat d’Hervé Michel Mapouro Njifon.

Depuis lors pourtant, Mme Bamkoui née Mvoune à Ekoron Danielle, a pratiquement disparu de la circulation. Certains témoins disent l’avoir aperçu à l’hôpital Laquintinie de Douala dans la nuit du drame. C’est elle qui, selon d’aucuns, aurait même payé les premiers soins qu’a reçus Hervé Mapouro avant de rendre l’âme. Elle se serait ensuite réfugiée au domicile de son oncle, un colonel dans l’armée de l’air résidant au quartier Bonapriso. C’est de là-bas, affirment des sources concordantes, que Mme Bamkoui serait partie pour déférer à une convocation à la Police judiciaire, où elle aurait été brièvement entendue sur procès-verbal. Secret de l’enquête oblige, nul ne sait pour l’instant ce qu’elle y a fait comme révélations.

A quoi s’est occupée Mme Bamkoui depuis lors ? Au cours d’un reportage effectué à l’aéroport international de Douala, l’on a en effet pu se rendre compte que, depuis la mort d’Hervé Mapouro, elle n’a pas remis ses pieds au commissariat de police où elle travaillait avec le défunt inspecteur. Mutations confirme néanmoins que Mme Bamkoui était bel et bien présente à son domicile conjugal à Mboppi lundi dernier, en compagnie de son oncle colonel. Elle serait ensuite retournée à Bonapriso, où quelques-uns de ses enfants, qui se plaignaient déjà de son absence selon certains voisins, l’auraient rejointe.

Malgré tout ce qui se raconte sur sa personnalité ces derniers jours, Mme Danielle Bamkoui est, en effet, connue comme une maman assez heureuse. De son union officialisée avec le chef d’escadron Emile Bamkoui en 1993, sont sortis cinq rejetons. Les deux derniers enfants sont venus au monde aux Etats-Unis, et Danielle Mvoune à Ekoron, soutiennent ses proches, en avait eu un avant le mariage. C’est donc une mère de six enfants, et qui semble avoir conservé tout son charme de jeune fille, qui se retrouve ainsi au cœur de l’actualité nationale cette semaine. Qui est-elle donc dans le fond ?

Chrétienne
Gardienne de la paix principale, la fille de Léandre Ekoron, un commissaire de police décédé, est sortie du centre d’instruction de la police de Mutengene en 1998. Pendant son séjour dans la capitale, elle chantait à la chorale Martin Luther de Yaoundé de l’église luthérienne évangélique au Cameroun. A Douala, Mme Bamkoui continue d’ailleurs d’aller à l’église quand son emploi du temps le lui permet. La dernière fois où elle a été aperçue à l’église remonte au 9 novembre 2008, à l’occasion de la fête annuelle dite de "don de récolte", où on a notamment remarqué un commandant Bamkoui particulièrement joyeux se lever, danser et "faroter" les groupes de chorales.

Au moment où survient le drame, des sources proches de la famille Bamkoui, affirment que l’épouse du chef d’escadron s’apprêtait à aller effectuer des examens médicaux approfondis en France. Dans l’entourage du couple, on s’accorde en effet à dire que Mme Bamkoui est aux petits soins dans son foyer. La preuve, l’agent de police roule en Mac Laren-Mercedes (Ml). Matériellement comblée dans son mariage, son salaire mensuel, dit-on, profite plutôt à l’un de ses petits frères. Elle traîne en effet derrière elle une réputation de fille simple et gentille. Une collègue de service particulièrement attachante aussi. Avec l’inspecteur de police Hervé Mapouro, elle avait ainsi lié une amitié de longue date, qui date de leur enfance au quartier de la Vallée de la mort à Yaoundé, où leurs deux parents étaient établis.

