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Forjindam affronte Bikoro devant le juge


L’ex-directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun était à nouveau devant le juge d’instruction les mercredi 19 et vendredi 21 novembre 2008. Pour une confrontation avec trois responsables du Cnic. On s’achemine vers la fin de l’instruction…

Nouveau rebondissement dans l’affaire Chantier naval et Etat du Cameroun contre Forjindam et autres. Face à une situation confuse, notamment sur les pièces contenues dans le rapport du commissaire aux comptes, le juge d’instruction a décidé de confronter les différentes parties. De 10 heures à 3 heures du matin, le mercredi 19 novembre, l’ancien directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) Zacchaeus Forjindam a été opposé à trois personnes : Louis Claude Nyassa, le président du conseil d’administration (Pca), Antoine Bikoro Alo’o, le directeur général de l’entreprise et l’expert-comptable Charles Kooh II, par ailleurs commissaire aux comptes du Cnic. Selon nos sources, le juge d’instruction Eyiké Vieux devrait se prononcer dans les prochains jours sur l’inculpation ou non de Zacchaeus Mungwe Forjindam, Mme Massot épouse Njoh Moudio Rose Constante Angèle et plusieurs anciens responsables du Cnic poursuivis dans cette affaire de coaction de détournement de deniers publics, d’un montant global de 998 millions de Fcfa sur plusieurs exercices.
Au cours des 17 heures de confrontation de mercredi dernier, Louis Claude Nyassa n’aurait pas eu d’arguments solides pour justifier le déclenchement de cette affaire. Notamment pourquoi il a privilégié le rapport du commissaire aux comptes à celui du Contrôle supérieur de l’Etat. Antoine Bikoro et Charles Kooh II ont affronté Forjindam sur les nombreuses pièces contenues dans les annexes n°2 et 3 du rapport de l’expert comptable. Des pièces qui concernent particulièrement le cas du “ prétendu fournisseur Fermac”, qui a servi de trame à la dénonciation et au déclenchement des enquêtes diligentées par le chef de la division provinciale de la police judicaire du Littoral (Dppjl). Des pièces que Mes Innocent Bonu et Barnabé Nekuie, les avocats de Forjindam, indiquent qu’elles “présentent les caractéristiques d’actes fabriqués”.

Documents originaux
Il se trouve que Zacchaeus Mungwe Forjindam a pu retrouver les copies de liasses comptables relatives aux prestations qu’incrimine le commissaire aux comptes dans l’annexe n°4 du rapport du commissaire aux comptes. Ces documents avaient été présentés aux inspecteurs du Contrôle supérieur de l’Etat lors de leurs investigations pour dénoncer la gestion de Forjindam et faire passer Fermac comme un fournisseur fictif. Seulement, la comparaison ressortirait le caractère manifestement apocryphe (non authentique voire douteux) des documents qui émanent du commissaire aux comptes.
Malheureusement la partie civile ne parvient toujours pas à produire les originaux. Bikoro n’était pas en fonction au moment des faits, et met cela sur le compte de la gestion peu orthodoxe qu’il a trouvée. Charles Kooh II dit qu’il avait obtenu les photocopies à partir des originaux par l’entremise de Antoine Njiande, le directeur financier de l’époque. De même, il serait resté sans voix lorsque le juge d’instruction lui a demandé s’il avait rencontré l’ex-Dg pour élucider les manquements de sa gestion avant d’aller faire des dénonciations judiciaires. Il faut indiquer que cette affaire porte sur trois volets et la responsabilité du préjudice financier causé à l’Etat par cette mauvaise gestion est imputée à 7 personnes au total : Forjindam, Njiande, Njoh, Youte, Gounou, Meugang et Nuwal. Le premier degré de détournement porte sur une somme de 652 millions de Fcfa, le deuxième degré est une distraction de 232 millions de Fcfa et le troisième degré de détournement porte sur un montant de 84 millions de Fcfa.

