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Bangoua : Des élèves entrent en transe au lycée

Depuis mercredi une psychose règne sur tout ce village situé près de Bangangté.

Jeudi 26 février 2009, il est 9h30. Un silence de cimetière traverse la cour de récréation du lycée de Bangoua, village de l’arrondissement de Bangangté. Trois élèves en tenue de classe commentent devant le bloc administratif, où le censeur numéro un s’affaire à distribuer les convocations pour la tenue de la grande palabre qui aura lieu ce jour, vendredi 27 février, afin d’apporter des éclaircis à tout le village, sur le phénomène de transe que rencontre des élèves, entièrement de sexe féminin depuis quelques jours au lycée.

Les un et les autres n’en reviennent pas. "Nous sommes dépassés par ce phénomène qui a débuté comme un jeu ici au lycée, il y a bientôt une semaine. Au début, on ne voyait pas les choses aussi graves, jusqu’à mercredi dernier où on n’a vu des enfants tomber à répétition, dans les salles de classe, dans la cour et même dans les quartiers ", nous explique l’un des trois censeurs de ce lycée. Ce dernier a requis l’anonymat. Une situation qui a mis tout le village en alerte. C’est sans attendre un quelconque secours, les parents ont débarqué au lycée, mercredi dernier autour de 9heures, certains armés de gourdins, pour extirper leurs progénitures des salles de classe. " Nous ne laisserons nos enfants rentrer à l’école, que si nous avons une explication juste et sincère de cette situation. Surtout que nous ignorons la provenance de tout ça dans notre village ", remarque un parent rencontré dans la cour du lycée de Bangoua. C’est ce qui explique le débrayage observé par les élèves, hier jeudi. Au moment où les cours se poursuivent sereinement au Cetic ou au collège Evangélique de Bangoua.

Crise
Une situation qui n’a nécessité le déploiement des autorités administratives, traditionnelles et religieuses. C’est ainsi que le Préfet du Ndé, Godlive Mboké Ntua, a conduit toute une délégation ce même jeudi. Il y avait à ses cotés le délégué régional du Minesec à l’Ouest et le chef supérieur Bangoua. Ils se sont rendus au chevet des élèves hospitalisés au centre hospitalier Evangélique de Bangoua. Ils ont par ailleurs tenu une réunion de crise, afin de trouver des voies et moyens pour faire revenir la confiance et sérénité au sein des populations. Au centre hospitalier, les parents sont inconsolables. Sept jeunes filles en sont victimes : Claudine Teche Tchatchouang, (18 ans), Franck Nelly Nankoua (18 ans), Michèle Irène Bolo (18 ans), élèves en classe de troisième y sont internées depuis le 25 février 2009.

Tout comme Judith Kegne (20 ans), élève en classe de 1ère Espagnol, suit des soins intensifs sous la coordination du Dr Ruth Nana Ngongang, qui ne peut malheureusement pas expliquer scientifiquement ce phénomène qui arrive simultanément : " Je ne peux pas donner une explication formelle à tout ce phénomène. Ce que je peux dire, c’est que les enfants arrivent dans un état d’agitation, inconscients, avec des mouvements qu’on ne peut facilement décrire ", précise-t-il. Il ajoute : " Après des examens, on remarque chez la plupart, des hypocalcémies, chez certains des asthmatiques et qui parfois n’avaient pas encore manifesté des troubles. La fréquence des crises s’accentue et parfois, arrive aux patientes au même moment ".

Le préfet attire l’attention des partenaires sociaux quant à la dramatisation qui peut entourer le phénomène actuellement vécu à Bangoua : " Ce que nous essayons de faire, c’est de pouvoir remettre la population en confiance tout en lui expliquant des choses vraies et non coudre des mensonges, qui ne peuvent que embraser la situation. Nous avons vu comment les gens ont jugulé ce phénomène sous d’autres cieux, et ne voulons pas que cette solution de violence se passe ici ", souligne M. Mboké. En attendant ce qui sortira de la grande palabre initiée par les autorités, prévue dès ce matin, tout le monde a fini par avoir peur de tout le monde à Bangoua.

Jérôme Serge Todjom (Stagiaire)

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Bangoua : Des élèves entrent en transe au lycée

Depuis mercredi une psychose règne sur tout ce village situé près de Bangangté.

Jeudi 26 février 2009, il est 9h30. Un silence de cimetière traverse la cour de récréation du lycée de Bangoua, village de l’arrondissement de Bangangté. Trois élèves en tenue de classe commentent devant le bloc administratif, où le censeur numéro un s’affaire à distribuer les convocations pour la tenue de la grande palabre qui aura lieu ce jour, vendredi 27 février, afin d’apporter des éclaircis à tout le village, sur le phénomène de transe que rencontre des élèves, entièrement de sexe féminin depuis quelques jours au lycée.

