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Qui se souvient d’Engelbert MVENG ?*

Un hasard objectif fait pratiquement coïncider – à des jours près- les dates de commémoration de deux événements dont l’un fut heureux et l’autre, malheureusement, funeste : le colloque d’avril 1966 de Dakar et la mort brutale du père Engelbert Mveng. Si nous avions été un pays dont le rapport au passé et à la mémoire est à peu près normal, on se serait souvenu par des commémorations grandioses du prêtre jésuite que tant de pays nous envient et que tous les intellectuels dignes de se nom respectent à travers le monde Il est donc plus qu’utile de rappeler à notre souvenir commun ce que fut le père Mveng, ardent défenseur de la dignité du Noir qu’il ne s’est pas contenté de clamer mais dont il a montré le fondement historique en s’appuyant sur des sources nombreuses et diverses dont la principale est l’Ecriture sainte. On doit en effet au père Mveng d’avoir notoirement contribué à soustraire la Négritude à une simple incantation nombriliste et exaltée. Mais Mveng, – une partie importante de son œuvre et particulièrement son recueil de poèmes Balafon en témoignage – fut également le chantre du dialogue des cultures et de la fraternité par delà les races.

A l’ouverture du festival de Dakar de 1966, dont le thème était : "Fonction et importance de l’art nègre et africain pour les peuples et dans la vie des peuples", Mveng prononça une communication sur "Le présent et l’avenir de l’art nègre" qui est un message qui ne peut pas vieillir. La commémoration de sa mort et la tenue prochaine à Alger d’une nouvelle édition du festival panafricain sont des prétextes de cette exhumation dont le but est de nous rappeler notre devoir de transmission. Ainsi parlait donc, en 1966, le savant camerounais Engelbert Mveng, dont la voix résonne d’outre tombe, non sans nous donner à méditer sur notre être au monde d’africains à la croisée des chemins et à l’incertain destin.

"La civilisation technique dans laquelle l’Afrique prétend prendre sa place doit se bâtir, chez nous, sur le roc de la négritude. L’art nègre doit faire en sorte que la technique, en Afrique, soit humanisée. La négritude doit fournir la base d’une conception de l’homme, d’une organisation politique, économique, sociale, qui respecte la spécificité du génie négro-africain. L’art nègre doit créer en Afrique même, un univers où l’homme se sente de plus en plus homme et où la terre devienne, non une prison où l’homme étouffe, mais l’habitat naturel de l’homme. On comprend pourquoi nous demandons la promotion d’une architecture fidèle, aux grandes traditions de l’Afrique. Mais ce que nous voulons par-dessus tout, c’est que le langage de notre art demeure, à travers les vicissitudes des temps, un humaniste en dialogue avec le monde entier.

Hier, l’art nègre chantait l’homme d’Afrique œuvrant pour bâtir son destin. Or le destin de l’homme, l’Africain d’aujourd’hui l’associe à tous les hommes du monde, qui travaillent pour l’avenir. La vocation de l’art nègre consiste donc, aujourd’hui, dans le dialogue. Cette vocation s’inscrit d’ailleurs dans son passé. Nul n’a aimé le dialogue avec les autres hommes autant que l’Afrique noire. Et parmi les instruments de ce dialogue l’art et la culture ont été de tous les temps, des moyens privilégiés. Faut-il rappeler, une fois encore, les premiers balbutiements des cultures humaines aux âges préhistoriques ? Entre la méditerranée et l’Afrique noire, les échanges ont transmis, de part et d’autre, des objets d’art que les fouilles ont exhumés à Carthage, en Crête, et partout en Egypte. A la fin du Moyen-âge, l’art du Bénin et du Congo s’enrichit au contact des marchands et des aventuriers d’Europe. L’occident, à sont tour, se pare de ses chefs-d’œuvre encore trop rares et dont nous avons une idée lointaine grâce aux ivoires et au bronzes du Bénin. […] " Si Mveng avait été encore vivant, il aurait sûrement poursuivi ses recherches et souligné, pour les autres ères historiques, les apports de l’art et de la culture africains à cet enrichissement du monde et de l’Homme. La commémoration de la vie et de l’œuvre de ce savant devrait être aussi grandiose chez nous que les gens de sa trempe et de sa valeur sont rares. Mais hélas, la déshérence est chez nous une fatalité.

