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Détournement de 141 millions Fcfa du bts : Les confessions de Norbert Ndong devant le tribunal

L’ex-directeur du Développement de l’enseignement supérieur présentait sa défense mercredi dernier devant la barre du Tgi.

ImageL’ex-directeur du Développement de l’enseignement supérieur (Ddes) était, ce mercredi 03 juin 2009, devant la barre du Tgi du Mfoundi siégeant en matières criminelles dans l’affaire du détournement d’une somme de 141 millions Fcfa destinée à l’organisation de l’examen national du Brevet de technicien supérieur (Bts) dont il avait la charge.

Présentant sa défense et répondant aux questions du procureur de la République, Norbert Ndong a reconnu les faits qui lui étaient reprochés, mais il s’est empressé de déclarer qu’il ne sait pas ce qui lui est arrivé ce jour là : « Je suis resté pendant plusieurs minutes dans mon bureau, ne sachant quoi faire lorsque j’ai réalisé qu’ils avaient emporté l’argent. Je me trouvais dans une phase de trouble psychique et comme frappé d’amnésie. J’avais leur numéro de téléphone et je les appelais. Le même soir, j’ai appelé et ils m’ont dit qu’ils étaient à la recherche d’un parfum pour purifier l’argent. Le lendemain, ils étaient déjà à Ngaoundéré et, lorsque j’ai appelé le troisième jour, ils m’ont dit qu’ils étaient à Abéché », a expliqué l’accusé.
Et pourquoi, s’enquiert le procureur, n’avez-vous pas saisi les forces de l’ordre pour vous aider à les arrêter alors même qu’ils s’éloignaient de vous chaque jour ? : « C’est le reproche qui m’a été fait et le conseil m’a été donné après coup. Lorsque je l’ai réalisé, cela m’a profondément troublé », s’est défendu l’accusé.
Autre question du procureur, combien aviez-vous initialement dans votre coffre fort ? : « Au regard des pièces déposées par Mme Fantalie Nyemb, il y avait 261,76 millions Fcfa », explique-t-il. De plus, poursuit-il, il n’était pas possible de déposer cet argent au trésor public, encore moins ouvrir un compte dans une banque commerciale. Le Minfi y avait opposé une fin de non recevoir, étant donné que les administrations publiques ne devraient plus avoir de compte dans une banque commerciale. Par ailleurs, la délicatesse liée à l’usage de ces fonds, le besoin d’argent liquide disponible à tout moment pour répondre à des urgences militaientt pour la solution du coffre fort.
Sur l’opacité observée autour de la gestion de ces fonds, Norbert Ndong se défend : « Nous avions une caisse et l’argent était utilisé pour répondre aux besoins. La décision concernant la gestion de ces fonds a été prise de manière consensuelle. Une réunion de coordination interne présidée par le Minesup s’était tenue pour décider du lieu d’affectation de ces fonds ». A la suite de quoi, ni le Minesup, ni les autres responsables n’ont eu à redire. L’argent était disponible dans le coffre fort et chacun pouvait se servir sur instructions verbales du Minesup. « Je suis devenu agent comptable, caissier, payeur et le garant de ces fonds, sans texte », dit-t-il.
Relatant les circonstances dans lesquelles l’argent avait été détourné, l’accusé déclare : « Je ne sais pas jusqu’aujourd’hui qui leur a donné mon numéro de téléphone. Mais il était de notoriété publique que le coffre fort du Ddes était bourré d’argent. C’est pour cela qu’on m’appelait le tout puissant Ddes. Ils sont entrés et m’ont demandé de tout ouvrir pour qu’ils fassent des ablutions dans mon bureau. C’est après leur départ que je constate que le coffre fort a été délesté de son contenu. Je les ai joints et ils m’ont confirmé que c’est eux qui avaient pris l’argent».
L’accusé rappellera que ses ennuis remontent à son passage à l’Ecole normale supérieure comme directeur, pour dévoiler qu’il a eu souvent recours aux exorcistes.
Interpellé le 12 juillet 2007 et gardé à vue à la direction de la police judiciaire à Yaoundé, il sera écroué le 18 juillet 2007 à la prison centrale de Kondengui.
Norbert Ndong a été, tour à tour, directeur de l’Ecole normale supérieure de Yaoundé, directeur des affaires académiques de l’Université de Yaoundé I. Professeur de langue allemande et titulaire d’une chaire dans une université allemande, il sera appelé par la suite au Minesup où il a occupé les fonctions de directeur du Développement de l’enseignement supérieur chargé de l’organisation de l’examen Bts, le dernier poste par lequel sa « brillante carrière a été brisée », de son propre aveu.