Fin de l’instruction ?
Vendredi 21 novembre 2008 lors du retour de Forjindam à l’instruction, il a été question de parcourir la pile de documents perquisitionnés dans son domicile de Bamenda, le 3 octobre 2008. Il s’agissait des dossiers confidentiels, des documents du Rdpc, des demandes d’emploi au Cnic, une caisse que l’on n’a pas pu ouvrir, un disque dur d’ordinateur, un décodeur d’antenne “satellite”, … Lors de ce dépouillement, rien d’important n’aurait retenu l’attention du juge d’instruction dans sa quête d’éléments qui pourraient conforter la thèse du détournement de deniers publics. Certains ont même été remis à la disposition de Forjindam.
L’ex-directeur général du Cnic et l’ex-directrice de l’administration et du personnel, Mme Massot épouse Njoh, sont les deux personnes en détention provisoire depuis le 8 mai 2008 dans le cadre de cette affaire. Le 4 novembre 2008, le juge d’instruction chargé de ce dossier a pris deux ordonnances, l’un prorogeant leur durée de détention provisoire de six mois supplémentaires et l’autre rejetant la requête “aux fins de voir ordonner une expertise graphologique sur les originaux des pièces suspectes de l’accusation ”, adressée par les conseils de l’ex-Dg. Mais avec les différentes confrontations de la semaine dernière, l’on s’achemine vraisemblablement vers la fin de l’instruction judiciaire. Les accusés seront-ils inculpés ? Affaire à suivre. 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

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L’ex-directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun était à nouveau devant le juge d’instruction les mercredi 19 et vendredi 21 novembre 2008. Pour une confrontation avec trois responsables du Cnic. On s’achemine vers la fin de l’instruction…

Nouveau rebondissement dans l’affaire Chantier naval et Etat du Cameroun contre Forjindam et autres. Face à une situation confuse, notamment sur les pièces contenues dans le rapport du commissaire aux comptes, le juge d’instruction a décidé de confronter les différentes parties. De 10 heures à 3 heures du matin, le mercredi 19 novembre, l’ancien directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) Zacchaeus Forjindam a été opposé à trois personnes : Louis Claude Nyassa, le président du conseil d’administration (Pca), Antoine Bikoro Alo’o, le directeur général de l’entreprise et l’expert-comptable Charles Kooh II, par ailleurs commissaire aux comptes du Cnic. Selon nos sources, le juge d’instruction Eyiké Vieux devrait se prononcer dans les prochains jours sur l’inculpation ou non de Zacchaeus Mungwe Forjindam, Mme Massot épouse Njoh Moudio Rose Constante Angèle et plusieurs anciens responsables du Cnic poursuivis dans cette affaire de coaction de détournement de deniers publics, d’un montant global de 998 millions de Fcfa sur plusieurs exercices.
Au cours des 17 heures de confrontation de mercredi dernier, Louis Claude Nyassa n’aurait pas eu d’arguments solides pour justifier le déclenchement de cette affaire. Notamment pourquoi il a privilégié le rapport du commissaire aux comptes à celui du Contrôle supérieur de l’Etat. Antoine Bikoro et Charles Kooh II ont affronté Forjindam sur les nombreuses pièces contenues dans les annexes n°2 et 3 du rapport de l’expert comptable. Des pièces qui concernent particulièrement le cas du “ prétendu fournisseur Fermac”, qui a servi de trame à la dénonciation et au déclenchement des enquêtes diligentées par le chef de la division provinciale de la police judicaire du Littoral (Dppjl). Des pièces que Mes Innocent Bonu et Barnabé Nekuie, les avocats de Forjindam, indiquent qu’elles “présentent les caractéristiques d’actes fabriqués”.

Documents originaux
Il se trouve que Zacchaeus Mungwe Forjindam a pu retrouver les copies de liasses comptables relatives aux prestations qu’incrimine le commissaire aux comptes dans l’annexe n°4 du rapport du commissaire aux comptes. Ces documents avaient été présentés aux inspecteurs du Contrôle supérieur de l’Etat lors de leurs investigations pour dénoncer la gestion de Forjindam et faire passer Fermac comme un fournisseur fictif. Seulement, la comparaison ressortirait le caractère manifestement apocryphe (non authentique voire douteux) des documents qui émanent du commissaire aux comptes.
Malheureusement la partie civile ne parvient toujours pas à produire les originaux. Bikoro n’était pas en fonction au moment des faits, et met cela sur le compte de la gestion peu orthodoxe qu’il a trouvée. Charles Kooh II dit qu’il avait obtenu les photocopies à partir des originaux par l’entremise de Antoine Njiande, le directeur financier de l’époque. De même, il serait resté sans voix lorsque le juge d’instruction lui a demandé s’il avait rencontré l’ex-Dg pour élucider les manquements de sa gestion avant d’aller faire des dénonciations judiciaires. Il faut indiquer que cette affaire porte sur trois volets et la responsabilité du préjudice financier causé à l’Etat par cette mauvaise gestion est imputée à 7 personnes au total : Forjindam, Njiande, Njoh, Youte, Gounou, Meugang et Nuwal. Le premier degré de détournement porte sur une somme de 652 millions de Fcfa, le deuxième degré est une distraction de 232 millions de Fcfa et le troisième degré de détournement porte sur un montant de 84 millions de Fcfa.

