Non classé

Littoral : La grève au Matgénie sétend à Douala

Les employés exigent le paiement de neuf mois d’arrières de salaires.

On ne se fait guère de doute sur l’ambiance qui règne à l’agence du Parc national du Matériel de génie civil (Matgénie) de Douala sis à Ndokoti. Il est un peu plus de 11h, ce mercredi 28 janvier 2009. La grille d’entrée est barricadée par un engin lourd. Une dizaine de pancartes sont accrochées ça et là. Sur les affiches, on peut lire entre autres : «Au secours papa Paul Biya, Matgenie est viable mettez de l’ordre», «Parents Matgenie, parents indignes, parents honteux», «17 ans sans allocations familiales», «Nos bailleurs nous ont expulsés des maisons, ils ont confisqué nos biens, nos femmes et nos enfants nous ont quittés, nous n’avons pas d’avenir», «Le Matgenie dans la mafia, sauvez-nous», «A cause des arriérés de salaires, nos enfants sont à la maison». 

Il faut franchir le portail d’entrée pour voir les employés en grève. Assis sur des bancs, ils devisent. Le désespoir se lit sur les visages. Le paiement de neuf mois d’arriérés de salaires figure en bonne place des revendications du personnel. L’agence de Douala emploie 22 personnes et une dizaine de temporaires dont certains attendent l’intégration depuis 1994. Par ailleurs, l’on évoque ici le non paiement depuis 17 ans, des allocations familiales à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps). La situation est la même dans les cinq agences et direction régionales du Cameroun. «Nous ne mettrons un terme à cette grève que si nos arriérés de salaires sont payés intégralement», prévient Félicien Mekodo, délégué du personnel. Soutenu par ses collègues, il exprime son ras-le-bol : «le gouvernement avait le choix entre la privatisation et la réhabilitation. Il a choisi la seconde option, compte tenu de la place prépondérante que Matgenie occupe dans l’entretien routier au Cameroun. Nous ne comprenons pas pourquoi cette réhabilitation n’a jamais eu lieu». Interrogé, le chef d’agence M. Tachedjou n’a pas souhaité s’exprimer. 
Créé en 1967, le Parc national de matériel de génie civil est en léthargie. Le matériel n’a pas été renouvelé depuis plus d’une trentaine d’années. L’enceinte de l’agence de Douala ressemble à un cimetière. Les mauvaises herbes poussent partout. Les ateliers sont à l’abandon. Les engins ne sont plus que des épaves. Certains magasins ont été loués à la société Satom. L’activité est au ralenti. Un seul engin est en état de marche. Pourtant, il y a trois ans, le gouvernement s’était engagé à réhabiliter le Matgenie, à travers l’acquisition de nouveaux engins et la réparation de ceux qui sont endommagés. Cette promesse n’a pas encore été tenue, en dépit de la désignation d’un nouveau directeur général le 24 janvier 2005. Le mouvement d’humeur qui a débuté hier n’est pas le premier. En l’espace de cinq ans, le Matgenie a connu près de dix grèves qui témoignent de la tension sociale qui sévit au sein de l’entreprise.

Patient Ebwele

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Littoral : La grève au Matgénie sétend à Douala

Les employés exigent le paiement de neuf mois d’arrières de salaires.

On ne se fait guère de doute sur l’ambiance qui règne à l’agence du Parc national du Matériel de génie civil (Matgénie) de Douala sis à Ndokoti. Il est un peu plus de 11h, ce mercredi 28 janvier 2009. La grille d’entrée est barricadée par un engin lourd. Une dizaine de pancartes sont accrochées ça et là. Sur les affiches, on peut lire entre autres : «Au secours papa Paul Biya, Matgenie est viable mettez de l’ordre», «Parents Matgenie, parents indignes, parents honteux», «17 ans sans allocations familiales», «Nos bailleurs nous ont expulsés des maisons, ils ont confisqué nos biens, nos femmes et nos enfants nous ont quittés, nous n’avons pas d’avenir», «Le Matgenie dans la mafia, sauvez-nous», «A cause des arriérés de salaires, nos enfants sont à la maison». 