Evariste Menounga

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L’ex-directeur du Développement de l’enseignement supérieur présentait sa défense mercredi dernier devant la barre du Tgi.

ImageL’ex-directeur du Développement de l’enseignement supérieur (Ddes) était, ce mercredi 03 juin 2009, devant la barre du Tgi du Mfoundi siégeant en matières criminelles dans l’affaire du détournement d’une somme de 141 millions Fcfa destinée à l’organisation de l’examen national du Brevet de technicien supérieur (Bts) dont il avait la charge.

Présentant sa défense et répondant aux questions du procureur de la République, Norbert Ndong a reconnu les faits qui lui étaient reprochés, mais il s’est empressé de déclarer qu’il ne sait pas ce qui lui est arrivé ce jour là : « Je suis resté pendant plusieurs minutes dans mon bureau, ne sachant quoi faire lorsque j’ai réalisé qu’ils avaient emporté l’argent. Je me trouvais dans une phase de trouble psychique et comme frappé d’amnésie. J’avais leur numéro de téléphone et je les appelais. Le même soir, j’ai appelé et ils m’ont dit qu’ils étaient à la recherche d’un parfum pour purifier l’argent. Le lendemain, ils étaient déjà à Ngaoundéré et, lorsque j’ai appelé le troisième jour, ils m’ont dit qu’ils étaient à Abéché », a expliqué l’accusé.
Et pourquoi, s’enquiert le procureur, n’avez-vous pas saisi les forces de l’ordre pour vous aider à les arrêter alors même qu’ils s’éloignaient de vous chaque jour ? : « C’est le reproche qui m’a été fait et le conseil m’a été donné après coup. Lorsque je l’ai réalisé, cela m’a profondément troublé », s’est défendu l’accusé.
Autre question du procureur, combien aviez-vous initialement dans votre coffre fort ? : « Au regard des pièces déposées par Mme Fantalie Nyemb, il y avait 261,76 millions Fcfa », explique-t-il. De plus, poursuit-il, il n’était pas possible de déposer cet argent au trésor public, encore moins ouvrir un compte dans une banque commerciale. Le Minfi y avait opposé une fin de non recevoir, étant donné que les administrations publiques ne devraient plus avoir de compte dans une banque commerciale. Par ailleurs, la délicatesse liée à l’usage de ces fonds, le besoin d’argent liquide disponible à tout moment pour répondre à des urgences militaientt pour la solution du coffre fort.
Sur l’opacité observée autour de la gestion de ces fonds, Norbert Ndong se défend : « Nous avions une caisse et l’argent était utilisé pour répondre aux besoins. La décision concernant la gestion de ces fonds a été prise de manière consensuelle. Une réunion de coordination interne présidée par le Minesup s’était tenue pour décider du lieu d’affectation de ces fonds ». A la suite de quoi, ni le Minesup, ni les autres responsables n’ont eu à redire. L’argent était disponible dans le coffre fort et chacun pouvait se servir sur instructions verbales du Minesup. « Je suis devenu agent comptable, caissier, payeur et le garant de ces fonds, sans texte », dit-t-il.
Relatant les circonstances dans lesquelles l’argent avait été détourné, l’accusé déclare : « Je ne sais pas jusqu’aujourd’hui qui leur a donné mon numéro de téléphone. Mais il était de notoriété publique que le coffre fort du Ddes était bourré d’argent. C’est pour cela qu’on m’appelait le tout puissant Ddes. Ils sont entrés et m’ont demandé de tout ouvrir pour qu’ils fassent des ablutions dans mon bureau. C’est après leur départ que je constate que le coffre fort a été délesté de son contenu. Je les ai joints et ils m’ont confirmé que c’est eux qui avaient pris l’argent».
L’accusé rappellera que ses ennuis remontent à son passage à l’Ecole normale supérieure comme directeur, pour dévoiler qu’il a eu souvent recours aux exorcistes.
Interpellé le 12 juillet 2007 et gardé à vue à la direction de la police judiciaire à Yaoundé, il sera écroué le 18 juillet 2007 à la prison centrale de Kondengui.
Norbert Ndong a été, tour à tour, directeur de l’Ecole normale supérieure de Yaoundé, directeur des affaires académiques de l’Université de Yaoundé I. Professeur de langue allemande et titulaire d’une chaire dans une université allemande, il sera appelé par la suite au Minesup où il a occupé les fonctions de directeur du Développement de l’enseignement supérieur chargé de l’organisation de l’examen Bts, le dernier poste par lequel sa « brillante carrière a été brisée », de son propre aveu.