Par Marcelin Vounda Etoa*

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Qui se souvient d’Engelbert MVENG ?*

Un hasard objectif fait pratiquement coïncider – à des jours près- les dates de commémoration de deux événements dont l’un fut heureux et l’autre, malheureusement, funeste : le colloque d’avril 1966 de Dakar et la mort brutale du père Engelbert Mveng. Si nous avions été un pays dont le rapport au passé et à la mémoire est à peu près normal, on se serait souvenu par des commémorations grandioses du prêtre jésuite que tant de pays nous envient et que tous les intellectuels dignes de se nom respectent à travers le monde Il est donc plus qu’utile de rappeler à notre souvenir commun ce que fut le père Mveng, ardent défenseur de la dignité du Noir qu’il ne s’est pas contenté de clamer mais dont il a montré le fondement historique en s’appuyant sur des sources nombreuses et diverses dont la principale est l’Ecriture sainte. On doit en effet au père Mveng d’avoir notoirement contribué à soustraire la Négritude à une simple incantation nombriliste et exaltée. Mais Mveng, – une partie importante de son œuvre et particulièrement son recueil de poèmes Balafon en témoignage – fut également le chantre du dialogue des cultures et de la fraternité par delà les races.

A l’ouverture du festival de Dakar de 1966, dont le thème était : "Fonction et importance de l’art nègre et africain pour les peuples et dans la vie des peuples", Mveng prononça une communication sur "Le présent et l’avenir de l’art nègre" qui est un message qui ne peut pas vieillir. La commémoration de sa mort et la tenue prochaine à Alger d’une nouvelle édition du festival panafricain sont des prétextes de cette exhumation dont le but est de nous rappeler notre devoir de transmission. Ainsi parlait donc, en 1966, le savant camerounais Engelbert Mveng, dont la voix résonne d’outre tombe, non sans nous donner à méditer sur notre être au monde d’africains à la croisée des chemins et à l’incertain destin.

"La civilisation technique dans laquelle l’Afrique prétend prendre sa place doit se bâtir, chez nous, sur le roc de la négritude. L’art nègre doit faire en sorte que la technique, en Afrique, soit humanisée. La négritude doit fournir la base d’une conception de l’homme, d’une organisation politique, économique, sociale, qui respecte la spécificité du génie négro-africain. L’art nègre doit créer en Afrique même, un univers où l’homme se sente de plus en plus homme et où la terre devienne, non une prison où l’homme étouffe, mais l’habitat naturel de l’homme. On comprend pourquoi nous demandons la promotion d’une architecture fidèle, aux grandes traditions de l’Afrique. Mais ce que nous voulons par-dessus tout, c’est que le langage de notre art demeure, à travers les vicissitudes des temps, un humaniste en dialogue avec le monde entier.

Hier, l’art nègre chantait l’homme d’Afrique œuvrant pour bâtir son destin. Or le destin de l’homme, l’Africain d’aujourd’hui l’associe à tous les hommes du monde, qui travaillent pour l’avenir. La vocation de l’art nègre consiste donc, aujourd’hui, dans le dialogue. Cette vocation s’inscrit d’ailleurs dans son passé. Nul n’a aimé le dialogue avec les autres hommes autant que l’Afrique noire. Et parmi les instruments de ce dialogue l’art et la culture ont été de tous les temps, des moyens privilégiés. Faut-il rappeler, une fois encore, les premiers balbutiements des cultures humaines aux âges préhistoriques ? Entre la méditerranée et l’Afrique noire, les échanges ont transmis, de part et d’autre, des objets d’art que les fouilles ont exhumés à Carthage, en Crête, et partout en Egypte. A la fin du Moyen-âge, l’art du Bénin et du Congo s’enrichit au contact des marchands et des aventuriers d’Europe. L’occident, à sont tour, se pare de ses chefs-d’œuvre encore trop rares et dont nous avons une idée lointaine grâce aux ivoires et au bronzes du Bénin. […] " Si Mveng avait été encore vivant, il aurait sûrement poursuivi ses recherches et souligné, pour les autres ères historiques, les apports de l’art et de la culture africains à cet enrichissement du monde et de l’Homme. La commémoration de la vie et de l’œuvre de ce savant devrait être aussi grandiose chez nous que les gens de sa trempe et de sa valeur sont rares. Mais hélas, la déshérence est chez nous une fatalité.

