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Des forces de l’ordre pour mâter Douala


A la veille des fêtes de fin d’année, les autorités administratives se mettent en ordre de bataille pour circonscrire la criminalité et l’incivisme.

Le gouverneur de la région du Littoral, le préfet du département du Wouri, les sous-préfets et les responsables des forces du maintien de l’ordre multiplient depuis quelques jours des réunions de concertation au cours desquelles ils planchent sur les stratégies à mettre en place pour faire échec à tous les actes susceptibles de porter le moindre préjudice aux paisibles populations. Tous les points chauds de Douala sont pratiquement sous haute surveillance. “Des zones criminogènes, selon des sources dignes de foi, sont systématiquement identifiées. En attendant l’assaut”. Le premier coup d’éclat a été opéré vendredi en fin de matinée à la rue Castelnau à l’endroit dit Dubaï. Marche spontané en plein cœur d’Akwa où se bazardent téléphones portables, montres bracelets, divers objets de valeur et autres pacotilles aux origines plus ou moins douteuses. Dubaï, c’est aussi le lieu privilégié des voleurs à la tire et des escrocs de haute voltige.
Dubaï a été encerclé, les marchandises saisies et des opérateurs interpellés pour examen de situation. Dans sa récente tournée de prise de contact à Douala III, le préfet du département du Wouri Bernard Okalia Bilaï a officiellement débaptisé le fameux carrefour “J’ai raté ma vie”. Il ne veut plus en entendre parler. Cependant, il n’a pas proposé une nouvelle dénomination. C’est dire que la communauté urbaine et les mairies d’arrondissement sont fortement interpellées pour procéder au baptême de certains points de la ville aux appellations pittoresques et pour le moins barbares.

Assainir les rues de la joie
Les rues de la joie qui font désormais la réputation de Douala, comme les benskins à l’étranger, sont dans le collimateur du préfet et des sous-préfets. On ne parle pas de supprimer l’activité grouillante du Douala by night mais, il est surtout question de les assainir : les “vente à emporter” devront fermer à 21 heures, les bars-dancing à minuit. La musique des night-spots et autres snack-bars ne devra plus déborder du cadre de ces établissements. Les nuisances sonores, assure-t-on du côté des autorités de la préfectorale, seront réprimées selon la loi. Les carrefours et les trottoirs seront débarrassés des bistrots en plein air très en vogue ici. Ce qui fait déjà sourciller les habitués de ces lieux.
Dans un premier temps ceux qui tomberaient sous le coup du temps d’ouverture et de fermeture verraient leur licence retirée et la boutique fermée. Sera-ce une fermeture définitive pour en réduire le nombre ? On parle aussi d’en interdire l’accès aux mineurs.
Jusqu’où ira la préfectorale dans cette opération de salubrité publique qui se prépare à Douala ? Dans un Cameroun de passe-droits où tout “se négocie et s’arrange” moyennant un petit paquet de fafios ou sur le coup de téléphone d’un tuteur, un parent posté à la primature ou à Etoudi peut obtenir la libération et la remise en selle d’un protégé ou d’une protégée en lutte contre la pauvreté. Pour serrer les mailles des filets, les autorités administratives pourraient recourir à la détention administrative pour mettre des malfaiteurs hors d’état de nuire pendant 45 jours au moins. C’est dire que le gouverneur de la région, le préfet et les sous-préfets useront des mesures que leur accorde la loi pour sévir contre ceux qui se mettent en contravention vis-à-vis du civisme et des bonnes mœurs.

