Religion : L’Eglise évangélique du Cameroun prépare son synode
Du 02 au 08 mars prochains, les chrétiens discuteront de la réforme pastorale et fonctionnelle de leur Eglise.
Le grand rendez-vous est prévu à Yabassi, l’une des 18 régions synodales que compte l’Eglise évangélique du Cameroun (Eec). Le thème retenu cette année porte sur "Le Saint Esprit dans la vie et la mission de l’Eglise". Au menu des activités de ce 53ème synode général, on signale les séances de méditation, la lecture des rapports financiers annuels, l’élection d’un nouveau bureau administratif et la consécration des pasteurs. "Il s’agira également de présenter l’Eec comme un acteur engagé dans la développement social et spirituel de notre pays", confie le révérend Isaac Kamta, Directeur de l’éducation chrétienne, organe chargé de la réflexion et de la vulgarisation de la théologie de l’Eec.
Le synode général constitue l’organe suprême de l’Eec. Il se tient annuellement et, bien qu’il soit ouvert au public, il regroupe essentiellement les membres du bureau de l’Eec, ceux de la commission exécutive, les délégués élus par les synodes régionaux, les trésoriers, etc. Au terme de cette semaine de réflexion et de "recentrage spirituelle ", les responsables de l’Eec espèrent s’armer d’outils leur permettant de concrétiser leur engagement social et spirituel envers les populations et augmenter par là, le nombre de leurs fidèles au Cameroun. Avec plus de 2,5 millions de pratiquants au Cameroun, l’Eec est plus implantée à l’Ouest et au Littoral.
Cette église a connu une autonomie ecclésiastique en 1957, en s’affranchissant du contrôle des sociétés missionnaires étrangères. L’Eec est membre du Conseil des églises protestantes du Cameroun (Cebc). D’après le révérend Isaac Kamta qui donnait une conférence de presse hier à Douala, l’Eec est la toute première Eglise à s’implanter au Cameroun. Son père fondateur était Joseph Merrick, Jamaïcain et ancien esclave qui, "éclairé d’une lumière divine, voulait réduire les rafles du colonialisme en Afrique", renseigne le révérend Isaac Kamta.
M.N.M.