Par Marcelin Vounda Etoa*

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Qui se souvient d’Engelbert MVENG ?*

Un hasard objectif fait pratiquement coïncider – à des jours près- les dates de commémoration de deux événements dont l’un fut heureux et l’autre, malheureusement, funeste : le colloque d’avril 1966 de Dakar et la mort brutale du père Engelbert Mveng. Si nous avions été un pays dont le rapport au passé et à la mémoire est à peu près normal, on se serait souvenu par des commémorations grandioses du prêtre jésuite que tant de pays nous envient et que tous les intellectuels dignes de se nom respectent à travers le monde Il est donc plus qu’utile de rappeler à notre souvenir commun ce que fut le père Mveng, ardent défenseur de la dignité du Noir qu’il ne s’est pas contenté de clamer mais dont il a montré le fondement historique en s’appuyant sur des sources nombreuses et diverses dont la principale est l’Ecriture sainte. On doit en effet au père Mveng d’avoir notoirement contribué à soustraire la Négritude à une simple incantation nombriliste et exaltée. Mais Mveng, – une partie importante de son œuvre et particulièrement son recueil de poèmes Balafon en témoignage – fut également le chantre du dialogue des cultures et de la fraternité par delà les races.

A l’ouverture du festival de Dakar de 1966, dont le thème était : "Fonction et importance de l’art nègre et africain pour les peuples et dans la vie des peuples", Mveng prononça une communication sur "Le présent et l’avenir de l’art nègre" qui est un message qui ne peut pas vieillir. La commémoration de sa mort et la tenue prochaine à Alger d’une nouvelle édition du festival panafricain sont des prétextes de cette exhumation dont le but est de nous rappeler notre devoir de transmission. Ainsi parlait donc, en 1966, le savant camerounais Engelbert Mveng, dont la voix résonne d’outre tombe, non sans nous donner à méditer sur notre être au monde d’africains à la croisée des chemins et à l’incertain destin.

"La civilisation technique dans laquelle l’Afrique prétend prendre sa place doit se bâtir, chez nous, sur le roc de la négritude. L’art nègre doit faire en sorte que la technique, en Afrique, soit humanisée. La négritude doit fournir la base d’une conception de l’homme, d’une organisation politique, économique, sociale, qui respecte la spécificité du génie négro-africain. L’art nègre doit créer en Afrique même, un univers où l’homme se sente de plus en plus homme et où la terre devienne, non une prison où l’homme étouffe, mais l’habitat naturel de l’homme. On comprend pourquoi nous demandons la promotion d’une architecture fidèle, aux grandes traditions de l’Afrique. Mais ce que nous voulons par-dessus tout, c’est que le langage de notre art demeure, à travers les vicissitudes des temps, un humaniste en dialogue avec le monde entier.

Hier, l’art nègre chantait l’homme d’Afrique œuvrant pour bâtir son destin. Or le destin de l’homme, l’Africain d’aujourd’hui l’associe à tous les hommes du monde, qui travaillent pour l’avenir. La vocation de l’art nègre consiste donc, aujourd’hui, dans le dialogue. Cette vocation s’inscrit d’ailleurs dans son passé. Nul n’a aimé le dialogue avec les autres hommes autant que l’Afrique noire. Et parmi les instruments de ce dialogue l’art et la culture ont été de tous les temps, des moyens privilégiés. Faut-il rappeler, une fois encore, les premiers balbutiements des cultures humaines aux âges préhistoriques ? Entre la méditerranée et l’Afrique noire, les échanges ont transmis, de part et d’autre, des objets d’art que les fouilles ont exhumés à Carthage, en Crête, et partout en Egypte. A la fin du Moyen-âge, l’art du Bénin et du Congo s’enrichit au contact des marchands et des aventuriers d’Europe. L’occident, à sont tour, se pare de ses chefs-d’œuvre encore trop rares et dont nous avons une idée lointaine grâce aux ivoires et au bronzes du Bénin. […] " Si Mveng avait été encore vivant, il aurait sûrement poursuivi ses recherches et souligné, pour les autres ères historiques, les apports de l’art et de la culture africains à cet enrichissement du monde et de l’Homme. La commémoration de la vie et de l’œuvre de ce savant devrait être aussi grandiose chez nous que les gens de sa trempe et de sa valeur sont rares. Mais hélas, la déshérence est chez nous une fatalité.

