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Hubert Mono Ndjana : Que l’Etat donne un statut à l’artiste

Le rapporteur du 2è colloque sur le théâtre camerounais revient sur les résolutions.
Propos recueillis par J. B. A. – Quel bilan tirer de colloque sur le théâtre camerounais tenu le week-end dernier en faveur des rencontres théâtrales internationales du Cameroun ?
Tout le monde s’est réjoui de la vitalité du théâtre camerounais dont la longévité est due aux ancêtres que sont Jean Baptiste Obama, Jean Marie Nzouankeu dans les années 40 et les autres, en passant par les anciens que les jeunes ne connaissent pas aujourd’hui, tels que Patrice Ndédi Penda, Guillaume Oyono Mbia, qui tous étaient là, tout comme les jeunes loups tels André Bang ou Venant Mboua, Jacobin Yaro. Nous avons pu établir une différence entre l’époque Ahidjo et l’ère Biya. La première étant caractérisée par une faible marge de manœuvre dans le domaine de la réflexion et de l’expression des idées et par conséquent de l’expression scénique. Or, sous l’ère Biya, avec la liberté d’expression, le théâtre a évolué du burlesque à la réflexion sur des problèmes de société comme la corruption, et les problèmes politiques plus pointus. Le théâtre est vivant et la flamme maintenue.

Néanmoins, il existe des zones d’ombres…
Oui. Nous avons malheureusement constaté que l’Etat se caractérise par certaines carences vis à vis de ses devoirs. Il aurait pu donner au théâtre la même importance qu’il a donnée au football. Beaucoup de comédiens ont regretté d’avoir remporté des prix à l’étranger sans que la presse nationale en fasse le moindre écho. Ceci est une cause de frustration pour les artistes. Car, dans le théâtre, on exprime les valeurs immortelles, le bien le beau, l’absolu. Nous avons constaté la désaffection des salles de théâtre. Très peu viennent au festival. Même quand ils sont gratuits. Beaucoup ont essayé d’expliquer ce phénomène avec l’avènement de la télévision. Mais, en France, les salles sont pleines et les places payées six mois à l’avance. Le grand art fait défaut au Cameroun parce que les artistes sont découragés.

Le théâtre se porte bien. Mais, comment comprendre que les salles soient désertées aujourd’hui ?
C’est le miracle camerounais que les structures n’existent pas pendant que les comédiens font des bonds prodigieux tant sur le plan national qu’international. L’on peut faire le même constat pour le football. Ceci explique le volontarisme des hommes de culture camerounais, qui sont bondés d’énergie. Ils font de leur mieux en jouant dans les sous quartiers, les vieux garages, et partout où ils peuvent jouer. Ils voyagent à l’étranger grâce parfois à des financements privés.

Quelles sont les grandes résolutions de ce deuxième colloque du théâtre camerounais ?
L’une des plus fortes a été que l’Etat donne un statut à l’artiste camerounais dans le cadre du théâtre national. Ceci, pour que les jeunes, en grandissant, sachent que c’est un métier. Tout le monde s’accorde à dire que l’Etat doit élaborer une politique culturelle bien comprise au lieu de laisser les jeunes gens jouer la chance.

Pourquoi avoir choisi le même thème que celui du premier colloque tenu en 1987?
Cela veut dire qu’il y a eu une rupture dans la pensée. On ne se souvient plus des pensées anciennes. Les jeunes ont toujours besoin d’un bilan. Si le bilan n’est pas régulièrement rappelé à la mémoire collective, revisité constamment, les souvenirs disparaissent.

Mutations

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Bafoussam : Les journalistes à l’école américaine

Bafoussam

Les journalistes à l’école américaine

Le management des médias et la lutte contre la pratique du “ gombo ” étaient au centre des débats d’un séminaire de trois jours organisé par l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun.