Attention aux abus
d’autorité

On pourrait également assister dans quelques jours, dans la capitale économique, aux opérations “coup de poing” par lesquelles, la police et la gendarmerie, vont ramasser les suspects pour opérer les examens de situation. Les filles de joie et les enfants de la rue sont particulièrement visés. A propos des enfants de la rue, on sait aujourd’hui dans l’administration que ces derniers ont transformé la lame de rasoir en une arme redoutable pour intimider et dépouiller leurs victimes.
Autant, on reconnaît le maçon au pied du mur, autant à Douala on verra le gouverneur Faï Yengo à l’œuvre avec le préfet et les sous-préfets de la métropole économique. Certes, on les a vus le week-end dernier au marché dit Congo, après qu’un incendie ait réduit une trentaine de boutiques en cendre. Ils affichent bien leur ferme détermination à nettoyer Douala de ces fléaux qui en font une des villes les plus dangereuses de la côte ouest africaine. A condition que Yaoundé leur laisse les coudées franches et que eux-mêmes ne laissent pas leurs éléments verser dans des dérives à l’instar de celles observées avec le commandement opérationnel de triste mémoire. 

Par ESSOMBA Franck

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A la veille des fêtes de fin d’année, les autorités administratives se mettent en ordre de bataille pour circonscrire la criminalité et l’incivisme.

Le gouverneur de la région du Littoral, le préfet du département du Wouri, les sous-préfets et les responsables des forces du maintien de l’ordre multiplient depuis quelques jours des réunions de concertation au cours desquelles ils planchent sur les stratégies à mettre en place pour faire échec à tous les actes susceptibles de porter le moindre préjudice aux paisibles populations. Tous les points chauds de Douala sont pratiquement sous haute surveillance. “Des zones criminogènes, selon des sources dignes de foi, sont systématiquement identifiées. En attendant l’assaut”. Le premier coup d’éclat a été opéré vendredi en fin de matinée à la rue Castelnau à l’endroit dit Dubaï. Marche spontané en plein cœur d’Akwa où se bazardent téléphones portables, montres bracelets, divers objets de valeur et autres pacotilles aux origines plus ou moins douteuses. Dubaï, c’est aussi le lieu privilégié des voleurs à la tire et des escrocs de haute voltige.
Dubaï a été encerclé, les marchandises saisies et des opérateurs interpellés pour examen de situation. Dans sa récente tournée de prise de contact à Douala III, le préfet du département du Wouri Bernard Okalia Bilaï a officiellement débaptisé le fameux carrefour “J’ai raté ma vie”. Il ne veut plus en entendre parler. Cependant, il n’a pas proposé une nouvelle dénomination. C’est dire que la communauté urbaine et les mairies d’arrondissement sont fortement interpellées pour procéder au baptême de certains points de la ville aux appellations pittoresques et pour le moins barbares.

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Les rues de la joie qui font désormais la réputation de Douala, comme les benskins à l’étranger, sont dans le collimateur du préfet et des sous-préfets. On ne parle pas de supprimer l’activité grouillante du Douala by night mais, il est surtout question de les assainir : les “vente à emporter” devront fermer à 21 heures, les bars-dancing à minuit. La musique des night-spots et autres snack-bars ne devra plus déborder du cadre de ces établissements. Les nuisances sonores, assure-t-on du côté des autorités de la préfectorale, seront réprimées selon la loi. Les carrefours et les trottoirs seront débarrassés des bistrots en plein air très en vogue ici. Ce qui fait déjà sourciller les habitués de ces lieux.
Dans un premier temps ceux qui tomberaient sous le coup du temps d’ouverture et de fermeture verraient leur licence retirée et la boutique fermée. Sera-ce une fermeture définitive pour en réduire le nombre ? On parle aussi d’en interdire l’accès aux mineurs.
Jusqu’où ira la préfectorale dans cette opération de salubrité publique qui se prépare à Douala ? Dans un Cameroun de passe-droits où tout “se négocie et s’arrange” moyennant un petit paquet de fafios ou sur le coup de téléphone d’un tuteur, un parent posté à la primature ou à Etoudi peut obtenir la libération et la remise en selle d’un protégé ou d’une protégée en lutte contre la pauvreté. Pour serrer les mailles des filets, les autorités administratives pourraient recourir à la détention administrative pour mettre des malfaiteurs hors d’état de nuire pendant 45 jours au moins. C’est dire que le gouverneur de la région, le préfet et les sous-préfets useront des mesures que leur accorde la loi pour sévir contre ceux qui se mettent en contravention vis-à-vis du civisme et des bonnes mœurs.

