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Gouvernance : Jean Pierre Biyiti bi Essam chez le procureur

Les auditions portent sur la gestion du financement alloué au ministère de la Communication lors de la récente visite du pape au Cameroun.

Le ministre de la Communication (Mincom), Jean-Pierre Biyiti bi Essam a été entendu hier soir chez le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Yaoundé centre administratif. En fait, il déférait à une convocation de la direction de la police judiciaire et, selon nos sources, les échanges ont été conduits par le directeur de la Pj en personne, M Ateba Onguene. L’audition aurait duré autour de 3 heures et le Mincom aurait été “libéré” autour de 22 heures.
Si pour l’instant l’on ignore le contenu des échanges entre le ministre et les enquêteurs de la sous direction des Enquêtes criminelles conduits par leur chef, il ne fait l’ombre d’aucun doute, que l’audition avait trait à une affaire d’actualité relative à la gestion des fonds alloués à son département au cours de la récente visite au Cameroun pape Benoît XVI du 17 au 20 mars 2009. Depuis jeudi 16 avril 2009, certains proches collaborateurs de Jean Pierre Biyiti bi Essam ont été entendus à la Pj dans le cadre d’une affaire de tentative de détournement de fonds publics destinés à certaines actions relatives à la récente visite du pape au Cameroun.

Selon nos sources, certains hauts responsables du département ministeriel dont le directeur des affaires générales, Mme Ndzié née Chantal Bella, ont été également auditionnés ; les directeurs généraux de la Société de presse et d’édition du Cameroun (Sopecam), Marie Claire Nnana, de la Cameroon Telecommunications (Camtel), David Nkoto Emane et de la Cameroon Radio Television (Crtv), Amadou Vamoulke auraient également été reçus par les enquêteurs de la Pj. Approchés, certains de ces chefs d’entreprises d’Etat ont dit, en ce qui les concerne, n’avoir pas été convoqués par la police pour l’instant. Toujours est-il qu’il se dit que la police veut savoir quels sont précisément, les montants qui ont été affectés aux trois récipiendaires sous tutelle du Mincom et ayant reçu des dotations.

Les enquêteurs aimeraient également savoir à quelle fin ces allocations affectées pour faire face à des besoins spécifiques ont été utilisées. D’après certaines indiscrétions, sur un montant global de 770 millions de Fcfa reçus en espèces par ministre de la Communication de son collègue des Finances (alors que précédemment ils étaient partis pour un chéquier du trésor), la Crtv aurait perçu 450 millions de Fcfa, 140 millions à Camtel, 40 à la Sopecam, et 140 millions au ministère gérés par le Mincom pour notamment louer les écrans géants à Libreville, lesquels écrans Iriscom devant servir à la retransmission de la messe pontificale célébrée au Stade Ahmadou Ahidjo. Cette entreprise a été préférée à l’allemande Cl Video Rental Gmbh qui sollicitait 250 millions de Fcfa pour
l’opération.

Décharge
En attendant de dépêcher quelqu’un dans la capitale gabonaise pour de probables vérifications, toujours selon la même source, les 70 millions comme 60 des 70 autres devant servir aux charges (dossier de presse, dîner, centre de presse, Eurovision Hilton, etc.), sont placés dans un compte d’épargne au nom M. Biyiti bi Essam. La somme de130 millions de Fcfa sur laquelle porte cette "affaire de tentative de détournement" aurait été placée dans ce compte en deux temps.
A sa décharge, le ministre de la Communication fait valoir le souci de sécurisation des fonds qui n’ont pu être mis dans un coffre-fort, à la suite d’une demande formulée par le Mincom auprès des responsables de l’agence "Sgbc du Marché" à Yaoundé (comme dans le cas des hôtels), ils n’auront cependant pas autorisé une telle opération. D’où, dit-il, la solution choisie de verser le 26 février et le 10 mars respectivement 60 et 70 millions de Fcfa dans son compte d’épargne de la Sgbc. "Il était prévu que le ministère des Finances mettrait les fonds à la disposition du ministère de la Communication sous forme de chéquier trésor, avec lequel le Chef de Département de la Communication devait ensuite tirer des chèques au bénéfice des différentes entités concernées par la couverture médiatique de la visite papale : Cameroon Tribune, la Crtv, Camtel, et le ministère de la Communication lui-même. La solution du chéquier a fait long feu", indique un proche du ministre de la Communication.

