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La plus belle fille d’Afrique centrale vient du Gabon

Vanessa Simoste a été élue vendredi à Yaoundé. –

Il est 21 heures lorsque l’impressionnante scène, décorée selon une scénographie bien structurée, se laisse découvrir au public. Les deux écrans géants placés aux abords de la scène laissent apparaître Yves de Mbella, co-président du comité d’organisation de l’élection Miss Afrique centrale, et présentateur de la soirée. Plus loin, Victor Jacobi, président du comité d’organisation de Miss Cedeao et co-président du comité d’organisation de Miss Afrique centrale, discret est assis dans la salle et croise les doigts. La cérémonie de l’élection de Miss Afrique centrale vient en effet d’être lancée. Yves de Mbella a le propos à la fois attrayant, mesuré et chaleureux. En fond sonore, une musique de Papa Wemba rythme les mouvements du présentateur de la soirée.
Après les remerciements, notamment à l’endroit du Messager dont le directeur de publication et directeur général de Free Média Group, Pius Njawe, a personnellement fait le déplacement de Yaoundé pour vivre cet événement, Yves de Mbella laisse la place aux actrices de la soirée. Les miss à la conquête du prestigieux titre de Miss Afrique centrale sont lancées. Elles sont au total quatorze (14) et viennent de la plupart des pays de la sous-région. Le premier tour fait monter sur scène deux vagues de sept (7), vêtues en tissu pagnes. Comme base de compétition pour cette première étape, il y a entre autres la démarche, le sourire, la capacité d’affronter le public à travers une attitude psychologique forte et sereine. Ensuite, les candidats reviennent pour les deuxième et troisième passages toujours en série de sept (7), respectivement en tenues de soirée et en maillots de bain. A ce niveau, le jury présidé par Madame Yvette Ndongo (comprenant entre autres le directeur Marketing de la Société Orange et la présidente de Miss Congo) peut déjà se faire une première idée. C’est ainsi que neuf (9) candidates sont éliminées à l’issue de ce premier tour rythmé par les intermèdes musicaux Il reste cinq candidates pour la finale, dont la Camerounaise Florence (21 ans), la Congolaise Blanda (23 ans), la Gabonaise Vanessa (18 ans), la Burundaise Rita (20 ans) et la Congolaise de Rdc Sonia (20 ans).

Regrets
Le décor change. Le présentateur s’installe dans un salon avec deux fauteuils. Devant lui est placée : une grande corbeille contenant des questions. Chacune des candidates vient tirer une question. La réponse à donner publiquement. A l’issue de cette épreuve, après délibération du jury, c’est la Gabonaise Florence Simoste qui sera couronnée par Victor Iyock du Cameroun et Blanda du Congo Brazzaville. Florence Simoste, la belle Gabonaise, âgée juste de 18 ans et élève dans un lycée de Libreville triomphe.
Le double regret qu’on peut formuler face à cette édition de l’élection de Miss Afrique centrale est que d’une part les questions posées aux finalistes sont apparues essentiellement sexistes. On aurait pu élargir sur des sujets relatifs aux enjeux de l’Afrique. On pense notamment au processus d’intégration dans la sous-région, aux questions de droits de l’homme, à l’environnement et autres questions dans le domaine de la paix. De plus, les récompenses ne sont pas vraiment impressionnantes. La gagnante a reçu deux billets d’avion Camair et Air Service Yaoundé-Paris-Yaoundé et un chèque dont le montant n’est pas vraiment alléchant. Les dauphines davantage moins. Des broutilles, à côté de miss Côte d’ivoire ou Miss Cedeao.  

Par Jean François CHANNON
Le 30-10-2006
Le Messager

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DES ARTISTES ARRACHENT 60 MILLIONS A VAMOULKE

Ils se sont retrouvés hier devant le siège de la chaîne publique, à Mballa II. Pour revendiquer le paiement de leurs droits. Au terme de la réunion de crise entre le Dg de la Crtv et les grévistes, une avance de 60. millions de franc cfa a été payée séance tenante.

