Non classé

Gérôme Mendouga embarrase l’Epervier


L’ex-ambassadeur du Cameroun au pays de l’oncle Sam séjourne librement à Yaoundé. Malgré les soupçons qui pèsent sur lui dans le dossier Albatros.

Le 24 janvier 2009, Ngomedzap, petite bourgade du département du Nyong et So’o, située à près de 50 km de Mbalmayo, accueillait le tout nouvel évêque de Kribi, Mgr Joseph Befe Ateba. L’apôtre du Christ y disait sa première messe pontificale. Il était accompagné des évêques des diocèses de Mbalmayo, Obala, Bafia, et Ebolowa. Cet événement a donné lieu à une fête populaire, avec notamment la participation d’importantes personnalités de la République : le vice-Premier ministre Amadou Ali, représentant du Pm ; ministres, anciens ministres, et autres directeurs généraux des sociétés parapubliques et privées, et même des membres du corps diplomatique y assistaient.
Fils de cet arrondissement, le ministre Grégoire Owona était le principal organisateur de cette fête. C’est à ce titre qu’il prendra la parole au cours du déjeuner pour présenter “ toutes les importantes personnalités ” du sérail politique ayant fait le déplacement de Ngomedzap car “ c’est toujours bien de connaître un ministre, un Dg, ou un ambassadeur ”. Dans sa présentation, Grégoire Owona a ignoré une personnalité pourtant présente : Gérôme Mendouga, ex ambassadeur du Cameroun à Washington Dc plutôt en vue. L’oubli de cet homme à l’allure influente, cigare à la bouche, a suscité des questions au sein des participants. Les personnes introduites parlent “ d’une omission voulue, compte tenu de tout ce qui ce qui a été dit par les médias sur l’ambassadeur Gérôme Mendouga, notamment sur la fameuse affaire Albatros. Surtout que Amadou Ali, le ministre de la Justice, était là ”.

Affaire Albatros
Selon nos sources, Gérôme Mendouga est en effet de retour au Cameroun depuis plusieurs semaines alors que certaines sources policières l’annonçaient âprement recherché par les enquêteurs de la police judiciaire dans le cadre de “ l’affaire Albatros ”, du nom de l’avion présidentiel acquis en 2004 dans des conditions jusque-là mal élucidées. On se souvient effectivement que le nom de l’ex-ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis avait été cité parmi les protagonistes de cette affaire. Notamment parce qu’il aurait été désigné par le secrétaire général de la présidence de la République de l’époque, Jean Marie Atangana Mebara, pour conduire au nom de l’Etat du Cameroun, les négociations relatives à l’acquisition d’un avion présidentiel auprès de la société américaine Boeing.
A ce propos, on raconte que la première fois que cet avion présidentiel, baptisé “ L’Albatros ” est arrivé au Cameroun, le seul passager à bord en dehors de l’équipage avait pour nom Gérôme Mendouga. Seulement, le vol inaugural présidentiel de ce zinc s’est avéré foireux. Et quelques années après, “ L’affaire Albatros ” est née. Alors qu’il séjournait au Cameroun il y a quelques mois, des sources policières ont indiqué que l’ambassadeur Gérôme Mendouga a été convoqué et entendu à la direction de la police judiciaire. Avant de quitter le Cameroun pour les Etats-Unis pour les formalités de passation de service avec son successeur à la tête de la représentation diplomatique camerounaise au pays de l’oncle Sam. Toutefois, pendant qu’il était encore aux Etats-Unis, et alors que “ l’affaire Albatros ” commençait à prendre une autre tournure, l’information selon laquelle il aurait demandé l’asile politique à ce pays a circulé au Cameroun. Asile du reste refusé, avait annoncé la presse.

Intoxication ?
Finalement, il rentrera au pays sans la moindre inquiétude, n’hésitant pas à prendre part à presque toutes les manifestations publiques et privées du Mfoundi et des environs, comme ce fut le cas à Ngomedzap. Il a même été décoré par le ministre des Relations extérieures au cours de la récente cérémonie de présentation des vœux à ce dernier. Alors, “ Le cas Gérôme Mendouga ” comme aimait à le dire un enquêteur de la police judiciaire à Yaoundé n’était-il donc qu’une intoxication de l’opinion ? Ou alors l’homme a un tissu de relations et un réseau qui lui permettent d’échapper aux serres du rapace? 