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On pourrait également assister dans quelques jours, dans la capitale économique, aux opérations “coup de poing” par lesquelles, la police et la gendarmerie, vont ramasser les suspects pour opérer les examens de situation. Les filles de joie et les enfants de la rue sont particulièrement visés. A propos des enfants de la rue, on sait aujourd’hui dans l’administration que ces derniers ont transformé la lame de rasoir en une arme redoutable pour intimider et dépouiller leurs victimes.
Autant, on reconnaît le maçon au pied du mur, autant à Douala on verra le gouverneur Faï Yengo à l’œuvre avec le préfet et les sous-préfets de la métropole économique. Certes, on les a vus le week-end dernier au marché dit Congo, après qu’un incendie ait réduit une trentaine de boutiques en cendre. Ils affichent bien leur ferme détermination à nettoyer Douala de ces fléaux qui en font une des villes les plus dangereuses de la côte ouest africaine. A condition que Yaoundé leur laisse les coudées franches et que eux-mêmes ne laissent pas leurs éléments verser dans des dérives à l’instar de celles observées avec le commandement opérationnel de triste mémoire. 

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A la veille des fêtes de fin d’année, les autorités administratives se mettent en ordre de bataille pour circonscrire la criminalité et l’incivisme.

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Dubaï a été encerclé, les marchandises saisies et des opérateurs interpellés pour examen de situation. Dans sa récente tournée de prise de contact à Douala III, le préfet du département du Wouri Bernard Okalia Bilaï a officiellement débaptisé le fameux carrefour “J’ai raté ma vie”. Il ne veut plus en entendre parler. Cependant, il n’a pas proposé une nouvelle dénomination. C’est dire que la communauté urbaine et les mairies d’arrondissement sont fortement interpellées pour procéder au baptême de certains points de la ville aux appellations pittoresques et pour le moins barbares.

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Les rues de la joie qui font désormais la réputation de Douala, comme les benskins à l’étranger, sont dans le collimateur du préfet et des sous-préfets. On ne parle pas de supprimer l’activité grouillante du Douala by night mais, il est surtout question de les assainir : les “vente à emporter” devront fermer à 21 heures, les bars-dancing à minuit. La musique des night-spots et autres snack-bars ne devra plus déborder du cadre de ces établissements. Les nuisances sonores, assure-t-on du côté des autorités de la préfectorale, seront réprimées selon la loi. Les carrefours et les trottoirs seront débarrassés des bistrots en plein air très en vogue ici. Ce qui fait déjà sourciller les habitués de ces lieux.
Dans un premier temps ceux qui tomberaient sous le coup du temps d’ouverture et de fermeture verraient leur licence retirée et la boutique fermée. Sera-ce une fermeture définitive pour en réduire le nombre ? On parle aussi d’en interdire l’accès aux mineurs.
Jusqu’où ira la préfectorale dans cette opération de salubrité publique qui se prépare à Douala ? Dans un Cameroun de passe-droits où tout “se négocie et s’arrange” moyennant un petit paquet de fafios ou sur le coup de téléphone d’un tuteur, un parent posté à la primature ou à Etoudi peut obtenir la libération et la remise en selle d’un protégé ou d’une protégée en lutte contre la pauvreté. Pour serrer les mailles des filets, les autorités administratives pourraient recourir à la détention administrative pour mettre des malfaiteurs hors d’état de nuire pendant 45 jours au moins. C’est dire que le gouverneur de la région, le préfet et les sous-préfets useront des mesures que leur accorde la loi pour sévir contre ceux qui se mettent en contravention vis-à-vis du civisme et des bonnes mœurs.