Fin de l’instruction ?
Vendredi 21 novembre 2008 lors du retour de Forjindam à l’instruction, il a été question de parcourir la pile de documents perquisitionnés dans son domicile de Bamenda, le 3 octobre 2008. Il s’agissait des dossiers confidentiels, des documents du Rdpc, des demandes d’emploi au Cnic, une caisse que l’on n’a pas pu ouvrir, un disque dur d’ordinateur, un décodeur d’antenne “satellite”, … Lors de ce dépouillement, rien d’important n’aurait retenu l’attention du juge d’instruction dans sa quête d’éléments qui pourraient conforter la thèse du détournement de deniers publics. Certains ont même été remis à la disposition de Forjindam.
L’ex-directeur général du Cnic et l’ex-directrice de l’administration et du personnel, Mme Massot épouse Njoh, sont les deux personnes en détention provisoire depuis le 8 mai 2008 dans le cadre de cette affaire. Le 4 novembre 2008, le juge d’instruction chargé de ce dossier a pris deux ordonnances, l’un prorogeant leur durée de détention provisoire de six mois supplémentaires et l’autre rejetant la requête “aux fins de voir ordonner une expertise graphologique sur les originaux des pièces suspectes de l’accusation ”, adressée par les conseils de l’ex-Dg. Mais avec les différentes confrontations de la semaine dernière, l’on s’achemine vraisemblablement vers la fin de l’instruction judiciaire. Les accusés seront-ils inculpés ? Affaire à suivre. 

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L’ex-directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun était à nouveau devant le juge d’instruction les mercredi 19 et vendredi 21 novembre 2008. Pour une confrontation avec trois responsables du Cnic. On s’achemine vers la fin de l’instruction…

Nouveau rebondissement dans l’affaire Chantier naval et Etat du Cameroun contre Forjindam et autres. Face à une situation confuse, notamment sur les pièces contenues dans le rapport du commissaire aux comptes, le juge d’instruction a décidé de confronter les différentes parties. De 10 heures à 3 heures du matin, le mercredi 19 novembre, l’ancien directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) Zacchaeus Forjindam a été opposé à trois personnes : Louis Claude Nyassa, le président du conseil d’administration (Pca), Antoine Bikoro Alo’o, le directeur général de l’entreprise et l’expert-comptable Charles Kooh II, par ailleurs commissaire aux comptes du Cnic. Selon nos sources, le juge d’instruction Eyiké Vieux devrait se prononcer dans les prochains jours sur l’inculpation ou non de Zacchaeus Mungwe Forjindam, Mme Massot épouse Njoh Moudio Rose Constante Angèle et plusieurs anciens responsables du Cnic poursuivis dans cette affaire de coaction de détournement de deniers publics, d’un montant global de 998 millions de Fcfa sur plusieurs exercices.
Au cours des 17 heures de confrontation de mercredi dernier, Louis Claude Nyassa n’aurait pas eu d’arguments solides pour justifier le déclenchement de cette affaire. Notamment pourquoi il a privilégié le rapport du commissaire aux comptes à celui du Contrôle supérieur de l’Etat. Antoine Bikoro et Charles Kooh II ont affronté Forjindam sur les nombreuses pièces contenues dans les annexes n°2 et 3 du rapport de l’expert comptable. Des pièces qui concernent particulièrement le cas du “ prétendu fournisseur Fermac”, qui a servi de trame à la dénonciation et au déclenchement des enquêtes diligentées par le chef de la division provinciale de la police judicaire du Littoral (Dppjl). Des pièces que Mes Innocent Bonu et Barnabé Nekuie, les avocats de Forjindam, indiquent qu’elles “présentent les caractéristiques d’actes fabriqués”.