Par Jean François CHANNON

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Gérôme Mendouga embarrase l’Epervier


L’ex-ambassadeur du Cameroun au pays de l’oncle Sam séjourne librement à Yaoundé. Malgré les soupçons qui pèsent sur lui dans le dossier Albatros.

Le 24 janvier 2009, Ngomedzap, petite bourgade du département du Nyong et So’o, située à près de 50 km de Mbalmayo, accueillait le tout nouvel évêque de Kribi, Mgr Joseph Befe Ateba. L’apôtre du Christ y disait sa première messe pontificale. Il était accompagné des évêques des diocèses de Mbalmayo, Obala, Bafia, et Ebolowa. Cet événement a donné lieu à une fête populaire, avec notamment la participation d’importantes personnalités de la République : le vice-Premier ministre Amadou Ali, représentant du Pm ; ministres, anciens ministres, et autres directeurs généraux des sociétés parapubliques et privées, et même des membres du corps diplomatique y assistaient.
Fils de cet arrondissement, le ministre Grégoire Owona était le principal organisateur de cette fête. C’est à ce titre qu’il prendra la parole au cours du déjeuner pour présenter “ toutes les importantes personnalités ” du sérail politique ayant fait le déplacement de Ngomedzap car “ c’est toujours bien de connaître un ministre, un Dg, ou un ambassadeur ”. Dans sa présentation, Grégoire Owona a ignoré une personnalité pourtant présente : Gérôme Mendouga, ex ambassadeur du Cameroun à Washington Dc plutôt en vue. L’oubli de cet homme à l’allure influente, cigare à la bouche, a suscité des questions au sein des participants. Les personnes introduites parlent “ d’une omission voulue, compte tenu de tout ce qui ce qui a été dit par les médias sur l’ambassadeur Gérôme Mendouga, notamment sur la fameuse affaire Albatros. Surtout que Amadou Ali, le ministre de la Justice, était là ”.

Affaire Albatros
Selon nos sources, Gérôme Mendouga est en effet de retour au Cameroun depuis plusieurs semaines alors que certaines sources policières l’annonçaient âprement recherché par les enquêteurs de la police judiciaire dans le cadre de “ l’affaire Albatros ”, du nom de l’avion présidentiel acquis en 2004 dans des conditions jusque-là mal élucidées. On se souvient effectivement que le nom de l’ex-ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis avait été cité parmi les protagonistes de cette affaire. Notamment parce qu’il aurait été désigné par le secrétaire général de la présidence de la République de l’époque, Jean Marie Atangana Mebara, pour conduire au nom de l’Etat du Cameroun, les négociations relatives à l’acquisition d’un avion présidentiel auprès de la société américaine Boeing.
A ce propos, on raconte que la première fois que cet avion présidentiel, baptisé “ L’Albatros ” est arrivé au Cameroun, le seul passager à bord en dehors de l’équipage avait pour nom Gérôme Mendouga. Seulement, le vol inaugural présidentiel de ce zinc s’est avéré foireux. Et quelques années après, “ L’affaire Albatros ” est née. Alors qu’il séjournait au Cameroun il y a quelques mois, des sources policières ont indiqué que l’ambassadeur Gérôme Mendouga a été convoqué et entendu à la direction de la police judiciaire. Avant de quitter le Cameroun pour les Etats-Unis pour les formalités de passation de service avec son successeur à la tête de la représentation diplomatique camerounaise au pays de l’oncle Sam. Toutefois, pendant qu’il était encore aux Etats-Unis, et alors que “ l’affaire Albatros ” commençait à prendre une autre tournure, l’information selon laquelle il aurait demandé l’asile politique à ce pays a circulé au Cameroun. Asile du reste refusé, avait annoncé la presse.

Intoxication ?
Finalement, il rentrera au pays sans la moindre inquiétude, n’hésitant pas à prendre part à presque toutes les manifestations publiques et privées du Mfoundi et des environs, comme ce fut le cas à Ngomedzap. Il a même été décoré par le ministre des Relations extérieures au cours de la récente cérémonie de présentation des vœux à ce dernier. Alors, “ Le cas Gérôme Mendouga ” comme aimait à le dire un enquêteur de la police judiciaire à Yaoundé n’était-il donc qu’une intoxication de l’opinion ? Ou alors l’homme a un tissu de relations et un réseau qui lui permettent d’échapper aux serres du rapace? 