Jusqu’où est allée cette complicité ? Le chef d’escadron ne se fait aucun doute sur la question, en tout cas. Pour Joël Emile Bamkoui, son épouse Danielle l’a cocufié sur son lit conjugal !
Il y a environ deux mois, le couple Bamkoui avait déjà été secoué par une autre affaire d’infidélité. Les deux mariés, dit-on, étaient même au bord d’un divorce. L’intervention de la famille aurait cependant permis de réunir les deux époux. Il y a quelques années aussi, c’est un officier de police en service au commissariat de police du 8e arrondissement à Douala, qui a subi les foudres du commandant Bamkoui, qui le soupçonnait de sortir avec son épouse. En guise de châtiment, ce dernier a été affecté loin de Douala…

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Inconnue jusque-là, l’épouse du chef d’escadron qui a assassiné l’inspecteur Hervé Mapouro défraie la chronique.
Eugène Dipanda


Que s’est-il donc réellement passé dans la nuit du 13 au 14 novembre dernier au domicile du chef d’escadron Joël Emile Bamkoui ? Depuis l’annonce du décès d’Hervé Michel Mapouro Njifon, un seul fait reste constant : l’inspecteur de police de 33 ans a été abattu par plusieurs balles par le commandant du groupement territorial de gendarmerie de Douala. Pour ce qui concerne les circonstances, c’est toujours le flou total. En attendant les conclusions des enquêtes en cours, plusieurs thèses s’affrontent. Les mystifications les plus grossières apparaissent comme des exactitudes. On tente, ici et là, de faire avaler des couleuvres à l’opinion. A Douala, comme ailleurs où cette affaire alimente les commentaires les plus passionnés, on semble cependant s’accorder sur une chose. En l’absence du troisième acteur principal de ce film macabre, seul le couple Bamkoui, et particulièrement l’épouse du chef d’escadron, peuvent véritablement éclairer les lanternes sur l’assassinat d’Hervé Michel Mapouro Njifon.

Depuis lors pourtant, Mme Bamkoui née Mvoune à Ekoron Danielle, a pratiquement disparu de la circulation. Certains témoins disent l’avoir aperçu à l’hôpital Laquintinie de Douala dans la nuit du drame. C’est elle qui, selon d’aucuns, aurait même payé les premiers soins qu’a reçus Hervé Mapouro avant de rendre l’âme. Elle se serait ensuite réfugiée au domicile de son oncle, un colonel dans l’armée de l’air résidant au quartier Bonapriso. C’est de là-bas, affirment des sources concordantes, que Mme Bamkoui serait partie pour déférer à une convocation à la Police judiciaire, où elle aurait été brièvement entendue sur procès-verbal. Secret de l’enquête oblige, nul ne sait pour l’instant ce qu’elle y a fait comme révélations.

A quoi s’est occupée Mme Bamkoui depuis lors ? Au cours d’un reportage effectué à l’aéroport international de Douala, l’on a en effet pu se rendre compte que, depuis la mort d’Hervé Mapouro, elle n’a pas remis ses pieds au commissariat de police où elle travaillait avec le défunt inspecteur. Mutations confirme néanmoins que Mme Bamkoui était bel et bien présente à son domicile conjugal à Mboppi lundi dernier, en compagnie de son oncle colonel. Elle serait ensuite retournée à Bonapriso, où quelques-uns de ses enfants, qui se plaignaient déjà de son absence selon certains voisins, l’auraient rejointe.

Malgré tout ce qui se raconte sur sa personnalité ces derniers jours, Mme Danielle Bamkoui est, en effet, connue comme une maman assez heureuse. De son union officialisée avec le chef d’escadron Emile Bamkoui en 1993, sont sortis cinq rejetons. Les deux derniers enfants sont venus au monde aux Etats-Unis, et Danielle Mvoune à Ekoron, soutiennent ses proches, en avait eu un avant le mariage. C’est donc une mère de six enfants, et qui semble avoir conservé tout son charme de jeune fille, qui se retrouve ainsi au cœur de l’actualité nationale cette semaine. Qui est-elle donc dans le fond ?

Chrétienne
Gardienne de la paix principale, la fille de Léandre Ekoron, un commissaire de police décédé, est sortie du centre d’instruction de la police de Mutengene en 1998. Pendant son séjour dans la capitale, elle chantait à la chorale Martin Luther de Yaoundé de l’église luthérienne évangélique au Cameroun. A Douala, Mme Bamkoui continue d’ailleurs d’aller à l’église quand son emploi du temps le lui permet. La dernière fois où elle a été aperçue à l’église remonte au 9 novembre 2008, à l’occasion de la fête annuelle dite de "don de récolte", où on a notamment remarqué un commandant Bamkoui particulièrement joyeux se lever, danser et "faroter" les groupes de chorales.

