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Au tribunal : Bamkoui n’a pas « assassiné » Mapouro

Le tribunal militaire de Yaoundé a rejeté hier la demande de requalification des faits formulée par la famille du policier tué.

Le tribunal militaire de Yaoundé a reporté au 08 avril prochain la suite du jugement du chef d’escadron Emile Joël Bamkoui, accusé du meurtre de l’inspecteur de police Hervé Mapouro tué dans la nuit du 13 au 14 novembre 2008 par le gendarme qui l’avait retrouvé couché dans une chambre de sa résidence en compagnie de son épouse Danielle Bamkoui. Après avoir déclaré coupable de meurtre M. Bamkoui, le tribunal a sollicité de la partie civile qu’elle exprime sa demande en dommages intérêts. Les juges ont aussi souligné qu’il n’était pas possible de qualifier d’assassinat les faits bien que la partie civile a tenté de démontrer que M. Bamkoui avait monté un plan pour attirer le défunt dans un piège.

Pour les avocats de la famille de Hervé Mapouro cependant, il n’était pas question de parler d’argent en ce moment-là. Ils ont en effet requis et obtenu des juges qu’il leur soit permis de formuler par écrit la demande en dommages intérêts. Comme pour couper la poire en deux, le tribunal a donc accepté de suspendre la suite du procès jusqu’au 08 avril. Peu avant cette décision, les avocats de la partie civile avaient en effet réclamé que la " cause soit remise " afin de leur permettre de faire appel de la décision du tribunal qui rejetait leur demande de requalification de l’accusation en assassinat en lieu et place du meurtre.

Le tribunal militaire de Yaoundé n’a pas répondu à cette autre demande de manière formelle. Mais en choisissant de déclarer coupable Emile Bamkoui et d’entendre les prétentions en dommages intérêts de la partie civile les juges ont implicitement rejeté cette requête. C’est dire si l’heure qui s’est écoulée entre les prises de parole des avocats et du ministère public n’a pas semblé utile pour faire valoir les arguments des parties. Pour les avocats de la famille de Hervé Mapouro, il était en effet important de leur permettre de se concerter avec leurs clients afin de remodeler leur stratégie et évaluer différemment le préjudice qui pourrait découler du refus du tribunal de requalifier l’accusation, au regard de la venue au monde d’un enfant né le 9 mars de la fiancé du défunt, deux jours avant la dernière audience.

D’après Me Tchamo, la loi ouvrait cette possibilité à la famille de la victime de faire appel autant que la morale. A l’opposé de la défense, les avocats de la partie civile ont fait observer que : " Ce que l’accusation demande de faire, c’est d’empêcher que des voies de recours soient exercées. " Pour Me Memong, avocat d’Emile Bamkoui, le juge ne pouvait accepter de suspendre son action afin qu’une décision qu’il vient de rendre, en l’occurrence le rejet de la demande de requalification de l’accusation de meurtre en assassinat, soit contestée.
Quoiqu’il en soit, en acceptant de plaider coupable, l’accusé Emile Joël Bamkoui qui a confirmé son choix hier devant le tribunal a fait accélérer ce procès où la quinzaine de témoins ne devraient plus, vraisemblablement, être entendus. Ce qui aurait peut-être permis aux avocats de la partie civile de démontrer que les faits, tels qu’ils ont été relatés et qualifiés durant l’enquête de police et devant le juge d’instruction, seraient inexacts et cacheraient un plan machiavélique de M. et Mme Bamkoui ainsi que du cousin de la victime le gendarme Mathurin Ngouh.

D’après eux, Emile Joël Bamkoui aurait fait venir la victime à son bureau le matin du meurtre afin de l’identifier, en usant d’un prétexte : Mathurin Ngouh aurait dit à Hervé Mapouro de s’y rendre afin d’y recevoir de l’argent pour acheter des alcools détaxés dans une boutique de l’aéroport de Douala où la victime travaillait avec Mme Bamkoui. Plus tard, cette dernière a ramené les whiskies posés provisoirement dans sa voiture chez elle, où le jeune policier de 33 ans devait les récupérer avant de retourner chez lui. Mais sur place et contrairement à la thèse de la partie civile, Hervé Mapouro aurait très bien pu récupérer son bien et s’en retourner chez lui, loin de la demeure de son " amante depuis deux ans ", a finalement jugé le tribunal. Emile Bamkoui ne se fondera-t-il pas sur ce témoignage fait par son épouse durant les enquêtes et les blessures que lui aurait causées d’une attaque du défunt découvert dans une posture insolite, pour dire qu’il doit bénéficier de circonstances atténuantes ?

