Non classé

Communauté urbaine : Tsimi Evouna limoge Mama Fouda


Le délégué du gouvernement excipe l’indisponibilité du président de la Commission des affaires domaniales.
Léger Ntiga


"Est constatée, pour compter du 19 décembre 2008, l’indisponibilité avérée du président de la Commission des Affaires domaniales et des Infrastructures (…) La présente décision sera enregistrée, publiée et communiquée partout où besoin sera". C’est en ces termes que le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy) et président du Conseil de Communauté, Gilbert Tsimi Evouna a informé par courrier signé le 23 décembre 2008, sa tutelle (Gouverneur du Centre et préfet du Mfoundi) et les Conseillers auprès de la Communauté de la décision signée du 19 décembre, "constant l’indisponibilité du président de la Commission des Affaires domaniales et des Infrastructures" (Cadi), André Mama Fouda par ailleurs ministre de la Santé publique.

La mesure prise par le super maire de Yaoundé accompagne une correspondance adressée aux membres de la Commission concernée, qu’il convoque pour une session ce 30 décembre 2008 à 10h dans les locaux de l’Hôtel de ville. Au cours de la journée d’hier, plusieurs membres du Conseil de Communauté approchés ont dit ne pas être au courant de la décision qui, apparemment, n’a été servie qu’aux seuls conseillers membres de la Commission des Affaires domaniales et des infrastructures. Car, interrogés sur la mise à disposition des dits documents, pratiquement tous ses membres ont répondu par l’affirmative. De son côté, plusieurs fois sollicité au cours de la même journée d’hier, le président de la Cadi, André Mama Fouda n’a pu être joint en dépit des messages verbaux et écrits laissés dans ses services et téléphone. La réponse à chaque fois, aura été la même : "le ministre est en réunion".

Refus
De son côté, le délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna n’a pas souhaité réagir à sa propre décision. Les tentatives des reporters de Mutations ont buté sur l’avis réservé de son entourage qui a fait dire que "le délégué ne souhaite pas parler à la presse avant la tenue du conseil". Pour autant, nombre de conseillers s’interrogent sur le fondement de la décision de Gilbert Tsimi Evouna qu’il adosse sur différents textes dont la constitution, au moins trois lois et deux décrets. De leur côté, certains membres du Conseil disent ne pas bien comprendre la décision du président du Conseil. Dans la mesure où, André Mama Fouda s’est régulièrement fait représenter aux travaux. Ils sont surtout étonnés de ce qu’à côté du constat qu’il fait, le délégué prend une décision aussi importante qu’il ne communique qu’à une partie du Conseil de Communauté. Une décision prise comme on peut le lire quelques temps seulement après la fin des travaux le 19 décembre dernier.

Dans l’attente des délibérations et de l’aboutissement des travaux qui se tiennent à l’Hôtel ville ce 30 décembre, il faut dire que le limogeage de M. Mama Fouda n’intervient pas à un moment des plus sereins dans les allées et couloirs de la Cuy où le 19 décembre, le Conseil de Communauté a refusé de valider des conventions signées de longue date avec certains partenaires par M. Tsimi Evouna qui, visiblement n’a pas digéré ce qu’il considère comme un affront. Au rang des commissions qui se seront manifestées par un refus catégorique, figure en bonne place, la Cadi. Les conventions incriminées concernaient l’ex-Camp Sic Tsinga et le lieu dit marché Sho. Un refus qui intervenait au moment où le délégué du Gouvernement avait déjà vu ses méthodes décriées par l’Agence de régulation des marchés publics (Armp).

Votre journal avait d’ailleurs relayé, il n’y a pas longtemps, la passe d’armes épistolaire entre le directeur général, Jean-Jacques Ndoudoumou et le délégué Gilbert Tsimi Evouna. En clair, le Conseil de Communauté reproche au délégué du gouvernement son initiative relative à la signature, le 30 juillet 2008, de la convention de partenariat pour la réalisation d’un programme immobilier sur le site de l’ex camp Sic Tsinga", entre Gilbert Tsimi Evouna et le représentant de la société Timbal. L’autre blocage aux travaux est venu du type de convention signé par le délégué du gouvernement. Les membres du Conseil auront proposé le "Built operate transfer" (Bot), qui devrait permettre à la Communauté urbaine de garder la pleine propriété de son terrain et de celle des immeubles à bâtir, après une durée raisonnable de 25 ans) par exemple comme avait proposé une commission.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Communauté urbaine : Tsimi Evouna limoge Mama Fouda


