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Beac : 19 milliards de francs Cfa détournés au bureau de Paris

2400 chèques frauduleux ou suspects émis, 38 virements suspects repérés, 1298 retraits en liquides non reversés et non enregistrés dans le livre de caisse.

C’est un autre dossier brulant qui devrait certainement mobiliser dans les prochains jours les chefs d’Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Et pour le président nouvellement élu du Gabon, Ali Bongo Ondimba, il s’agira assurément du premier test de sa capacité à voler au secours de ses compatriotes (comme l’a souvent démontré son prédécesseur et père), impliqués dans des affaires de grande envergure. Après donc l’affaire dite de placements à risques survenue en début de l’année en cours, voici une autre histoire de détournements de fonds à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), où des citoyens gabonais seraient fortement impliqués. Et c’est l’hebdomadaire panafricain basé à Paris, Jeune Afrique, qui dans sa livraison n°2540 du 13 au 19 septembre sonne le tocsin, en relevant qu’entre 2004 et 2008, trente millions d’euros (dix-neuf milliards de francs Cfa) au minimum ont été détournés au sein du bureau de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale à Paris.

"De 2004 à juillet 2008, 2400 chèques frauduleux ou suspects ont été émis, 38 virements suspects ont été repérés, 1298 retraits en liquides non reversés et non enregistrés dans le livre de caisse ont été effectués ", précise l’hebdomadaire dans "une enquête exclusive ". A partir d’audits et de rapports internes, le journal dresse également la liste des personnes concernées par l’affaire, les présumés responsables et bénéficiaires. On apprend alors que "les affinités nationales gabonaises ont joué un rôle clé dans les dérives coupables du bureau de Paris ". Des révélations qui amènent à comprendre comment, depuis 2004, des fonds injectés depuis le siège de Yaoundé, au Cameroun, sur les comptes parisiens du bureau extérieur de Paris ont été détournés et met en lumière les dysfonctionnements du Bep.
Au regard de l’identité annoncée des principaux responsables impliqués dans ces détournements, la suite des événements devrait être lourde de conséquences pour la politique de gestion de la Beac adoptée depuis bientôt 35 ans et qui confère au Gabon le poste de gouverneur de cette banque d’émission. Selon les indiscrétions du journal, "Obiang Nguema Mbasogo, Paul Biya, Idriss Déby Itno sont bien décidés à profiter de l’occasion pour faire sauter le consensus de Fort-Lamy qui attribue depuis trente-cinq ans le fauteuil-clé de gouverneur à un ressortissant gabonais ".

Responsabilités
Au regard de cette actualité, et même si d’autres arguments pertinents peuvent justifier la visite "d’amitié" entreprise il y a quelques jours par le président nouvellement élu du Gabon au Cameroun, au Congo et au Tchad, en l’espace de quelques jours, certains observateurs y voient en cette tournée marathon une manœuvre qui vise à éviter " la colère " de ses pairs de la sous région. En janvier dernier, le Gabon avait déjà évité à son compatriote, gouverneur de la Beac, Philibert Adzembe, un départ précipité, au terme d’un sommet extraordinaire de la Cemac qui s’est tenu à Libreville.

Les chefs d’Etats présents à Libreville avaient décidé de "suspendre, à titre de mesure conservatoire, toute pratique de placement jusqu’à nouvel ordre [et de commanditer] un audit général de la Beac et un audit spécifique sur les opérations de placement [en vue de] réexaminer les modalités internes de fonctionnement (de la Beac) et de faire la lumière sur la façon dont lesdites opérations de placement ont été conduites ". Une mesure prise suite à un placement d’environ 530 000 euros (environ 238 milliards de francs Cfa) sur les places financières européennes, via la Société générale en France.

Si ce placement à risque avait eu des conséquences uniquement sur la sous région, la mauvaise gestion du Bep de la Beac risque d’avoir un impact sur le système monétaire français. Voilà pourquoi le ministère français de l’Economie et des Finances veut que " toutes les responsabilités, y compris en plus haut lieu, soient établies". Du fait de sa participation directe à la gestion et au contrôle de la Beac, Bercy estime que "sa propre garantie est engagée par le scandale ".

