Les ateliers organisés par le Mincult au profit de jeunes vacanciers ont pris fin vendredi. –
Une fille de 13 ans jouant de la guitare pour accompagner des airs de « Hotel California » des « Eagles », un garçon d’à peu près le même âge exécutant « Lettre à Elise » de Beethoven. Cette fillette qui sait raconter, devant un public nombreux, des histoires de chez nous généralement distillées au coin du feu, cet autre jeune, dont les dessins ont retenu l’attention du ministre de la Culture, Ama Tutu Muna… La Centrale de lecture publique de Yaoundé a brui d’une ambiance particulière vendredi dernier, à l’occasion de la clôture des ateliers de vacances au cours desquels une trentaine d’enfants ont grimpé sur diverses branches de l’art. Musique, cinéma, chants, conte, etc. Apparemment, l’initiative lancée le 11 août dernier par le Mincult a porté des fruits.
Certes, quelques apprenants avaient déjà eu un contact avec des instruments de musique, par exemple. Mais pour la plupart, c’était la première fois. Une douzaine de jours de pratique et des artistes en herbe ont pu arracher des applaudissements aux adultes présents à la cérémonie, sous le regard embué de fierté de leurs différents encadreurs. D’autres gamins ont montré qu’ils avaient de la voix ou une inclination pour le 7e art. Au-delà des accords, des techniques de chant ou de petites ficelles du métier de cinéaste, les pensionnaires de ces ateliers de vacances ont appris des valeurs : le respect du drapeau, de la devise du Cameroun et de son hymne. La loyauté, la liberté, et bien d’autres concepts que ces jeunes se sont engagés à vulgariser autour d’eux.
Tenant son fils par la main, un des parents présents se dira « très heureux de cette initiative ». Il n’est pas le seul. Blaise Nkene, manager des 11 ateliers organisés pour cette première édition, a souhaité que l’opération se répète et s’étende un peu partout à travers le pays à l’avenir. Son souhait sera-t-il exaucé ? Probablement. Après avoir remercié les parents et les encadreurs, le Mincult a, dans son mot de circonstance, posé la question à l’assistance : « Est-ce qu’on recommence l’année prochaine ? ». Réponse unanime : « Ouiiii !!! ». L’affaire est donc entendue et le rendez-vous pris : « On mettra plus de moyens (…) ça deviendra une tradition », a promis Ama Tutu Muna. Espérons maintenant que les graines de talent découvertes çà et là seront utilement cultivées, et non abandonnées au grenier des souvenirs de vacances.
Alliance NYOBIA