Hier matin, aux environs de 9h30, l’ambiance somme toute ordinaire qui prévaut devant le grand portail de la Crtv télé est encore loin d’augurer d’un évènement trouble. Car, piétons et véhicules circulent librement. Lorsque l’on s’approche graduellement de 10h30 mn, l’ambiance s’embrase avec l’arrivée des artistes de diverses filières, armés de pancartes des diverses sociétés de droits d’auteur. Respectivement ceux de la Sociladra, de la Cmc de la Socadrap et de la Socadap.

Dans les esprits encore confus de quelques observateurs postés aux alentours, l’on cherche toujours à comprendre les raisons d’une telle mobilisation tous azimuts. Pourtant, la curiosité des uns et des autres sera comblée lorsque les acteurs vont faire le pied de grue devant le grand portail de la Crtv. Les messages imprimés sur les pancartes “ L’artiste doit aussi vivre de ses droits ”, “ Nous exigeons le paiement de nos droits ” et autres, renseignent davantage sur un mouvement de grève. Qui prend véritablement corps avec l’arrivée d’un contingent d’artistes musiciens en provenance de Douala.

Dans le groupe, quelques grandes figures de la musique camerounaise : Lapiro de Mbanga, Francois Missé Ngoh, Njang le Zappeur, Djene Djento et Sam Mbendé, président de la Cameroon Music Corporation. A leurs côtés, Magloire Ondoua et Hubert Mono Ndjana, Pca de la Sociladra. “ Nous sommes venus rencontrer le directeur général, pour qu’il paye la redevance des artistes à un taux équitable. Le nombre d’artistes a augmenté au Cameroun. Il faut donc revoir à la hausse le paiement de ces droits. Nous sommes condamnés à nous entendre et à sortir d’ici avec un consensus ”, indique le Pca de la Sociladra. Sur le même chapitre des revendications, Daniel Nlend, artiste dramaturge, ajoute : “ Nous voulons voir de nos yeux les 900 millions de francs Cfa que la Crtv a promis de payer aux artistes camerounais en guise de redevance. Nous devons aussi vivre comme des hommes, l’artiste camerounais ne doit pas être traité comme un animal ”. Dans les coulisses, l’on parle d’une lettre adressée par le collectif des artistes au Dg de la Crtv pour la signature d’un paiement des droits sur contrat depuis juillet 2005.

Devant le grand portail de la Crtv où la tension est montée d’un cran chez les manifestants, Lapiro de Mbanga, engoncé dans sa gandoura rayée, donne le ton :“ Pour commencer, nous allons bloquer la circulation (…). Ici personne n’entre, personne ne sort ”. “ Adopted ! ”, répondent en cœur les grévistes qui s’exécutent aussitôt. Dès lors, la circulation est paralysée et aucun véhicule n’a plus accès à la Crtv. Même le cortège transportant le président mondial des Eglises baptistes du Cameroun (de passage à la Crtv pour une émission) est stoppé net. Alerté par ses collaborateurs sur la situation qui prévaut, Amadou Vamoulké va enfin descendre du 11e étage de la tour en aluminium pour discuter avec les grévistes. Face à lui, Lapiro de Mbanga, sur un ton sec, prend la parole au nom du groupe : “ Monsieur le directeur, nous sommes ici pour réclamer le paiement de 284 millions de francs Cfa, représentant la redevance des artistes (…) Nous rentrerons d’ici avec notre argent ”. Réponse du Dg de la Crtv “ Je comprends les problèmes des artistes. Mais, sachez que l’argent enregistré par la structure en terme de redevance est en baisse. Jusqu’ici, la Crtv n’a pas ménagé d’effort pour essayer de résoudre votre problème ”.