Cette "irrégularité" est signalée à l’Agence nationale d’investigation financière (Anif) par une source interne au ministère de la Communication. C’est ainsi que l’Anif ouvre une enquête dont le rapport, apprend-on, a ensuite été déposé sur le bureau du chef de l’Etat Paul Biya, après des escales chez le procureur de la République et auprès du vice Premier ministre, garde des Sceaux (qui a même reçu le Mincom dans la foulée), et qui a instruit des "auditions sans interpellation" des personnes mises en cause. Jean Pierre Biyiti bi Essam qui invoque la bonne foi, ainsi qu’il l’a fait au cours d’une séance de travail avec ses collaborateurs, il y a quelques jours, souligne par ailleurs qu’il avait bien conscience de la Caisse de dépôts et de consignations logée auprès du Trésor public.

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Les auditions portent sur la gestion du financement alloué au ministère de la Communication lors de la récente visite du pape au Cameroun.

Le ministre de la Communication (Mincom), Jean-Pierre Biyiti bi Essam a été entendu hier soir chez le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Yaoundé centre administratif. En fait, il déférait à une convocation de la direction de la police judiciaire et, selon nos sources, les échanges ont été conduits par le directeur de la Pj en personne, M Ateba Onguene. L’audition aurait duré autour de 3 heures et le Mincom aurait été “libéré” autour de 22 heures.
Si pour l’instant l’on ignore le contenu des échanges entre le ministre et les enquêteurs de la sous direction des Enquêtes criminelles conduits par leur chef, il ne fait l’ombre d’aucun doute, que l’audition avait trait à une affaire d’actualité relative à la gestion des fonds alloués à son département au cours de la récente visite au Cameroun pape Benoît XVI du 17 au 20 mars 2009. Depuis jeudi 16 avril 2009, certains proches collaborateurs de Jean Pierre Biyiti bi Essam ont été entendus à la Pj dans le cadre d’une affaire de tentative de détournement de fonds publics destinés à certaines actions relatives à la récente visite du pape au Cameroun.

Selon nos sources, certains hauts responsables du département ministeriel dont le directeur des affaires générales, Mme Ndzié née Chantal Bella, ont été également auditionnés ; les directeurs généraux de la Société de presse et d’édition du Cameroun (Sopecam), Marie Claire Nnana, de la Cameroon Telecommunications (Camtel), David Nkoto Emane et de la Cameroon Radio Television (Crtv), Amadou Vamoulke auraient également été reçus par les enquêteurs de la Pj. Approchés, certains de ces chefs d’entreprises d’Etat ont dit, en ce qui les concerne, n’avoir pas été convoqués par la police pour l’instant. Toujours est-il qu’il se dit que la police veut savoir quels sont précisément, les montants qui ont été affectés aux trois récipiendaires sous tutelle du Mincom et ayant reçu des dotations.

Les enquêteurs aimeraient également savoir à quelle fin ces allocations affectées pour faire face à des besoins spécifiques ont été utilisées. D’après certaines indiscrétions, sur un montant global de 770 millions de Fcfa reçus en espèces par ministre de la Communication de son collègue des Finances (alors que précédemment ils étaient partis pour un chéquier du trésor), la Crtv aurait perçu 450 millions de Fcfa, 140 millions à Camtel, 40 à la Sopecam, et 140 millions au ministère gérés par le Mincom pour notamment louer les écrans géants à Libreville, lesquels écrans Iriscom devant servir à la retransmission de la messe pontificale célébrée au Stade Ahmadou Ahidjo. Cette entreprise a été préférée à l’allemande Cl Video Rental Gmbh qui sollicitait 250 millions de Fcfa pour
l’opération.