Le délégué du gouvernement excipe l’indisponibilité du président de la Commission des affaires domaniales.
Léger Ntiga


"Est constatée, pour compter du 19 décembre 2008, l’indisponibilité avérée du président de la Commission des Affaires domaniales et des Infrastructures (…) La présente décision sera enregistrée, publiée et communiquée partout où besoin sera". C’est en ces termes que le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy) et président du Conseil de Communauté, Gilbert Tsimi Evouna a informé par courrier signé le 23 décembre 2008, sa tutelle (Gouverneur du Centre et préfet du Mfoundi) et les Conseillers auprès de la Communauté de la décision signée du 19 décembre, "constant l’indisponibilité du président de la Commission des Affaires domaniales et des Infrastructures" (Cadi), André Mama Fouda par ailleurs ministre de la Santé publique.

La mesure prise par le super maire de Yaoundé accompagne une correspondance adressée aux membres de la Commission concernée, qu’il convoque pour une session ce 30 décembre 2008 à 10h dans les locaux de l’Hôtel de ville. Au cours de la journée d’hier, plusieurs membres du Conseil de Communauté approchés ont dit ne pas être au courant de la décision qui, apparemment, n’a été servie qu’aux seuls conseillers membres de la Commission des Affaires domaniales et des infrastructures. Car, interrogés sur la mise à disposition des dits documents, pratiquement tous ses membres ont répondu par l’affirmative. De son côté, plusieurs fois sollicité au cours de la même journée d’hier, le président de la Cadi, André Mama Fouda n’a pu être joint en dépit des messages verbaux et écrits laissés dans ses services et téléphone. La réponse à chaque fois, aura été la même : "le ministre est en réunion".

Refus
De son côté, le délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna n’a pas souhaité réagir à sa propre décision. Les tentatives des reporters de Mutations ont buté sur l’avis réservé de son entourage qui a fait dire que "le délégué ne souhaite pas parler à la presse avant la tenue du conseil". Pour autant, nombre de conseillers s’interrogent sur le fondement de la décision de Gilbert Tsimi Evouna qu’il adosse sur différents textes dont la constitution, au moins trois lois et deux décrets. De leur côté, certains membres du Conseil disent ne pas bien comprendre la décision du président du Conseil. Dans la mesure où, André Mama Fouda s’est régulièrement fait représenter aux travaux. Ils sont surtout étonnés de ce qu’à côté du constat qu’il fait, le délégué prend une décision aussi importante qu’il ne communique qu’à une partie du Conseil de Communauté. Une décision prise comme on peut le lire quelques temps seulement après la fin des travaux le 19 décembre dernier.

Dans l’attente des délibérations et de l’aboutissement des travaux qui se tiennent à l’Hôtel ville ce 30 décembre, il faut dire que le limogeage de M. Mama Fouda n’intervient pas à un moment des plus sereins dans les allées et couloirs de la Cuy où le 19 décembre, le Conseil de Communauté a refusé de valider des conventions signées de longue date avec certains partenaires par M. Tsimi Evouna qui, visiblement n’a pas digéré ce qu’il considère comme un affront. Au rang des commissions qui se seront manifestées par un refus catégorique, figure en bonne place, la Cadi. Les conventions incriminées concernaient l’ex-Camp Sic Tsinga et le lieu dit marché Sho. Un refus qui intervenait au moment où le délégué du Gouvernement avait déjà vu ses méthodes décriées par l’Agence de régulation des marchés publics (Armp).