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On pourrait également assister dans quelques jours, dans la capitale économique, aux opérations “coup de poing” par lesquelles, la police et la gendarmerie, vont ramasser les suspects pour opérer les examens de situation. Les filles de joie et les enfants de la rue sont particulièrement visés. A propos des enfants de la rue, on sait aujourd’hui dans l’administration que ces derniers ont transformé la lame de rasoir en une arme redoutable pour intimider et dépouiller leurs victimes.
Autant, on reconnaît le maçon au pied du mur, autant à Douala on verra le gouverneur Faï Yengo à l’œuvre avec le préfet et les sous-préfets de la métropole économique. Certes, on les a vus le week-end dernier au marché dit Congo, après qu’un incendie ait réduit une trentaine de boutiques en cendre. Ils affichent bien leur ferme détermination à nettoyer Douala de ces fléaux qui en font une des villes les plus dangereuses de la côte ouest africaine. A condition que Yaoundé leur laisse les coudées franches et que eux-mêmes ne laissent pas leurs éléments verser dans des dérives à l’instar de celles observées avec le commandement opérationnel de triste mémoire. 

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Dubaï a été encerclé, les marchandises saisies et des opérateurs interpellés pour examen de situation. Dans sa récente tournée de prise de contact à Douala III, le préfet du département du Wouri Bernard Okalia Bilaï a officiellement débaptisé le fameux carrefour “J’ai raté ma vie”. Il ne veut plus en entendre parler. Cependant, il n’a pas proposé une nouvelle dénomination. C’est dire que la communauté urbaine et les mairies d’arrondissement sont fortement interpellées pour procéder au baptême de certains points de la ville aux appellations pittoresques et pour le moins barbares.

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Les rues de la joie qui font désormais la réputation de Douala, comme les benskins à l’étranger, sont dans le collimateur du préfet et des sous-préfets. On ne parle pas de supprimer l’activité grouillante du Douala by night mais, il est surtout question de les assainir : les “vente à emporter” devront fermer à 21 heures, les bars-dancing à minuit. La musique des night-spots et autres snack-bars ne devra plus déborder du cadre de ces établissements. Les nuisances sonores, assure-t-on du côté des autorités de la préfectorale, seront réprimées selon la loi. Les carrefours et les trottoirs seront débarrassés des bistrots en plein air très en vogue ici. Ce qui fait déjà sourciller les habitués de ces lieux.
Dans un premier temps ceux qui tomberaient sous le coup du temps d’ouverture et de fermeture verraient leur licence retirée et la boutique fermée. Sera-ce une fermeture définitive pour en réduire le nombre ? On parle aussi d’en interdire l’accès aux mineurs.
Jusqu’où ira la préfectorale dans cette opération de salubrité publique qui se prépare à Douala ? Dans un Cameroun de passe-droits où tout “se négocie et s’arrange” moyennant un petit paquet de fafios ou sur le coup de téléphone d’un tuteur, un parent posté à la primature ou à Etoudi peut obtenir la libération et la remise en selle d’un protégé ou d’une protégée en lutte contre la pauvreté. Pour serrer les mailles des filets, les autorités administratives pourraient recourir à la détention administrative pour mettre des malfaiteurs hors d’état de nuire pendant 45 jours au moins. C’est dire que le gouverneur de la région, le préfet et les sous-préfets useront des mesures que leur accorde la loi pour sévir contre ceux qui se mettent en contravention vis-à-vis du civisme et des bonnes mœurs.

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On pourrait également assister dans quelques jours, dans la capitale économique, aux opérations “coup de poing” par lesquelles, la police et la gendarmerie, vont ramasser les suspects pour opérer les examens de situation. Les filles de joie et les enfants de la rue sont particulièrement visés. A propos des enfants de la rue, on sait aujourd’hui dans l’administration que ces derniers ont transformé la lame de rasoir en une arme redoutable pour intimider et dépouiller leurs victimes.
Autant, on reconnaît le maçon au pied du mur, autant à Douala on verra le gouverneur Faï Yengo à l’œuvre avec le préfet et les sous-préfets de la métropole économique. Certes, on les a vus le week-end dernier au marché dit Congo, après qu’un incendie ait réduit une trentaine de boutiques en cendre. Ils affichent bien leur ferme détermination à nettoyer Douala de ces fléaux qui en font une des villes les plus dangereuses de la côte ouest africaine. A condition que Yaoundé leur laisse les coudées franches et que eux-mêmes ne laissent pas leurs éléments verser dans des dérives à l’instar de celles observées avec le commandement opérationnel de triste mémoire. 