Les un et les autres n’en reviennent pas. "Nous sommes dépassés par ce phénomène qui a débuté comme un jeu ici au lycée, il y a bientôt une semaine. Au début, on ne voyait pas les choses aussi graves, jusqu’à mercredi dernier où on n’a vu des enfants tomber à répétition, dans les salles de classe, dans la cour et même dans les quartiers ", nous explique l’un des trois censeurs de ce lycée. Ce dernier a requis l’anonymat. Une situation qui a mis tout le village en alerte. C’est sans attendre un quelconque secours, les parents ont débarqué au lycée, mercredi dernier autour de 9heures, certains armés de gourdins, pour extirper leurs progénitures des salles de classe. " Nous ne laisserons nos enfants rentrer à l’école, que si nous avons une explication juste et sincère de cette situation. Surtout que nous ignorons la provenance de tout ça dans notre village ", remarque un parent rencontré dans la cour du lycée de Bangoua. C’est ce qui explique le débrayage observé par les élèves, hier jeudi. Au moment où les cours se poursuivent sereinement au Cetic ou au collège Evangélique de Bangoua.

Crise
Une situation qui n’a nécessité le déploiement des autorités administratives, traditionnelles et religieuses. C’est ainsi que le Préfet du Ndé, Godlive Mboké Ntua, a conduit toute une délégation ce même jeudi. Il y avait à ses cotés le délégué régional du Minesec à l’Ouest et le chef supérieur Bangoua. Ils se sont rendus au chevet des élèves hospitalisés au centre hospitalier Evangélique de Bangoua. Ils ont par ailleurs tenu une réunion de crise, afin de trouver des voies et moyens pour faire revenir la confiance et sérénité au sein des populations. Au centre hospitalier, les parents sont inconsolables. Sept jeunes filles en sont victimes : Claudine Teche Tchatchouang, (18 ans), Franck Nelly Nankoua (18 ans), Michèle Irène Bolo (18 ans), élèves en classe de troisième y sont internées depuis le 25 février 2009.

Tout comme Judith Kegne (20 ans), élève en classe de 1ère Espagnol, suit des soins intensifs sous la coordination du Dr Ruth Nana Ngongang, qui ne peut malheureusement pas expliquer scientifiquement ce phénomène qui arrive simultanément : " Je ne peux pas donner une explication formelle à tout ce phénomène. Ce que je peux dire, c’est que les enfants arrivent dans un état d’agitation, inconscients, avec des mouvements qu’on ne peut facilement décrire ", précise-t-il. Il ajoute : " Après des examens, on remarque chez la plupart, des hypocalcémies, chez certains des asthmatiques et qui parfois n’avaient pas encore manifesté des troubles. La fréquence des crises s’accentue et parfois, arrive aux patientes au même moment ".

Le préfet attire l’attention des partenaires sociaux quant à la dramatisation qui peut entourer le phénomène actuellement vécu à Bangoua : " Ce que nous essayons de faire, c’est de pouvoir remettre la population en confiance tout en lui expliquant des choses vraies et non coudre des mensonges, qui ne peuvent que embraser la situation. Nous avons vu comment les gens ont jugulé ce phénomène sous d’autres cieux, et ne voulons pas que cette solution de violence se passe ici ", souligne M. Mboké. En attendant ce qui sortira de la grande palabre initiée par les autorités, prévue dès ce matin, tout le monde a fini par avoir peur de tout le monde à Bangoua.

Jérôme Serge Todjom (Stagiaire)

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Depuis mercredi une psychose règne sur tout ce village situé près de Bangangté.

Jeudi 26 février 2009, il est 9h30. Un silence de cimetière traverse la cour de récréation du lycée de Bangoua, village de l’arrondissement de Bangangté. Trois élèves en tenue de classe commentent devant le bloc administratif, où le censeur numéro un s’affaire à distribuer les convocations pour la tenue de la grande palabre qui aura lieu ce jour, vendredi 27 février, afin d’apporter des éclaircis à tout le village, sur le phénomène de transe que rencontre des élèves, entièrement de sexe féminin depuis quelques jours au lycée.