Par Jean François CHANNON

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Gérôme Mendouga embarrase l’Epervier


L’ex-ambassadeur du Cameroun au pays de l’oncle Sam séjourne librement à Yaoundé. Malgré les soupçons qui pèsent sur lui dans le dossier Albatros.

Le 24 janvier 2009, Ngomedzap, petite bourgade du département du Nyong et So’o, située à près de 50 km de Mbalmayo, accueillait le tout nouvel évêque de Kribi, Mgr Joseph Befe Ateba. L’apôtre du Christ y disait sa première messe pontificale. Il était accompagné des évêques des diocèses de Mbalmayo, Obala, Bafia, et Ebolowa. Cet événement a donné lieu à une fête populaire, avec notamment la participation d’importantes personnalités de la République : le vice-Premier ministre Amadou Ali, représentant du Pm ; ministres, anciens ministres, et autres directeurs généraux des sociétés parapubliques et privées, et même des membres du corps diplomatique y assistaient.
Fils de cet arrondissement, le ministre Grégoire Owona était le principal organisateur de cette fête. C’est à ce titre qu’il prendra la parole au cours du déjeuner pour présenter “ toutes les importantes personnalités ” du sérail politique ayant fait le déplacement de Ngomedzap car “ c’est toujours bien de connaître un ministre, un Dg, ou un ambassadeur ”. Dans sa présentation, Grégoire Owona a ignoré une personnalité pourtant présente : Gérôme Mendouga, ex ambassadeur du Cameroun à Washington Dc plutôt en vue. L’oubli de cet homme à l’allure influente, cigare à la bouche, a suscité des questions au sein des participants. Les personnes introduites parlent “ d’une omission voulue, compte tenu de tout ce qui ce qui a été dit par les médias sur l’ambassadeur Gérôme Mendouga, notamment sur la fameuse affaire Albatros. Surtout que Amadou Ali, le ministre de la Justice, était là ”.

Affaire Albatros
Selon nos sources, Gérôme Mendouga est en effet de retour au Cameroun depuis plusieurs semaines alors que certaines sources policières l’annonçaient âprement recherché par les enquêteurs de la police judiciaire dans le cadre de “ l’affaire Albatros ”, du nom de l’avion présidentiel acquis en 2004 dans des conditions jusque-là mal élucidées. On se souvient effectivement que le nom de l’ex-ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis avait été cité parmi les protagonistes de cette affaire. Notamment parce qu’il aurait été désigné par le secrétaire général de la présidence de la République de l’époque, Jean Marie Atangana Mebara, pour conduire au nom de l’Etat du Cameroun, les négociations relatives à l’acquisition d’un avion présidentiel auprès de la société américaine Boeing.
A ce propos, on raconte que la première fois que cet avion présidentiel, baptisé “ L’Albatros ” est arrivé au Cameroun, le seul passager à bord en dehors de l’équipage avait pour nom Gérôme Mendouga. Seulement, le vol inaugural présidentiel de ce zinc s’est avéré foireux. Et quelques années après, “ L’affaire Albatros ” est née. Alors qu’il séjournait au Cameroun il y a quelques mois, des sources policières ont indiqué que l’ambassadeur Gérôme Mendouga a été convoqué et entendu à la direction de la police judiciaire. Avant de quitter le Cameroun pour les Etats-Unis pour les formalités de passation de service avec son successeur à la tête de la représentation diplomatique camerounaise au pays de l’oncle Sam. Toutefois, pendant qu’il était encore aux Etats-Unis, et alors que “ l’affaire Albatros ” commençait à prendre une autre tournure, l’information selon laquelle il aurait demandé l’asile politique à ce pays a circulé au Cameroun. Asile du reste refusé, avait annoncé la presse.

Intoxication ?
Finalement, il rentrera au pays sans la moindre inquiétude, n’hésitant pas à prendre part à presque toutes les manifestations publiques et privées du Mfoundi et des environs, comme ce fut le cas à Ngomedzap. Il a même été décoré par le ministre des Relations extérieures au cours de la récente cérémonie de présentation des vœux à ce dernier. Alors, “ Le cas Gérôme Mendouga ” comme aimait à le dire un enquêteur de la police judiciaire à Yaoundé n’était-il donc qu’une intoxication de l’opinion ? Ou alors l’homme a un tissu de relations et un réseau qui lui permettent d’échapper aux serres du rapace? 