Jean Baptiste Ketchateng

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Au tribunal : Bamkoui n’a pas « assassiné » Mapouro

Le tribunal militaire de Yaoundé a rejeté hier la demande de requalification des faits formulée par la famille du policier tué.

Le tribunal militaire de Yaoundé a reporté au 08 avril prochain la suite du jugement du chef d’escadron Emile Joël Bamkoui, accusé du meurtre de l’inspecteur de police Hervé Mapouro tué dans la nuit du 13 au 14 novembre 2008 par le gendarme qui l’avait retrouvé couché dans une chambre de sa résidence en compagnie de son épouse Danielle Bamkoui. Après avoir déclaré coupable de meurtre M. Bamkoui, le tribunal a sollicité de la partie civile qu’elle exprime sa demande en dommages intérêts. Les juges ont aussi souligné qu’il n’était pas possible de qualifier d’assassinat les faits bien que la partie civile a tenté de démontrer que M. Bamkoui avait monté un plan pour attirer le défunt dans un piège.

Pour les avocats de la famille de Hervé Mapouro cependant, il n’était pas question de parler d’argent en ce moment-là. Ils ont en effet requis et obtenu des juges qu’il leur soit permis de formuler par écrit la demande en dommages intérêts. Comme pour couper la poire en deux, le tribunal a donc accepté de suspendre la suite du procès jusqu’au 08 avril. Peu avant cette décision, les avocats de la partie civile avaient en effet réclamé que la " cause soit remise " afin de leur permettre de faire appel de la décision du tribunal qui rejetait leur demande de requalification de l’accusation en assassinat en lieu et place du meurtre.

Le tribunal militaire de Yaoundé n’a pas répondu à cette autre demande de manière formelle. Mais en choisissant de déclarer coupable Emile Bamkoui et d’entendre les prétentions en dommages intérêts de la partie civile les juges ont implicitement rejeté cette requête. C’est dire si l’heure qui s’est écoulée entre les prises de parole des avocats et du ministère public n’a pas semblé utile pour faire valoir les arguments des parties. Pour les avocats de la famille de Hervé Mapouro, il était en effet important de leur permettre de se concerter avec leurs clients afin de remodeler leur stratégie et évaluer différemment le préjudice qui pourrait découler du refus du tribunal de requalifier l’accusation, au regard de la venue au monde d’un enfant né le 9 mars de la fiancé du défunt, deux jours avant la dernière audience.

D’après Me Tchamo, la loi ouvrait cette possibilité à la famille de la victime de faire appel autant que la morale. A l’opposé de la défense, les avocats de la partie civile ont fait observer que : " Ce que l’accusation demande de faire, c’est d’empêcher que des voies de recours soient exercées. " Pour Me Memong, avocat d’Emile Bamkoui, le juge ne pouvait accepter de suspendre son action afin qu’une décision qu’il vient de rendre, en l’occurrence le rejet de la demande de requalification de l’accusation de meurtre en assassinat, soit contestée.
Quoiqu’il en soit, en acceptant de plaider coupable, l’accusé Emile Joël Bamkoui qui a confirmé son choix hier devant le tribunal a fait accélérer ce procès où la quinzaine de témoins ne devraient plus, vraisemblablement, être entendus. Ce qui aurait peut-être permis aux avocats de la partie civile de démontrer que les faits, tels qu’ils ont été relatés et qualifiés durant l’enquête de police et devant le juge d’instruction, seraient inexacts et cacheraient un plan machiavélique de M. et Mme Bamkoui ainsi que du cousin de la victime le gendarme Mathurin Ngouh.