Votre journal avait d’ailleurs relayé, il n’y a pas longtemps, la passe d’armes épistolaire entre le directeur général, Jean-Jacques Ndoudoumou et le délégué Gilbert Tsimi Evouna. En clair, le Conseil de Communauté reproche au délégué du gouvernement son initiative relative à la signature, le 30 juillet 2008, de la convention de partenariat pour la réalisation d’un programme immobilier sur le site de l’ex camp Sic Tsinga", entre Gilbert Tsimi Evouna et le représentant de la société Timbal. L’autre blocage aux travaux est venu du type de convention signé par le délégué du gouvernement. Les membres du Conseil auront proposé le "Built operate transfer" (Bot), qui devrait permettre à la Communauté urbaine de garder la pleine propriété de son terrain et de celle des immeubles à bâtir, après une durée raisonnable de 25 ans) par exemple comme avait proposé une commission.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Communauté urbaine : Tsimi Evouna limoge Mama Fouda


Le délégué du gouvernement excipe l’indisponibilité du président de la Commission des affaires domaniales.
Léger Ntiga


"Est constatée, pour compter du 19 décembre 2008, l’indisponibilité avérée du président de la Commission des Affaires domaniales et des Infrastructures (…) La présente décision sera enregistrée, publiée et communiquée partout où besoin sera". C’est en ces termes que le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy) et président du Conseil de Communauté, Gilbert Tsimi Evouna a informé par courrier signé le 23 décembre 2008, sa tutelle (Gouverneur du Centre et préfet du Mfoundi) et les Conseillers auprès de la Communauté de la décision signée du 19 décembre, "constant l’indisponibilité du président de la Commission des Affaires domaniales et des Infrastructures" (Cadi), André Mama Fouda par ailleurs ministre de la Santé publique.

La mesure prise par le super maire de Yaoundé accompagne une correspondance adressée aux membres de la Commission concernée, qu’il convoque pour une session ce 30 décembre 2008 à 10h dans les locaux de l’Hôtel de ville. Au cours de la journée d’hier, plusieurs membres du Conseil de Communauté approchés ont dit ne pas être au courant de la décision qui, apparemment, n’a été servie qu’aux seuls conseillers membres de la Commission des Affaires domaniales et des infrastructures. Car, interrogés sur la mise à disposition des dits documents, pratiquement tous ses membres ont répondu par l’affirmative. De son côté, plusieurs fois sollicité au cours de la même journée d’hier, le président de la Cadi, André Mama Fouda n’a pu être joint en dépit des messages verbaux et écrits laissés dans ses services et téléphone. La réponse à chaque fois, aura été la même : "le ministre est en réunion".

Refus
De son côté, le délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna n’a pas souhaité réagir à sa propre décision. Les tentatives des reporters de Mutations ont buté sur l’avis réservé de son entourage qui a fait dire que "le délégué ne souhaite pas parler à la presse avant la tenue du conseil". Pour autant, nombre de conseillers s’interrogent sur le fondement de la décision de Gilbert Tsimi Evouna qu’il adosse sur différents textes dont la constitution, au moins trois lois et deux décrets. De leur côté, certains membres du Conseil disent ne pas bien comprendre la décision du président du Conseil. Dans la mesure où, André Mama Fouda s’est régulièrement fait représenter aux travaux. Ils sont surtout étonnés de ce qu’à côté du constat qu’il fait, le délégué prend une décision aussi importante qu’il ne communique qu’à une partie du Conseil de Communauté. Une décision prise comme on peut le lire quelques temps seulement après la fin des travaux le 19 décembre dernier.

Dans l’attente des délibérations et de l’aboutissement des travaux qui se tiennent à l’Hôtel ville ce 30 décembre, il faut dire que le limogeage de M. Mama Fouda n’intervient pas à un moment des plus sereins dans les allées et couloirs de la Cuy où le 19 décembre, le Conseil de Communauté a refusé de valider des conventions signées de longue date avec certains partenaires par M. Tsimi Evouna qui, visiblement n’a pas digéré ce qu’il considère comme un affront. Au rang des commissions qui se seront manifestées par un refus catégorique, figure en bonne place, la Cadi. Les conventions incriminées concernaient l’ex-Camp Sic Tsinga et le lieu dit marché Sho. Un refus qui intervenait au moment où le délégué du Gouvernement avait déjà vu ses méthodes décriées par l’Agence de régulation des marchés publics (Armp).