Au moment où survient le drame, des sources proches de la famille Bamkoui, affirment que l’épouse du chef d’escadron s’apprêtait à aller effectuer des examens médicaux approfondis en France. Dans l’entourage du couple, on s’accorde en effet à dire que Mme Bamkoui est aux petits soins dans son foyer. La preuve, l’agent de police roule en Mac Laren-Mercedes (Ml). Matériellement comblée dans son mariage, son salaire mensuel, dit-on, profite plutôt à l’un de ses petits frères. Elle traîne en effet derrière elle une réputation de fille simple et gentille. Une collègue de service particulièrement attachante aussi. Avec l’inspecteur de police Hervé Mapouro, elle avait ainsi lié une amitié de longue date, qui date de leur enfance au quartier de la Vallée de la mort à Yaoundé, où leurs deux parents étaient établis.

Jusqu’où est allée cette complicité ? Le chef d’escadron ne se fait aucun doute sur la question, en tout cas. Pour Joël Emile Bamkoui, son épouse Danielle l’a cocufié sur son lit conjugal !
Il y a environ deux mois, le couple Bamkoui avait déjà été secoué par une autre affaire d’infidélité. Les deux mariés, dit-on, étaient même au bord d’un divorce. L’intervention de la famille aurait cependant permis de réunir les deux époux. Il y a quelques années aussi, c’est un officier de police en service au commissariat de police du 8e arrondissement à Douala, qui a subi les foudres du commandant Bamkoui, qui le soupçonnait de sortir avec son épouse. En guise de châtiment, ce dernier a été affecté loin de Douala…

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Inconnue jusque-là, l’épouse du chef d’escadron qui a assassiné l’inspecteur Hervé Mapouro défraie la chronique.
Eugène Dipanda


Que s’est-il donc réellement passé dans la nuit du 13 au 14 novembre dernier au domicile du chef d’escadron Joël Emile Bamkoui ? Depuis l’annonce du décès d’Hervé Michel Mapouro Njifon, un seul fait reste constant : l’inspecteur de police de 33 ans a été abattu par plusieurs balles par le commandant du groupement territorial de gendarmerie de Douala. Pour ce qui concerne les circonstances, c’est toujours le flou total. En attendant les conclusions des enquêtes en cours, plusieurs thèses s’affrontent. Les mystifications les plus grossières apparaissent comme des exactitudes. On tente, ici et là, de faire avaler des couleuvres à l’opinion. A Douala, comme ailleurs où cette affaire alimente les commentaires les plus passionnés, on semble cependant s’accorder sur une chose. En l’absence du troisième acteur principal de ce film macabre, seul le couple Bamkoui, et particulièrement l’épouse du chef d’escadron, peuvent véritablement éclairer les lanternes sur l’assassinat d’Hervé Michel Mapouro Njifon.

Depuis lors pourtant, Mme Bamkoui née Mvoune à Ekoron Danielle, a pratiquement disparu de la circulation. Certains témoins disent l’avoir aperçu à l’hôpital Laquintinie de Douala dans la nuit du drame. C’est elle qui, selon d’aucuns, aurait même payé les premiers soins qu’a reçus Hervé Mapouro avant de rendre l’âme. Elle se serait ensuite réfugiée au domicile de son oncle, un colonel dans l’armée de l’air résidant au quartier Bonapriso. C’est de là-bas, affirment des sources concordantes, que Mme Bamkoui serait partie pour déférer à une convocation à la Police judiciaire, où elle aurait été brièvement entendue sur procès-verbal. Secret de l’enquête oblige, nul ne sait pour l’instant ce qu’elle y a fait comme révélations.

A quoi s’est occupée Mme Bamkoui depuis lors ? Au cours d’un reportage effectué à l’aéroport international de Douala, l’on a en effet pu se rendre compte que, depuis la mort d’Hervé Mapouro, elle n’a pas remis ses pieds au commissariat de police où elle travaillait avec le défunt inspecteur. Mutations confirme néanmoins que Mme Bamkoui était bel et bien présente à son domicile conjugal à Mboppi lundi dernier, en compagnie de son oncle colonel. Elle serait ensuite retournée à Bonapriso, où quelques-uns de ses enfants, qui se plaignaient déjà de son absence selon certains voisins, l’auraient rejointe.