D’après eux, Emile Joël Bamkoui aurait fait venir la victime à son bureau le matin du meurtre afin de l’identifier, en usant d’un prétexte : Mathurin Ngouh aurait dit à Hervé Mapouro de s’y rendre afin d’y recevoir de l’argent pour acheter des alcools détaxés dans une boutique de l’aéroport de Douala où la victime travaillait avec Mme Bamkoui. Plus tard, cette dernière a ramené les whiskies posés provisoirement dans sa voiture chez elle, où le jeune policier de 33 ans devait les récupérer avant de retourner chez lui. Mais sur place et contrairement à la thèse de la partie civile, Hervé Mapouro aurait très bien pu récupérer son bien et s’en retourner chez lui, loin de la demeure de son " amante depuis deux ans ", a finalement jugé le tribunal. Emile Bamkoui ne se fondera-t-il pas sur ce témoignage fait par son épouse durant les enquêtes et les blessures que lui aurait causées d’une attaque du défunt découvert dans une posture insolite, pour dire qu’il doit bénéficier de circonstances atténuantes ?

Jean Baptiste Ketchateng

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Le tribunal militaire de Yaoundé a rejeté hier la demande de requalification des faits formulée par la famille du policier tué.

Le tribunal militaire de Yaoundé a reporté au 08 avril prochain la suite du jugement du chef d’escadron Emile Joël Bamkoui, accusé du meurtre de l’inspecteur de police Hervé Mapouro tué dans la nuit du 13 au 14 novembre 2008 par le gendarme qui l’avait retrouvé couché dans une chambre de sa résidence en compagnie de son épouse Danielle Bamkoui. Après avoir déclaré coupable de meurtre M. Bamkoui, le tribunal a sollicité de la partie civile qu’elle exprime sa demande en dommages intérêts. Les juges ont aussi souligné qu’il n’était pas possible de qualifier d’assassinat les faits bien que la partie civile a tenté de démontrer que M. Bamkoui avait monté un plan pour attirer le défunt dans un piège.

Pour les avocats de la famille de Hervé Mapouro cependant, il n’était pas question de parler d’argent en ce moment-là. Ils ont en effet requis et obtenu des juges qu’il leur soit permis de formuler par écrit la demande en dommages intérêts. Comme pour couper la poire en deux, le tribunal a donc accepté de suspendre la suite du procès jusqu’au 08 avril. Peu avant cette décision, les avocats de la partie civile avaient en effet réclamé que la " cause soit remise " afin de leur permettre de faire appel de la décision du tribunal qui rejetait leur demande de requalification de l’accusation en assassinat en lieu et place du meurtre.

Le tribunal militaire de Yaoundé n’a pas répondu à cette autre demande de manière formelle. Mais en choisissant de déclarer coupable Emile Bamkoui et d’entendre les prétentions en dommages intérêts de la partie civile les juges ont implicitement rejeté cette requête. C’est dire si l’heure qui s’est écoulée entre les prises de parole des avocats et du ministère public n’a pas semblé utile pour faire valoir les arguments des parties. Pour les avocats de la famille de Hervé Mapouro, il était en effet important de leur permettre de se concerter avec leurs clients afin de remodeler leur stratégie et évaluer différemment le préjudice qui pourrait découler du refus du tribunal de requalifier l’accusation, au regard de la venue au monde d’un enfant né le 9 mars de la fiancé du défunt, deux jours avant la dernière audience.

D’après Me Tchamo, la loi ouvrait cette possibilité à la famille de la victime de faire appel autant que la morale. A l’opposé de la défense, les avocats de la partie civile ont fait observer que : " Ce que l’accusation demande de faire, c’est d’empêcher que des voies de recours soient exercées. " Pour Me Memong, avocat d’Emile Bamkoui, le juge ne pouvait accepter de suspendre son action afin qu’une décision qu’il vient de rendre, en l’occurrence le rejet de la demande de requalification de l’accusation de meurtre en assassinat, soit contestée.
Quoiqu’il en soit, en acceptant de plaider coupable, l’accusé Emile Joël Bamkoui qui a confirmé son choix hier devant le tribunal a fait accélérer ce procès où la quinzaine de témoins ne devraient plus, vraisemblablement, être entendus. Ce qui aurait peut-être permis aux avocats de la partie civile de démontrer que les faits, tels qu’ils ont été relatés et qualifiés durant l’enquête de police et devant le juge d’instruction, seraient inexacts et cacheraient un plan machiavélique de M. et Mme Bamkoui ainsi que du cousin de la victime le gendarme Mathurin Ngouh.