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Qui se souvient d’Engelbert MVENG ?*

Un hasard objectif fait pratiquement coïncider – à des jours près- les dates de commémoration de deux événements dont l’un fut heureux et l’autre, malheureusement, funeste : le colloque d’avril 1966 de Dakar et la mort brutale du père Engelbert Mveng. Si nous avions été un pays dont le rapport au passé et à la mémoire est à peu près normal, on se serait souvenu par des commémorations grandioses du prêtre jésuite que tant de pays nous envient et que tous les intellectuels dignes de se nom respectent à travers le monde Il est donc plus qu’utile de rappeler à notre souvenir commun ce que fut le père Mveng, ardent défenseur de la dignité du Noir qu’il ne s’est pas contenté de clamer mais dont il a montré le fondement historique en s’appuyant sur des sources nombreuses et diverses dont la principale est l’Ecriture sainte. On doit en effet au père Mveng d’avoir notoirement contribué à soustraire la Négritude à une simple incantation nombriliste et exaltée. Mais Mveng, – une partie importante de son œuvre et particulièrement son recueil de poèmes Balafon en témoignage – fut également le chantre du dialogue des cultures et de la fraternité par delà les races.

A l’ouverture du festival de Dakar de 1966, dont le thème était : "Fonction et importance de l’art nègre et africain pour les peuples et dans la vie des peuples", Mveng prononça une communication sur "Le présent et l’avenir de l’art nègre" qui est un message qui ne peut pas vieillir. La commémoration de sa mort et la tenue prochaine à Alger d’une nouvelle édition du festival panafricain sont des prétextes de cette exhumation dont le but est de nous rappeler notre devoir de transmission. Ainsi parlait donc, en 1966, le savant camerounais Engelbert Mveng, dont la voix résonne d’outre tombe, non sans nous donner à méditer sur notre être au monde d’africains à la croisée des chemins et à l’incertain destin.

"La civilisation technique dans laquelle l’Afrique prétend prendre sa place doit se bâtir, chez nous, sur le roc de la négritude. L’art nègre doit faire en sorte que la technique, en Afrique, soit humanisée. La négritude doit fournir la base d’une conception de l’homme, d’une organisation politique, économique, sociale, qui respecte la spécificité du génie négro-africain. L’art nègre doit créer en Afrique même, un univers où l’homme se sente de plus en plus homme et où la terre devienne, non une prison où l’homme étouffe, mais l’habitat naturel de l’homme. On comprend pourquoi nous demandons la promotion d’une architecture fidèle, aux grandes traditions de l’Afrique. Mais ce que nous voulons par-dessus tout, c’est que le langage de notre art demeure, à travers les vicissitudes des temps, un humaniste en dialogue avec le monde entier.