Lazare Kolyang

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Beac : 19 milliards de francs Cfa détournés au bureau de Paris

2400 chèques frauduleux ou suspects émis, 38 virements suspects repérés, 1298 retraits en liquides non reversés et non enregistrés dans le livre de caisse.

C’est un autre dossier brulant qui devrait certainement mobiliser dans les prochains jours les chefs d’Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Et pour le président nouvellement élu du Gabon, Ali Bongo Ondimba, il s’agira assurément du premier test de sa capacité à voler au secours de ses compatriotes (comme l’a souvent démontré son prédécesseur et père), impliqués dans des affaires de grande envergure. Après donc l’affaire dite de placements à risques survenue en début de l’année en cours, voici une autre histoire de détournements de fonds à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), où des citoyens gabonais seraient fortement impliqués. Et c’est l’hebdomadaire panafricain basé à Paris, Jeune Afrique, qui dans sa livraison n°2540 du 13 au 19 septembre sonne le tocsin, en relevant qu’entre 2004 et 2008, trente millions d’euros (dix-neuf milliards de francs Cfa) au minimum ont été détournés au sein du bureau de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale à Paris.

"De 2004 à juillet 2008, 2400 chèques frauduleux ou suspects ont été émis, 38 virements suspects ont été repérés, 1298 retraits en liquides non reversés et non enregistrés dans le livre de caisse ont été effectués ", précise l’hebdomadaire dans "une enquête exclusive ". A partir d’audits et de rapports internes, le journal dresse également la liste des personnes concernées par l’affaire, les présumés responsables et bénéficiaires. On apprend alors que "les affinités nationales gabonaises ont joué un rôle clé dans les dérives coupables du bureau de Paris ". Des révélations qui amènent à comprendre comment, depuis 2004, des fonds injectés depuis le siège de Yaoundé, au Cameroun, sur les comptes parisiens du bureau extérieur de Paris ont été détournés et met en lumière les dysfonctionnements du Bep.
Au regard de l’identité annoncée des principaux responsables impliqués dans ces détournements, la suite des événements devrait être lourde de conséquences pour la politique de gestion de la Beac adoptée depuis bientôt 35 ans et qui confère au Gabon le poste de gouverneur de cette banque d’émission. Selon les indiscrétions du journal, "Obiang Nguema Mbasogo, Paul Biya, Idriss Déby Itno sont bien décidés à profiter de l’occasion pour faire sauter le consensus de Fort-Lamy qui attribue depuis trente-cinq ans le fauteuil-clé de gouverneur à un ressortissant gabonais ".

Responsabilités
Au regard de cette actualité, et même si d’autres arguments pertinents peuvent justifier la visite "d’amitié" entreprise il y a quelques jours par le président nouvellement élu du Gabon au Cameroun, au Congo et au Tchad, en l’espace de quelques jours, certains observateurs y voient en cette tournée marathon une manœuvre qui vise à éviter " la colère " de ses pairs de la sous région. En janvier dernier, le Gabon avait déjà évité à son compatriote, gouverneur de la Beac, Philibert Adzembe, un départ précipité, au terme d’un sommet extraordinaire de la Cemac qui s’est tenu à Libreville.

Les chefs d’Etats présents à Libreville avaient décidé de "suspendre, à titre de mesure conservatoire, toute pratique de placement jusqu’à nouvel ordre [et de commanditer] un audit général de la Beac et un audit spécifique sur les opérations de placement [en vue de] réexaminer les modalités internes de fonctionnement (de la Beac) et de faire la lumière sur la façon dont lesdites opérations de placement ont été conduites ". Une mesure prise suite à un placement d’environ 530 000 euros (environ 238 milliards de francs Cfa) sur les places financières européennes, via la Société générale en France.

Si ce placement à risque avait eu des conséquences uniquement sur la sous région, la mauvaise gestion du Bep de la Beac risque d’avoir un impact sur le système monétaire français. Voilà pourquoi le ministère français de l’Economie et des Finances veut que " toutes les responsabilités, y compris en plus haut lieu, soient établies". Du fait de sa participation directe à la gestion et au contrôle de la Beac, Bercy estime que "sa propre garantie est engagée par le scandale ".

