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Le vol de sexes fait rage à Maroua et Yagoua


La psychose s’empare des populations du Mayo-Danay et du Diamaré.

Mercredi 7 janvier 2009. Le jeune Dayang, candidat au concours de recrutement à la police en provenance de Touloum, a failli être lynché par une foule en furie au quartier dit du Pont Vert à Maroua. Un homme d’une soixantaine d’années reproche à ce jeune d’avoir fait disparaître mystiquement son sexe. Mais, vérification faite sur-le-champ, il n’en est rien. Le sexagénaire s’obstine pourtant à dire que son sexe a disparu. Des scènes de ce genre, on en vit à Maroua depuis le début de la semaine.
Les populations du département du Mayo-Danay, quant à elles, les vivent depuis bientôt un mois. L’alerte a été donnée fin novembre 2008 à Yagoua lorsqu’un habitant de la ville a vu son sexe “ disparaître ” après avoir été tapoté par un inconnu. Dès lors, le phénomène s’est répandu comme une traînée de poudre dans le département. En témoignent des cas de disparition de sexe signalés dans les localités de Touloum, Djiguilao, Doukoula, etc., créant de ce fait une psychose générale dans lesdites localités.
“ C’est au marché de Touloum que ces cas ont été signalés. Des vendeurs de chèvres venues des localités lointaines et inconnus des populations sont les maîtres de cette pratique. Dès qu’ils vous touchent ou vous saluent, votre sexe disparaît automatiquement aussitôt ”, indique Gilbert Yanda. Son voisin Temga affirme que “ si vous vous rendez aussitôt compte que votre sexe a disparu, et que vous interpellez l’auteur, il se remet en place. Et si vous le perdez pour de bon, vous avez trois mois pour mourir ”. La chronique mondaine explique alors que le sexe disparu serait mystiquement domicilié chez un maître marabout et produirait autant de lots de billets de banques que la victime urine. Avec quoi urine-t-il donc alors que son sexe a disparu ?

Affabulation ?
Dans les coins et recoins du Mayo-Danay, chacun reste sur le qui-vive. Présenter les civilités à autrui reste un acte empreint de suspicion. “ On ne se salue plus pratiquement. Les plus gentils qui vous connaissent soulèvent juste la main en guise de poignée de main et on évite de se frôler ”, argue Ousmanou, un vendeur de chèvres. Une partie de la population affiche pourtant son scepticisme qui assimile cette histoire à un conte de fées, comparant le phéniomène aux transes observées dans les lycées. “ Ce sont des hallucinations à mon avis. On parle de disparition de sexe de tel ou tel individu mais trois mois après on n’entend jamais parler de sa mort et on ne parle même plus de ce phénomène ”, commente un enseignant. “ On nous a signalé un cas de disparition avant-hier au quartier Toupouri mais après être allé à l’hôpital vérifier, le sexe était bel et bien là mais la victime clame que son sexe n’est plus le même ”, témoigne un inspecteur de police en service au commissariat central de Maroua. Pour lui, c’est de la pure affabulation.
Les avis restent donc partagés sur ce phénomène qui n’est pas l’apanage de la seule région de l’Extrême-Nord. Chaque année, il revient au-devant de l’actualité dans un rythme cyclique qui balaie plusieurs villes et régions du pays.  

Par Jacques KALDAOUSSA

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Le vol de sexes fait rage à Maroua et Yagoua


La psychose s’empare des populations du Mayo-Danay et du Diamaré.

Mercredi 7 janvier 2009. Le jeune Dayang, candidat au concours de recrutement à la police en provenance de Touloum, a failli être lynché par une foule en furie au quartier dit du Pont Vert à Maroua. Un homme d’une soixantaine d’années reproche à ce jeune d’avoir fait disparaître mystiquement son sexe. Mais, vérification faite sur-le-champ, il n’en est rien. Le sexagénaire s’obstine pourtant à dire que son sexe a disparu. Des scènes de ce genre, on en vit à Maroua depuis le début de la semaine.
Les populations du département du Mayo-Danay, quant à elles, les vivent depuis bientôt un mois. L’alerte a été donnée fin novembre 2008 à Yagoua lorsqu’un habitant de la ville a vu son sexe “ disparaître ” après avoir été tapoté par un inconnu. Dès lors, le phénomène s’est répandu comme une traînée de poudre dans le département. En témoignent des cas de disparition de sexe signalés dans les localités de Touloum, Djiguilao, Doukoula, etc., créant de ce fait une psychose générale dans lesdites localités.
“ C’est au marché de Touloum que ces cas ont été signalés. Des vendeurs de chèvres venues des localités lointaines et inconnus des populations sont les maîtres de cette pratique. Dès qu’ils vous touchent ou vous saluent, votre sexe disparaît automatiquement aussitôt ”, indique Gilbert Yanda. Son voisin Temga affirme que “ si vous vous rendez aussitôt compte que votre sexe a disparu, et que vous interpellez l’auteur, il se remet en place. Et si vous le perdez pour de bon, vous avez trois mois pour mourir ”. La chronique mondaine explique alors que le sexe disparu serait mystiquement domicilié chez un maître marabout et produirait autant de lots de billets de banques que la victime urine. Avec quoi urine-t-il donc alors que son sexe a disparu ?