Les 23, 24 et 25 août 2006, une trentaine de journalistes de la province de l’Ouest étaient sur les bancs pour un séminaire de renforcement des capacités. Ils sont venus des différents médias (la radio, la télévision et la presse écrite). Le séminaire était organisé par la section des affaires publiques de l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun, en collaboration avec le Club media Ouest (Cmo). Les thèmes développés ont porté entre autres sur “ les techniques d’interview ”, “le reportage d’actualité ”, “ le journalisme d’investigation ”, “l’éthique journalistique : la pratique du gombo ” et “le management des médias ”. La formation était assurée par le Dr Daniel Anicet Noah, enseignant à l’Université de Yaoundé II. Il était accompagné de Judith Ravin, attachée de presse, et de Thomas Bouba Monglo, spécialiste de l’information à l’ambassade des Usa.
Loin du cours magistral, cette rencontre était une tribune d’échanges. Le lieu de signaler pour déplorer l’une des difficultés auxquelles font face les journalistes à Bafoussam, à savoir l’accès aux sources d’information. Ce qui a d’ailleurs fait dire à Daniel Anicet Noah que “ les sources d’information ne s’ouvrent aux médias que lorsqu’elles cherchent quelque chose ”. Et de conseiller aux uns et aux autres “ de constituer un carnet d’adresses bien fourni. ”

Combattre le gombo
Le thème portant sur “ L’éthique journalistique : la pratique du gombo ” a retenu plus d’une attention. Et pour cause, près de 30 % de journalistes de cette province sont reconnus pour leur appétit pour le gombo ; quand bien même ils ne sont pas des maîtres chanteurs. “ Des journalistes se comportent comme des francs tireurs. Beaucoup couvrent des évènements et n’écrivent nulle part ”, s’indigne le facilitateur qui reconnaît que le journaliste fonctionne dans la société comme un acteur critique. Mais parfois, sans toutefois le défendre, “ il est harcelé ou corrompu par les autres acteurs sociaux qui essayent de le corrompre en achetant son silence, en lui donnant une surinformation ou en le désinformant. ” La répartition à tête chercheuse de la publicité dans les médias, le problème de l’aide à la presse et le coût de production dans les imprimeries ont été évoqués comme pouvant être des causes de la précarité. Tout en reconnaissant qu’un travail éthique ne se fait pas dans une incertitude financière permanente, les hommes de média ont été invités à mettre à contribution leur bon sens et leur dignité humaine pour un travail objectif et professionnel.
A en croire madame Judith Ravin, “ nous sommes à Bafoussam parce qu’aux Etats-Unis, on soutient le droit de savoir et que ce droit soit dans les mains du peuple. Le véhicule pour faire circuler cette information est entre les mains de la presse. Ce qui fait que la presse est un instrument principal dans une démocratie. Elle donne l’information et soulève le débat en vue d’une bonne prise de décisions. ” Quant à Roland Tsapi, coordonnateur du Club média Ouest, “ l’objectif principal du Cmo c’est la formation continue de ses membres. Je souhaite par ailleurs que ce genre de séminaire qu’organise l’ambassade des Etats-Unis se multiplie davantage ”, conclut-il. Avant de quitter Bafoussam, l’ambassade a doté les participants au séminaire, ainsi que le Cmo et certaines rédactions de la place, d’une importante documentation. On espère qu’ils sauront en faire bon usage. 

Par Blaise NZUPIAP NWAFO
Le 28-08-2006

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Bafoussam : Les journalistes à l’école américaine

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Le management des médias et la lutte contre la pratique du “ gombo ” étaient au centre des débats d’un séminaire de trois jours organisé par l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun.

Les 23, 24 et 25 août 2006, une trentaine de journalistes de la province de l’Ouest étaient sur les bancs pour un séminaire de renforcement des capacités. Ils sont venus des différents médias (la radio, la télévision et la presse écrite). Le séminaire était organisé par la section des affaires publiques de l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun, en collaboration avec le Club media Ouest (Cmo). Les thèmes développés ont porté entre autres sur “ les techniques d’interview ”, “le reportage d’actualité ”, “ le journalisme d’investigation ”, “l’éthique journalistique : la pratique du gombo ” et “le management des médias ”. La formation était assurée par le Dr Daniel Anicet Noah, enseignant à l’Université de Yaoundé II. Il était accompagné de Judith Ravin, attachée de presse, et de Thomas Bouba Monglo, spécialiste de l’information à l’ambassade des Usa.
Loin du cours magistral, cette rencontre était une tribune d’échanges. Le lieu de signaler pour déplorer l’une des difficultés auxquelles font face les journalistes à Bafoussam, à savoir l’accès aux sources d’information. Ce qui a d’ailleurs fait dire à Daniel Anicet Noah que “ les sources d’information ne s’ouvrent aux médias que lorsqu’elles cherchent quelque chose ”. Et de conseiller aux uns et aux autres “ de constituer un carnet d’adresses bien fourni. ”