Alors que le ton des négociations se radicalise entre les deux parties, une pensionnaire du Centre Jamot s’interpose et traite le Dg de la Crtv de voleur. “ Voleur, vous mangez l’argent des artistes. Vous avez reçu plus de 600 millions de francs Cfa. Et vous ne voulez pas payer les artistes. Cet argent va sortir.” Confus et presque dépassé par les évènements, Amadou Vamoulké convie les grévistes à un tête-à-tête dans son bureau. Lapiro de Mbanga, après avoir hésité quelque temps, finit par accepter la proposition. Au bout de quelques minutes, un camion de militaires surgit. Les éléments armes au point tentent de décanter le passage, mais ils rencontrent une vive résistance chez les artistes. Quelques minutes après, les militaires reçoivent le renfort des policiers. Ce qui conduit à la casse des pancartes des artistes, interrompt les négociations entre Vamoulké et les représentants des artistes. Lesquels vont renouer le dialogue aux encablures de 13h 30, dans une ambiance tout aussi surchauffée qu’au début de la manifestation. Car, à l’extérieur, la tension est toujours vive. C’est aux environs de 16h30 que le Dg de la Crtv et les grévistes arrivent à un consensus. Avec le paiement séance tenante de 60millions de francs Cfa aux quatre corporations. En outre, le Dg de la Crtv promet de verser 90 millions de francs Cfa aux ayant droits à compter du 1er septembre.

Albert NNA
Publié le 17-08-2006

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Ils se sont retrouvés hier devant le siège de la chaîne publique, à Mballa II. Pour revendiquer le paiement de leurs droits. Au terme de la réunion de crise entre le Dg de la Crtv et les grévistes, une avance de 60. millions de franc cfa a été payée séance tenante.

Hier matin, aux environs de 9h30, l’ambiance somme toute ordinaire qui prévaut devant le grand portail de la Crtv télé est encore loin d’augurer d’un évènement trouble. Car, piétons et véhicules circulent librement. Lorsque l’on s’approche graduellement de 10h30 mn, l’ambiance s’embrase avec l’arrivée des artistes de diverses filières, armés de pancartes des diverses sociétés de droits d’auteur. Respectivement ceux de la Sociladra, de la Cmc de la Socadrap et de la Socadap.

Dans les esprits encore confus de quelques observateurs postés aux alentours, l’on cherche toujours à comprendre les raisons d’une telle mobilisation tous azimuts. Pourtant, la curiosité des uns et des autres sera comblée lorsque les acteurs vont faire le pied de grue devant le grand portail de la Crtv. Les messages imprimés sur les pancartes “ L’artiste doit aussi vivre de ses droits ”, “ Nous exigeons le paiement de nos droits ” et autres, renseignent davantage sur un mouvement de grève. Qui prend véritablement corps avec l’arrivée d’un contingent d’artistes musiciens en provenance de Douala.

Dans le groupe, quelques grandes figures de la musique camerounaise : Lapiro de Mbanga, Francois Missé Ngoh, Njang le Zappeur, Djene Djento et Sam Mbendé, président de la Cameroon Music Corporation. A leurs côtés, Magloire Ondoua et Hubert Mono Ndjana, Pca de la Sociladra. “ Nous sommes venus rencontrer le directeur général, pour qu’il paye la redevance des artistes à un taux équitable. Le nombre d’artistes a augmenté au Cameroun. Il faut donc revoir à la hausse le paiement de ces droits. Nous sommes condamnés à nous entendre et à sortir d’ici avec un consensus ”, indique le Pca de la Sociladra. Sur le même chapitre des revendications, Daniel Nlend, artiste dramaturge, ajoute : “ Nous voulons voir de nos yeux les 900 millions de francs Cfa que la Crtv a promis de payer aux artistes camerounais en guise de redevance. Nous devons aussi vivre comme des hommes, l’artiste camerounais ne doit pas être traité comme un animal ”. Dans les coulisses, l’on parle d’une lettre adressée par le collectif des artistes au Dg de la Crtv pour la signature d’un paiement des droits sur contrat depuis juillet 2005.

Devant le grand portail de la Crtv où la tension est montée d’un cran chez les manifestants, Lapiro de Mbanga, engoncé dans sa gandoura rayée, donne le ton :“ Pour commencer, nous allons bloquer la circulation (…). Ici personne n’entre, personne ne sort ”. “ Adopted ! ”, répondent en cœur les grévistes qui s’exécutent aussitôt. Dès lors, la circulation est paralysée et aucun véhicule n’a plus accès à la Crtv. Même le cortège transportant le président mondial des Eglises baptistes du Cameroun (de passage à la Crtv pour une émission) est stoppé net. Alerté par ses collaborateurs sur la situation qui prévaut, Amadou Vamoulké va enfin descendre du 11e étage de la tour en aluminium pour discuter avec les grévistes. Face à lui, Lapiro de Mbanga, sur un ton sec, prend la parole au nom du groupe : “ Monsieur le directeur, nous sommes ici pour réclamer le paiement de 284 millions de francs Cfa, représentant la redevance des artistes (…) Nous rentrerons d’ici avec notre argent ”. Réponse du Dg de la Crtv “ Je comprends les problèmes des artistes. Mais, sachez que l’argent enregistré par la structure en terme de redevance est en baisse. Jusqu’ici, la Crtv n’a pas ménagé d’effort pour essayer de résoudre votre problème ”.