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Il se trouve que Zacchaeus Mungwe Forjindam a pu retrouver les copies de liasses comptables relatives aux prestations qu’incrimine le commissaire aux comptes dans l’annexe n°4 du rapport du commissaire aux comptes. Ces documents avaient été présentés aux inspecteurs du Contrôle supérieur de l’Etat lors de leurs investigations pour dénoncer la gestion de Forjindam et faire passer Fermac comme un fournisseur fictif. Seulement, la comparaison ressortirait le caractère manifestement apocryphe (non authentique voire douteux) des documents qui émanent du commissaire aux comptes.
Malheureusement la partie civile ne parvient toujours pas à produire les originaux. Bikoro n’était pas en fonction au moment des faits, et met cela sur le compte de la gestion peu orthodoxe qu’il a trouvée. Charles Kooh II dit qu’il avait obtenu les photocopies à partir des originaux par l’entremise de Antoine Njiande, le directeur financier de l’époque. De même, il serait resté sans voix lorsque le juge d’instruction lui a demandé s’il avait rencontré l’ex-Dg pour élucider les manquements de sa gestion avant d’aller faire des dénonciations judiciaires. Il faut indiquer que cette affaire porte sur trois volets et la responsabilité du préjudice financier causé à l’Etat par cette mauvaise gestion est imputée à 7 personnes au total : Forjindam, Njiande, Njoh, Youte, Gounou, Meugang et Nuwal. Le premier degré de détournement porte sur une somme de 652 millions de Fcfa, le deuxième degré est une distraction de 232 millions de Fcfa et le troisième degré de détournement porte sur un montant de 84 millions de Fcfa.

Fin de l’instruction ?
Vendredi 21 novembre 2008 lors du retour de Forjindam à l’instruction, il a été question de parcourir la pile de documents perquisitionnés dans son domicile de Bamenda, le 3 octobre 2008. Il s’agissait des dossiers confidentiels, des documents du Rdpc, des demandes d’emploi au Cnic, une caisse que l’on n’a pas pu ouvrir, un disque dur d’ordinateur, un décodeur d’antenne “satellite”, … Lors de ce dépouillement, rien d’important n’aurait retenu l’attention du juge d’instruction dans sa quête d’éléments qui pourraient conforter la thèse du détournement de deniers publics. Certains ont même été remis à la disposition de Forjindam.
L’ex-directeur général du Cnic et l’ex-directrice de l’administration et du personnel, Mme Massot épouse Njoh, sont les deux personnes en détention provisoire depuis le 8 mai 2008 dans le cadre de cette affaire. Le 4 novembre 2008, le juge d’instruction chargé de ce dossier a pris deux ordonnances, l’un prorogeant leur durée de détention provisoire de six mois supplémentaires et l’autre rejetant la requête “aux fins de voir ordonner une expertise graphologique sur les originaux des pièces suspectes de l’accusation ”, adressée par les conseils de l’ex-Dg. Mais avec les différentes confrontations de la semaine dernière, l’on s’achemine vraisemblablement vers la fin de l’instruction judiciaire. Les accusés seront-ils inculpés ? Affaire à suivre. 

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Nouveau rebondissement dans l’affaire Chantier naval et Etat du Cameroun contre Forjindam et autres. Face à une situation confuse, notamment sur les pièces contenues dans le rapport du commissaire aux comptes, le juge d’instruction a décidé de confronter les différentes parties. De 10 heures à 3 heures du matin, le mercredi 19 novembre, l’ancien directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) Zacchaeus Forjindam a été opposé à trois personnes : Louis Claude Nyassa, le président du conseil d’administration (Pca), Antoine Bikoro Alo’o, le directeur général de l’entreprise et l’expert-comptable Charles Kooh II, par ailleurs commissaire aux comptes du Cnic. Selon nos sources, le juge d’instruction Eyiké Vieux devrait se prononcer dans les prochains jours sur l’inculpation ou non de Zacchaeus Mungwe Forjindam, Mme Massot épouse Njoh Moudio Rose Constante Angèle et plusieurs anciens responsables du Cnic poursuivis dans cette affaire de coaction de détournement de deniers publics, d’un montant global de 998 millions de Fcfa sur plusieurs exercices.
Au cours des 17 heures de confrontation de mercredi dernier, Louis Claude Nyassa n’aurait pas eu d’arguments solides pour justifier le déclenchement de cette affaire. Notamment pourquoi il a privilégié le rapport du commissaire aux comptes à celui du Contrôle supérieur de l’Etat. Antoine Bikoro et Charles Kooh II ont affronté Forjindam sur les nombreuses pièces contenues dans les annexes n°2 et 3 du rapport de l’expert comptable. Des pièces qui concernent particulièrement le cas du “ prétendu fournisseur Fermac”, qui a servi de trame à la dénonciation et au déclenchement des enquêtes diligentées par le chef de la division provinciale de la police judicaire du Littoral (Dppjl). Des pièces que Mes Innocent Bonu et Barnabé Nekuie, les avocats de Forjindam, indiquent qu’elles “présentent les caractéristiques d’actes fabriqués”.

