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Dérive sécuritaire

On a beaucoup glosé sur cet événement du 06 avril qui a marqué un tournant dans la fonction présidentielle de Paul Biya (lire par ailleurs l’éditorial en page 3). Mais l’autre chose qui est évidente à mesure que passe le temps, c’est que ce coup d’Etat manqué a provoqué, ou a entraîné (c’est selon) l’intrusion de la violence dans la lutte politique au Cameroun, même si d’autres parlent du retour d’une méthode que des formations politiques, à leur manière, avaient déjà expérimenté dans le cadre de la lutte pour l’indépendance du pays. Mais la violence dont il est question ici allait être la mise au service d’un pouvoir des forces supposées protéger la République et ses citoyens. A partir de cet instant, la présence militaire n’allait plus jamais reculer, les responsables de l’armée ayant sans doute compris le profit qu’ils pouvaient d’une situation qu’ils venaient de renverser au bénéfice de quelqu’un qui leur devrait désormais tout.

Chaque fois tirer qu’il y avait une situation qui s’apparentait à une menace pour la stabilité des institutions, le pouvoir avait inévitablement recours à l’armée qui ne se privait pas de méthodes poétiques pour ramener le calme. Que ce soit lors des villes mortes, notamment à Douala et à Bamenda, lors de la mise sur pied du commandement opérationnel à la fin des années 90 ou encore dans les actions organisées par le Bataillon d’intervention rapide (Bir), le pouvoir avait compris quel souffle et quel secours il pouvait avoir de l’armée. Et ce n’est pas un hasard si, jusqu’à ce jour, le chef de l’Etat a toujours traité de la question de l’armée avec une réserve particulière. Les généraux, sans doute pour services rendus, ne sont jamais allés en retraite, quand bien même leurs camarades de promotions des autres pays se sont retirés de l’activité depuis plus de dix ans.

Et ce n’est pas non plus un hasard si, au quelques années après ces tristes événements, l’organigramme du gouvernement a changé, le ministère en charge de la Défense devenant désormais directement rattaché à la présidence de la République, au même titre que la structure gérant la police nationale et celle s’occupant des renseignements généraux à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
L’un des signes distinctifs de cette dérive sécuritaire reste à ce jour la surpuissance de la garde présidentielle (celle-là même qui a remplacé la garde républicaine, autrefois rattachée directement au secrétariat d’Etat à la Défense), qui peut tout se permettre, assurée de son impunité et des moyens colossaux (financiers et matériels) mis à sa disposition pour dissuader le commun des mortels et indiquer clairement que ceux qui ont en charge la sécurité directe du président de la République peuvent se mettre au-dessus des lois de la République. Cela aura été aussi l’une des grandes leçons de l’après coup d’Etat manqué.

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On a beaucoup glosé sur cet événement du 06 avril qui a marqué un tournant dans la fonction présidentielle de Paul Biya (lire par ailleurs l’éditorial en page 3). Mais l’autre chose qui est évidente à mesure que passe le temps, c’est que ce coup d’Etat manqué a provoqué, ou a entraîné (c’est selon) l’intrusion de la violence dans la lutte politique au Cameroun, même si d’autres parlent du retour d’une méthode que des formations politiques, à leur manière, avaient déjà expérimenté dans le cadre de la lutte pour l’indépendance du pays. Mais la violence dont il est question ici allait être la mise au service d’un pouvoir des forces supposées protéger la République et ses citoyens. A partir de cet instant, la présence militaire n’allait plus jamais reculer, les responsables de l’armée ayant sans doute compris le profit qu’ils pouvaient d’une situation qu’ils venaient de renverser au bénéfice de quelqu’un qui leur devrait désormais tout.