Alors que le ton des négociations se radicalise entre les deux parties, une pensionnaire du Centre Jamot s’interpose et traite le Dg de la Crtv de voleur. “ Voleur, vous mangez l’argent des artistes. Vous avez reçu plus de 600 millions de francs Cfa. Et vous ne voulez pas payer les artistes. Cet argent va sortir.” Confus et presque dépassé par les évènements, Amadou Vamoulké convie les grévistes à un tête-à-tête dans son bureau. Lapiro de Mbanga, après avoir hésité quelque temps, finit par accepter la proposition. Au bout de quelques minutes, un camion de militaires surgit. Les éléments armes au point tentent de décanter le passage, mais ils rencontrent une vive résistance chez les artistes. Quelques minutes après, les militaires reçoivent le renfort des policiers. Ce qui conduit à la casse des pancartes des artistes, interrompt les négociations entre Vamoulké et les représentants des artistes. Lesquels vont renouer le dialogue aux encablures de 13h 30, dans une ambiance tout aussi surchauffée qu’au début de la manifestation. Car, à l’extérieur, la tension est toujours vive. C’est aux environs de 16h30 que le Dg de la Crtv et les grévistes arrivent à un consensus. Avec le paiement séance tenante de 60millions de francs Cfa aux quatre corporations. En outre, le Dg de la Crtv promet de verser 90 millions de francs Cfa aux ayant droits à compter du 1er septembre.

Albert NNA
Publié le 17-08-2006

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Ils se sont retrouvés hier devant le siège de la chaîne publique, à Mballa II. Pour revendiquer le paiement de leurs droits. Au terme de la réunion de crise entre le Dg de la Crtv et les grévistes, une avance de 60. millions de franc cfa a été payée séance tenante.

Hier matin, aux environs de 9h30, l’ambiance somme toute ordinaire qui prévaut devant le grand portail de la Crtv télé est encore loin d’augurer d’un évènement trouble. Car, piétons et véhicules circulent librement. Lorsque l’on s’approche graduellement de 10h30 mn, l’ambiance s’embrase avec l’arrivée des artistes de diverses filières, armés de pancartes des diverses sociétés de droits d’auteur. Respectivement ceux de la Sociladra, de la Cmc de la Socadrap et de la Socadap.

Dans les esprits encore confus de quelques observateurs postés aux alentours, l’on cherche toujours à comprendre les raisons d’une telle mobilisation tous azimuts. Pourtant, la curiosité des uns et des autres sera comblée lorsque les acteurs vont faire le pied de grue devant le grand portail de la Crtv. Les messages imprimés sur les pancartes “ L’artiste doit aussi vivre de ses droits ”, “ Nous exigeons le paiement de nos droits ” et autres, renseignent davantage sur un mouvement de grève. Qui prend véritablement corps avec l’arrivée d’un contingent d’artistes musiciens en provenance de Douala.

Dans le groupe, quelques grandes figures de la musique camerounaise : Lapiro de Mbanga, Francois Missé Ngoh, Njang le Zappeur, Djene Djento et Sam Mbendé, président de la Cameroon Music Corporation. A leurs côtés, Magloire Ondoua et Hubert Mono Ndjana, Pca de la Sociladra. “ Nous sommes venus rencontrer le directeur général, pour qu’il paye la redevance des artistes à un taux équitable. Le nombre d’artistes a augmenté au Cameroun. Il faut donc revoir à la hausse le paiement de ces droits. Nous sommes condamnés à nous entendre et à sortir d’ici avec un consensus ”, indique le Pca de la Sociladra. Sur le même chapitre des revendications, Daniel Nlend, artiste dramaturge, ajoute : “ Nous voulons voir de nos yeux les 900 millions de francs Cfa que la Crtv a promis de payer aux artistes camerounais en guise de redevance. Nous devons aussi vivre comme des hommes, l’artiste camerounais ne doit pas être traité comme un animal ”. Dans les coulisses, l’on parle d’une lettre adressée par le collectif des artistes au Dg de la Crtv pour la signature d’un paiement des droits sur contrat depuis juillet 2005.