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En attendant de dépêcher quelqu’un dans la capitale gabonaise pour de probables vérifications, toujours selon la même source, les 70 millions comme 60 des 70 autres devant servir aux charges (dossier de presse, dîner, centre de presse, Eurovision Hilton, etc.), sont placés dans un compte d’épargne au nom M. Biyiti bi Essam. La somme de130 millions de Fcfa sur laquelle porte cette "affaire de tentative de détournement" aurait été placée dans ce compte en deux temps.
A sa décharge, le ministre de la Communication fait valoir le souci de sécurisation des fonds qui n’ont pu être mis dans un coffre-fort, à la suite d’une demande formulée par le Mincom auprès des responsables de l’agence "Sgbc du Marché" à Yaoundé (comme dans le cas des hôtels), ils n’auront cependant pas autorisé une telle opération. D’où, dit-il, la solution choisie de verser le 26 février et le 10 mars respectivement 60 et 70 millions de Fcfa dans son compte d’épargne de la Sgbc. "Il était prévu que le ministère des Finances mettrait les fonds à la disposition du ministère de la Communication sous forme de chéquier trésor, avec lequel le Chef de Département de la Communication devait ensuite tirer des chèques au bénéfice des différentes entités concernées par la couverture médiatique de la visite papale : Cameroon Tribune, la Crtv, Camtel, et le ministère de la Communication lui-même. La solution du chéquier a fait long feu", indique un proche du ministre de la Communication.

Cette "irrégularité" est signalée à l’Agence nationale d’investigation financière (Anif) par une source interne au ministère de la Communication. C’est ainsi que l’Anif ouvre une enquête dont le rapport, apprend-on, a ensuite été déposé sur le bureau du chef de l’Etat Paul Biya, après des escales chez le procureur de la République et auprès du vice Premier ministre, garde des Sceaux (qui a même reçu le Mincom dans la foulée), et qui a instruit des "auditions sans interpellation" des personnes mises en cause. Jean Pierre Biyiti bi Essam qui invoque la bonne foi, ainsi qu’il l’a fait au cours d’une séance de travail avec ses collaborateurs, il y a quelques jours, souligne par ailleurs qu’il avait bien conscience de la Caisse de dépôts et de consignations logée auprès du Trésor public.

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Si pour l’instant l’on ignore le contenu des échanges entre le ministre et les enquêteurs de la sous direction des Enquêtes criminelles conduits par leur chef, il ne fait l’ombre d’aucun doute, que l’audition avait trait à une affaire d’actualité relative à la gestion des fonds alloués à son département au cours de la récente visite au Cameroun pape Benoît XVI du 17 au 20 mars 2009. Depuis jeudi 16 avril 2009, certains proches collaborateurs de Jean Pierre Biyiti bi Essam ont été entendus à la Pj dans le cadre d’une affaire de tentative de détournement de fonds publics destinés à certaines actions relatives à la récente visite du pape au Cameroun.

Selon nos sources, certains hauts responsables du département ministeriel dont le directeur des affaires générales, Mme Ndzié née Chantal Bella, ont été également auditionnés ; les directeurs généraux de la Société de presse et d’édition du Cameroun (Sopecam), Marie Claire Nnana, de la Cameroon Telecommunications (Camtel), David Nkoto Emane et de la Cameroon Radio Television (Crtv), Amadou Vamoulke auraient également été reçus par les enquêteurs de la Pj. Approchés, certains de ces chefs d’entreprises d’Etat ont dit, en ce qui les concerne, n’avoir pas été convoqués par la police pour l’instant. Toujours est-il qu’il se dit que la police veut savoir quels sont précisément, les montants qui ont été affectés aux trois récipiendaires sous tutelle du Mincom et ayant reçu des dotations.