Chaque fois tirer qu’il y avait une situation qui s’apparentait à une menace pour la stabilité des institutions, le pouvoir avait inévitablement recours à l’armée qui ne se privait pas de méthodes poétiques pour ramener le calme. Que ce soit lors des villes mortes, notamment à Douala et à Bamenda, lors de la mise sur pied du commandement opérationnel à la fin des années 90 ou encore dans les actions organisées par le Bataillon d’intervention rapide (Bir), le pouvoir avait compris quel souffle et quel secours il pouvait avoir de l’armée. Et ce n’est pas un hasard si, jusqu’à ce jour, le chef de l’Etat a toujours traité de la question de l’armée avec une réserve particulière. Les généraux, sans doute pour services rendus, ne sont jamais allés en retraite, quand bien même leurs camarades de promotions des autres pays se sont retirés de l’activité depuis plus de dix ans.

Et ce n’est pas non plus un hasard si, au quelques années après ces tristes événements, l’organigramme du gouvernement a changé, le ministère en charge de la Défense devenant désormais directement rattaché à la présidence de la République, au même titre que la structure gérant la police nationale et celle s’occupant des renseignements généraux à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
L’un des signes distinctifs de cette dérive sécuritaire reste à ce jour la surpuissance de la garde présidentielle (celle-là même qui a remplacé la garde républicaine, autrefois rattachée directement au secrétariat d’Etat à la Défense), qui peut tout se permettre, assurée de son impunité et des moyens colossaux (financiers et matériels) mis à sa disposition pour dissuader le commun des mortels et indiquer clairement que ceux qui ont en charge la sécurité directe du président de la République peuvent se mettre au-dessus des lois de la République. Cela aura été aussi l’une des grandes leçons de l’après coup d’Etat manqué.

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On a beaucoup glosé sur cet événement du 06 avril qui a marqué un tournant dans la fonction présidentielle de Paul Biya (lire par ailleurs l’éditorial en page 3). Mais l’autre chose qui est évidente à mesure que passe le temps, c’est que ce coup d’Etat manqué a provoqué, ou a entraîné (c’est selon) l’intrusion de la violence dans la lutte politique au Cameroun, même si d’autres parlent du retour d’une méthode que des formations politiques, à leur manière, avaient déjà expérimenté dans le cadre de la lutte pour l’indépendance du pays. Mais la violence dont il est question ici allait être la mise au service d’un pouvoir des forces supposées protéger la République et ses citoyens. A partir de cet instant, la présence militaire n’allait plus jamais reculer, les responsables de l’armée ayant sans doute compris le profit qu’ils pouvaient d’une situation qu’ils venaient de renverser au bénéfice de quelqu’un qui leur devrait désormais tout.

Chaque fois tirer qu’il y avait une situation qui s’apparentait à une menace pour la stabilité des institutions, le pouvoir avait inévitablement recours à l’armée qui ne se privait pas de méthodes poétiques pour ramener le calme. Que ce soit lors des villes mortes, notamment à Douala et à Bamenda, lors de la mise sur pied du commandement opérationnel à la fin des années 90 ou encore dans les actions organisées par le Bataillon d’intervention rapide (Bir), le pouvoir avait compris quel souffle et quel secours il pouvait avoir de l’armée. Et ce n’est pas un hasard si, jusqu’à ce jour, le chef de l’Etat a toujours traité de la question de l’armée avec une réserve particulière. Les généraux, sans doute pour services rendus, ne sont jamais allés en retraite, quand bien même leurs camarades de promotions des autres pays se sont retirés de l’activité depuis plus de dix ans.

Et ce n’est pas non plus un hasard si, au quelques années après ces tristes événements, l’organigramme du gouvernement a changé, le ministère en charge de la Défense devenant désormais directement rattaché à la présidence de la République, au même titre que la structure gérant la police nationale et celle s’occupant des renseignements généraux à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
L’un des signes distinctifs de cette dérive sécuritaire reste à ce jour la surpuissance de la garde présidentielle (celle-là même qui a remplacé la garde républicaine, autrefois rattachée directement au secrétariat d’Etat à la Défense), qui peut tout se permettre, assurée de son impunité et des moyens colossaux (financiers et matériels) mis à sa disposition pour dissuader le commun des mortels et indiquer clairement que ceux qui ont en charge la sécurité directe du président de la République peuvent se mettre au-dessus des lois de la République. Cela aura été aussi l’une des grandes leçons de l’après coup d’Etat manqué.