D’après eux, Emile Joël Bamkoui aurait fait venir la victime à son bureau le matin du meurtre afin de l’identifier, en usant d’un prétexte : Mathurin Ngouh aurait dit à Hervé Mapouro de s’y rendre afin d’y recevoir de l’argent pour acheter des alcools détaxés dans une boutique de l’aéroport de Douala où la victime travaillait avec Mme Bamkoui. Plus tard, cette dernière a ramené les whiskies posés provisoirement dans sa voiture chez elle, où le jeune policier de 33 ans devait les récupérer avant de retourner chez lui. Mais sur place et contrairement à la thèse de la partie civile, Hervé Mapouro aurait très bien pu récupérer son bien et s’en retourner chez lui, loin de la demeure de son " amante depuis deux ans ", a finalement jugé le tribunal. Emile Bamkoui ne se fondera-t-il pas sur ce témoignage fait par son épouse durant les enquêtes et les blessures que lui aurait causées d’une attaque du défunt découvert dans une posture insolite, pour dire qu’il doit bénéficier de circonstances atténuantes ?

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Le tribunal militaire de Yaoundé a rejeté hier la demande de requalification des faits formulée par la famille du policier tué.

Le tribunal militaire de Yaoundé a reporté au 08 avril prochain la suite du jugement du chef d’escadron Emile Joël Bamkoui, accusé du meurtre de l’inspecteur de police Hervé Mapouro tué dans la nuit du 13 au 14 novembre 2008 par le gendarme qui l’avait retrouvé couché dans une chambre de sa résidence en compagnie de son épouse Danielle Bamkoui. Après avoir déclaré coupable de meurtre M. Bamkoui, le tribunal a sollicité de la partie civile qu’elle exprime sa demande en dommages intérêts. Les juges ont aussi souligné qu’il n’était pas possible de qualifier d’assassinat les faits bien que la partie civile a tenté de démontrer que M. Bamkoui avait monté un plan pour attirer le défunt dans un piège.

Pour les avocats de la famille de Hervé Mapouro cependant, il n’était pas question de parler d’argent en ce moment-là. Ils ont en effet requis et obtenu des juges qu’il leur soit permis de formuler par écrit la demande en dommages intérêts. Comme pour couper la poire en deux, le tribunal a donc accepté de suspendre la suite du procès jusqu’au 08 avril. Peu avant cette décision, les avocats de la partie civile avaient en effet réclamé que la " cause soit remise " afin de leur permettre de faire appel de la décision du tribunal qui rejetait leur demande de requalification de l’accusation en assassinat en lieu et place du meurtre.

Le tribunal militaire de Yaoundé n’a pas répondu à cette autre demande de manière formelle. Mais en choisissant de déclarer coupable Emile Bamkoui et d’entendre les prétentions en dommages intérêts de la partie civile les juges ont implicitement rejeté cette requête. C’est dire si l’heure qui s’est écoulée entre les prises de parole des avocats et du ministère public n’a pas semblé utile pour faire valoir les arguments des parties. Pour les avocats de la famille de Hervé Mapouro, il était en effet important de leur permettre de se concerter avec leurs clients afin de remodeler leur stratégie et évaluer différemment le préjudice qui pourrait découler du refus du tribunal de requalifier l’accusation, au regard de la venue au monde d’un enfant né le 9 mars de la fiancé du défunt, deux jours avant la dernière audience.

D’après Me Tchamo, la loi ouvrait cette possibilité à la famille de la victime de faire appel autant que la morale. A l’opposé de la défense, les avocats de la partie civile ont fait observer que : " Ce que l’accusation demande de faire, c’est d’empêcher que des voies de recours soient exercées. " Pour Me Memong, avocat d’Emile Bamkoui, le juge ne pouvait accepter de suspendre son action afin qu’une décision qu’il vient de rendre, en l’occurrence le rejet de la demande de requalification de l’accusation de meurtre en assassinat, soit contestée.
Quoiqu’il en soit, en acceptant de plaider coupable, l’accusé Emile Joël Bamkoui qui a confirmé son choix hier devant le tribunal a fait accélérer ce procès où la quinzaine de témoins ne devraient plus, vraisemblablement, être entendus. Ce qui aurait peut-être permis aux avocats de la partie civile de démontrer que les faits, tels qu’ils ont été relatés et qualifiés durant l’enquête de police et devant le juge d’instruction, seraient inexacts et cacheraient un plan machiavélique de M. et Mme Bamkoui ainsi que du cousin de la victime le gendarme Mathurin Ngouh.