Les enquêteurs aimeraient également savoir à quelle fin ces allocations affectées pour faire face à des besoins spécifiques ont été utilisées. D’après certaines indiscrétions, sur un montant global de 770 millions de Fcfa reçus en espèces par ministre de la Communication de son collègue des Finances (alors que précédemment ils étaient partis pour un chéquier du trésor), la Crtv aurait perçu 450 millions de Fcfa, 140 millions à Camtel, 40 à la Sopecam, et 140 millions au ministère gérés par le Mincom pour notamment louer les écrans géants à Libreville, lesquels écrans Iriscom devant servir à la retransmission de la messe pontificale célébrée au Stade Ahmadou Ahidjo. Cette entreprise a été préférée à l’allemande Cl Video Rental Gmbh qui sollicitait 250 millions de Fcfa pour
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En attendant de dépêcher quelqu’un dans la capitale gabonaise pour de probables vérifications, toujours selon la même source, les 70 millions comme 60 des 70 autres devant servir aux charges (dossier de presse, dîner, centre de presse, Eurovision Hilton, etc.), sont placés dans un compte d’épargne au nom M. Biyiti bi Essam. La somme de130 millions de Fcfa sur laquelle porte cette "affaire de tentative de détournement" aurait été placée dans ce compte en deux temps.
A sa décharge, le ministre de la Communication fait valoir le souci de sécurisation des fonds qui n’ont pu être mis dans un coffre-fort, à la suite d’une demande formulée par le Mincom auprès des responsables de l’agence "Sgbc du Marché" à Yaoundé (comme dans le cas des hôtels), ils n’auront cependant pas autorisé une telle opération. D’où, dit-il, la solution choisie de verser le 26 février et le 10 mars respectivement 60 et 70 millions de Fcfa dans son compte d’épargne de la Sgbc. "Il était prévu que le ministère des Finances mettrait les fonds à la disposition du ministère de la Communication sous forme de chéquier trésor, avec lequel le Chef de Département de la Communication devait ensuite tirer des chèques au bénéfice des différentes entités concernées par la couverture médiatique de la visite papale : Cameroon Tribune, la Crtv, Camtel, et le ministère de la Communication lui-même. La solution du chéquier a fait long feu", indique un proche du ministre de la Communication.

Cette "irrégularité" est signalée à l’Agence nationale d’investigation financière (Anif) par une source interne au ministère de la Communication. C’est ainsi que l’Anif ouvre une enquête dont le rapport, apprend-on, a ensuite été déposé sur le bureau du chef de l’Etat Paul Biya, après des escales chez le procureur de la République et auprès du vice Premier ministre, garde des Sceaux (qui a même reçu le Mincom dans la foulée), et qui a instruit des "auditions sans interpellation" des personnes mises en cause. Jean Pierre Biyiti bi Essam qui invoque la bonne foi, ainsi qu’il l’a fait au cours d’une séance de travail avec ses collaborateurs, il y a quelques jours, souligne par ailleurs qu’il avait bien conscience de la Caisse de dépôts et de consignations logée auprès du Trésor public.

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Si pour l’instant l’on ignore le contenu des échanges entre le ministre et les enquêteurs de la sous direction des Enquêtes criminelles conduits par leur chef, il ne fait l’ombre d’aucun doute, que l’audition avait trait à une affaire d’actualité relative à la gestion des fonds alloués à son département au cours de la récente visite au Cameroun pape Benoît XVI du 17 au 20 mars 2009. Depuis jeudi 16 avril 2009, certains proches collaborateurs de Jean Pierre Biyiti bi Essam ont été entendus à la Pj dans le cadre d’une affaire de tentative de détournement de fonds publics destinés à certaines actions relatives à la récente visite du pape au Cameroun.

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A sa décharge, le ministre de la Communication fait valoir le souci de sécurisation des fonds qui n’ont pu être mis dans un coffre-fort, à la suite d’une demande formulée par le Mincom auprès des responsables de l’agence "Sgbc du Marché" à Yaoundé (comme dans le cas des hôtels), ils n’auront cependant pas autorisé une telle opération. D’où, dit-il, la solution choisie de verser le 26 février et le 10 mars respectivement 60 et 70 millions de Fcfa dans son compte d’épargne de la Sgbc. "Il était prévu que le ministère des Finances mettrait les fonds à la disposition du ministère de la Communication sous forme de chéquier trésor, avec lequel le Chef de Département de la Communication devait ensuite tirer des chèques au bénéfice des différentes entités concernées par la couverture médiatique de la visite papale : Cameroon Tribune, la Crtv, Camtel, et le ministère de la Communication lui-même. La solution du chéquier a fait long feu", indique un proche du ministre de la Communication.