Affabulation ?
Dans les coins et recoins du Mayo-Danay, chacun reste sur le qui-vive. Présenter les civilités à autrui reste un acte empreint de suspicion. “ On ne se salue plus pratiquement. Les plus gentils qui vous connaissent soulèvent juste la main en guise de poignée de main et on évite de se frôler ”, argue Ousmanou, un vendeur de chèvres. Une partie de la population affiche pourtant son scepticisme qui assimile cette histoire à un conte de fées, comparant le phéniomène aux transes observées dans les lycées. “ Ce sont des hallucinations à mon avis. On parle de disparition de sexe de tel ou tel individu mais trois mois après on n’entend jamais parler de sa mort et on ne parle même plus de ce phénomène ”, commente un enseignant. “ On nous a signalé un cas de disparition avant-hier au quartier Toupouri mais après être allé à l’hôpital vérifier, le sexe était bel et bien là mais la victime clame que son sexe n’est plus le même ”, témoigne un inspecteur de police en service au commissariat central de Maroua. Pour lui, c’est de la pure affabulation.
Les avis restent donc partagés sur ce phénomène qui n’est pas l’apanage de la seule région de l’Extrême-Nord. Chaque année, il revient au-devant de l’actualité dans un rythme cyclique qui balaie plusieurs villes et régions du pays.  

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Les populations du département du Mayo-Danay, quant à elles, les vivent depuis bientôt un mois. L’alerte a été donnée fin novembre 2008 à Yagoua lorsqu’un habitant de la ville a vu son sexe “ disparaître ” après avoir été tapoté par un inconnu. Dès lors, le phénomène s’est répandu comme une traînée de poudre dans le département. En témoignent des cas de disparition de sexe signalés dans les localités de Touloum, Djiguilao, Doukoula, etc., créant de ce fait une psychose générale dans lesdites localités.
“ C’est au marché de Touloum que ces cas ont été signalés. Des vendeurs de chèvres venues des localités lointaines et inconnus des populations sont les maîtres de cette pratique. Dès qu’ils vous touchent ou vous saluent, votre sexe disparaît automatiquement aussitôt ”, indique Gilbert Yanda. Son voisin Temga affirme que “ si vous vous rendez aussitôt compte que votre sexe a disparu, et que vous interpellez l’auteur, il se remet en place. Et si vous le perdez pour de bon, vous avez trois mois pour mourir ”. La chronique mondaine explique alors que le sexe disparu serait mystiquement domicilié chez un maître marabout et produirait autant de lots de billets de banques que la victime urine. Avec quoi urine-t-il donc alors que son sexe a disparu ?

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Dans les coins et recoins du Mayo-Danay, chacun reste sur le qui-vive. Présenter les civilités à autrui reste un acte empreint de suspicion. “ On ne se salue plus pratiquement. Les plus gentils qui vous connaissent soulèvent juste la main en guise de poignée de main et on évite de se frôler ”, argue Ousmanou, un vendeur de chèvres. Une partie de la population affiche pourtant son scepticisme qui assimile cette histoire à un conte de fées, comparant le phéniomène aux transes observées dans les lycées. “ Ce sont des hallucinations à mon avis. On parle de disparition de sexe de tel ou tel individu mais trois mois après on n’entend jamais parler de sa mort et on ne parle même plus de ce phénomène ”, commente un enseignant. “ On nous a signalé un cas de disparition avant-hier au quartier Toupouri mais après être allé à l’hôpital vérifier, le sexe était bel et bien là mais la victime clame que son sexe n’est plus le même ”, témoigne un inspecteur de police en service au commissariat central de Maroua. Pour lui, c’est de la pure affabulation.
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Les populations du département du Mayo-Danay, quant à elles, les vivent depuis bientôt un mois. L’alerte a été donnée fin novembre 2008 à Yagoua lorsqu’un habitant de la ville a vu son sexe “ disparaître ” après avoir été tapoté par un inconnu. Dès lors, le phénomène s’est répandu comme une traînée de poudre dans le département. En témoignent des cas de disparition de sexe signalés dans les localités de Touloum, Djiguilao, Doukoula, etc., créant de ce fait une psychose générale dans lesdites localités.
“ C’est au marché de Touloum que ces cas ont été signalés. Des vendeurs de chèvres venues des localités lointaines et inconnus des populations sont les maîtres de cette pratique. Dès qu’ils vous touchent ou vous saluent, votre sexe disparaît automatiquement aussitôt ”, indique Gilbert Yanda. Son voisin Temga affirme que “ si vous vous rendez aussitôt compte que votre sexe a disparu, et que vous interpellez l’auteur, il se remet en place. Et si vous le perdez pour de bon, vous avez trois mois pour mourir ”. La chronique mondaine explique alors que le sexe disparu serait mystiquement domicilié chez un maître marabout et produirait autant de lots de billets de banques que la victime urine. Avec quoi urine-t-il donc alors que son sexe a disparu ?