Malgré tout ce qui se raconte sur sa personnalité ces derniers jours, Mme Danielle Bamkoui est, en effet, connue comme une maman assez heureuse. De son union officialisée avec le chef d’escadron Emile Bamkoui en 1993, sont sortis cinq rejetons. Les deux derniers enfants sont venus au monde aux Etats-Unis, et Danielle Mvoune à Ekoron, soutiennent ses proches, en avait eu un avant le mariage. C’est donc une mère de six enfants, et qui semble avoir conservé tout son charme de jeune fille, qui se retrouve ainsi au cœur de l’actualité nationale cette semaine. Qui est-elle donc dans le fond ?

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Gardienne de la paix principale, la fille de Léandre Ekoron, un commissaire de police décédé, est sortie du centre d’instruction de la police de Mutengene en 1998. Pendant son séjour dans la capitale, elle chantait à la chorale Martin Luther de Yaoundé de l’église luthérienne évangélique au Cameroun. A Douala, Mme Bamkoui continue d’ailleurs d’aller à l’église quand son emploi du temps le lui permet. La dernière fois où elle a été aperçue à l’église remonte au 9 novembre 2008, à l’occasion de la fête annuelle dite de "don de récolte", où on a notamment remarqué un commandant Bamkoui particulièrement joyeux se lever, danser et "faroter" les groupes de chorales.

Au moment où survient le drame, des sources proches de la famille Bamkoui, affirment que l’épouse du chef d’escadron s’apprêtait à aller effectuer des examens médicaux approfondis en France. Dans l’entourage du couple, on s’accorde en effet à dire que Mme Bamkoui est aux petits soins dans son foyer. La preuve, l’agent de police roule en Mac Laren-Mercedes (Ml). Matériellement comblée dans son mariage, son salaire mensuel, dit-on, profite plutôt à l’un de ses petits frères. Elle traîne en effet derrière elle une réputation de fille simple et gentille. Une collègue de service particulièrement attachante aussi. Avec l’inspecteur de police Hervé Mapouro, elle avait ainsi lié une amitié de longue date, qui date de leur enfance au quartier de la Vallée de la mort à Yaoundé, où leurs deux parents étaient établis.

Jusqu’où est allée cette complicité ? Le chef d’escadron ne se fait aucun doute sur la question, en tout cas. Pour Joël Emile Bamkoui, son épouse Danielle l’a cocufié sur son lit conjugal !
Il y a environ deux mois, le couple Bamkoui avait déjà été secoué par une autre affaire d’infidélité. Les deux mariés, dit-on, étaient même au bord d’un divorce. L’intervention de la famille aurait cependant permis de réunir les deux époux. Il y a quelques années aussi, c’est un officier de police en service au commissariat de police du 8e arrondissement à Douala, qui a subi les foudres du commandant Bamkoui, qui le soupçonnait de sortir avec son épouse. En guise de châtiment, ce dernier a été affecté loin de Douala…

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Inconnue jusque-là, l’épouse du chef d’escadron qui a assassiné l’inspecteur Hervé Mapouro défraie la chronique.
Eugène Dipanda


Que s’est-il donc réellement passé dans la nuit du 13 au 14 novembre dernier au domicile du chef d’escadron Joël Emile Bamkoui ? Depuis l’annonce du décès d’Hervé Michel Mapouro Njifon, un seul fait reste constant : l’inspecteur de police de 33 ans a été abattu par plusieurs balles par le commandant du groupement territorial de gendarmerie de Douala. Pour ce qui concerne les circonstances, c’est toujours le flou total. En attendant les conclusions des enquêtes en cours, plusieurs thèses s’affrontent. Les mystifications les plus grossières apparaissent comme des exactitudes. On tente, ici et là, de faire avaler des couleuvres à l’opinion. A Douala, comme ailleurs où cette affaire alimente les commentaires les plus passionnés, on semble cependant s’accorder sur une chose. En l’absence du troisième acteur principal de ce film macabre, seul le couple Bamkoui, et particulièrement l’épouse du chef d’escadron, peuvent véritablement éclairer les lanternes sur l’assassinat d’Hervé Michel Mapouro Njifon.