D’après eux, Emile Joël Bamkoui aurait fait venir la victime à son bureau le matin du meurtre afin de l’identifier, en usant d’un prétexte : Mathurin Ngouh aurait dit à Hervé Mapouro de s’y rendre afin d’y recevoir de l’argent pour acheter des alcools détaxés dans une boutique de l’aéroport de Douala où la victime travaillait avec Mme Bamkoui. Plus tard, cette dernière a ramené les whiskies posés provisoirement dans sa voiture chez elle, où le jeune policier de 33 ans devait les récupérer avant de retourner chez lui. Mais sur place et contrairement à la thèse de la partie civile, Hervé Mapouro aurait très bien pu récupérer son bien et s’en retourner chez lui, loin de la demeure de son " amante depuis deux ans ", a finalement jugé le tribunal. Emile Bamkoui ne se fondera-t-il pas sur ce témoignage fait par son épouse durant les enquêtes et les blessures que lui aurait causées d’une attaque du défunt découvert dans une posture insolite, pour dire qu’il doit bénéficier de circonstances atténuantes ?

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Lancement à Lomé du documentaire « Epé-Ekpé ou la prise de la pierre sacrée »

Le réalisateur togolais Zavier Balouki a lancé son film documentaire « Epé-Ekpé ou la prise de la pierre sacrée », l’une des cérémonies des plus importantes de toute l’Afrique de l’Ouest que célèbrent le peuple Guin du sud du Togo depuis bientôt 346 ans, a constaté APA. –

APA-Lomé (Togo)

"Epé-Ekpé" raconte les rituels et les mythes qui tournent autour de la prise de la pierre sacrée. Encore appelée "kpessosso", elle marque le début du nouvel an chez les Guins. Son cadre est Gbatchoumé, forêt sacrée située à mi-parcours entre Glidji et Aného (45 Km à l’Est de Lomé).

La cérémonie est quasi publique, mais l’accès à la forêt est réservé exclusivement aux adeptes et initiés. La nouvelle pierre sacrée donne des prévisions et oriente l’année à venir. Sa couleur indique son message. Avec la bleue par exemple, le message des dieux est mitigé, avec la rouge c’est l’expression de la colère des dieux, et la blanche symbolise la paix et le bonheur.

« Il n’y a pas de film sur nos fêtes. Ce film documentaire a pour but de garder les traces de nos pratiques traditionnelles, et la faire découvrir à la diaspora », explique son réalisateur, Zavier Akiza Balouki, qui avoue avoir « travaillé pendant quatre ans dans des conditions peu confortables ».

« C’est la première fois que nous n’avons pas à faire à des ethnologues étrangers; mais à un Togolais qui a fait un travail remarquable, et apprécié par le peuple auquel ledit travail est destiné », a estimé Cornélius Aidam, Ministre de la culture.

Et au réalisateur de renchérir : « Nous voulons faire du professionnalisme, un film qui respecte les normes standards, et qui puisse être accepté par tous ».

"Epé-Ekpé ou la prise de la pierre sacrée" est projeté devant quelques personnalités du monde culturel et artistique togolais regroupant le Ministre de la culture, des prêtes vodou, des chefs traditionnels, des spécialistes du cinéma et des journalistes. Ceux-ci ont relevé quelques insuffisances que le réalisateur a promis prendre en compte pour le produit final.

« Dès la semaine prochaine, nous allons retourner à Aného pour tourner d’autres scènes, afin de combler l’attente des cinéphiles », a dit Zavier Balouki, très ouvert aux apports des uns et des autres.

Financé à près de 8 millions de francs cfa (soit 12 500 euros environ), ce film de 52 minutes est le premier d’une trilogie qui a reçu l’appui de la coopération française.

Agé de 33 ans, Zavier Balouki a été formé au Centre Africain de Production Audiovisuelle (CAPA) de Yaoundé au Cameroun. Il a déjà réalisé plusieurs documentaires dont « Campagne de consultations foraine » et « Lomé a son carnaval ».

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