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Sam Mbende, le 4×4 de la Cmc et l’huissier de justice

Me Xavier Oleme qui réclame 25 millions à la société de droit d’auteur s’est-il abusivement servi d’un véhicule saisi ?
Jean Baptiste Ketchateng – Au tribunal :




C’est une affaire dans laquelle les deux parties en conflit jurent que cela va se terminer par un procès retentissant qui va dévoiler les combines du camp d’en face. Comme dans un ménage où époux et épouse après une belle entente ne peuvent plus se regarder en face. " J’ai effectivement appelé M. Oleme plusieurs fois au téléphone mais il n’a pas décroché. Je ne l’ai jamais menacé ", explique par exemple Sam Mbende, le président du conseil d’administration de la Cameroon music corporation (Cmc), la société qui jusqu’en mai dernier, était chargée de recueillir et de distribuer les droits d’auteurs de musiques au Cameroun.

Ce que confirme Xavier Claude Oleme, huissier de justice en attente de charge à l’étude de Me Thomas Biyik à Yaoundé. C’est cette étude, avec d’autres, qui avait été sollicitée par la Cmc, en 2005, en vue de recouvrer les sommes dues par les snack-bars, discothèques et night-clubs au titre du droit d’auteur. "Nous nous sommes également occupés de lutte contre la piraterie, en saisissant du matériel qui servait à la réalisation de copies frauduleuses ", explique Me Oleme. C’est d’ailleurs là, l’une des sources du conflit qui oppose la Cmc et ses dirigeants à cet huissier de justice. Au total, il réclame quelque 25 millions de Fcfa à la Cmc.

Des honoraires impayés qui ont conduit à la saisie en avril d’un véhicule tout-terrain de marque Nissan qui servait au directeur général de la Cmc, Jean-Claude Laurent. C’est ce véhicule qui aurait dû être mis en vente pour payer la dette de la Cmc qui a provoqué un esclandre lorsque que le 28 juin, des adhérents de la Cmc accompagnés de policiers essayent d’immobiliser le 4×4 à Tsinga, non loin du lieu où la vente est programmée selon Me Oleme. " J’avais été appelé par l’huissier de justice commis à la garde qui déplaçait la voiture d’Etoudi à Messa où se trouve l’étude qui devait procéder à la vente. Il s’était arrêté en chemin, à Tsinga, non loin de ma demeure, pour y faire une course et m’a appelé. C’est alors qu’un artiste m’a alerté sur la présence de personnes autour de la voiture. Avec l’accord de l’huissier qui agissait pour la vente, j’ai déplacé la voiture et je le reconnais, j’ai dû passer en force…"

Jusque là, les parties sont en fait d’accord sur les circonstances de leur différend. Sauf que pour Sam Mbende, Xavier Claude Oleme ne s’est pas retrouvé fortuitement au volant de la Terrano. L’huissier de justice aurait largement utilisé la voiture. Des constats d’officiers assermentés le prouveraient, assure le musicien en présentant quelques exemplaires de ces observations pour soutenir son affirmation. Le Pca de la société qui a dû céder la place à la Socam après un retrait d’agrément décidé par Ama Tutu Muna, la ministre de la Culture, souhaite d’ailleurs ne pas parler de cette affaire au sujet de laquelle le directeur général Laurent serait bien plus outillé pour défendre la Cmc. N’est-ce pas lui qui a alerté les dirigeants de la société sur l’utilisation abusive du véhicule saisi et commis huissiers et policiers au constat ?
Le fin mot de l’affaire sera connu, sauf rebondissement, après les enquêtes policières et les procédures judiciaires ouvertes à la demande des deux parties. Xavier Claude Oleme qui dit avoir en effet été menacé de mort a déposé plainte, tandis que la Cmc veut le faire condamner pour le détournement d’un bien saisi.

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