Depuis lors pourtant, Mme Bamkoui née Mvoune à Ekoron Danielle, a pratiquement disparu de la circulation. Certains témoins disent l’avoir aperçu à l’hôpital Laquintinie de Douala dans la nuit du drame. C’est elle qui, selon d’aucuns, aurait même payé les premiers soins qu’a reçus Hervé Mapouro avant de rendre l’âme. Elle se serait ensuite réfugiée au domicile de son oncle, un colonel dans l’armée de l’air résidant au quartier Bonapriso. C’est de là-bas, affirment des sources concordantes, que Mme Bamkoui serait partie pour déférer à une convocation à la Police judiciaire, où elle aurait été brièvement entendue sur procès-verbal. Secret de l’enquête oblige, nul ne sait pour l’instant ce qu’elle y a fait comme révélations.

A quoi s’est occupée Mme Bamkoui depuis lors ? Au cours d’un reportage effectué à l’aéroport international de Douala, l’on a en effet pu se rendre compte que, depuis la mort d’Hervé Mapouro, elle n’a pas remis ses pieds au commissariat de police où elle travaillait avec le défunt inspecteur. Mutations confirme néanmoins que Mme Bamkoui était bel et bien présente à son domicile conjugal à Mboppi lundi dernier, en compagnie de son oncle colonel. Elle serait ensuite retournée à Bonapriso, où quelques-uns de ses enfants, qui se plaignaient déjà de son absence selon certains voisins, l’auraient rejointe.

Malgré tout ce qui se raconte sur sa personnalité ces derniers jours, Mme Danielle Bamkoui est, en effet, connue comme une maman assez heureuse. De son union officialisée avec le chef d’escadron Emile Bamkoui en 1993, sont sortis cinq rejetons. Les deux derniers enfants sont venus au monde aux Etats-Unis, et Danielle Mvoune à Ekoron, soutiennent ses proches, en avait eu un avant le mariage. C’est donc une mère de six enfants, et qui semble avoir conservé tout son charme de jeune fille, qui se retrouve ainsi au cœur de l’actualité nationale cette semaine. Qui est-elle donc dans le fond ?

Chrétienne
Gardienne de la paix principale, la fille de Léandre Ekoron, un commissaire de police décédé, est sortie du centre d’instruction de la police de Mutengene en 1998. Pendant son séjour dans la capitale, elle chantait à la chorale Martin Luther de Yaoundé de l’église luthérienne évangélique au Cameroun. A Douala, Mme Bamkoui continue d’ailleurs d’aller à l’église quand son emploi du temps le lui permet. La dernière fois où elle a été aperçue à l’église remonte au 9 novembre 2008, à l’occasion de la fête annuelle dite de "don de récolte", où on a notamment remarqué un commandant Bamkoui particulièrement joyeux se lever, danser et "faroter" les groupes de chorales.

Au moment où survient le drame, des sources proches de la famille Bamkoui, affirment que l’épouse du chef d’escadron s’apprêtait à aller effectuer des examens médicaux approfondis en France. Dans l’entourage du couple, on s’accorde en effet à dire que Mme Bamkoui est aux petits soins dans son foyer. La preuve, l’agent de police roule en Mac Laren-Mercedes (Ml). Matériellement comblée dans son mariage, son salaire mensuel, dit-on, profite plutôt à l’un de ses petits frères. Elle traîne en effet derrière elle une réputation de fille simple et gentille. Une collègue de service particulièrement attachante aussi. Avec l’inspecteur de police Hervé Mapouro, elle avait ainsi lié une amitié de longue date, qui date de leur enfance au quartier de la Vallée de la mort à Yaoundé, où leurs deux parents étaient établis.

Jusqu’où est allée cette complicité ? Le chef d’escadron ne se fait aucun doute sur la question, en tout cas. Pour Joël Emile Bamkoui, son épouse Danielle l’a cocufié sur son lit conjugal !
Il y a environ deux mois, le couple Bamkoui avait déjà été secoué par une autre affaire d’infidélité. Les deux mariés, dit-on, étaient même au bord d’un divorce. L’intervention de la famille aurait cependant permis de réunir les deux époux. Il y a quelques années aussi, c’est un officier de police en service au commissariat de police du 8e arrondissement à Douala, qui a subi les foudres du commandant Bamkoui, qui le soupçonnait de sortir avec son épouse. En guise de châtiment, ce dernier a été affecté loin de Douala…

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Actualité du théâtre de Césaire

Le théâtre de Césaire est exclusivement politique. Ses quatre pièces de théâtre s’enchaînent ainsi comme la construction de mondes successifs au cœur desquels se joue le destin du Noir.
Par Marcelin VOUNDA ETOA* –