Les un et les autres n’en reviennent pas. "Nous sommes dépassés par ce phénomène qui a débuté comme un jeu ici au lycée, il y a bientôt une semaine. Au début, on ne voyait pas les choses aussi graves, jusqu’à mercredi dernier où on n’a vu des enfants tomber à répétition, dans les salles de classe, dans la cour et même dans les quartiers ", nous explique l’un des trois censeurs de ce lycée. Ce dernier a requis l’anonymat. Une situation qui a mis tout le village en alerte. C’est sans attendre un quelconque secours, les parents ont débarqué au lycée, mercredi dernier autour de 9heures, certains armés de gourdins, pour extirper leurs progénitures des salles de classe. " Nous ne laisserons nos enfants rentrer à l’école, que si nous avons une explication juste et sincère de cette situation. Surtout que nous ignorons la provenance de tout ça dans notre village ", remarque un parent rencontré dans la cour du lycée de Bangoua. C’est ce qui explique le débrayage observé par les élèves, hier jeudi. Au moment où les cours se poursuivent sereinement au Cetic ou au collège Evangélique de Bangoua.

Crise
Une situation qui n’a nécessité le déploiement des autorités administratives, traditionnelles et religieuses. C’est ainsi que le Préfet du Ndé, Godlive Mboké Ntua, a conduit toute une délégation ce même jeudi. Il y avait à ses cotés le délégué régional du Minesec à l’Ouest et le chef supérieur Bangoua. Ils se sont rendus au chevet des élèves hospitalisés au centre hospitalier Evangélique de Bangoua. Ils ont par ailleurs tenu une réunion de crise, afin de trouver des voies et moyens pour faire revenir la confiance et sérénité au sein des populations. Au centre hospitalier, les parents sont inconsolables. Sept jeunes filles en sont victimes : Claudine Teche Tchatchouang, (18 ans), Franck Nelly Nankoua (18 ans), Michèle Irène Bolo (18 ans), élèves en classe de troisième y sont internées depuis le 25 février 2009.

Tout comme Judith Kegne (20 ans), élève en classe de 1ère Espagnol, suit des soins intensifs sous la coordination du Dr Ruth Nana Ngongang, qui ne peut malheureusement pas expliquer scientifiquement ce phénomène qui arrive simultanément : " Je ne peux pas donner une explication formelle à tout ce phénomène. Ce que je peux dire, c’est que les enfants arrivent dans un état d’agitation, inconscients, avec des mouvements qu’on ne peut facilement décrire ", précise-t-il. Il ajoute : " Après des examens, on remarque chez la plupart, des hypocalcémies, chez certains des asthmatiques et qui parfois n’avaient pas encore manifesté des troubles. La fréquence des crises s’accentue et parfois, arrive aux patientes au même moment ".

Le préfet attire l’attention des partenaires sociaux quant à la dramatisation qui peut entourer le phénomène actuellement vécu à Bangoua : " Ce que nous essayons de faire, c’est de pouvoir remettre la population en confiance tout en lui expliquant des choses vraies et non coudre des mensonges, qui ne peuvent que embraser la situation. Nous avons vu comment les gens ont jugulé ce phénomène sous d’autres cieux, et ne voulons pas que cette solution de violence se passe ici ", souligne M. Mboké. En attendant ce qui sortira de la grande palabre initiée par les autorités, prévue dès ce matin, tout le monde a fini par avoir peur de tout le monde à Bangoua.

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Depuis mercredi une psychose règne sur tout ce village situé près de Bangangté.

Jeudi 26 février 2009, il est 9h30. Un silence de cimetière traverse la cour de récréation du lycée de Bangoua, village de l’arrondissement de Bangangté. Trois élèves en tenue de classe commentent devant le bloc administratif, où le censeur numéro un s’affaire à distribuer les convocations pour la tenue de la grande palabre qui aura lieu ce jour, vendredi 27 février, afin d’apporter des éclaircis à tout le village, sur le phénomène de transe que rencontre des élèves, entièrement de sexe féminin depuis quelques jours au lycée.

Les un et les autres n’en reviennent pas. "Nous sommes dépassés par ce phénomène qui a débuté comme un jeu ici au lycée, il y a bientôt une semaine. Au début, on ne voyait pas les choses aussi graves, jusqu’à mercredi dernier où on n’a vu des enfants tomber à répétition, dans les salles de classe, dans la cour et même dans les quartiers ", nous explique l’un des trois censeurs de ce lycée. Ce dernier a requis l’anonymat. Une situation qui a mis tout le village en alerte. C’est sans attendre un quelconque secours, les parents ont débarqué au lycée, mercredi dernier autour de 9heures, certains armés de gourdins, pour extirper leurs progénitures des salles de classe. " Nous ne laisserons nos enfants rentrer à l’école, que si nous avons une explication juste et sincère de cette situation. Surtout que nous ignorons la provenance de tout ça dans notre village ", remarque un parent rencontré dans la cour du lycée de Bangoua. C’est ce qui explique le débrayage observé par les élèves, hier jeudi. Au moment où les cours se poursuivent sereinement au Cetic ou au collège Evangélique de Bangoua.