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L’ex-directeur du Développement de l’enseignement supérieur présentait sa défense mercredi dernier devant la barre du Tgi.

ImageL’ex-directeur du Développement de l’enseignement supérieur (Ddes) était, ce mercredi 03 juin 2009, devant la barre du Tgi du Mfoundi siégeant en matières criminelles dans l’affaire du détournement d’une somme de 141 millions Fcfa destinée à l’organisation de l’examen national du Brevet de technicien supérieur (Bts) dont il avait la charge.

Présentant sa défense et répondant aux questions du procureur de la République, Norbert Ndong a reconnu les faits qui lui étaient reprochés, mais il s’est empressé de déclarer qu’il ne sait pas ce qui lui est arrivé ce jour là : « Je suis resté pendant plusieurs minutes dans mon bureau, ne sachant quoi faire lorsque j’ai réalisé qu’ils avaient emporté l’argent. Je me trouvais dans une phase de trouble psychique et comme frappé d’amnésie. J’avais leur numéro de téléphone et je les appelais. Le même soir, j’ai appelé et ils m’ont dit qu’ils étaient à la recherche d’un parfum pour purifier l’argent. Le lendemain, ils étaient déjà à Ngaoundéré et, lorsque j’ai appelé le troisième jour, ils m’ont dit qu’ils étaient à Abéché », a expliqué l’accusé.
Et pourquoi, s’enquiert le procureur, n’avez-vous pas saisi les forces de l’ordre pour vous aider à les arrêter alors même qu’ils s’éloignaient de vous chaque jour ? : « C’est le reproche qui m’a été fait et le conseil m’a été donné après coup. Lorsque je l’ai réalisé, cela m’a profondément troublé », s’est défendu l’accusé.
Autre question du procureur, combien aviez-vous initialement dans votre coffre fort ? : « Au regard des pièces déposées par Mme Fantalie Nyemb, il y avait 261,76 millions Fcfa », explique-t-il. De plus, poursuit-il, il n’était pas possible de déposer cet argent au trésor public, encore moins ouvrir un compte dans une banque commerciale. Le Minfi y avait opposé une fin de non recevoir, étant donné que les administrations publiques ne devraient plus avoir de compte dans une banque commerciale. Par ailleurs, la délicatesse liée à l’usage de ces fonds, le besoin d’argent liquide disponible à tout moment pour répondre à des urgences militaientt pour la solution du coffre fort.
Sur l’opacité observée autour de la gestion de ces fonds, Norbert Ndong se défend : « Nous avions une caisse et l’argent était utilisé pour répondre aux besoins. La décision concernant la gestion de ces fonds a été prise de manière consensuelle. Une réunion de coordination interne présidée par le Minesup s’était tenue pour décider du lieu d’affectation de ces fonds ». A la suite de quoi, ni le Minesup, ni les autres responsables n’ont eu à redire. L’argent était disponible dans le coffre fort et chacun pouvait se servir sur instructions verbales du Minesup. « Je suis devenu agent comptable, caissier, payeur et le garant de ces fonds, sans texte », dit-t-il.
Relatant les circonstances dans lesquelles l’argent avait été détourné, l’accusé déclare : « Je ne sais pas jusqu’aujourd’hui qui leur a donné mon numéro de téléphone. Mais il était de notoriété publique que le coffre fort du Ddes était bourré d’argent. C’est pour cela qu’on m’appelait le tout puissant Ddes. Ils sont entrés et m’ont demandé de tout ouvrir pour qu’ils fassent des ablutions dans mon bureau. C’est après leur départ que je constate que le coffre fort a été délesté de son contenu. Je les ai joints et ils m’ont confirmé que c’est eux qui avaient pris l’argent».
L’accusé rappellera que ses ennuis remontent à son passage à l’Ecole normale supérieure comme directeur, pour dévoiler qu’il a eu souvent recours aux exorcistes.
Interpellé le 12 juillet 2007 et gardé à vue à la direction de la police judiciaire à Yaoundé, il sera écroué le 18 juillet 2007 à la prison centrale de Kondengui.
Norbert Ndong a été, tour à tour, directeur de l’Ecole normale supérieure de Yaoundé, directeur des affaires académiques de l’Université de Yaoundé I. Professeur de langue allemande et titulaire d’une chaire dans une université allemande, il sera appelé par la suite au Minesup où il a occupé les fonctions de directeur du Développement de l’enseignement supérieur chargé de l’organisation de l’examen Bts, le dernier poste par lequel sa « brillante carrière a été brisée », de son propre aveu.