Cette option thématique est significative parce que pour Césaire, la politique est la force moderne du destin. Et les chiens se taisaient qui est une allégorie de la lutte de l’homme pour sa liberté et sa dignité pose la question centrale qui hante littéralement Césaire : l’esclavage. L’esclavage lui apparaît comme le mal absolu. Le protagoniste de la première pièce, Le Rebelle, veut " accéder à l’état d’homme libre. Il veut qu’en même temps soit aboli l’ordre aliénant qui pèse d’un poids implacable sur toute une partie de l’humanité, l’esclavage ". Ce préalable posé, le théâtre de Césaire va se déployer sur trois des points les plus chauds du globe où se joue le destin du monde noir : Haïti avec La tragédie du roi Christophe, le Congo de Lumumba avec Une saison au Congo, Les Etats-Unis où sévit, après l’esclavage, le racisme avec Une Tempête.

Le moteur de ce déploiement qui rassemble les Noirs des quatre coins du monde, c’est la Négritude. Pour Césaire en effet : " le mouvement de la négritude est un mouvement qui affirme la solidarité des noirs […] de la Diaspora avec le monde africain. Vous savez, rappelle Césaire, on n’est pas impunément noir, et que l’on soit français – de culture française – ou que l’on soit de culture américaine, il y a un fait essentiel : à savoir que l’on est noir, et que cela compte. Voilà la négritude. Elle affirme une solidarité. D’une part dans le temps, avec nos ancêtres noirs et ce continent d’où nous sommes issus (cela fait trois siècles, ce n’est pas si vieux) et puis une solidarité horizontale entre tous les gens qui en sont venus et qui ont, en commun, cet héritage. Et nous considérons que cet héritage compte ; il pèse encore sur nous ; alors, il ne faut pas le renier, il faut le faire fructifier – par des voies différentes sans doute – en fonction de l’état de fait actuel – et devant lequel nous devons bien réagir…"

La tragédie du roi Christophe et Une saison au Congo que Césaire écrit après des recherches historiques sur le problème colonial "serrent de près l’histoire politique de la décolonisation". Les quinze années du règne de Christophe et les six premières années de la décolonisation du Congo permettent de mesurer la complexité de la gestion de la liberté retrouvée, la difficulté à rompre définitivement le pacte colonial.
La gestion de la liberté retrouvée est centrale dans La tragédie du roi Christophe " La liberté, c’est très bien, affirme Césaire, la gagner c’est très bien ; mais, poursuit-il, quand on y réfléchit, c’est toujours plus facile de conquérir sa liberté – il ne faut que du courage -, seulement, une fois qu’elle est obtenue, il faut savoir ce qu’on va en faire. La libération c’est épique, mais les lendemains sont tragiques. C’est ce problème-là que j’avais en tête. Alors j’ai eu l’idée de situer en Haïti le problème de l’homme noir assailli par l’indépendance. Parce que c’est le premier pays noir à avoir été confronté avec ces questions.

Ce que le Congo, la Guinée, le Mali ont connu vers 56-60, Haïti l’a connu dès 1801. Et le roi Christophe, c’est l’homme noir aux prises avec la nécessité qu’il y a de bâtir un pays, de bâtir un Etat. " Césaire affirme que poursuivant sa description de la situation de l’homme noir dans le monde actuel, il est tout naturellement arrivé à l’Afrique dont l’exemple le plus dramatique, le plus tragique, est le Congo. " Qui tient le Congo, dit Césaire, tient l’Afrique ; après le Nigéria, poursuit-il, c’est le pays le plus important. Par ses dimensions, par ses richesses – et par le caractère étonnant des événements qui s’y sont déroulés… ".
La dernière pièce de Césaire, Une tempête, est " spécifiquement centrée sur la dimension psychique de la quête de l’autonomie qui est une modalité de la lutte pour la possession de l’autorité ". Cette dernière pièce, comme le dernier acte d’une tragédie historique dont le monde est le théâtre, met face à face le Colonisateur et le Colonisé dont elle " explore la psyché " dans la perspective de l’approfondissement de la thématique de l’aliénation coloniale dont l’homme noir est loin d’être sorti.
Césaire demeure donc, et pour longtemps encore, un auteur actuel parce qu’il a su dire en des mots justes, vrais et profonds notre drame d’être noirs dont le dénouement dépend de notre capacité à retrouver le sens de l’initiative historique.

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