Par Jean François CHANNON

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Gérôme Mendouga embarrase l’Epervier


L’ex-ambassadeur du Cameroun au pays de l’oncle Sam séjourne librement à Yaoundé. Malgré les soupçons qui pèsent sur lui dans le dossier Albatros.

Le 24 janvier 2009, Ngomedzap, petite bourgade du département du Nyong et So’o, située à près de 50 km de Mbalmayo, accueillait le tout nouvel évêque de Kribi, Mgr Joseph Befe Ateba. L’apôtre du Christ y disait sa première messe pontificale. Il était accompagné des évêques des diocèses de Mbalmayo, Obala, Bafia, et Ebolowa. Cet événement a donné lieu à une fête populaire, avec notamment la participation d’importantes personnalités de la République : le vice-Premier ministre Amadou Ali, représentant du Pm ; ministres, anciens ministres, et autres directeurs généraux des sociétés parapubliques et privées, et même des membres du corps diplomatique y assistaient.
Fils de cet arrondissement, le ministre Grégoire Owona était le principal organisateur de cette fête. C’est à ce titre qu’il prendra la parole au cours du déjeuner pour présenter “ toutes les importantes personnalités ” du sérail politique ayant fait le déplacement de Ngomedzap car “ c’est toujours bien de connaître un ministre, un Dg, ou un ambassadeur ”. Dans sa présentation, Grégoire Owona a ignoré une personnalité pourtant présente : Gérôme Mendouga, ex ambassadeur du Cameroun à Washington Dc plutôt en vue. L’oubli de cet homme à l’allure influente, cigare à la bouche, a suscité des questions au sein des participants. Les personnes introduites parlent “ d’une omission voulue, compte tenu de tout ce qui ce qui a été dit par les médias sur l’ambassadeur Gérôme Mendouga, notamment sur la fameuse affaire Albatros. Surtout que Amadou Ali, le ministre de la Justice, était là ”.

Affaire Albatros
Selon nos sources, Gérôme Mendouga est en effet de retour au Cameroun depuis plusieurs semaines alors que certaines sources policières l’annonçaient âprement recherché par les enquêteurs de la police judiciaire dans le cadre de “ l’affaire Albatros ”, du nom de l’avion présidentiel acquis en 2004 dans des conditions jusque-là mal élucidées. On se souvient effectivement que le nom de l’ex-ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis avait été cité parmi les protagonistes de cette affaire. Notamment parce qu’il aurait été désigné par le secrétaire général de la présidence de la République de l’époque, Jean Marie Atangana Mebara, pour conduire au nom de l’Etat du Cameroun, les négociations relatives à l’acquisition d’un avion présidentiel auprès de la société américaine Boeing.
A ce propos, on raconte que la première fois que cet avion présidentiel, baptisé “ L’Albatros ” est arrivé au Cameroun, le seul passager à bord en dehors de l’équipage avait pour nom Gérôme Mendouga. Seulement, le vol inaugural présidentiel de ce zinc s’est avéré foireux. Et quelques années après, “ L’affaire Albatros ” est née. Alors qu’il séjournait au Cameroun il y a quelques mois, des sources policières ont indiqué que l’ambassadeur Gérôme Mendouga a été convoqué et entendu à la direction de la police judiciaire. Avant de quitter le Cameroun pour les Etats-Unis pour les formalités de passation de service avec son successeur à la tête de la représentation diplomatique camerounaise au pays de l’oncle Sam. Toutefois, pendant qu’il était encore aux Etats-Unis, et alors que “ l’affaire Albatros ” commençait à prendre une autre tournure, l’information selon laquelle il aurait demandé l’asile politique à ce pays a circulé au Cameroun. Asile du reste refusé, avait annoncé la presse.

Intoxication ?
Finalement, il rentrera au pays sans la moindre inquiétude, n’hésitant pas à prendre part à presque toutes les manifestations publiques et privées du Mfoundi et des environs, comme ce fut le cas à Ngomedzap. Il a même été décoré par le ministre des Relations extérieures au cours de la récente cérémonie de présentation des vœux à ce dernier. Alors, “ Le cas Gérôme Mendouga ” comme aimait à le dire un enquêteur de la police judiciaire à Yaoundé n’était-il donc qu’une intoxication de l’opinion ? Ou alors l’homme a un tissu de relations et un réseau qui lui permettent d’échapper aux serres du rapace? 

