Gilbert Soffo : Il faut de l’eau potable à Bamendjou
Responsable des programmes à Zenü Network, il situe les priorités de cette communauté en matière de santé.
Propos recueillis par Michel Ferdinand
Vous êtes impliqué dans une plateforme visant à améliorer l’offre en santé dans la commune de Bamendjou, près de Baham. A mi-parcours, quelle évaluation peut-on faire de vos activités ?
La création de cette plateforme est déjà en elle-même une innovation. Avec la tutelle d’une commune qui a accepté de la porter et de la soutenir. Nous notons un engagement des populations dans des actions d’amélioration des services de santé. Il faut également signaler la participation des acteurs qui travaillent dans le secteur de la santé. Ils voient qu’à travers ladite plateforme, un certain nombre de problèmes peuvent être résolus. Notamment dans un contexte de décentralisation, qui voudrait que certaines décisions soient prises à la base. Afin d’interpeller les pouvoirs publics dans le sens d’améliorer les conditions de vie des populations. Toutefois, nous avons noté une participation mitigée au niveau du district de santé, où le médecin de district n’est pas toujours disponible pour pouvoir apporter toute sa contribution. Il nous a rassurés qu’il est informé de ce qui se passe. Et que les informations sont transmises à sa hiérarchie régionale sur le déroulement des activités autour de cette plateforme.
Qu’est-ce qui apparaît comme étant la priorité pour les populations ?
Dès le début du processus, les priorités se situent au niveau de l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans la commune de Bamendjou. Lorsqu’on voit les cas de diarrhée qui persistent, le choléra qui menace, c’est parce qu’il n’y a pas d’eau potable. Les populations sont obligées d’aller s’approvisionner dans des sources non aménagées ou des puits non entretenus, soit pour la consommation, soit pour l’usage domestique. Les maladies les plus récurrentes, dont le taux de prévalence est généralement élevé sont d’origine hydrique. Dans la commune de Bamendjou, les populations ont besoin d’eau potable.
Y a-t-il des solutions à proposer pour pallier ce déficit ?
Les membres de la plateforme ont envisagé des solutions. Il faut d’abord sensibiliser les populations sur les causes des maladies liées à l’eau. Ensuite, il faut faire une formation sur le traitement de l’eau. Les aires de santé qui disposent de points d’eau potable doivent, enfin, savoir comment les gérer de manière efficace.