Documents originaux
Il se trouve que Zacchaeus Mungwe Forjindam a pu retrouver les copies de liasses comptables relatives aux prestations qu’incrimine le commissaire aux comptes dans l’annexe n°4 du rapport du commissaire aux comptes. Ces documents avaient été présentés aux inspecteurs du Contrôle supérieur de l’Etat lors de leurs investigations pour dénoncer la gestion de Forjindam et faire passer Fermac comme un fournisseur fictif. Seulement, la comparaison ressortirait le caractère manifestement apocryphe (non authentique voire douteux) des documents qui émanent du commissaire aux comptes.
Malheureusement la partie civile ne parvient toujours pas à produire les originaux. Bikoro n’était pas en fonction au moment des faits, et met cela sur le compte de la gestion peu orthodoxe qu’il a trouvée. Charles Kooh II dit qu’il avait obtenu les photocopies à partir des originaux par l’entremise de Antoine Njiande, le directeur financier de l’époque. De même, il serait resté sans voix lorsque le juge d’instruction lui a demandé s’il avait rencontré l’ex-Dg pour élucider les manquements de sa gestion avant d’aller faire des dénonciations judiciaires. Il faut indiquer que cette affaire porte sur trois volets et la responsabilité du préjudice financier causé à l’Etat par cette mauvaise gestion est imputée à 7 personnes au total : Forjindam, Njiande, Njoh, Youte, Gounou, Meugang et Nuwal. Le premier degré de détournement porte sur une somme de 652 millions de Fcfa, le deuxième degré est une distraction de 232 millions de Fcfa et le troisième degré de détournement porte sur un montant de 84 millions de Fcfa.

Fin de l’instruction ?
Vendredi 21 novembre 2008 lors du retour de Forjindam à l’instruction, il a été question de parcourir la pile de documents perquisitionnés dans son domicile de Bamenda, le 3 octobre 2008. Il s’agissait des dossiers confidentiels, des documents du Rdpc, des demandes d’emploi au Cnic, une caisse que l’on n’a pas pu ouvrir, un disque dur d’ordinateur, un décodeur d’antenne “satellite”, … Lors de ce dépouillement, rien d’important n’aurait retenu l’attention du juge d’instruction dans sa quête d’éléments qui pourraient conforter la thèse du détournement de deniers publics. Certains ont même été remis à la disposition de Forjindam.
L’ex-directeur général du Cnic et l’ex-directrice de l’administration et du personnel, Mme Massot épouse Njoh, sont les deux personnes en détention provisoire depuis le 8 mai 2008 dans le cadre de cette affaire. Le 4 novembre 2008, le juge d’instruction chargé de ce dossier a pris deux ordonnances, l’un prorogeant leur durée de détention provisoire de six mois supplémentaires et l’autre rejetant la requête “aux fins de voir ordonner une expertise graphologique sur les originaux des pièces suspectes de l’accusation ”, adressée par les conseils de l’ex-Dg. Mais avec les différentes confrontations de la semaine dernière, l’on s’achemine vraisemblablement vers la fin de l’instruction judiciaire. Les accusés seront-ils inculpés ? Affaire à suivre. 

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Diffuseurs cherchent possibilités désespérément

Des réalisateurs membres de l’association des documentaristes allemands ont animé un atelier lundi et mardi dernier à Yaoundé.
Justin Blaise Akono –




Les salles de diffusion de films se comptent désormais sur les doigts d’une main au Cameroun. Les événements tels que les Ecrans noirs, les espaces de rencontres entres professionnels à l’instar des cinés clubs pour discuter du cinéma et l’évaluer sont quasi inexistants. Les chaînes de télévision, qui n’ont pas de politique claire de diffusion des films locaux. les producteurs se plaignent des prix insignifiants que leur proposent certaines chaînes de télévision pour diffuser leurs films. Ainsi se présente la vie du cinéma au Cameroun.
"Quelles sont [alors] les possibilités de diffusion de films de fiction et de documentaires sur des plateformes internationales, tels que les festivals et marchés internationaux et autres ? "