Par Jean François CHANNON

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Procès en diffamation : Six mois ferme pour Biloa Ayissi

Le directeur de publication du journal « Nouvelle d’Afrique » a été condamné vendredi dernier avec mandat d’arrêt à l’audience. –

Il est un peu plus de 13 heures lorsque le président de la cour d’appel du Centre rend son verdict dans l’affaire qui oppose Biloa Ayissi à Grégoire Owona. 6 mois d’emprisonnement et à une amende de 90.000 Fcfa et plus. L’audience du jour débute à 12 heures. Dans ses réquisitions, le ministère public affirme qu’aucune preuve des faits énoncés n’a été fournie. Une fois les réquisitions terminées, la collégialité des trois juges se retire pour statuer. Dix minutes après, les membres de la cour reviennent ; le président se prononce sur les culpabilités. Le prévenu est déclaré coupable de diffamation.
Après des remous de contestations, la parole est donnée aux avocats de la défense. « Nous sommes outrés ; la cour n’a pas respecté la loi. Avant la délibération des culpabilités, la défense n’a pas plaidé. Elle n’a pas réagi aux réquisitions du ministère public », déclare l’un des avocats de la défense. Ils parlent du non respect d’une phase de la procédure. Après les réquisitions du ministère public, le prévenu devait être écouté avant que la cour ne se prononce. « La violation de cette procédure ne nous permet plus de poursuivre les plaidoiries », affirme un autre avocat de la défense. Malgré la décision du président la cour de le mettre à la disposition de la force publique et des gardiens de prison, le prévenu insiste pour se défendre. « J’ai honte d’être Camerounais. La cour m’a condamné sans m’avoir entendu », déclare Biloa Ayissi. Il affirme avoir des preuves du chantage des partenaires du témoin de cette affaire, Parfait Mbapou, et entend les publier. « Je lutterai contre l’homosexualité jusqu’à la mort » clame-t-il, à la fin de son exposé.
Se sentant acculé par le tribunal, le prévenu semble faire diversion en pleine audience. Il cite pèle mêle des noms de ministres qui, d’après lui, sont homosexuels mais ne s’en plaignent pas comme Grégoire Owona. Partagée entre l’embarras et le doute, la cour se retire de nouveau. Curieusement. Profitant de l’absence des juges, les gens ont commencé à accabler le témoin, lui demandant pourquoi il avait changé de version après les déclarations qu’il avait faites. Au deuxième retour de la collégialité en salle d’audience, plus de trace de Biloa Ayissi. Le président reprend la parole et maintient le même jugement. Un mandat d’arrêt est délivré à l’audience contre le directeur de publication de Nouvelle d’Afrique.

Gregoire Owona réagit
Dans un communiqué, le ministre délégué à la présidence de la République chargé des relations avec les Assemblées, Grégoire Owona, se désolidarise des insinuations qui sont faites dans la presse depuis quelques jours sur « la base des repentirs et déclarations d’un citoyen, mettant en cause ma personne vis-à-vis de certaines hautes personnalités de la République et en rapport avec des histoires de mœurs et d’homosexualité ». Il entend ainsi préciser qu’il n’est ni de près, ni de loin, mêlé à ce déballage qui met en cause plusieurs de ses collègues membres du gouvernement. A la suite du verdict rendu vendredi 1er août, il affirme avoir «tourné la page et pardonné publiquement à tous ceux qui, de près ou de loin [ont porté atteinte à sa] modeste personne ». Par ailleurs, Grégoire Owona précise l’objectif visé par cette saisine des juridictions compétentes : « Lorsqu’en 2006, j’ai porté plainte, j’ai voulu exprimer clairement…qu’on ne pouvait pas laisser croire à notre jeunesse que pour réussir, il fallait absolument passer par l’homosexualité. Je réaffirme que cela est faux, inadmissible et inacceptable». Toutefois, il s’offusque de ce que « tous les condamnés de cette affaire, jugement même confirmé en Appel, et certains avec mandat d’arrêt, sont en liberté et n’ont jamais été inquiétés, à ma connaissance. Pourquoi ? »
 

Par Dorine TEMECHING (Stagiaire)

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.