Devant le grand portail de la Crtv où la tension est montée d’un cran chez les manifestants, Lapiro de Mbanga, engoncé dans sa gandoura rayée, donne le ton :“ Pour commencer, nous allons bloquer la circulation (…). Ici personne n’entre, personne ne sort ”. “ Adopted ! ”, répondent en cœur les grévistes qui s’exécutent aussitôt. Dès lors, la circulation est paralysée et aucun véhicule n’a plus accès à la Crtv. Même le cortège transportant le président mondial des Eglises baptistes du Cameroun (de passage à la Crtv pour une émission) est stoppé net. Alerté par ses collaborateurs sur la situation qui prévaut, Amadou Vamoulké va enfin descendre du 11e étage de la tour en aluminium pour discuter avec les grévistes. Face à lui, Lapiro de Mbanga, sur un ton sec, prend la parole au nom du groupe : “ Monsieur le directeur, nous sommes ici pour réclamer le paiement de 284 millions de francs Cfa, représentant la redevance des artistes (…) Nous rentrerons d’ici avec notre argent ”. Réponse du Dg de la Crtv “ Je comprends les problèmes des artistes. Mais, sachez que l’argent enregistré par la structure en terme de redevance est en baisse. Jusqu’ici, la Crtv n’a pas ménagé d’effort pour essayer de résoudre votre problème ”.

Alors que le ton des négociations se radicalise entre les deux parties, une pensionnaire du Centre Jamot s’interpose et traite le Dg de la Crtv de voleur. “ Voleur, vous mangez l’argent des artistes. Vous avez reçu plus de 600 millions de francs Cfa. Et vous ne voulez pas payer les artistes. Cet argent va sortir.” Confus et presque dépassé par les évènements, Amadou Vamoulké convie les grévistes à un tête-à-tête dans son bureau. Lapiro de Mbanga, après avoir hésité quelque temps, finit par accepter la proposition. Au bout de quelques minutes, un camion de militaires surgit. Les éléments armes au point tentent de décanter le passage, mais ils rencontrent une vive résistance chez les artistes. Quelques minutes après, les militaires reçoivent le renfort des policiers. Ce qui conduit à la casse des pancartes des artistes, interrompt les négociations entre Vamoulké et les représentants des artistes. Lesquels vont renouer le dialogue aux encablures de 13h 30, dans une ambiance tout aussi surchauffée qu’au début de la manifestation. Car, à l’extérieur, la tension est toujours vive. C’est aux environs de 16h30 que le Dg de la Crtv et les grévistes arrivent à un consensus. Avec le paiement séance tenante de 60millions de francs Cfa aux quatre corporations. En outre, le Dg de la Crtv promet de verser 90 millions de francs Cfa aux ayant droits à compter du 1er septembre.

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Hier matin, aux environs de 9h30, l’ambiance somme toute ordinaire qui prévaut devant le grand portail de la Crtv télé est encore loin d’augurer d’un évènement trouble. Car, piétons et véhicules circulent librement. Lorsque l’on s’approche graduellement de 10h30 mn, l’ambiance s’embrase avec l’arrivée des artistes de diverses filières, armés de pancartes des diverses sociétés de droits d’auteur. Respectivement ceux de la Sociladra, de la Cmc de la Socadrap et de la Socadap.

Dans les esprits encore confus de quelques observateurs postés aux alentours, l’on cherche toujours à comprendre les raisons d’une telle mobilisation tous azimuts. Pourtant, la curiosité des uns et des autres sera comblée lorsque les acteurs vont faire le pied de grue devant le grand portail de la Crtv. Les messages imprimés sur les pancartes “ L’artiste doit aussi vivre de ses droits ”, “ Nous exigeons le paiement de nos droits ” et autres, renseignent davantage sur un mouvement de grève. Qui prend véritablement corps avec l’arrivée d’un contingent d’artistes musiciens en provenance de Douala.