Il faut franchir le portail d’entrée pour voir les employés en grève. Assis sur des bancs, ils devisent. Le désespoir se lit sur les visages. Le paiement de neuf mois d’arriérés de salaires figure en bonne place des revendications du personnel. L’agence de Douala emploie 22 personnes et une dizaine de temporaires dont certains attendent l’intégration depuis 1994. Par ailleurs, l’on évoque ici le non paiement depuis 17 ans, des allocations familiales à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps). La situation est la même dans les cinq agences et direction régionales du Cameroun. «Nous ne mettrons un terme à cette grève que si nos arriérés de salaires sont payés intégralement», prévient Félicien Mekodo, délégué du personnel. Soutenu par ses collègues, il exprime son ras-le-bol : «le gouvernement avait le choix entre la privatisation et la réhabilitation. Il a choisi la seconde option, compte tenu de la place prépondérante que Matgenie occupe dans l’entretien routier au Cameroun. Nous ne comprenons pas pourquoi cette réhabilitation n’a jamais eu lieu». Interrogé, le chef d’agence M. Tachedjou n’a pas souhaité s’exprimer. 
Créé en 1967, le Parc national de matériel de génie civil est en léthargie. Le matériel n’a pas été renouvelé depuis plus d’une trentaine d’années. L’enceinte de l’agence de Douala ressemble à un cimetière. Les mauvaises herbes poussent partout. Les ateliers sont à l’abandon. Les engins ne sont plus que des épaves. Certains magasins ont été loués à la société Satom. L’activité est au ralenti. Un seul engin est en état de marche. Pourtant, il y a trois ans, le gouvernement s’était engagé à réhabiliter le Matgenie, à travers l’acquisition de nouveaux engins et la réparation de ceux qui sont endommagés. Cette promesse n’a pas encore été tenue, en dépit de la désignation d’un nouveau directeur général le 24 janvier 2005. Le mouvement d’humeur qui a débuté hier n’est pas le premier. En l’espace de cinq ans, le Matgenie a connu près de dix grèves qui témoignent de la tension sociale qui sévit au sein de l’entreprise.

Patient Ebwele

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Littoral : La grève au Matgénie sétend à Douala

Les employés exigent le paiement de neuf mois d’arrières de salaires.

On ne se fait guère de doute sur l’ambiance qui règne à l’agence du Parc national du Matériel de génie civil (Matgénie) de Douala sis à Ndokoti. Il est un peu plus de 11h, ce mercredi 28 janvier 2009. La grille d’entrée est barricadée par un engin lourd. Une dizaine de pancartes sont accrochées ça et là. Sur les affiches, on peut lire entre autres : «Au secours papa Paul Biya, Matgenie est viable mettez de l’ordre», «Parents Matgenie, parents indignes, parents honteux», «17 ans sans allocations familiales», «Nos bailleurs nous ont expulsés des maisons, ils ont confisqué nos biens, nos femmes et nos enfants nous ont quittés, nous n’avons pas d’avenir», «Le Matgenie dans la mafia, sauvez-nous», «A cause des arriérés de salaires, nos enfants sont à la maison». 

Il faut franchir le portail d’entrée pour voir les employés en grève. Assis sur des bancs, ils devisent. Le désespoir se lit sur les visages. Le paiement de neuf mois d’arriérés de salaires figure en bonne place des revendications du personnel. L’agence de Douala emploie 22 personnes et une dizaine de temporaires dont certains attendent l’intégration depuis 1994. Par ailleurs, l’on évoque ici le non paiement depuis 17 ans, des allocations familiales à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps). La situation est la même dans les cinq agences et direction régionales du Cameroun. «Nous ne mettrons un terme à cette grève que si nos arriérés de salaires sont payés intégralement», prévient Félicien Mekodo, délégué du personnel. Soutenu par ses collègues, il exprime son ras-le-bol : «le gouvernement avait le choix entre la privatisation et la réhabilitation. Il a choisi la seconde option, compte tenu de la place prépondérante que Matgenie occupe dans l’entretien routier au Cameroun. Nous ne comprenons pas pourquoi cette réhabilitation n’a jamais eu lieu». Interrogé, le chef d’agence M. Tachedjou n’a pas souhaité s’exprimer. 
Créé en 1967, le Parc national de matériel de génie civil est en léthargie. Le matériel n’a pas été renouvelé depuis plus d’une trentaine d’années. L’enceinte de l’agence de Douala ressemble à un cimetière. Les mauvaises herbes poussent partout. Les ateliers sont à l’abandon. Les engins ne sont plus que des épaves. Certains magasins ont été loués à la société Satom. L’activité est au ralenti. Un seul engin est en état de marche. Pourtant, il y a trois ans, le gouvernement s’était engagé à réhabiliter le Matgenie, à travers l’acquisition de nouveaux engins et la réparation de ceux qui sont endommagés. Cette promesse n’a pas encore été tenue, en dépit de la désignation d’un nouveau directeur général le 24 janvier 2005. Le mouvement d’humeur qui a débuté hier n’est pas le premier. En l’espace de cinq ans, le Matgenie a connu près de dix grèves qui témoignent de la tension sociale qui sévit au sein de l’entreprise.

Patient Ebwele

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Littoral : La grève au Matgénie sétend à Douala

Les employés exigent le paiement de neuf mois d’arrières de salaires.