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2400 chèques frauduleux ou suspects émis, 38 virements suspects repérés, 1298 retraits en liquides non reversés et non enregistrés dans le livre de caisse.

C’est un autre dossier brulant qui devrait certainement mobiliser dans les prochains jours les chefs d’Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Et pour le président nouvellement élu du Gabon, Ali Bongo Ondimba, il s’agira assurément du premier test de sa capacité à voler au secours de ses compatriotes (comme l’a souvent démontré son prédécesseur et père), impliqués dans des affaires de grande envergure. Après donc l’affaire dite de placements à risques survenue en début de l’année en cours, voici une autre histoire de détournements de fonds à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), où des citoyens gabonais seraient fortement impliqués. Et c’est l’hebdomadaire panafricain basé à Paris, Jeune Afrique, qui dans sa livraison n°2540 du 13 au 19 septembre sonne le tocsin, en relevant qu’entre 2004 et 2008, trente millions d’euros (dix-neuf milliards de francs Cfa) au minimum ont été détournés au sein du bureau de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale à Paris.

"De 2004 à juillet 2008, 2400 chèques frauduleux ou suspects ont été émis, 38 virements suspects ont été repérés, 1298 retraits en liquides non reversés et non enregistrés dans le livre de caisse ont été effectués ", précise l’hebdomadaire dans "une enquête exclusive ". A partir d’audits et de rapports internes, le journal dresse également la liste des personnes concernées par l’affaire, les présumés responsables et bénéficiaires. On apprend alors que "les affinités nationales gabonaises ont joué un rôle clé dans les dérives coupables du bureau de Paris ". Des révélations qui amènent à comprendre comment, depuis 2004, des fonds injectés depuis le siège de Yaoundé, au Cameroun, sur les comptes parisiens du bureau extérieur de Paris ont été détournés et met en lumière les dysfonctionnements du Bep.
Au regard de l’identité annoncée des principaux responsables impliqués dans ces détournements, la suite des événements devrait être lourde de conséquences pour la politique de gestion de la Beac adoptée depuis bientôt 35 ans et qui confère au Gabon le poste de gouverneur de cette banque d’émission. Selon les indiscrétions du journal, "Obiang Nguema Mbasogo, Paul Biya, Idriss Déby Itno sont bien décidés à profiter de l’occasion pour faire sauter le consensus de Fort-Lamy qui attribue depuis trente-cinq ans le fauteuil-clé de gouverneur à un ressortissant gabonais ".

Responsabilités
Au regard de cette actualité, et même si d’autres arguments pertinents peuvent justifier la visite "d’amitié" entreprise il y a quelques jours par le président nouvellement élu du Gabon au Cameroun, au Congo et au Tchad, en l’espace de quelques jours, certains observateurs y voient en cette tournée marathon une manœuvre qui vise à éviter " la colère " de ses pairs de la sous région. En janvier dernier, le Gabon avait déjà évité à son compatriote, gouverneur de la Beac, Philibert Adzembe, un départ précipité, au terme d’un sommet extraordinaire de la Cemac qui s’est tenu à Libreville.

Les chefs d’Etats présents à Libreville avaient décidé de "suspendre, à titre de mesure conservatoire, toute pratique de placement jusqu’à nouvel ordre [et de commanditer] un audit général de la Beac et un audit spécifique sur les opérations de placement [en vue de] réexaminer les modalités internes de fonctionnement (de la Beac) et de faire la lumière sur la façon dont lesdites opérations de placement ont été conduites ". Une mesure prise suite à un placement d’environ 530 000 euros (environ 238 milliards de francs Cfa) sur les places financières européennes, via la Société générale en France.

Si ce placement à risque avait eu des conséquences uniquement sur la sous région, la mauvaise gestion du Bep de la Beac risque d’avoir un impact sur le système monétaire français. Voilà pourquoi le ministère français de l’Economie et des Finances veut que " toutes les responsabilités, y compris en plus haut lieu, soient établies". Du fait de sa participation directe à la gestion et au contrôle de la Beac, Bercy estime que "sa propre garantie est engagée par le scandale ".