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Chaque fois tirer qu’il y avait une situation qui s’apparentait à une menace pour la stabilité des institutions, le pouvoir avait inévitablement recours à l’armée qui ne se privait pas de méthodes poétiques pour ramener le calme. Que ce soit lors des villes mortes, notamment à Douala et à Bamenda, lors de la mise sur pied du commandement opérationnel à la fin des années 90 ou encore dans les actions organisées par le Bataillon d’intervention rapide (Bir), le pouvoir avait compris quel souffle et quel secours il pouvait avoir de l’armée. Et ce n’est pas un hasard si, jusqu’à ce jour, le chef de l’Etat a toujours traité de la question de l’armée avec une réserve particulière. Les généraux, sans doute pour services rendus, ne sont jamais allés en retraite, quand bien même leurs camarades de promotions des autres pays se sont retirés de l’activité depuis plus de dix ans.

Et ce n’est pas non plus un hasard si, au quelques années après ces tristes événements, l’organigramme du gouvernement a changé, le ministère en charge de la Défense devenant désormais directement rattaché à la présidence de la République, au même titre que la structure gérant la police nationale et celle s’occupant des renseignements généraux à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
L’un des signes distinctifs de cette dérive sécuritaire reste à ce jour la surpuissance de la garde présidentielle (celle-là même qui a remplacé la garde républicaine, autrefois rattachée directement au secrétariat d’Etat à la Défense), qui peut tout se permettre, assurée de son impunité et des moyens colossaux (financiers et matériels) mis à sa disposition pour dissuader le commun des mortels et indiquer clairement que ceux qui ont en charge la sécurité directe du président de la République peuvent se mettre au-dessus des lois de la République. Cela aura été aussi l’une des grandes leçons de l’après coup d’Etat manqué.

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Droits de L’Homme et libertés : L’antenne du Littoral installée

La manifestation s’est déroulée jeudi 21 août en présence du président national de la Commission et du gouverneur de la province du Littoral. –

La salle des banquets de la province, à Douala-Bonanjo, était pleine comme un œuf jeudi dernier, 21 août. Le président de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (Cndhl) y a procédé à l’installation officielle des membres de l’antenne du Littoral, en présence des autorités administratives, religieuses, représentants des partis politiques et Ong. Le représentant du délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala (Cud) a ouvert le bal des interventions : “ La cérémonie de ce matin place Douala au centre des préoccupations des droits de l’Homme et des libertés. Mais au-delà, c’est toute la province du Littoral qui est ainsi interpellée. L’antenne qui est installée doit œuvrer pour la sensibilisation au respect des droits de l’Homme et des libertés ”. Puis ce fût le tour du Dr. Chemuta Divine Banda, président de la Cndhl de rappeler le contexte de création, le statut et les missions de cette institution. “ La Commission est une institution d’Etat à vocation indépendante. La cérémonie d’installation des membres et de l’ouverture d’une antenne provinciale à Douala pour le Littoral se situe en droite ligne du programme national de gouvernance. Elle a pour missions la promotion et le respect des droits de l’Homme. ” Il en a profité pour souligner que “ depuis sa création en 2004 par décret présidentiel du 22 juillet, en remplacement de l’ex-Commission des droits de l’Homme, la Commission a mis sur pied un plan d’action qui a été validé par un collège d’experts. Reste la validation politique, qui est attendue dans les prochains mois ”.

Difficultés financières
Dr. Chemuta, en installant solennellement Me Abessolo Etienne, comme président de l’antenne régionale de la Cndhl, et Mme Kokombo Marie Claire au poste de secrétaire régional, leur a redit toute la confiance placée en eux avant de leur souhaiter plein succès. L’antenne régionale du Littoral devait être installée en 2007. Mais des difficultés financières ont contraint au report.
Après cette installation officielle, la Cndhl a invité le public à découvrir ses locaux, un bâtiment remis en état, grâce à la générosité du ministre des Domaines. L’antenne régionale des droits de l’Homme et des libertés pour le Littoral jouxte la direction provinciale de l’administration pénitentiaire, rue Case Tailleurs, à Bali. 

Par Jean-Célestin EDJANGUE

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