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L’ex-directeur du Développement de l’enseignement supérieur présentait sa défense mercredi dernier devant la barre du Tgi.

ImageL’ex-directeur du Développement de l’enseignement supérieur (Ddes) était, ce mercredi 03 juin 2009, devant la barre du Tgi du Mfoundi siégeant en matières criminelles dans l’affaire du détournement d’une somme de 141 millions Fcfa destinée à l’organisation de l’examen national du Brevet de technicien supérieur (Bts) dont il avait la charge.

Présentant sa défense et répondant aux questions du procureur de la République, Norbert Ndong a reconnu les faits qui lui étaient reprochés, mais il s’est empressé de déclarer qu’il ne sait pas ce qui lui est arrivé ce jour là : « Je suis resté pendant plusieurs minutes dans mon bureau, ne sachant quoi faire lorsque j’ai réalisé qu’ils avaient emporté l’argent. Je me trouvais dans une phase de trouble psychique et comme frappé d’amnésie. J’avais leur numéro de téléphone et je les appelais. Le même soir, j’ai appelé et ils m’ont dit qu’ils étaient à la recherche d’un parfum pour purifier l’argent. Le lendemain, ils étaient déjà à Ngaoundéré et, lorsque j’ai appelé le troisième jour, ils m’ont dit qu’ils étaient à Abéché », a expliqué l’accusé.
Et pourquoi, s’enquiert le procureur, n’avez-vous pas saisi les forces de l’ordre pour vous aider à les arrêter alors même qu’ils s’éloignaient de vous chaque jour ? : « C’est le reproche qui m’a été fait et le conseil m’a été donné après coup. Lorsque je l’ai réalisé, cela m’a profondément troublé », s’est défendu l’accusé.
Autre question du procureur, combien aviez-vous initialement dans votre coffre fort ? : « Au regard des pièces déposées par Mme Fantalie Nyemb, il y avait 261,76 millions Fcfa », explique-t-il. De plus, poursuit-il, il n’était pas possible de déposer cet argent au trésor public, encore moins ouvrir un compte dans une banque commerciale. Le Minfi y avait opposé une fin de non recevoir, étant donné que les administrations publiques ne devraient plus avoir de compte dans une banque commerciale. Par ailleurs, la délicatesse liée à l’usage de ces fonds, le besoin d’argent liquide disponible à tout moment pour répondre à des urgences militaientt pour la solution du coffre fort.
Sur l’opacité observée autour de la gestion de ces fonds, Norbert Ndong se défend : « Nous avions une caisse et l’argent était utilisé pour répondre aux besoins. La décision concernant la gestion de ces fonds a été prise de manière consensuelle. Une réunion de coordination interne présidée par le Minesup s’était tenue pour décider du lieu d’affectation de ces fonds ». A la suite de quoi, ni le Minesup, ni les autres responsables n’ont eu à redire. L’argent était disponible dans le coffre fort et chacun pouvait se servir sur instructions verbales du Minesup. « Je suis devenu agent comptable, caissier, payeur et le garant de ces fonds, sans texte », dit-t-il.
Relatant les circonstances dans lesquelles l’argent avait été détourné, l’accusé déclare : « Je ne sais pas jusqu’aujourd’hui qui leur a donné mon numéro de téléphone. Mais il était de notoriété publique que le coffre fort du Ddes était bourré d’argent. C’est pour cela qu’on m’appelait le tout puissant Ddes. Ils sont entrés et m’ont demandé de tout ouvrir pour qu’ils fassent des ablutions dans mon bureau. C’est après leur départ que je constate que le coffre fort a été délesté de son contenu. Je les ai joints et ils m’ont confirmé que c’est eux qui avaient pris l’argent».
L’accusé rappellera que ses ennuis remontent à son passage à l’Ecole normale supérieure comme directeur, pour dévoiler qu’il a eu souvent recours aux exorcistes.
Interpellé le 12 juillet 2007 et gardé à vue à la direction de la police judiciaire à Yaoundé, il sera écroué le 18 juillet 2007 à la prison centrale de Kondengui.
Norbert Ndong a été, tour à tour, directeur de l’Ecole normale supérieure de Yaoundé, directeur des affaires académiques de l’Université de Yaoundé I. Professeur de langue allemande et titulaire d’une chaire dans une université allemande, il sera appelé par la suite au Minesup où il a occupé les fonctions de directeur du Développement de l’enseignement supérieur chargé de l’organisation de l’examen Bts, le dernier poste par lequel sa « brillante carrière a été brisée », de son propre aveu.