Combattre le gombo
Le thème portant sur “ L’éthique journalistique : la pratique du gombo ” a retenu plus d’une attention. Et pour cause, près de 30 % de journalistes de cette province sont reconnus pour leur appétit pour le gombo ; quand bien même ils ne sont pas des maîtres chanteurs. “ Des journalistes se comportent comme des francs tireurs. Beaucoup couvrent des évènements et n’écrivent nulle part ”, s’indigne le facilitateur qui reconnaît que le journaliste fonctionne dans la société comme un acteur critique. Mais parfois, sans toutefois le défendre, “ il est harcelé ou corrompu par les autres acteurs sociaux qui essayent de le corrompre en achetant son silence, en lui donnant une surinformation ou en le désinformant. ” La répartition à tête chercheuse de la publicité dans les médias, le problème de l’aide à la presse et le coût de production dans les imprimeries ont été évoqués comme pouvant être des causes de la précarité. Tout en reconnaissant qu’un travail éthique ne se fait pas dans une incertitude financière permanente, les hommes de média ont été invités à mettre à contribution leur bon sens et leur dignité humaine pour un travail objectif et professionnel.
A en croire madame Judith Ravin, “ nous sommes à Bafoussam parce qu’aux Etats-Unis, on soutient le droit de savoir et que ce droit soit dans les mains du peuple. Le véhicule pour faire circuler cette information est entre les mains de la presse. Ce qui fait que la presse est un instrument principal dans une démocratie. Elle donne l’information et soulève le débat en vue d’une bonne prise de décisions. ” Quant à Roland Tsapi, coordonnateur du Club média Ouest, “ l’objectif principal du Cmo c’est la formation continue de ses membres. Je souhaite par ailleurs que ce genre de séminaire qu’organise l’ambassade des Etats-Unis se multiplie davantage ”, conclut-il. Avant de quitter Bafoussam, l’ambassade a doté les participants au séminaire, ainsi que le Cmo et certaines rédactions de la place, d’une importante documentation. On espère qu’ils sauront en faire bon usage. 

Par Blaise NZUPIAP NWAFO
Le 28-08-2006

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Le management des médias et la lutte contre la pratique du “ gombo ” étaient au centre des débats d’un séminaire de trois jours organisé par l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun.

Les 23, 24 et 25 août 2006, une trentaine de journalistes de la province de l’Ouest étaient sur les bancs pour un séminaire de renforcement des capacités. Ils sont venus des différents médias (la radio, la télévision et la presse écrite). Le séminaire était organisé par la section des affaires publiques de l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun, en collaboration avec le Club media Ouest (Cmo). Les thèmes développés ont porté entre autres sur “ les techniques d’interview ”, “le reportage d’actualité ”, “ le journalisme d’investigation ”, “l’éthique journalistique : la pratique du gombo ” et “le management des médias ”. La formation était assurée par le Dr Daniel Anicet Noah, enseignant à l’Université de Yaoundé II. Il était accompagné de Judith Ravin, attachée de presse, et de Thomas Bouba Monglo, spécialiste de l’information à l’ambassade des Usa.
Loin du cours magistral, cette rencontre était une tribune d’échanges. Le lieu de signaler pour déplorer l’une des difficultés auxquelles font face les journalistes à Bafoussam, à savoir l’accès aux sources d’information. Ce qui a d’ailleurs fait dire à Daniel Anicet Noah que “ les sources d’information ne s’ouvrent aux médias que lorsqu’elles cherchent quelque chose ”. Et de conseiller aux uns et aux autres “ de constituer un carnet d’adresses bien fourni. ”