Telle est la question à laquelle les réalisateurs Sven Halfar et Ulrike Westerman, membres de l’association des documentaristes indépendants d’Allemagne Ag Dok ont tenté de répondre lundi et mardi derniers à l’Institut Goëthe de Yaoundé, dans le cadre du festival Ecrans noirs. Avant de répertorier les possibilités de diffusion, Allemands et Camerounais ont fait l’état des lieux.
Les participants ont évoqué divers problèmes. "Le constat est similaire dans les deux pays. Mais le Cameroun a encore beaucoup de problèmes du fait du flou maintenu dans le secteur et des systèmes de lobbying qui ne favorisent pas tout le monde", souligne Franck Ndema, l’un des participants. Les participants camerounais ont fait un autre constat : les diffuseurs ne sont pas présents au festival, afin de mieux vendre les films locaux au programme. "Les données ont changé ", explique Patricia Moune, la directrice du festival. "Sans forcément que les gens se rencontrent, il y a un atout important qui est Internet. Vous pouvez sortir, sans sortir ", ajoute-t-elle pour expliquer l’absence des diffuseurs internationaux.

Astuces
La diffusion de films constitue l’une des dernières étapes de la filière cinématographique. En général, un film bénéficie de plusieurs moyens de diffusion. Notamment la sortie en salle de cinéma, la vente et la location sous forme de Dvd, la diffusion en paiement à la séance (pay per view), la diffusion sur une chaîne de télévision payante et la diffusion sur une chaîne hertzienne gratuite. Les courts-métrages, quant à eux, peuvent être diffusés dans les festivals, sur les chaînes de télévision ou sur Internet. Au Cameroun, le seul support à caractère international reste le festival Ecran noirs. "Le festival n’a pas accueilli de diffuseur. Mais, ce n’est pas une nécessité ", explique Patricia Moune.

Les réalisateurs, qui rétorquent que l’objectif du festival est de donner l’opportunité à ceux qui n’ont pas accès à Internet, ont posé en prime les soucis financiers. "Les regroupements en associations sont un élément fort de représentation pour les Camerounais", selon l’Allemand Sven Halfar. Il indique par ailleurs que "la professionnalisation, Internet et le numérique peuvent constituer des voies de sortie et devraient permettre aux Camerounais de mieux faire". Les réalisateurs camerounais proposent une coproduction qui permettrait alors aux différentes parties de bénéficier de leurs différents contacts. C’est dans cette optique que Cyrille Masso, le promoteur de Malo Pictures, a proposé aux Allemands de tourner leurs documentaires en Afrique en général et au Cameroun en particulier, compte tenu de sa spécificité d’Afrique en miniature.

L’affiche
Jeudi 5 juin
CCF François Villon
10h :
365 jours à Clychy, Ladj Ly- Amal Ali Benkirane

14h30 :
Riskou ou "le partage de la vache", Arice Siapi
Main basse sur Singalé, Paul K. Ndoh

17h :
Le croyant, Bessala Evida (Cameroun)
Shoot Back, Katarina Kiecol (Allemagne)

20h:
Rod, Claudia Yoka
L sentier du ritual, Pierre Marie Dong (Gabon)

Institut Goethe
15h :
Femme idéale
Drôle de mama
Dossier médical
Le bon plan
Tiga au bout du fil

17h :
De l’autre côté du pays, Cathérine Hébert (Canada)

Abbia
15h :
99 jours pour le voleur, E. Yogo (Cameroun)
Sentence criminelle, Prince D. Onana (Cameroun)

18h:
Rumeurs, Ingrid Lanzenberg (France)
White Waters, Izu Ojukwu

20h:
Train train medina
Dieu devant la barre, Daniel Ndo (Cameroun)

22h:
Silmandé, Pierre Yaméogo (Burkina Faso)

Bristish Council
17h30:
Drum, Zola Maseko (Afrique du Sud)

Boulevard du 20 mai
21h:
Guelwaar, Sembene Ousmane (Sénégal)

Université de Soa
18h:
Pièces d’identité, Mweze Gangura (Rdc)

Cinétown de Mvog-Ada
18h:
Main basse sur Singale, Paul K. Ndoh (Cameroun)

Cinétown de Melen
18h:
Voyage à Ouaga, Camille Mouyeke (Congo)

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