Cette "irrégularité" est signalée à l’Agence nationale d’investigation financière (Anif) par une source interne au ministère de la Communication. C’est ainsi que l’Anif ouvre une enquête dont le rapport, apprend-on, a ensuite été déposé sur le bureau du chef de l’Etat Paul Biya, après des escales chez le procureur de la République et auprès du vice Premier ministre, garde des Sceaux (qui a même reçu le Mincom dans la foulée), et qui a instruit des "auditions sans interpellation" des personnes mises en cause. Jean Pierre Biyiti bi Essam qui invoque la bonne foi, ainsi qu’il l’a fait au cours d’une séance de travail avec ses collaborateurs, il y a quelques jours, souligne par ailleurs qu’il avait bien conscience de la Caisse de dépôts et de consignations logée auprès du Trésor public.

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Fenac 2008 : De grosses pointures de l’art camerounais attendues

Une liste a été élaborée après la désignation des membres des différentes commissions.
Dorine Ekwè –




La désignation des membres des différentes commissions à trois mois seulement d’un évènement de cette envergure ne se fait-elle pas en retard? Au ministère de la Culture, on se veut rassurant en affirmant qu’avant la publication des listes des différents présidents de commissions, plusieurs descentes ont été effectuées sur le site choisit pour cette 7ème édition du festival national des arts et de la Culture (Fenac); le stade municipal Yaya Daïrou en l’occurrence. Parallèlement à la désignation des membres de ces commissions, une liste d’artistes susceptibles de prendre part à ce festival a également été élaborée. Ainsi, et pour répondre aux ambitions du ministère de la Culture qui compte mettre un accent particulier sur les spectacles vivants tout en accordant une attention particulière à l’innovation, divers domaines d’expressions culturelles seront explorés.

C’est ainsi que Manu Dibango, Richard Bona, Yannick Noah, Jacques Greg Belobo, Sally Nyollo, André Marie Talla et plusieurs autres sont pressentis pour représenter les artistes camerounais de la diaspora tandis que Lady Ponce, Aï-Jo Mamadou, Rocher Band de Mezesse, Petit Pays, Ben Decca, Mathematik, Geo W. Masso, Sam Fan Thomas, Ate Bazor, Isnebo, Amina Poulo, Garraya sont annoncés comme devant représenter les musiciens locaux à ce festival dont la dernière édition remonte à 2005 à Bafoussam. Pour ce qui est du théâtre, de la danse du cinéma, de la littérature et de la mode, les noms de Seidou Abatcha, Valery Ndongo, Kouokam Nar6, Ayissi Le duc, Melvin Nyankam, Jean Pierre Bekolo, Mbarga Essama, Calixte Beyala, Achille Nzoda, Imane Ayissi sont annoncés. Quels que soient les domaines concernés, l’organisateur de ce festival annoncé pour le 19 décembre prochain à Maroua, souhaite également présenter au public camerounais des artistes au talent certain mais pas toujours connus du public.

Bien qu’à Maroua les populations disent ne pas encore sentir les choses se préparer, on annonce toutefois que l’option choisie par l’organisation dudit festival est de construire des stands aux couleurs locales et de faire ressentir aux populations locales les retombées de ce festival. A ce propos, en fin de semaine dernière, une délégation d’architectes et de responsables du ministère de la Culture ont effectué une descente sur le site pour établir les plans de construction des cases. Lancée en 1991, le Fenac vient remplacer le Festac crée en 1988. Le but de cette biennale est la mise en évidence du riche potentiel culturel et artistique du Cameroun. En 1988, une ouverture a également été prévue avec la présence d’artistes étrangers comme Papa Wemba.

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