Combattre le gombo
Le thème portant sur “ L’éthique journalistique : la pratique du gombo ” a retenu plus d’une attention. Et pour cause, près de 30 % de journalistes de cette province sont reconnus pour leur appétit pour le gombo ; quand bien même ils ne sont pas des maîtres chanteurs. “ Des journalistes se comportent comme des francs tireurs. Beaucoup couvrent des évènements et n’écrivent nulle part ”, s’indigne le facilitateur qui reconnaît que le journaliste fonctionne dans la société comme un acteur critique. Mais parfois, sans toutefois le défendre, “ il est harcelé ou corrompu par les autres acteurs sociaux qui essayent de le corrompre en achetant son silence, en lui donnant une surinformation ou en le désinformant. ” La répartition à tête chercheuse de la publicité dans les médias, le problème de l’aide à la presse et le coût de production dans les imprimeries ont été évoqués comme pouvant être des causes de la précarité. Tout en reconnaissant qu’un travail éthique ne se fait pas dans une incertitude financière permanente, les hommes de média ont été invités à mettre à contribution leur bon sens et leur dignité humaine pour un travail objectif et professionnel.
A en croire madame Judith Ravin, “ nous sommes à Bafoussam parce qu’aux Etats-Unis, on soutient le droit de savoir et que ce droit soit dans les mains du peuple. Le véhicule pour faire circuler cette information est entre les mains de la presse. Ce qui fait que la presse est un instrument principal dans une démocratie. Elle donne l’information et soulève le débat en vue d’une bonne prise de décisions. ” Quant à Roland Tsapi, coordonnateur du Club média Ouest, “ l’objectif principal du Cmo c’est la formation continue de ses membres. Je souhaite par ailleurs que ce genre de séminaire qu’organise l’ambassade des Etats-Unis se multiplie davantage ”, conclut-il. Avant de quitter Bafoussam, l’ambassade a doté les participants au séminaire, ainsi que le Cmo et certaines rédactions de la place, d’une importante documentation. On espère qu’ils sauront en faire bon usage. 

Par Blaise NZUPIAP NWAFO
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Les 23, 24 et 25 août 2006, une trentaine de journalistes de la province de l’Ouest étaient sur les bancs pour un séminaire de renforcement des capacités. Ils sont venus des différents médias (la radio, la télévision et la presse écrite). Le séminaire était organisé par la section des affaires publiques de l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun, en collaboration avec le Club media Ouest (Cmo). Les thèmes développés ont porté entre autres sur “ les techniques d’interview ”, “le reportage d’actualité ”, “ le journalisme d’investigation ”, “l’éthique journalistique : la pratique du gombo ” et “le management des médias ”. La formation était assurée par le Dr Daniel Anicet Noah, enseignant à l’Université de Yaoundé II. Il était accompagné de Judith Ravin, attachée de presse, et de Thomas Bouba Monglo, spécialiste de l’information à l’ambassade des Usa.
Loin du cours magistral, cette rencontre était une tribune d’échanges. Le lieu de signaler pour déplorer l’une des difficultés auxquelles font face les journalistes à Bafoussam, à savoir l’accès aux sources d’information. Ce qui a d’ailleurs fait dire à Daniel Anicet Noah que “ les sources d’information ne s’ouvrent aux médias que lorsqu’elles cherchent quelque chose ”. Et de conseiller aux uns et aux autres “ de constituer un carnet d’adresses bien fourni. ”

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Le thème portant sur “ L’éthique journalistique : la pratique du gombo ” a retenu plus d’une attention. Et pour cause, près de 30 % de journalistes de cette province sont reconnus pour leur appétit pour le gombo ; quand bien même ils ne sont pas des maîtres chanteurs. “ Des journalistes se comportent comme des francs tireurs. Beaucoup couvrent des évènements et n’écrivent nulle part ”, s’indigne le facilitateur qui reconnaît que le journaliste fonctionne dans la société comme un acteur critique. Mais parfois, sans toutefois le défendre, “ il est harcelé ou corrompu par les autres acteurs sociaux qui essayent de le corrompre en achetant son silence, en lui donnant une surinformation ou en le désinformant. ” La répartition à tête chercheuse de la publicité dans les médias, le problème de l’aide à la presse et le coût de production dans les imprimeries ont été évoqués comme pouvant être des causes de la précarité. Tout en reconnaissant qu’un travail éthique ne se fait pas dans une incertitude financière permanente, les hommes de média ont été invités à mettre à contribution leur bon sens et leur dignité humaine pour un travail objectif et professionnel.
A en croire madame Judith Ravin, “ nous sommes à Bafoussam parce qu’aux Etats-Unis, on soutient le droit de savoir et que ce droit soit dans les mains du peuple. Le véhicule pour faire circuler cette information est entre les mains de la presse. Ce qui fait que la presse est un instrument principal dans une démocratie. Elle donne l’information et soulève le débat en vue d’une bonne prise de décisions. ” Quant à Roland Tsapi, coordonnateur du Club média Ouest, “ l’objectif principal du Cmo c’est la formation continue de ses membres. Je souhaite par ailleurs que ce genre de séminaire qu’organise l’ambassade des Etats-Unis se multiplie davantage ”, conclut-il. Avant de quitter Bafoussam, l’ambassade a doté les participants au séminaire, ainsi que le Cmo et certaines rédactions de la place, d’une importante documentation. On espère qu’ils sauront en faire bon usage. 

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