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2400 chèques frauduleux ou suspects émis, 38 virements suspects repérés, 1298 retraits en liquides non reversés et non enregistrés dans le livre de caisse.

C’est un autre dossier brulant qui devrait certainement mobiliser dans les prochains jours les chefs d’Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Et pour le président nouvellement élu du Gabon, Ali Bongo Ondimba, il s’agira assurément du premier test de sa capacité à voler au secours de ses compatriotes (comme l’a souvent démontré son prédécesseur et père), impliqués dans des affaires de grande envergure. Après donc l’affaire dite de placements à risques survenue en début de l’année en cours, voici une autre histoire de détournements de fonds à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), où des citoyens gabonais seraient fortement impliqués. Et c’est l’hebdomadaire panafricain basé à Paris, Jeune Afrique, qui dans sa livraison n°2540 du 13 au 19 septembre sonne le tocsin, en relevant qu’entre 2004 et 2008, trente millions d’euros (dix-neuf milliards de francs Cfa) au minimum ont été détournés au sein du bureau de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale à Paris.

"De 2004 à juillet 2008, 2400 chèques frauduleux ou suspects ont été émis, 38 virements suspects ont été repérés, 1298 retraits en liquides non reversés et non enregistrés dans le livre de caisse ont été effectués ", précise l’hebdomadaire dans "une enquête exclusive ". A partir d’audits et de rapports internes, le journal dresse également la liste des personnes concernées par l’affaire, les présumés responsables et bénéficiaires. On apprend alors que "les affinités nationales gabonaises ont joué un rôle clé dans les dérives coupables du bureau de Paris ". Des révélations qui amènent à comprendre comment, depuis 2004, des fonds injectés depuis le siège de Yaoundé, au Cameroun, sur les comptes parisiens du bureau extérieur de Paris ont été détournés et met en lumière les dysfonctionnements du Bep.
Au regard de l’identité annoncée des principaux responsables impliqués dans ces détournements, la suite des événements devrait être lourde de conséquences pour la politique de gestion de la Beac adoptée depuis bientôt 35 ans et qui confère au Gabon le poste de gouverneur de cette banque d’émission. Selon les indiscrétions du journal, "Obiang Nguema Mbasogo, Paul Biya, Idriss Déby Itno sont bien décidés à profiter de l’occasion pour faire sauter le consensus de Fort-Lamy qui attribue depuis trente-cinq ans le fauteuil-clé de gouverneur à un ressortissant gabonais ".

Responsabilités
Au regard de cette actualité, et même si d’autres arguments pertinents peuvent justifier la visite "d’amitié" entreprise il y a quelques jours par le président nouvellement élu du Gabon au Cameroun, au Congo et au Tchad, en l’espace de quelques jours, certains observateurs y voient en cette tournée marathon une manœuvre qui vise à éviter " la colère " de ses pairs de la sous région. En janvier dernier, le Gabon avait déjà évité à son compatriote, gouverneur de la Beac, Philibert Adzembe, un départ précipité, au terme d’un sommet extraordinaire de la Cemac qui s’est tenu à Libreville.

Les chefs d’Etats présents à Libreville avaient décidé de "suspendre, à titre de mesure conservatoire, toute pratique de placement jusqu’à nouvel ordre [et de commanditer] un audit général de la Beac et un audit spécifique sur les opérations de placement [en vue de] réexaminer les modalités internes de fonctionnement (de la Beac) et de faire la lumière sur la façon dont lesdites opérations de placement ont été conduites ". Une mesure prise suite à un placement d’environ 530 000 euros (environ 238 milliards de francs Cfa) sur les places financières européennes, via la Société générale en France.

Si ce placement à risque avait eu des conséquences uniquement sur la sous région, la mauvaise gestion du Bep de la Beac risque d’avoir un impact sur le système monétaire français. Voilà pourquoi le ministère français de l’Economie et des Finances veut que " toutes les responsabilités, y compris en plus haut lieu, soient établies". Du fait de sa participation directe à la gestion et au contrôle de la Beac, Bercy estime que "sa propre garantie est engagée par le scandale ".