On ne se fait guère de doute sur l’ambiance qui règne à l’agence du Parc national du Matériel de génie civil (Matgénie) de Douala sis à Ndokoti. Il est un peu plus de 11h, ce mercredi 28 janvier 2009. La grille d’entrée est barricadée par un engin lourd. Une dizaine de pancartes sont accrochées ça et là. Sur les affiches, on peut lire entre autres : «Au secours papa Paul Biya, Matgenie est viable mettez de l’ordre», «Parents Matgenie, parents indignes, parents honteux», «17 ans sans allocations familiales», «Nos bailleurs nous ont expulsés des maisons, ils ont confisqué nos biens, nos femmes et nos enfants nous ont quittés, nous n’avons pas d’avenir», «Le Matgenie dans la mafia, sauvez-nous», «A cause des arriérés de salaires, nos enfants sont à la maison». 

Il faut franchir le portail d’entrée pour voir les employés en grève. Assis sur des bancs, ils devisent. Le désespoir se lit sur les visages. Le paiement de neuf mois d’arriérés de salaires figure en bonne place des revendications du personnel. L’agence de Douala emploie 22 personnes et une dizaine de temporaires dont certains attendent l’intégration depuis 1994. Par ailleurs, l’on évoque ici le non paiement depuis 17 ans, des allocations familiales à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps). La situation est la même dans les cinq agences et direction régionales du Cameroun. «Nous ne mettrons un terme à cette grève que si nos arriérés de salaires sont payés intégralement», prévient Félicien Mekodo, délégué du personnel. Soutenu par ses collègues, il exprime son ras-le-bol : «le gouvernement avait le choix entre la privatisation et la réhabilitation. Il a choisi la seconde option, compte tenu de la place prépondérante que Matgenie occupe dans l’entretien routier au Cameroun. Nous ne comprenons pas pourquoi cette réhabilitation n’a jamais eu lieu». Interrogé, le chef d’agence M. Tachedjou n’a pas souhaité s’exprimer. 
Créé en 1967, le Parc national de matériel de génie civil est en léthargie. Le matériel n’a pas été renouvelé depuis plus d’une trentaine d’années. L’enceinte de l’agence de Douala ressemble à un cimetière. Les mauvaises herbes poussent partout. Les ateliers sont à l’abandon. Les engins ne sont plus que des épaves. Certains magasins ont été loués à la société Satom. L’activité est au ralenti. Un seul engin est en état de marche. Pourtant, il y a trois ans, le gouvernement s’était engagé à réhabiliter le Matgenie, à travers l’acquisition de nouveaux engins et la réparation de ceux qui sont endommagés. Cette promesse n’a pas encore été tenue, en dépit de la désignation d’un nouveau directeur général le 24 janvier 2005. Le mouvement d’humeur qui a débuté hier n’est pas le premier. En l’espace de cinq ans, le Matgenie a connu près de dix grèves qui témoignent de la tension sociale qui sévit au sein de l’entreprise.

Patient Ebwele

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Cinéma : Un film osé en préparation

La réalisatrice Ngo Manyo a tourné dans la nuit de jeudi dernier un film de 3 minutes.
Justin Blaise Akono –




Les habitants d’une partie du quartier Damase, dans le troisième arrondissement de Yaoundé ont passé une nuit particulière de jeudi à vendredi dernier. Charlotte Ngo Manyo tournait, nuitamment, une fiction qui doit durer trois minutes et dont le titre évocateur est "Couche-toi et laisse-moi faire ". L’histoire d’un jeune chômeur noctambule vivant dans un quartier populaire de Yaoundé, qui, de retour de l’une de ses balades nocturnes, entend des voix venir d’une case. Dont celle d’un monsieur qui ordonne : "couche-toi et laisse-moi faire". Il alerte alors tout le quartier, croyant que la jeune fille est en danger. Parmi les intervenants, un policier, Léo Le Nul Art, défonce la porte et, suspense. Le seul indice indique que ce film dont la sortie et prévu pour mi-août, est interdit aux moins de 18 ans.

Le film a été tourné pendant 12 heures, entre 18h et 6 h. "On peut tourner un film de trois minutes pendant plusieurs mois. Mais, le travail a été assez aisé car, les séquences avaient été regroupées. Une stratégie pour être plus efficace ", a souligné la réalisatrice, Charlotte Ngo Manyo, qui s’est entourée de certains professionnels connus de la place tels que Barry Amayen pour les lumières, Franck Ekotto pour les images ou Ralin Ngamo pour le son. Lesquels ont soutenu des acteurs tels Léo Le Nul Art, Essomba, Engo et plusieurs figurants. Même si le tournage ne s’est pas déroulé en toute sérénité.
Certes, les conditions atmosphériques étaient favorables, mais, "l’environnement était très difficile. C’est un quartier où les gens découvraient les réalités d’un tournage. Il fallait beaucoup négocier avec eux ", a-t-elle expliqué, posant par là même, le problème de manque de studio approprié au Cameroun. Le scénario du film "Couche-toi et laisse-moi faire " est écrit, réalisé et produit par Charlotte Ngo Manyo, qui n’est pas à son coup d’essai. La jeune cinéaste est à son deuxième court métrage après "Menteur professionnel " produit en avril dernier et qui a été racheté par une chaîne de télévision privée locale.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.