Votre journal avait d’ailleurs relayé, il n’y a pas longtemps, la passe d’armes épistolaire entre le directeur général, Jean-Jacques Ndoudoumou et le délégué Gilbert Tsimi Evouna. En clair, le Conseil de Communauté reproche au délégué du gouvernement son initiative relative à la signature, le 30 juillet 2008, de la convention de partenariat pour la réalisation d’un programme immobilier sur le site de l’ex camp Sic Tsinga", entre Gilbert Tsimi Evouna et le représentant de la société Timbal. L’autre blocage aux travaux est venu du type de convention signé par le délégué du gouvernement. Les membres du Conseil auront proposé le "Built operate transfer" (Bot), qui devrait permettre à la Communauté urbaine de garder la pleine propriété de son terrain et de celle des immeubles à bâtir, après une durée raisonnable de 25 ans) par exemple comme avait proposé une commission.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Communauté urbaine : Tsimi Evouna limoge Mama Fouda


Le délégué du gouvernement excipe l’indisponibilité du président de la Commission des affaires domaniales.
Léger Ntiga


"Est constatée, pour compter du 19 décembre 2008, l’indisponibilité avérée du président de la Commission des Affaires domaniales et des Infrastructures (…) La présente décision sera enregistrée, publiée et communiquée partout où besoin sera". C’est en ces termes que le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy) et président du Conseil de Communauté, Gilbert Tsimi Evouna a informé par courrier signé le 23 décembre 2008, sa tutelle (Gouverneur du Centre et préfet du Mfoundi) et les Conseillers auprès de la Communauté de la décision signée du 19 décembre, "constant l’indisponibilité du président de la Commission des Affaires domaniales et des Infrastructures" (Cadi), André Mama Fouda par ailleurs ministre de la Santé publique.

La mesure prise par le super maire de Yaoundé accompagne une correspondance adressée aux membres de la Commission concernée, qu’il convoque pour une session ce 30 décembre 2008 à 10h dans les locaux de l’Hôtel de ville. Au cours de la journée d’hier, plusieurs membres du Conseil de Communauté approchés ont dit ne pas être au courant de la décision qui, apparemment, n’a été servie qu’aux seuls conseillers membres de la Commission des Affaires domaniales et des infrastructures. Car, interrogés sur la mise à disposition des dits documents, pratiquement tous ses membres ont répondu par l’affirmative. De son côté, plusieurs fois sollicité au cours de la même journée d’hier, le président de la Cadi, André Mama Fouda n’a pu être joint en dépit des messages verbaux et écrits laissés dans ses services et téléphone. La réponse à chaque fois, aura été la même : "le ministre est en réunion".

Refus
De son côté, le délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna n’a pas souhaité réagir à sa propre décision. Les tentatives des reporters de Mutations ont buté sur l’avis réservé de son entourage qui a fait dire que "le délégué ne souhaite pas parler à la presse avant la tenue du conseil". Pour autant, nombre de conseillers s’interrogent sur le fondement de la décision de Gilbert Tsimi Evouna qu’il adosse sur différents textes dont la constitution, au moins trois lois et deux décrets. De leur côté, certains membres du Conseil disent ne pas bien comprendre la décision du président du Conseil. Dans la mesure où, André Mama Fouda s’est régulièrement fait représenter aux travaux. Ils sont surtout étonnés de ce qu’à côté du constat qu’il fait, le délégué prend une décision aussi importante qu’il ne communique qu’à une partie du Conseil de Communauté. Une décision prise comme on peut le lire quelques temps seulement après la fin des travaux le 19 décembre dernier.

Dans l’attente des délibérations et de l’aboutissement des travaux qui se tiennent à l’Hôtel ville ce 30 décembre, il faut dire que le limogeage de M. Mama Fouda n’intervient pas à un moment des plus sereins dans les allées et couloirs de la Cuy où le 19 décembre, le Conseil de Communauté a refusé de valider des conventions signées de longue date avec certains partenaires par M. Tsimi Evouna qui, visiblement n’a pas digéré ce qu’il considère comme un affront. Au rang des commissions qui se seront manifestées par un refus catégorique, figure en bonne place, la Cadi. Les conventions incriminées concernaient l’ex-Camp Sic Tsinga et le lieu dit marché Sho. Un refus qui intervenait au moment où le délégué du Gouvernement avait déjà vu ses méthodes décriées par l’Agence de régulation des marchés publics (Armp).