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Monseigneur Joseph Befe ATeba

Dans son essai intitulé La critique de la raison pure Kant affirme qu’il a  » dû supprimer le savoir pour lui substituer la croyance « , laissant prévaloir la thèse de caractère irréconciliable entre la foi et la raison.
Par Marcelin VOUNDA ETOA* –




Ce conflit est aussi vieux que l’existence des religions. Paul n’affirme-t-il pas que la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ?
Au-delà des thèses des tenants de l’un et de l’autre bord au nombre desquels comptent d’éminentes figures intellectuelles comme Kierkegaard pour qui la foi est un " saut dans l’irrationnel " ou Pascal qui affirme dans ses Pensées que " les vérités de la foi sont au-dessus de la raison et pas contre elle". Il existe des arguments vivants dont le modèle de vie ne manque pas de fasciner. Il s’agit d’hommes qui ont su concilier en eux les valeurs de la foi et de la raison. Nombreux sont en effet, à travers l’histoire, les grands philosophes, savants et intellectuels qui, comme Spinoza " ont quitté la synagogue en demeurant [des esprits] religieux ". Plus nombreux sont ceux qui, sans quitter la synagogue n’ont rien perdu de la raison et qui n’ont pas substitué le savoir à la croyance.

Dans notre pays, Engelbert Mveng et Meinrad Hebga sont les plus illustres de ces religieux qui ont été en même temps de grands hommes de science. La dette du champ endogène du savoir est en effet très grande vis à vis d’Engelbert Mveng qui est et demeure le premier et le plus illustre de nos historiens. On lui doit de belles découvertes archéologiques et une contribution majeure à la restauration de l’image historique du Noir dans l’humanité. A son homologue Meinrad Hebga, on doit de fructueux efforts pour élargir le champ de la réflexion philosophique par des recherches sur la rationalité des phénomènes paranormaux.

Depuis la disparition de ces deux grandes figures religieuses et intellectuelles, très peu nombreux sont en effet les ecclésiastiques qui ont réussi à attirer sur eux l’attention par la qualité de leurs travaux dans le champ du savoir ou de la création de l’imagination d’une part, et par l’excellence de leur ministère d’autre part. Quelques noms sont cependant de plus en plus familiers dans les champs intellectuels et les milieux de la création artistique et des productions de l’esprit. Le Révérend Ndebi Biya creuse ainsi méthodiquement son sillon dans les cercles de philosophes, Mgr Jean Mbarga poursuit lui aussi une œuvre d’essayiste.

D’autres jeunes ecclésiastiques apparaissent comme de potentiels épigones de Mveng et Hebga. Dans le domaine des productions de l’imagination, le nouvel évêque du diocèse de Kribi, Mgr Joseph Befe Ateba porte les espoirs de l’enrichissement de note patrimoine littéraire d’une esthétique qui plonge ses racines dans les traditions orales et dans les valeurs culturelles de notre terroir. Le préfacier de son premier roman, Richard Laurent OMGBA affirme que grâce à la " la poésie de l’univers en " perdition " qu’il peint, Mgr Joseph BEFE ATEBA nous offre une chance d’échapper au tragique destin de devenir des immémoriaux ".

Le verbe haut tour à tour précieux, coloré, émouvant et édifiant de Mgr Joseph Befe Ateba le samedi 04 Octobre dernier, à l’occasion de son sacre à la plénitude du sacerdoce en tant que 1er évêque de Kribi a donné la mesure de ses dons oratoires et scripturaires. Il reste à espérer que le grands travaux de construction du diocèse de kribi dont il est le premier évêque lui laisseront le temps de poursuivre une carrière littéraire porteuse de nombreux espoirs et lourdes de conséquences symboliques pour les jeunes dont plusieurs se demandaient et demandaient à Mgr Befe Ateba, en novembre de l’année dernière au Centre Culturel Français de Yaoundé, comment on peut être prêtre et romancier.

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