Hier, l’art nègre chantait l’homme d’Afrique œuvrant pour bâtir son destin. Or le destin de l’homme, l’Africain d’aujourd’hui l’associe à tous les hommes du monde, qui travaillent pour l’avenir. La vocation de l’art nègre consiste donc, aujourd’hui, dans le dialogue. Cette vocation s’inscrit d’ailleurs dans son passé. Nul n’a aimé le dialogue avec les autres hommes autant que l’Afrique noire. Et parmi les instruments de ce dialogue l’art et la culture ont été de tous les temps, des moyens privilégiés. Faut-il rappeler, une fois encore, les premiers balbutiements des cultures humaines aux âges préhistoriques ? Entre la méditerranée et l’Afrique noire, les échanges ont transmis, de part et d’autre, des objets d’art que les fouilles ont exhumés à Carthage, en Crête, et partout en Egypte. A la fin du Moyen-âge, l’art du Bénin et du Congo s’enrichit au contact des marchands et des aventuriers d’Europe. L’occident, à sont tour, se pare de ses chefs-d’œuvre encore trop rares et dont nous avons une idée lointaine grâce aux ivoires et au bronzes du Bénin. […] " Si Mveng avait été encore vivant, il aurait sûrement poursuivi ses recherches et souligné, pour les autres ères historiques, les apports de l’art et de la culture africains à cet enrichissement du monde et de l’Homme. La commémoration de la vie et de l’œuvre de ce savant devrait être aussi grandiose chez nous que les gens de sa trempe et de sa valeur sont rares. Mais hélas, la déshérence est chez nous une fatalité.

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Danaye Kanlanféï : L’art de la marionnette permet de vivre

Le marionnettiste togolais parle de l’atelier qu’il anime à Yaoundé dans le cadre du Fiadems.
Propos recueillis par Parfait Tabapsi –




Quel est l’objet de cet atelier que vous avez commencé à animer hier ?
Je tiens avant toute chose à dire que j’ai été invité par le Festival international des arts et du développement de la marionnette et de la sculpture (Fiadems) il y a plusieurs années et que je n’ai pas pu venir pour de nombreuses raisons. Ce stage a été organisé en vue de partager aux participants plusieurs années d’expérience du créateur que je suis. Cela à travers le thème retenu par les organisateurs à savoir "Initiation aux techniques de fabrication et de manipulation des marionnettes à fil".

Quelle est la typologie de stagiaires ?
Les participants à cet atelier sont de plusieurs catégories. Il y a d’abord les débutants et les amateurs à qui nous allons donner toutes les techniques de base essentielles et nécessaires à même de les permettre de plonger sans grand souci dans le milieu. Il y a ensuite les semi-professionnels et les professionnels à qui on va permettre d’élever leur niveau technique.

Concrètement, comment va se dérouler cet atelier de dix jours ?
Les séances vont s’étaler de 9h à 15h tous les jours avec une pause déjeuner d’une demi-heure. Il sera question comme je l’ai dit au cours de nos rencontres d’insister sur les aspects liés à la scénographie, aux décors et accessoires. A la fin, il est prévu un spectacle qui consistera en la restitution des choses apprises durant le stage ici même à l’Espace Oyenga. Et si tout se passe comme prévu, il n’est pas exclu que les stagiaires soient mis à contribution dans d’autres segments du festival dès la fin de nos échanges. Cela leur permettra de s’exercer et de mettre en pratique ce qu’ils auront retenu de l’atelier.

Quelle est aujourd’hui la place de la marionnette dans la culture africaine ?
La marionnette est un outil pédagogique très important. Sa place est de former et de sensibiliser le jeune public sur les thèmes courants comme la politique, l’environnement, les maladies, etc. A ce jour, la marionnette est très valorisée en Afrique. J’en suis d’ailleurs l’une des preuves puisque je suis dans le milieu depuis 1975. J’ai actuellement une compagnie chez moi à Lomé où je forme les jeunes depuis plus de douze ans maintenant. Je peux dire que cet art permet de vivre pour peu qu’on s’y intéresse.

Quel est le regard que vous portez sur le Cameroun culturel ?
Je vins au Cameroun depuis huit ans, car je travaille avec mon ami Etoundi Zeyang du Théâtre du chocolat. Nous sommes en synergie et c’est toujours avec bonheur que je viens dans ce pays formidable. Le Cameroun est culturellement très riche, sauf qu’on a parfois l’impression qu’ici, vous avez d’autres objectifs autres que celle de valoriser ces cultures variées qui s’étalent du nord au sud. De mon point de vue, j’ai l’impression que ce qui coince c’est peut être que la jeunesse n’est pas assez consciente de ce qui est à sa porte, elle qui donne l’impression d’être attirée par l’étranger. La marionnette par exemple peut les aider à valoriser la richesse culturelle camerounaise.

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