Votre journal avait d’ailleurs relayé, il n’y a pas longtemps, la passe d’armes épistolaire entre le directeur général, Jean-Jacques Ndoudoumou et le délégué Gilbert Tsimi Evouna. En clair, le Conseil de Communauté reproche au délégué du gouvernement son initiative relative à la signature, le 30 juillet 2008, de la convention de partenariat pour la réalisation d’un programme immobilier sur le site de l’ex camp Sic Tsinga", entre Gilbert Tsimi Evouna et le représentant de la société Timbal. L’autre blocage aux travaux est venu du type de convention signé par le délégué du gouvernement. Les membres du Conseil auront proposé le "Built operate transfer" (Bot), qui devrait permettre à la Communauté urbaine de garder la pleine propriété de son terrain et de celle des immeubles à bâtir, après une durée raisonnable de 25 ans) par exemple comme avait proposé une commission.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Déchaînement Magic sur les ondes

La radio privée de Yaoundé, rouverte le 04 juillet dernier, par une décision du Mincom, a recommencé à émettre lundi 14 juillet 2008 en diffusant de la musique en boucle. –

Ambiance de chantier ce lundi 14 juillet 2008 au siège de la radio Magic Fm à Yaoundé. A l’extérieur, trois ouvriers mettent la dernière couche de peinture rose sur les murs du bâtiment abritant la radio. Les portes et les grilles des fenêtres quant à elles sont peintes en blanc. Dans le couloir, traînent des seaux de peinture, des morceaux de planches et des pinceaux. Le studio bleu de la radio est aussi en chantier. Des employés y refont le plafond. A la cabine, des techniciens, imperturbables, manipulent les appareils de diffusion et les ordinateurs sous une forte odeur de peinture. “ Mon bureau est encore en désordre ”, lance le chef de chaîne, Jules Elobo, en nous introduisant dans son bureau. En répondant à un interlocuteur au téléphone, il affirme : “ On est encore en train de chauffer les machines ”. Il est un peu plus de 12 heures. La musique est diffusée en boucle. Quelques spots et des bandes d’annonces des émissions phare de la radio sont diffusés, entrecoupant momentanément la musique.
C’est depuis hier, lundi 14 juillet 2008, que la radio d’Essos à Yaoundé a recommencé à émettre après que la gendarmerie a restitué le matériel saisi le 28 février 2008. “ C’est vendredi soir [11 juillet 2008, Ndlr] que le colonel Tchinda nous a remis le matériel technique : deux consoles, deux unités centrales, des micros et leurs supports, le décodeur des émissions de la Voix de l’Amérique ”, confie Jules Elobo. Selon le chef de chaîne, ce matériel “ a été bien conservé ”, parce que “ pour le moment, rien n’est à signaler ”. C’est après avoir récupéré ce matériel que la radio privée a recommencé à émettre. “ On a relancé avec la musique en attendant la reprise des programmes ”, dévoile le chef de chaîne. Il ajoute : “ La reprise des programmes, c’est probablement pour la semaine prochaine ”.

Rester fidèle
La radio va réajuster sa grille des programmes. Mais “ les émissions phare, à en croire Jules Elobo, vont garder leurs contenus et leurs présentateurs ”. Il cite notamment : Magic attitude, Embouteillage, Électorat et Température. La chaîne a été réduite au silence le 28 février dernier parce que des auditeurs ont vertement critiqué la sortie du président de la République du 27 février avec des propos frisant l’injure. La radio va-t-elle modérer son ton ? “ On ne va pas changer de ton ”, affirme le chef de chaîne. Il promet cependant : “ On ne va pas laisser les auditeurs verser dans l’exagération ; on ne va pas admettre que les auditeurs viennent insulter des autorités sur les ondes. On va davantage les encadrer ”.

La décision de réouverture est intervenue le 4 juillet dernier, suite à une décision dite de “ tolérance administrative ” du ministre de la Communication, Jean Pierre Biyiti bi Essam. Magic Fm reprend ses activités avec un effectif presque complet. “ On a constaté le départ de Mireille Ngosso, journaliste au service des sports qui est partie à Canal 2. Tous les autres sont là ; ils sont restés fidèles malgré la fermeture ”, se réjouit le chef de chaîne. Il est aussi heureux de la fidélité de certains annonceurs qui ont déjà renouvelé leur confiance à Magic Fm. 

Par Christian LANG

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.