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Dans les coins et recoins du Mayo-Danay, chacun reste sur le qui-vive. Présenter les civilités à autrui reste un acte empreint de suspicion. “ On ne se salue plus pratiquement. Les plus gentils qui vous connaissent soulèvent juste la main en guise de poignée de main et on évite de se frôler ”, argue Ousmanou, un vendeur de chèvres. Une partie de la population affiche pourtant son scepticisme qui assimile cette histoire à un conte de fées, comparant le phéniomène aux transes observées dans les lycées. “ Ce sont des hallucinations à mon avis. On parle de disparition de sexe de tel ou tel individu mais trois mois après on n’entend jamais parler de sa mort et on ne parle même plus de ce phénomène ”, commente un enseignant. “ On nous a signalé un cas de disparition avant-hier au quartier Toupouri mais après être allé à l’hôpital vérifier, le sexe était bel et bien là mais la victime clame que son sexe n’est plus le même ”, témoigne un inspecteur de police en service au commissariat central de Maroua. Pour lui, c’est de la pure affabulation.
Les avis restent donc partagés sur ce phénomène qui n’est pas l’apanage de la seule région de l’Extrême-Nord. Chaque année, il revient au-devant de l’actualité dans un rythme cyclique qui balaie plusieurs villes et régions du pays.  

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Transport aérien : L’Etat camerounais prête 50 millions à Elysian Airlines

Un accord de trois mois renouvelable jusqu’au démarrage de Camair.Co vient d’être signé entre les deux parties.
Lazare Kolyang –




Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Louis Paul Motazé, et le directeur général de la compagnie privée de transport aérien Elysian Airlines, Julius Enyong Oben, ont signé le 14 juillet dernier un protocole d’accord qui donne la possibilité à la compagnie de bénéficier des facilités en vue de remplir la "mission de service public" de transport, entre le Sud et le Nord du Cameroun, des personnes et des marchandises dans de bonnes conditions.

Ainsi, pour faire face aux problèmes de trésorerie, le gouvernement camerounais s’engage à mettre à la disposition de Elysian Airlines une facilité "sous forme d’une avance de trésorerie remboursable à la fin de la mission de 50. 000.000 (cinquante millions) de francs Cfa", indique le protocole d’accord. A ce titre, le gouvernement "désignera un mandataire qui suivra au quotidien l’exploitation d’Elysian Airlines pour recevoir les demandes de décaissement formulées par la compagnie, effectuer les sorties au profit de la compagnie, constater les rentrées des fonds au titre du remboursement qui devront s’effectuer de manière régulière et s’assurer que tous les quinze jours, le fonds est reconstitué", conviennent les deux parties.

En contre partie, la compagnie aérienne s’engage à répondre à certaines exigences. Il s’agit notamment d’assurer un service de vols réguliers, de maintenir au public des prix n’excédant pas 200.000 francs Cfa sur l’itinéraire aller/retour, de prendre toutes les mesures pour assurer la sécurité à son exploitation désormais ouverte au public par le canal du gouvernement, et finaliser les négociations pour la baisse des coûts des prestations d’assistance en escale et de la fourniture du carburant Jet A1 ; étant entendu que le gouvernement a déjà facilité une entente entre ces fournisseurs, établissements parapublics, et Elysian Airlines.

L’une des conséquences directes de la signature de ce protocole d’accord se répercute sur les tarifs à pratiquer pour le service. Ainsi, les passagers devront débourser à partir du 15 août prochain, en aller et retour, 190.000 francs Cfa entre Douala et Garoua, 195.000 francs Cfa entre Douala et Maroua (contre, par exemple, 235.000 francs Cfa pour la compagnie Toumaï Air Tchad sur la même destination), 185.000 francs Cfa entre Yaoundé et Garoua, 190.000 francs Cfa entre Yaoundé et Maroua, 180.000 francs Cfa Douala et Ngaoundéré et 175.000 francs Cfa entre Yaoundé et Ngaoundéré. Sauf changement de dernière minute, une conférence de presse d’explication de ce protocole d’accord se tient à Yaoundé ce mardi, 22 juillet 2008.

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