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Où en est-on avec la gestion du droit d’auteur

Socam : Une répartition spéciale pour commencer

Écrit par Jules Romuald Nkonlak –

ImageLes artistes sont passés à la caisse, mais se plaignent des montants perçus.

 

La répartition spéciale de droits d’auteurs qui a été organisée mercredi dernier par la Société civile camerounaise de l’art musical (Socam) a fait quelques vagues. Tous les artistes ne sont pas rentrés contents après avoir reçu, pour la première fois, de l’argent de la société qui est chargée, depuis juin 2008, de la gestion des droits des artistes de la catégorie B, à savoir les musiciens. Jeudi encore, ils se bousculaient au quartier Bastos, certains pour se rattraper de leur absence de la veille, d’autres pour déposer des requêtes, du fait que leurs noms ne se sont pas retrouvés sur la liste affichée à l’entrée du siège de la Socam.
Un employé de la nouvelle société a glissé que le nombre de requêtes reçues depuis la veille était énorme. Pour des problèmes de tous ordres. La répartition spéciale de la semaine dernière ne viendra donc pas calmer la grogne qui sourd depuis quelque temps dans le milieu musical camerounais. Elle a même plutôt déjà suscité des grincements de dents chez les musiciens qui s’offusquent du fait qu’ils aient reçu la même somme d’argent que d’autres qui, au cours des répartitions antérieures, ont perçu bien moins d’argent qu’eux. Des débats donc sur les critères de répartition, mais surtout sur les montants perçus. Odile Ngaska, la présidente du conseil d’administration (Pca) de la Socam, n’a pas souhaité les révéler. Mais auprès de certains musiciens, on a pu apprendre que les sommes étaient souvent bien dérisoires.
En réalité, il s’agissait d’une répartition spéciale. Rien à voir avec celles que l’on a eu par le passé et qui concernaient soient les droits de reproduction mécanique, soit les droits d’exécution publique ; les fonds répartis, 40 millions de francs Cfa en tout, sont venus d’une subvention du ministère de la Fonction publique, à hauteur de 30 millions de Fcfa, complétée par un effort de la Socam.
Mercredi,  pour lancer la répartition spéciale des droits, Odile Ngaska, la présidente du conseil d’administration de la Socam a tenu ce propos : "Ce que vous recevez aujourd’hui ne relève pas d’une répartition des droits d’exécution publique (Dep), mais d’une action culturelle favorisée par son excellence madame le ministre de la Culture qui a bien voulu accorder une subvention à la Socam".
En réalité, n’ayant pas encore de véritable fonds de fonctionnement, la Socam a dû se battre pour commencer à exister, à vivre, malgré qu’on ait voulu la tuer dans l’œuf comme l’a signalé son Pca. Odile Ngaska affirme également que ses collaborateurs et elle n’ont pas croisé les bras depuis que la société existe, et qu’une première vraie répartition pourra avoir lieu d’ici la fin de l’année. On parle d’ailleurs du mois de décembre.

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