Dans le groupe, quelques grandes figures de la musique camerounaise : Lapiro de Mbanga, Francois Missé Ngoh, Njang le Zappeur, Djene Djento et Sam Mbendé, président de la Cameroon Music Corporation. A leurs côtés, Magloire Ondoua et Hubert Mono Ndjana, Pca de la Sociladra. “ Nous sommes venus rencontrer le directeur général, pour qu’il paye la redevance des artistes à un taux équitable. Le nombre d’artistes a augmenté au Cameroun. Il faut donc revoir à la hausse le paiement de ces droits. Nous sommes condamnés à nous entendre et à sortir d’ici avec un consensus ”, indique le Pca de la Sociladra. Sur le même chapitre des revendications, Daniel Nlend, artiste dramaturge, ajoute : “ Nous voulons voir de nos yeux les 900 millions de francs Cfa que la Crtv a promis de payer aux artistes camerounais en guise de redevance. Nous devons aussi vivre comme des hommes, l’artiste camerounais ne doit pas être traité comme un animal ”. Dans les coulisses, l’on parle d’une lettre adressée par le collectif des artistes au Dg de la Crtv pour la signature d’un paiement des droits sur contrat depuis juillet 2005.

Devant le grand portail de la Crtv où la tension est montée d’un cran chez les manifestants, Lapiro de Mbanga, engoncé dans sa gandoura rayée, donne le ton :“ Pour commencer, nous allons bloquer la circulation (…). Ici personne n’entre, personne ne sort ”. “ Adopted ! ”, répondent en cœur les grévistes qui s’exécutent aussitôt. Dès lors, la circulation est paralysée et aucun véhicule n’a plus accès à la Crtv. Même le cortège transportant le président mondial des Eglises baptistes du Cameroun (de passage à la Crtv pour une émission) est stoppé net. Alerté par ses collaborateurs sur la situation qui prévaut, Amadou Vamoulké va enfin descendre du 11e étage de la tour en aluminium pour discuter avec les grévistes. Face à lui, Lapiro de Mbanga, sur un ton sec, prend la parole au nom du groupe : “ Monsieur le directeur, nous sommes ici pour réclamer le paiement de 284 millions de francs Cfa, représentant la redevance des artistes (…) Nous rentrerons d’ici avec notre argent ”. Réponse du Dg de la Crtv “ Je comprends les problèmes des artistes. Mais, sachez que l’argent enregistré par la structure en terme de redevance est en baisse. Jusqu’ici, la Crtv n’a pas ménagé d’effort pour essayer de résoudre votre problème ”.

Alors que le ton des négociations se radicalise entre les deux parties, une pensionnaire du Centre Jamot s’interpose et traite le Dg de la Crtv de voleur. “ Voleur, vous mangez l’argent des artistes. Vous avez reçu plus de 600 millions de francs Cfa. Et vous ne voulez pas payer les artistes. Cet argent va sortir.” Confus et presque dépassé par les évènements, Amadou Vamoulké convie les grévistes à un tête-à-tête dans son bureau. Lapiro de Mbanga, après avoir hésité quelque temps, finit par accepter la proposition. Au bout de quelques minutes, un camion de militaires surgit. Les éléments armes au point tentent de décanter le passage, mais ils rencontrent une vive résistance chez les artistes. Quelques minutes après, les militaires reçoivent le renfort des policiers. Ce qui conduit à la casse des pancartes des artistes, interrompt les négociations entre Vamoulké et les représentants des artistes. Lesquels vont renouer le dialogue aux encablures de 13h 30, dans une ambiance tout aussi surchauffée qu’au début de la manifestation. Car, à l’extérieur, la tension est toujours vive. C’est aux environs de 16h30 que le Dg de la Crtv et les grévistes arrivent à un consensus. Avec le paiement séance tenante de 60millions de francs Cfa aux quatre corporations. En outre, le Dg de la Crtv promet de verser 90 millions de francs Cfa aux ayant droits à compter du 1er septembre.

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