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Une situation qui n’a nécessité le déploiement des autorités administratives, traditionnelles et religieuses. C’est ainsi que le Préfet du Ndé, Godlive Mboké Ntua, a conduit toute une délégation ce même jeudi. Il y avait à ses cotés le délégué régional du Minesec à l’Ouest et le chef supérieur Bangoua. Ils se sont rendus au chevet des élèves hospitalisés au centre hospitalier Evangélique de Bangoua. Ils ont par ailleurs tenu une réunion de crise, afin de trouver des voies et moyens pour faire revenir la confiance et sérénité au sein des populations. Au centre hospitalier, les parents sont inconsolables. Sept jeunes filles en sont victimes : Claudine Teche Tchatchouang, (18 ans), Franck Nelly Nankoua (18 ans), Michèle Irène Bolo (18 ans), élèves en classe de troisième y sont internées depuis le 25 février 2009.

Tout comme Judith Kegne (20 ans), élève en classe de 1ère Espagnol, suit des soins intensifs sous la coordination du Dr Ruth Nana Ngongang, qui ne peut malheureusement pas expliquer scientifiquement ce phénomène qui arrive simultanément : " Je ne peux pas donner une explication formelle à tout ce phénomène. Ce que je peux dire, c’est que les enfants arrivent dans un état d’agitation, inconscients, avec des mouvements qu’on ne peut facilement décrire ", précise-t-il. Il ajoute : " Après des examens, on remarque chez la plupart, des hypocalcémies, chez certains des asthmatiques et qui parfois n’avaient pas encore manifesté des troubles. La fréquence des crises s’accentue et parfois, arrive aux patientes au même moment ".

Le préfet attire l’attention des partenaires sociaux quant à la dramatisation qui peut entourer le phénomène actuellement vécu à Bangoua : " Ce que nous essayons de faire, c’est de pouvoir remettre la population en confiance tout en lui expliquant des choses vraies et non coudre des mensonges, qui ne peuvent que embraser la situation. Nous avons vu comment les gens ont jugulé ce phénomène sous d’autres cieux, et ne voulons pas que cette solution de violence se passe ici ", souligne M. Mboké. En attendant ce qui sortira de la grande palabre initiée par les autorités, prévue dès ce matin, tout le monde a fini par avoir peur de tout le monde à Bangoua.

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Théâtre : Les contes narrés en bibliothèque

Le Fesmoc donne tous les mercredis à Yaoundé un spectacle consacré aux enfants.
Bibi Nicole Nguele (stagiaire) –




La bibliothèque du centre culturel français François Villon de Yaoundé (Ccf) convie les enfants "en bas âges" cet après-midi, comme c’est le cas depuis le début des vacances scolaires à un spectacle de contes. " Pour cette année, on a déjà une vingtaine de conteurs qui sont intervenus ", a confié Léonard Logmo, directeur du "festival moments contes-patrimoine" (Fesmoc). Il s’agit notamment, pour ce programme qui court jusqu’en octobre prochain, des Français, Péruviens, Centrafricains, Congolais, Ivoiriens et Tchadiens. Ils proposent une variété d’histoires. Mais, cette année spécialement, le centre culturel français souhaité " qu’on vienne animer dans leur médiathèque dans le but de créer une animation permanente en bibliothèque et de susciter davantage par la suite de nombreuses adhésions des enfants en bas âge ", a expliqué Léonard Logmo.

La valeur pédagogique du programme "contes en bibliothèque", selon les animateurs, a pour enjeu majeur de promouvoir et de vulgariser le conte comme expression artistique contemporaine pouvant servir à l’animation en bibliothèque et promouvoir la culture du livre et la lecture. Ce programme développe aussi les échanges permanents entre les bibliothécaires à travers le mécanisme d’animation. " Ce programme s’intègre également dans le genre littéraire et de spectacle vivant. Le projet accorde un intérêt particulier à la suite de l’oralité et la préservation, comme l’identité culturelle de nos peuples ", selon Léonard Logmo.

Les contes en bibliothèque permettent aussi aux artistes de développer leur énergie créatrice en matière d’animation de structure socio éducative telles que les bibliothèques en puissance dans le creuset de nos langues, nos mœurs, nos traditions et nos coutumes. En plus des sites des bibliothèques, le directeur du festival " les moments contes patrimoine " trouve le nouveau programme en bibliothèque moins lourd. Ce programme lui permettra de mieux organiser et de préparer le festmoc prévu chaque année.

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